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 Cérémonie de vassalité de Magdeleine

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Aliénor
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Messages : 1969
Date d'inscription : 02/03/2011

MessageSujet: Cérémonie de vassalité de Magdeleine   Dim 27 Mar - 21:22

pisan a écrit:
[ Les préparatifs]

Silhouette vêtue de blanc, démarche lente appuyée sur une canne en os sculpté, dans une main, un paquet enveloppé de tissu mauve. Elle se dirige vers le siège vicomtal et dépose l'objet enveloppé au pied de l'estrade.
Les valets sont affairés à disposer les bancs, les mets sur les tables, les fleurs dans les vases. Le major d'hommes surveille le ballet des servantes, gâte-sauces et autres commis de cuisine. La domesticité est joyeuse et bavarde car dame Magdeleine allait être ennoblie en ce jour. Respect mêlé d'affection pour cette dame qui suit la vicomtesse partout comme son ombre. Elle leur permettait de comprendre cette petite italienne que le vicomte avait amenée ici, voici quelques années déjà. "Dame Mag" comprenait, gérait, ordonnait, mais toujours avec justesse et mesure.
Oui, jour de liesse pour Chelles!

Petite révérence sur son passage.

Après cette longue torpeur, l'absence des maîtres, la demeure endormie résonnerait de rires et de chants de nouveau.
Déjà les allées et venues se faisaient plus fréquents. On avait plus le temps de paresser, il y avait de l'ouvrage avec tant de visiteurs!
Et le vicomte était de retour, ça se voyait bien. Lorsque la voiture, la litières et les chevaux avaient franchi le portail du château. Ils étaient tous là, impatients, inquiets aussi, puis soulagés enfin... L'attente avaient été longue et l'on chuchotait des "bienvenus m'sieur le vicomte et m'dame la vicomtesse" au passage des maîtres de maison. Les servantes ne pouvaient pas dire grand chose de la vicomtesse qu'on avait transportée depuis son arrivée, au premier, dans ses appartements. Car seule" dame Mag" avait accès à la chambre. On disait que la vicomtesse ne marcherait plus...Puis, un jour, la Gerbaude, bonne fille de cuisine, en allant nettoyer le grand escalier avait lâché son seau d'eau, en "la" voyant en haut des marches, toute vêtue de blanc, appuyée sur une canne.
Heureusement" dame Mag" était juste derrière la vicomtesse et lui avait fait signe de continuer sa tâche avec un sourire bienveillant. Aussitôt le nettoyage terminé, Gerbaude s'en était allée se remettre les esprits d'un bon verre de vin à la cuisine et avait raconté (avec forces exagérations) l'apparition de la vicomtesse "qui lui donnait encore des palpitations" selon ses propres paroles.

Oui, les guerres, les charges et surtout l'absence du vicomte, avaient marqué à jamais Pisan de Blainville. Harcourt, elle était devenue et vicomtesse de Chelles, elle avait embrassé la Champagne par ce vœu de fidélité à son époux et à la terre de celui-ci car Noblesse naît de bon courage...Et la Champagne n'avait que faire de cette étrangère.

Elle appuya son front à la fenêtre et regarda le parc qui commençait à prendre des teintes rousses de l'automne..."Mag doit se promener avec Aliénor" pensa-t-elle.
Elle décidé de sortir les rejoindre dans les jardins. Il fallait qu'elle règle les détails de la cérémonie ensemble et le grand air frais lui ferait du bien et il faudra qu'elle parle à Tomsz des jardins et de..tant d'autres choses. Il leur fallait réapprendre à vivre ensemble, réapprendre tout. Et elle n'était pas fâchée de toute cette agitation et de la présence de tout ce monde qui retardaient le moment auquel elle aspirait tant auparavant..."l'intimité".

pisan a écrit:
Les invités allaient bientôt arriver et la vicomtesse, après avoir fait un tour dans les jardins, était remontée dans ses appartements pour se changer, pendant que Magdeleine allait faire de même.
Revêtue d'une robe de velours bleu marine ourlée de fourrure, ses longues tresses avaient été relevées autour de sa tête, formant une couronne piquetée d'étoiles en argent. Elle entra, s'appuyant sur sa canne en os sculpté, dans la grande salle, en compagnie de son escuyer. Tout avait l'air prêt. Les valets attendaient près des tables dressés et un bon feu flambait dans la cheminée dégageant des senteurs odorantes.

jb0007 a écrit:
Jb, vétu de ses plus beau vêtements et de son épée au armoirie de Chelles, attendait devant la grande salle que la Vicomtesse arrive. Il profita de se temps de repos pour se souvenir de tous ce qu'il avait vécu avec Magdeleine à Compiègne avant que celle-ci déménage pour d'autres horizons.

