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 [RP] La cascade de Troyes

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Aliénor
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MessageSujet: [RP] La cascade de Troyes   Mar 5 Avr - 10:08

Alienor_vastel a écrit:
L’aube pointait à peine lorsqu’une cavalière traversa lentement le village. Troyes s’éveillait juste, la place du marché commençait à s’animer des bruits des marchands installant leurs étals sous la lumière blafarde du soleil levant, et Aliénor échangea quelques sourires avec certains commerçants qui la regardaient passer. Depuis qu'elle avait déménagé ici, peu nombreux étaient encore ceux qui s'étonnaient qu'une jeune fille de son âge s'installe seule dans le village, elle avait démontré qu'elle pouvait bien se débrouiller seule.

Peu à peu, le centre urbain laissa la place aux faubourgs, puis la porte de la villa s’annonça. Léger salut de la tête aux gardes alors qu’elle la franchissait, puis un instant d’arrêt, le temps d’embrasser de ses pervenches les champs alentours, puis la forêt, plus loin. A cette saison, la nature se paraît de couleurs après le blanc endormi de l’hiver, et offrait aux yeux de la petite blonde une palette bariolée qui l’aurait enchantée si ses pensées n’avaient pas été aussi graves… Même si les apparences étaient parfois trompeuses, même si elle avait appris à cacher le plus souvent son ressenti, Aliénor avait depuis longtemps expérimenté les désillusions et la fragilité de l'existence. Et même si la gamine transparaissait encore parfois dans son comportement, elle étonnait le plus souvent par sa maturité, celle d'une enfant que les évènements ont fait grandir trop vite...

L’adolescente talonna sa monture d’un coup vif sur les flancs, la lançant au galop sur le chemin qui menait à la forêt. Ses cheveux lâchés battaient dans son dos, le froid mordant de ce début de matinée lui rougissait les joues et brulait ses yeux, la vitesse grisante avait laissé le vent faire flotter sa cape derrière elle, mais elle avait besoin de cela, se vider l’esprit, ne penser à rien d'autre qu’au plaisir de la chevauchée.

D’un geste léger mais ferme de ses mains gantées sur les rênes, elle bifurqua dans un champ que son propriétaire n’avait pas encore ensemencé. Un muret de pierres sèches apparut à ses yeux, et la petite blonde assura sa stabilité sur ses étriers, levée légèrement sur sa selle, le corps penché sur l’encolure, l’animal et sa cavalière ne faisant plus qu’un dans le saut.
Quelques foulées encore, avant de faire ralentir son cheval, jusqu’à retrouver un rythme tranquille alors qu’elle s’engageait sous les arbres.

Se baissant parfois pour éviter quelque branche basse, elle progressa ainsi, au hasard, respirant à pleins poumons l’air chargé des odeurs de la forêt. Ici, un parterre de jonquilles illuminait la terre de son jaune doré. Là, un amas de pommes de pin marquait le festin des écureuils. Le chant des oiseaux lui-même indiquait la renaissance de la nature et la venue du printemps. Mais elle ne regardait pas, n'écoutait pas, ne pensait à rien.

Puis un bruit d’eau qui coule. Aliénor se dirigea vers le ruisseau et, tirant sur les rênes, arrêta son cheval. Pervenches fixées un moment sur l’onde, avant de se laisser glisser de sa monture, qu’elle attacha à un arbre.
Elle retira ses gants qu'elle glissa à sa ceinture, puis ses chausses, foulant de ses pieds nus l'herbe encore humide de la rosée du matin. Relevant ensuite légèrement le bas de sa robe que couvrait sa cape de laine bleue, elle s'avança vers le cours d'eau. Avant de s'engager de quelques pas dans l'onde. Léger frisson au contact brutal avec l'eau fraîche, elle ferma les yeux, et prit une grande inspiration, laissant le froid engourdir le bas de son corps...