Lorque Pisan arriva, il fit un léger salut de la tête puis la précéda dans la grande salle. Tout était prêt, les invités n'allaient plus tarder.

Wittek a écrit:
Wittek, vêtu de ses plus beaux atours, pénétra dans la grande salle.
Sa fidèle épée pendait à son coté et les médailles glanées au cours de nombreuses mission cliquetaient sur sa poitrine.
Dans la salle, se trouvaient déjà la dame della Torre-Lombardi et son fidèle (?^^) écuyer.
Il alla les saluer comme il se devait et attendit l'arrivée des invités

coleen a écrit:
Coleen arriva tenant son épouse par le bras.Ils c'étaient tous les deux habillés de leur plus beaux costumes et un peu intimidés pénètrèrent à leur tour dans la grande salle.Ce soir serait un grand jour pour dame Magdeleine et ils tenaient à être là.
Ils saluèrent des personnes qu'ils conaissaient et se placèrent discrètement dans un petit coin.
Ker portait à son poignet une jolie rose et Col à son veston un charmant chardon , pour marquer leur appartenance de coeur à la maison de Chelles.

Kermor a écrit:
Lorsque Coleen lui avait fait part de leur invitation en lui remétant une rose de la part d'une amie, Kermor avait été enchantée de cette grande nouvelle. Toutefois, la panique lui vint rapidement. Elle avait certe de très jolies robes offertes par son époux, mais cela conviendrait il?
Puis elle ne rentrait plus dans ses robes. Elle portait avec fièrtée sa grossesse. Nanie qui était fine couturière en plus d'être une nounou exemplaire, lui avait fait une tenue pour l'occasion avec des tissus qu'elle réservait pour une occasion particulière.

C'est ainsi, au bras de son tendre époux que Kermor se joignit aux autres invités. Elle ne connaissait pas grand monde pour le moment, mais était heureuse de se retrouver parmis eux pour une occasion pareille. Elle appréciait grandement dame Magdeleine et était heureuse pour elle en ce jour.


pisan a écrit:
Elle sourit à Wittek à son entrée. Il avait grande allure dans sa tenue. Le maître d'armes de la Maison de Chelles venait rendre hommage à son amie..Oui, Mag sera heureuse.
Elle murmura quelques mots au major d'hommes pour que les boissons soient servies en attendant l'arrivée du vicomte, du héraut et de la dame du jour. Il faisait un tel froid dehors, décidément son époux avait la manie de choisir les mois de frimas pour les fêtes. Elle soupira et son visage s'éclaira à la vue de deux silhouettes se glissant discrètement dans la salle. Elle salua Maître Coleen de la tête et se dirigea tout droit vers Kermor et l'embrassa. Elle nota la rose portée par Kermor et le chardon de son époux et en fut touchée.


- "Mon gentil courrier"...Merci d'être venue malgré ton état.

Elle fit un signe à un valet pour lui présenter une chaise et l'installa avec un coussin dans le dos.
Pisan avait gardé une affection particulière pour les anciens courriers de Champagne, ils l'avaient connu, simple compiégnoise œuvrant au château de Reims, tous ensemble pour le bien de la Champagne.


- Assieds-toi, ne te fatigues pas.

Elle les quitta pour aller saluer d'autres invités qui arrivaient. Mais où pouvait bien être BB? pensa-t-elle. Il n'allait pas être en retard tout de même!



Ysa a écrit:
C'était une de ses belles journées ensoleillées d'automne, les feuilles prenaient une teinte jaune, orangée, brune voir même rouge, le vent était encore doux mais un châle était indispensable pour les soirées déjà plus fraîches.

"Une rose d'automne est plus qu'une autre exquise." (Théodore Agrippa d'Aubigné)

Les jardins du Château de Chelles prenaient un tout autre visage en cette saison. Ysa y aimait particulièrement ces changements, ces nuances d'ocres. De plus il ne faisait pas encore froid, l'air était encore doux et se promener sous les arbres était un vrai plaisir.

Ce jour ci était tout particulièrement important, sa cousine Mag devenait vassal de Tomsz et lui avait demandé d'être sa témoin. Cela avait rappelé à Ysa la première demande de Mag pour son mariage, signe de cette amitié indéfectible qui les liait toutes deux depuis de longues années déjà et à laquelle Ysa tenait énormément.

La diablesse avait d’ailleurs pour cette occasion, revêtue sa plus belle tenue. Une robe en velours de couleur indigo avec empiècement en satin bois de rose, les manches doublées du même satin étaient ouvertes à partir du coude pour laisser entrevoir des manches en dentelles posées pour couvrir la peau, une légère traîne brodée lui donnait une élégance certaine. Ysa n’avait bien sûr pas oublié de broder une rose entrelacée d’un chardon en haut à gauche de son bustier, au plus près de son coeur, tout comme elle l'avait fait pour la tunique de son fillot. Les initiales Y et G avaient quant à elles trouvé leur place habituelle.
Elle ne portait comme bijou que le médaillon offert par son père quand elle n'était encore qu'une enfant et qui lui avait permis de retrouver sa soeur Kyllie. Ces cheveux étaient remontés en un simple chignon comme à son habitude pour les grands événements, rien de très recherché, mais elle se sentait mieux le visage dégagé.

Accrochée au bras de deux des personnes qui comptaient le plus à ces yeux, son fillot Lancre et son pépé, Ysa entra dans la grande salle, une fois de plus éblouie par la beauté des lieux et le nez chatouillé par un délicat fumé. Elle était émue de se retrouver là, de retrouver ces amis parfois perdus de vue, partis vers d’autres contrées, blessés au combat... Mais ce soir ils seraient tous là, tout du moins elle l’espérait car Mag le méritait.

Elle alla tout d’abord voir Pisan qui était appuyée sur sa canne mais qui paraissait sereine.


Bonjour Pisan, tu es ravissante dans cette robe bleue mais dis moi, elle est de ma création ? Je ne me souviens pas Razz. Ysa lui sourit et l’embrassa puis se tourna vers son fillot Jb.

Rhooo que tu as changé lui dit-elle émue. Cela faisait de longs mois qu’ils ne s’étaient point vus et son fillot avait les traits durcis par ces dernières expériences. Elle le serra dans ses bras et le regarda attentivement. Tu serais prié de donner plus souvent des nouvelles à ta marraine, tu sais que je me fais vite du souci ! Elle répéta la même chose à Lancre, qui avait la fâcheuse tendance à disparaître sans donner de nouvelle. Un petit clin d’œil complice et elle se dirigea vers Wittek à qui elle fit la bise.

Bonjour Wittek ! Heureuse de te voir.

Continuant le tour des personnes déjà présentes, Ysa eut une agréable surprise.

Bonjour Kermor !! Elle sourit se rappelant la poële qu’elle avait gardé en souvenir de ces séjours à Clermont et des bons moment qu'elles avaient toutes deux passé en taverne. Elle salua l'homme qui se tenait à ses côtés supposant qu'il s'agissait de son époux. Ça me fait plaisir de te revoir après tout ce temps, tu es resplendissante, épanouie. Admirant son ventre déjà bien arrondie elle serra la main de son pépé, jamais très loin ...



lancre a écrit:
Lancre entra aux bras de sa marraine.
L'atmosphère était solennelle mais il n'étais pas impressionné. Au bras de Ysa rien ne lui faisait peur. elle était la pour le remettre sur le droit chemin.

Le Charpentier était vêtu d'une nouvelle tunique noire et blanche ou etait brodé la rose et le chardon. Ysa avait vraiment fait un magnifique travail.

Bien des choses avaient changé depuis le temps insouciant ou ils s'etaient rencontrés a Compiègne. mais il était heureux, et quand elle le pris dans ses bras il senti comme une odeur qu'il avait oublié, celle de la champagne au printemps celle de l'Oise coulante joyeusement ... enfin tout ca quoi.