Systemeur a écrit:
Ces derniers temps, Syst se laissait aller a une certaine melancolie, un vague a l'ame qui ne lui etait pourtant pas des plus familiers mais qui pourtant avait su passer inapercu aux yeux des personnes qui l'entouraient... Un certain sentiment de vide, qu'il ne saurait reelement expliquer ou plutot ne voulait reelement expliquer puisqu'il en connaissait la cause, celle ci taraudant son esprit lorsque celui ci se laissait aller a quelque moment de flanerie.
Aussi, ce matin la, il s'etait levé de bonne heure, sortis du lit par les rayons du soleil qui etaient venu lecher son visage des l'aube. Une journée de labeur l'attendait, aujourd'hui ressemblait etrangement a hier et c'est pour cela qu'il prit l'initiative d'aller se ballader aux alentours de Troyes...

Enfilant ses vetements dans un leger bruissement, c'est ce seul bruit qui vint perturber ses actions jusqu'a ce que la porte craque legerement tout en se refermant derriere lui. L'air ambiant etait doux, quelques nuages voguaient lentement dans le ciel bleu, son regard les effleurant un court instant un sourire aux levres avant de se lancer a l'assaut des ruelles de Troyes.

Il etait le premier quand il s'agissait de s'exiler dans des coins reculés, reclu loin du bruit et du mouvement, souvent pour se prelasser et se laisser aller a de longues siestes interminables. Ce matin la ses pas hasardeux l'avaient mené jusqu'a la cascade, petit trou d'eau clair qui s'ecoulait tranquillement en aval de la ville et ou s'elevaient quelques arbres sans doute centenaire aux vues de leur ramure imposante.

Arivant sur le lieu evoqué precedemment, il commenca a grimper dans un vieu chene, tout pres de la rive, s'installant confortablement une jambe pendante dans le vide et adossé au tronc.La il ferma les yeux, laissant deriver son esprit songeur, bercé par le doux clapotis de l'eau qui s'ecoulait tout a coté. Il pouvait voir bien des choses dans son esprit mais ce qui y residait presque inlassablement etait les femmes, mais pas n'importe lesquelles... Deux s'y trouvaient presentes et dieu put lui en etre temoin que deja la il y en avait une de trop car si la femme est la muse de l'homme, elle peut tout autant le detruire, le balayer d'un simple regard, d'un simple mot. Il etait une espece d'artiste, de saltimbinque et peut etre ses ancetre avaient ils jeté l'opprobre sur son destin il y avait de cela des siecles en designant l'hegemonie des femmes sur l'art puisque celui ci etait a la solde de 9 déeses. Calliope, deese de la parole et de l'eloquence n'avait sans doute pas cru bon de le doter d'un langage des plus probant et c'est sans doute pour cela qu'il aimait tant le silence mais a l'inverse il avait toujours eu grande facilité a coucher les mots sur le velin et Polymnie, grande pretresse de la poesie devait y etre pour quelque chose.

Des pensées bien etranges, qui revelées au monde l'aurait peut etre guidé sur un buché mais puisqu'il etait a l'abri de toutes et tous, coulait dans son esprit plus librement que l'eau, synonyme de vie et de liberté. Cela faisait deja un bon moment qu'il etait perché dans son arbre a mediter ou somnoler, personne ne savait et franchement ce n'etait pas lui qui allait s'en soucier. Il etait bien et c'est tout ce qui comptait mais un peu plus loin resonnait a present des pas, fendant l'eau un peu plus en ammont de lui... Il ouvrit rapidement les yeux, son regard vif essayant de distinguer qui pouvait bien troubler son moment de calme. Les feuilles epaisses maquillait bien les alentours et il lui etait pour le moment impossible de distinguer quoi que ce soit mais cela n'en fut pas plus mal puisque lui non plus ne risquait pas d'etre vu ducoup.

Haussant les epaules, il attendit un instant avant de voir une silhouette feminine se dessiner petit a petit, restant silencieusement perché, se demandant quelle ame avait bien pue s'egarer ici aussi tot le matin... Tot le matin ? peut etre pas en fait, c'est vrai que le soleil allait immuablement vers son zenith et en approchait a grands pas. Il jeta un oeil a l'astre divin et etant donné l'inclinaison de sa tete pleine de vide il en avait deduit qu'il n'etait pas loin de dix heures mais la lecture de l'heure au soleil n'etait pas reelement son fort... En effet il preferait regarder les etoiles une fois la nuit tombée, restant en emerveillement devant le spectacle qu'Uranie offrait a ses yeux.