Tu serais prié de donner plus souvent des nouvelles à ta marraine, tu sais que je me fais vite du souci !

Oui je sais... des fois je suis un peu tete en l'air, et puis j'avais du travail avec le chantier tout ca.

Lancre saluât sa tante et se mis dans un coin, bien tranquille



bigbosspower a écrit:
Enfin ils arrivaient devant les portes de la salle, et en retard qui plus est, calmer une fillette aussi gaie se révélait être un exercice pour le moins délicat, mais qu'importe, ils étaient enfin arrivés, lui toujours vêtu de ses habits portés pendant le voyage, et elle portant une robe qu'elle ne cessait de plisser et replisser, tout cela dans un mystère entretenu et dont le principal intéressé ignorait encore tout. Croisant jb et Wittek qu'il salua tour à tour d'un signe de tête appuyé, d'autres invités attendaient, il aurait le temps de les saluer par la suite, car un peu plus loin se tenait Pisan qui en bonne maîtresse de cérémonie veillait à ce que chacun trouve place.

- Nous voici donc, aurais-je droit à un indice quelconque sur la cérémonie si mystérieuse qui est en passe de se dérouler ?



Boccace a écrit:
Le fond de l'air était frais, les senteurs de l'automne étaient déjà bien marquées...
Boccace venait de traverser les jardins pour rejoindre les invités au château!

C'est très heureux qu'il allait retrouver tous les fidèles et amoureux de Compiègne.

Quand il arrive aux portes de la Grande Salle, c'est cette chère Ysa qu'il reconnait en premier lieu en grande conversation avec Pisan!
Á ces côtés Jb, comme le chemin a du être long pour lui... et le charmant Wittek.
BB était évidement là et Lancre venait lui aussi d'arriver...

Une dernier coup d'oeil sur ses bottes, "ok ça brille et ça en jète":se dit-il!



Tomsz a écrit:
- Mais écoutez moi, m'sieur rose! Je vous dis que ce n'est pas une bonne idée! Tout le monde sera bien habillée, et Mahaut dit que...

- Ah bah Mahaut maintenant! Ca faisait longtemps, tiens!

Non vraiment, votre chemise rose, là, ce n'est pas possible. Elle a pris la pluie hier, et cette boue... bon ça ne me regarde pas, mais pour une cérémonie d'anoblissement, ça n'est pas possible!

Finalement, après bien des efforts, Alceste avait réussi par convaincre le Vicomte d'enfiler une chemise blanche propre, et ce mantel noir « des grandes occasions » agrémenté du fermail de Pisan, dont Tomsz ne s'éloignait plus, depuis Arras, de plus de 3,12cm.

Il avait ensuite tenu a vérifier lui même que les préparatifs de la cérémonie, dans cette grande salle qui allait enfin retrouver les grandes joies de Chelles, se passaient pour le mieux. Mais Alceste, excédé par cet inspecteur des travaux finis, avait fini par trouver involontairement le moyen de l'écarter : en lui demandant à quelle heure le Héraut avait prévu d'arriver. Le Vicomte partit alors en trombe. Alceste n'en demanda pas plus et salua les premiers invités.

Tomsz quant à lui, était parti prévenir Agnan, le garde du Château, de l'arrivée imminente de messire Napo, Héraut de Champagne.


- Oui je sais monsieur le Vicomte, vous me l'avez dit ce matin déjà. Et hier aussi. Et avant hier également, je crois. J'ai bien noté, ne vous en faites pas.

Tomsz aurait voulu répondre « grumpf », mais à la place Agnan eut le droit à un simple « ha, très bien », inhabituel de politesse.

Puisque le Héraut n'était pas là et que son propre intendant ne souhaitait pas de lui dans ses pattes, le Vicomte flâna dans les jardins quelques instants avant de regagner le Château. Il faisait froid, mais beau. Il faisait beau, donc... mais froid. Peu importe, le jardin lui aussi semblait reprendre vie depuis quelques temps, comme si cette Automne salutaire lui avait apporté des rêves de grandeur.