Mais qu'importait a cet instant, son regard se detournant a nouveau vers la silhouette qui s'etait precisée et dont il pouvait a present distinguer le visage, jetant une main sous son menton en guise de reflexion... Il avait deja vu cette jeune femme et cela lui revint rapidement puisque les evenements la concernant etaient recents et n'avaient pas encore été entaché par une trop lourde consommation d'alcool, ayant plus passé sa soirée sur les fesses qu'autre chose.

Il l'avait rencontrée en taverne, accompagnée de Ghost et de sa compagne elle s'etait montrée plutot discrete et visiblement elle l'etait a son quotidien puisqu'elle se trouvait ici a quelques lieux de la ville, pensant sans doute etre seule en l'instant. Premiere analyse et petit sourire au coin des levres, esquisse d'un portrait qui peut etre allait se personifier un peu plus si tant est qu'il la croise a Troyes car les lieux communs n'etaient pas son fort et il les evitait quelque peu. Soit, il restait assis la, perché dans ses branches et la regardait passer, elle avait un sourire assez charmant et semblait heureuse de pouvoir se rafraichir dans l'eau qui poursuivait sa course vers l'ocean.. Un leger soupire suivit d'un sourire car il aimait a lire le bonheur des gens sur leur visage car dans cette vie pleine de deboire cela etait un grand reconfort et il resta la a l'observer, se demandant si celle ci allait ou non, remarquer sa presence...

Alienor_vastel a écrit:
Un rai de soleil venant caresser son visage la fit paradoxalement frissonner, contraste entre la chaleur qui envahissait le haut de son corps et le froid gourd de l’eau qui s’immisçait dans ses membres inférieurs. Les yeux se rouvrirent, dévoilant des pervenches songeuses, un léger soupir s’échappa de ses lèvres, et la petite blonde tourna son visage vers la berge. Quelques pas à nouveau, précautionneux pour ne pas que ses pieds glissent sur les galets instables du fond du lit, et elle put à nouveau retrouver la terre.

Un rocher à proximité lui fournit une assise acceptable à défaut d’être confortable, et l’adolescente s’y posa, relevant le bas de sa robe sur ses cuisses, étendant ses jambes pour les offrir à la chaleur de l’astre solaire afin de les sécher et les réchauffer.
Petit sourire ironique, songeant que sa mère et Ysabault auraient trouvé à redire à sa posture, ou même au fait qu’elle se soit rendue en forêt, seule, de bon matin. *Voyons Aliénor, cela ne sied pas à une petite demoiselle !* Mais ni l’une ni l’autre n’étaient plus là pour lui dire quoi faire… ou ne pas faire… et de toute façon elle n’en avait jamais tenu compte…

Ses mains se portèrent alors à son cou, et elle détacha la chaine dorée qui y pendait. Médaillon posé dans sa main droite, tandis que son index gauche en effleurait la gravure. La rose et le chardon entrelacés…
Regard qui se porte vers le ruisseau, puis revient au bijou. Combien de fois avait-elle songé à s’en débarrasser une bonne fois pour toutes, et là encore, ce serait si facile. Un geste du bras, un lancer, et le médaillon disparaîtrait au fond de l’eau…
Et pourtant, elle ne pouvait s’y résoudre. A cause de ce qu’il représentait à ses yeux, ou justement pour cette raison. Offert à sa mère par sa suzeraine, symbole de leur indéfectible amitié, et de la loyauté sans bornes qui unissait la Dame de Pomponne aux vicomtes de Chelles, à en trouver la mort. Symbole de ce qui avait été, tant de rêves et d’espoirs balayés lorsque sa mère était tombée au combat et que son père s’était laissé mourir. A la Marne pomponnaise avait alors succédé le Lez montpelliérain ; à la forêt champenoise, les étendues de sable languedociennes ; à l’amour d’une mère, la froideur d’une tante…
Alors pour la petite blonde, c’était surtout le symbole d’une revanche à prendre sur la vie. Celui de la liberté qu’elle s’était octroyée aussi, quel qu’en soit le prix à payer…