Tomsz franchit la porte de la grande salle tête baissée, comme s'il révisait (ou composait?) son discours. Il la releva brusquement en entendant un épais brouhaha et tomba nez à nez avec une foule d'invités tous mieux habillés les uns que les autres (enfin, moins que lui tout de même!). La voix familière de Bigbosspower, qui lui tournait le dos et donc ne le vit pas arriver, résonna dans la Aula Magna.


bigbosspower a écrit:
- Nous voici donc, aurais-je droit à un indice quelconque sur la cérémonie si mystérieuse qui est en passe de se dérouler ?

Le Vicomte répondit immédiatement, à haute voix :

- Nous sommes ici, mon cher BB, pour l'anoblissement d'une personne formidable, et je doute que tu puisses me contredire sur ce sujet... une personne formidable donc que tout le monde apprécie ici, et qui ne va pas tarder à arriver! Nous pouvons d'ailleurs tous nous asseoir sur le carrelage et parier si cette personne arrivera avant ou après le Héraut, en attendant. Ou alors, nous pouvons tous réclamer en coeur que Brian nous apporte à boire! Qu'en dites vous, mes amis?

Tomsz serra la main de Bigbosspower, puisqu'il se trouvait juste devant lui. Il l'aurait bien embrassé chaleureusement, mais Tomsz redoutait d'autant plus les militaires quand ils étaient haut-gradés. Il embrassa son épouse et fit ensuite le tour des invités, les remerciant d'être venus en ce jour si important. Les fidèles étaient là. Des plus jeunes aussi. C'était cela, Chelles, une communauté chargée d'histoire et de souvenirs, mais qui se tournait toujours vers l'avenir. Après tout, rien n'est plus précieux que l'avenir...



Magdeleine a écrit:
Elle était donc allée se changer dans le calme des appartements qui lui étaient réservés au château du Griffon. Elle avait opté pour un bliaut de couleur indigo dont les longues manches bordées d’un fin galon doré traînaient jusque terre. Une ceinture de cuir tressé ceignait ses hanches et retombait par devant jusqu’au bas de la robe. Ses cheveux enfin, tressés et relevés en un lourd chignon, étaient retenus par une fine résille perlée.
Elle ne portait comme bijoux que son alliance, une broche en filigrane d’or, et au cou, le médaillon gravé de la rose et du chardon entrelacés, qu’elle ne quittait jamais. Bijou ô combien symbolique aujourd’hui, l’emblème de Chelles que Pisan lui avait offert quelque temps auparavant déjà…

Dernier regard dans le miroir vénitien, puis elle quitta sa chambre, arpentant les longs couloirs avant de rejoindre l’escalier qui l’amènera jusqu’à la grande salle.
Etrange sentiment alors qu’elle posait la main sur la froide rampe en pierre.
Ce n’était pas tant la cérémonie en soi, après tout, ce n’était «que» l’officialisation d’un état de fait existant. Vassale de Tomsz et Pisan, elle l’était déjà, dans son cœur et dans ses actes.
C’était surtout d’être ainsi mise en avant, elle qui préférait rester dans l’ombre.
Mais elle savait que ses proches, ses amis, ceux qui comptaient pour elle seraient auprès d’elle pour ce moment important de sa vie. Le hasard avait même voulu que son époux choisisse cette froide journée d’automne pour venir à Chelles…

Alors pourquoi son cœur battait-il un peu plus fort qu’à l’ordinaire ?

Les battants de la porte de la grande salle étaient grands ouverts, elle entendait les bruits de voix qui en émanaient. Sons de voix amies, rassurantes.
Elle prit une grande inspiration et pénétra dans la pièce, regard circulaire, sourire ému. Ils étaient si nombreux à s’être déplacés. Sa famille chelloise ...
Réflexe d’intendante, s’assurer si tout était en place, les invités servis en boisson et bien installés. Puis petit sourire amusé en constatant que, sans s’être pourtant concertées le moins du monde, Pisan, Ysa et elle, avaient choisi une tenue dans la même teinte, bleue.
.
Et enfin, faire le tour des visages, et s’apercevoir qu’ils sont tous là, qu’ils ont tous répondu à son invitation. Envie de dire un petit mot à chacun, les remercier de leur présence, d’être là pour partager cet événement. Mais aucun son ne sort, une boule se forme dans sa gorge.
Alors elle s’avance vers Tomsz et Pisan. Toussote, et réussit enfin à prononcer
Et.. Euh… il se passe quoi maintenant ?