Poing serré sur le médaillon, avant de le rouvrir et de raccrocher la chaine, laissant glisser le bijou au creux de sa poitrine. Puis elle se pencha, attrapa ses chausses qu’elle remit à ses pieds et se leva, sa robe glissant au sol et cachant à nouveau ses jambes dans un bruissement d’étoffe. Quelques pas pour rejoindre son cheval et le détacher de l’arbre auprès duquel il attendait. Un arrêt avant de porter le pied à l’étrier, et un regard circulaire sur le lieu qui l’avait accueillie durant quelques instants… ou davantage, elle avait perdu la notion du temps, perdue dans ses pensées. Coup d’œil à la course du soleil dans le ciel, la matinée était déjà bien avancée pourtant…

Ses pervenches accrochèrent alors une vision insolite pour celle qui se croyait seule… une jambe, au milieu des feuilles d’un chêne non loin. L’adolescente se pencha alors pour mieux voir l’intrus (ou était-ce elle, l’intruse ?), son regard bleu remontant le long du corps jusqu’à arriver au visage et croiser celui de l’homme. Déjà rencontré, une fois, et rapidement, mais elle se souvenait de son passage en taverne. Hm…
Brève hésitation, après tout, s'il était là, c'est qu'il cherchait sans doute comme elle des instants de solitude, avant de retirer le pied de l'étrier et de s’avancer, sa monture toujours tenue par les rênes.

Un léger sourire, et un mot… juste un.


Bonjour…

Systemeur a écrit:
La curiosité n'etait elle pas un vilain defaut ? Pourtant il se trouvait intrigué de voir cette jeune fille qui semblait si pensive, peut etre meme lasse allait il savoir... Ce qu'il savait en revanche, c'est que les bienfait d'un certain isolement et surtout par ce temps magnifique, pouvait ressourcer bien des ames et attenuer bien des maux au moins pour quelques instants, mais cela etaient si precieux... D'ailleurs n'est il pas coutume de se souvenir de petits details, ceux la meme qui nous arrachent nos sourrire a l'evocation de ces parcelles de vies ancrées dans nos memoires ?

Gourmand de ce spectacle interessant, il se redressa lentement, appuyant son menton sur son genou relevé, s'attendrissant devant cette sincerité qui n'etait souvent visible que lorsque, comme dans ce cas ci, on ne sait pas que l'on est observé... Des cheveux blonds qui venaient ornementer un visage assez doux de quelques meches rebelles, rejetées delicatement par la douce brise qui s'etait levée,soufflant chaleureusement dans le petit vallon.

Il avait suivi son cheminement empreint de legereté, semblant communier avec la nature, silencieuse et ne troublant pas son harmonie, se contentant de sourire jusqu'a ce qu'elle ouvre les yeux. De jolis yeux a n'en pas douter bien qu'il fut un peu loin pour les decrire avec precison mais le regard qui s'en degageait semblait plein d'une certaine determination mas aussi de douceur. Comme quoi le regard sait se suffire a lui meme pour etre equivoque et il est souvent bien plus probant que les mots. Furtif mouvement de tete de la part de la jeune femme qui semblait chercher quelque chose avant de prendre la direction de la rive jusqu'a s'ecrouler dans l'herbe verdoyante qui la bordait.

Haussant un sourcil malicieux, il regarda ensuite ses jambes se denuder un peu plus, voulant sans doute profiter du soleil qui martelait de ses rayons le cadre idyllique dans lequel ils se trouvaient tout deux...
Un dernier sourire, puis il se relanca a son tour dans ses pensées evasives, fermant les yeux pour mieux sentir les rayons de l'astre qui venaient partiellement caresser son visage serein.

Il ne les rouvrit pas avant quelques minutes sans doute puisque ce ne fut qu'un leger bruit metallique qqui le sortit de ses songes, jettant un regard vers le petit brin de femme qui s'etait a present assise et observait fixement un medaillon a son cou. C'est sas doute celui ci qui avait clinqué quelques secondes plus tot mais pourquoi... cela il ne le savait pas et c'etait peut etre la la cause de sa venue ici...

Il semblait qu'elle ne l'avait pas remarqué depuis tout ce temps et dans sa tete, il avait acquis la conviction qu'il ne serait pas remarqué, lui, le penseur perché dans son arbre. Il ne se prennait pas pour un oiseau ou sottise dans le genre, ca non, mais il aimait a se detacher de tout et quoi de plus magnifique que le ciel, but de l'homme par excellence. Que cela pouvait etre beau de voir un nuage prolonger sa course lente jusqu'a disparaitre en un petit point a l'horizon, laissant dans ses iris mille et un reve de liberté... Un bref soupire marquant sa flanerie et voila que la petite blonde s'etait levée et repartait de la ou elle etait venue.

Curieux, il se pencha pour la voir deposer une legere caresse a son destrier qu'elle avait laissé un peu plus loin. Haussant les epaules, il se remit ensuite dans sa position initiale, jambe pendante dans le vide, adossé au tronc et s'appretant a sortir un bout de parchemin de sa besace. Cette petite scene qui venait de prendre fin comme il le pensait, lui avait inspiré quelques vers qu'il s'appretait a coucher sur le velin, mais alors qu'il avait sortit sa plume, il fut perturbé par une douce voix qui le fit tressaillir...

Bonjour…

Il en lacha sa plume qui tomba quelques metres plus bas et jeta directement un oeil pour voir si celle ci avait été endommagé par la chute mais il semblait que la verdure environnante l'avait amortie. Petit sourire de soulagement avant de jeter un regard a l'inconnue qui visiblement avait finit par le demasquer dans son perchoir...

Hum... Bonjour, visiblement j'ai été percé a jour...

Un sourire idiot vint orner son visage tandis que sa main venait frotter sa nuque nerveusement. Reprenant un peu de son serieux, il rangea le parchemin hativement et le petit coffret d'argent avant de passer la bandouliere a son epaule et de sauter de cette branche qui lui avait quelque peu endoloris le seant..
Reception agile au sol, habitué a descendre des arbres qui l'accueuillaient tres souvent avant de ramasser sa plume dans un meme mouvement puis de se relever en se tournant vers elle, detaillant son visage d'un peu plus pres cette fois ci avant de sourire et de reprendre...

C'est un plaisir de vous revoir, bien que je ne me serait jamais douté que ce soit dans ces conditions !

leger eclat de rire marquant l'ironie de la situation avant de l'observer, se demandant ce qu'elle etait en train de penser puisqu'il avait ete temoin de tout ce qu'elle avait fait depuis qu'elle etait la... car en effet, etre derangé dans ses moment d'intimités laissait en general une certaine aigreur quand a l'appreciation de celui qui s'immiscait entre ceux ci,et d'autant plus lorsqu'il s'agissait d'une femme alors il ne lui restait plus qu'a esperer que l'acceuil ne soit pas trop froid, souriant comme a son habitude tout en l'observant....

Alienor_vastel a écrit:
Une plume qui tombe de l’arbre, bercée lentement par une petite brise, jusqu’à se déposer doucement sur l’herbe, suivie par le regard de la petite blonde. Spectacle au ralenti, légèreté du ballet de l’objet, comme une danse indolente. La jeune fille ne put retenir un sourire à cette vue qui semblait prolonger les instants de détente et de réflexion qu’elle s’était accordés.

Puis elle releva à nouveau le visage, portant ses pervenches une nouvelle fois vers l’occupant du chêne, tête légèrement penchée sur le coté comme à chaque fois qu’elle paraissait porter son attention sur quelque chose… ou sur quelqu’un en l’occurrence. Détaillant l'homme, essayant de déchiffrer son regard. Car les yeux sont le miroir de l'âme, dit-on...
Et sans songer un seul instant que, s'il avait l'air inoffensif, elle aurait pu se trouver face à d'autres animés d intentions malveillantes à son égard, à se rendre de la sorte seule en forêt. D'ailleurs, si on le lui avait fait remarquer, elle aurait objecté sans doute l'insouciance de la jeunesse, facile excuse de ses légèretés.


Hum... Bonjour, visiblement j'ai été percé a jour...

Le sourire se fit alors malicieux en même temps qu’elle observait le comportement du jeune homme. Intimidé, gêné ou tout simplement déconcerté par le hasard inattendu qui avait voulu qu’elle et lui se trouvent au même endroit, au même moment ? Car malgré l’étendue de la forêt, il avait fallu qu’en ce début de matinée, l’endroit où ils se trouvaient les accueille tout deux.
Sans doute était-ce parce que le petit vallon était particulièrement plaisant, et le clapotis de l’eau reposant et propice à laisser vagabonder ses pensées. Du moins Aliénor ne voyait-elle pas d’autre explication à cette curieuse coïncidence.

Elle le regarda regagner le sol d’un saut alerte qui marquait son habitude de l’exercice. Plume ramassée, l’objet était donc à lui, avant que de croiser à nouveau son visage qu’un sourire vint éclairer.


C'est un plaisir de vous revoir, bien que je ne me serait jamais douté que ce soit dans ces conditions !

D’un geste vif de la tête, l’adolescente rejeta vers l’arrière une mèche de cheveux venue lui caresser le visage, gardant provisoirement le silence, ses pervenches posées sur lui. Effectivement, les conditions étaient pour le moins particulières. Elle ne s’attendait certainement pas à se trouver ainsi dévoilée dans un moment d'isolement, d’abandon même… Et lui non plus, sans doute...

Son cheval à ses côtés s’ébroua, impatient de reprendre la route, et elle profita de la diversion ainsi engendrée pour tourner le dos au jeune homme et flatter doucement le chanfrein du frison, son regard dans celui de l'équidé jusqu’à ce qu’il retrouve son calme. Pensées qui l’assaillent durant la caresse, depuis combien de temps était-il là, perché dans son arbre ? Et qu’avait-il vu ? Non qu’elle soit particulièrement embarrassée d’avoir dénudé ses jambes, après tout, là bas dans le Languedoc elle allait souvent se baigner dans les gorges de la Vis, et cela ne la dérangeait pas plus que ça. Mais avait-il assisté à ce moment de lâcher-prise dans lequel elle avait ressassé ses blessures, ses fêlures ? Montrer ses faiblesses était inacceptable pour elle, maîtresse qu’elle se voulait de son existence. Plus que le regard porté sur sa personne, c’était surtout l’image d’une adolescente désemparée qu’elle voulait cacher.

Yeux brièvement fermés, front posé un instant entre les yeux de l’animal, main accrochée à la muserolle avant de la laisser glisser le long des rênes, et de se tourner à nouveau, sourire revenu sur les lèvres. Après tout, "quand on ne peut revenir en arrière, on ne doit se préoccuper que de la meilleure manière d’aller de l’avant" (*)
Et quoi qu'il puisse penser, ou imaginer, de ce qu'il avait pu voir, cela ne sortirait sans doute jamais de cette forêt.
La voix se fit alors espiègle, comme celle d’une enfant qui partage un secret. Et après tout, l’enfance n’était pas si loin derrière elle. En théorie.


Le plaisir est partagé, de même que la… hm… surprise des circonstances. Il faut croire que l’endroit se prête au repos des promeneurs solitaires… Voila, on va dire ça !

Et les pervenches de se porter sur la plume qu’il tenait toujours à la main, de glisser ensuite sur le coffret qu’il portait en bandoulière, avant de revenir se planter dans le regard qui lui faisait face.


Vous écriviez ?

Curieuse la petite blonde ? Toujours...



(*) Paulo Coelho - L’Alchimiste


Dernière édition par Aliénor le Ven 16 Sep - 15:46, édité 2 fois
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