Beeky d'Apperault a écrit:
La dame de Nesles avoit reçu un message de sa suzeraine luy mandant d'accourir prestement. Prestement… Mais qu'estoit-ce doncques de si urgent qu'auLcun motif ne soit dict, poinct de formule de politesse couchée, juste iceulx mots laconiques :

"Ma poule ramènes ton ... " la vicomtesse d'Attigny ne put deschiffrer la suite du message escrit dans la precipitation.

Inquiete, elle laissa les preparatifs d’espousailles de dame royal, dont elle avoit la charge, se promettant de revenir seant au plus tost. Les cheveux en bataille, le surcot de travers, elle enfila une cape fourrée aux revers d’hermine et s’en vint au castel du Griffon.
Elle fut intriguée de veoir un cortege de visages connus se diriger vers la grande salle aussi leur emboita-t-elle le pas et se retrouva sans atours a ce qui ressembloit a une ceremonie solennelle. Fort genée, elle se glissa dans un coing et se fit aussi transparente que possible…


Knarel a écrit:
Knarel entra discretement dans la salle, assait stressé d'assister à un tel évènement. Tout le monde autour de lui étaient des gens de la haute hiérarchie, et il n'en avait jamais cottoyer d'aussi prêt. Habillé d'une belle tenue de cérémonie, il remarqua son frère, Coleen, ainsi que sa belle soeur Kermor. Il les rejoignit, et les salua. Il avait peur de faire une bavure, alors il prefera ne pas ouvrir la bouche.


Dernière édition par Alienor le Dim 27 Mar - 21:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Cérémonie de vassalité de Magdeleine   Dim 27 Mar - 21:25

Beeky d'Apperault a écrit:
merdum diabolicum, me voila bien...

Beeky comprit mais un peu tard qu'il s'agissoit d'un evenement d'importance. L'ennoblissement de Mag, grand Dieu, cela estoit-il reel ?
Consciente de ne poinct estre habillée pour la circontance, elle ramena sur elle les pans de sa cape, replaça ses meches eparses comme elle le put et afficha un air degagé et un sourire serein, a l'assemblée icelieu reunie.
Elle osa mesme esquisser un petit signe discret en direction de Mag-la-fidele, comme elle aimoit a l'appeler. Beeky estoit heureuse pour elle, comme elle l'avoit estée pour tous ceux qu'elle avoit accompagné pour ces heures si particulieres qui font, une vie, basculer.
Elle soupira en pensant que d'aultres fideles bientost, elle l'esperoit, connaistroient ceste distinction, symbole d'un serment d'engagement sincere, ad vitam.

nordquay a écrit:
Nordquay arriva. Il avait mis son plus beau mantel blanc pour la cérémonie.

golitor a écrit:
Pépé entra dans la salle suivant Ysa d’un demi pas. Toujours en retrait lors de tels instants, celui-ci paraissait pourtant différent. La salle était pleine de figures connues, et reconnues. Sa main engloutissant celle de sa douce il se tint un peu plus prêt d’elle à mesure qu’ils s’engouffraient dans la foule.

La livrée indigo de pépé était parfaitement assortie à celle de sa compagne. Il ne pu qu’avoir une pensée émue pour une totote elle aussi friande de cette teinte. Son seul défaut résidait dans sa barbe qu’il ne s’était pas résolu à raser. Taillée de près certes, mais pas rasée. De sa main libre il en profitait de temps à autres pour remonter le long de la blancheur découverte du bras de sa douce, il était friand de ces manches fendues…

Ajustant sa cape et son col, il révéla les initiales chères à son cœur, et redoublé depuis peu de la rose et du chardon. Après tous les efforts qu’Ysa avait fait pour lui confectionner une livrée présentable, et dans laquelle on pouvait lui reconnaître un minimum de prestance, il était enfin à l’aise. Cependant, le seul bijou qu’il arborait éclipsait totalement ces détails vestimentaires…Ce bijou, il le tenait à son coude, en la personne de sa diablesse.

Se penchant en avant il adressa un clin d’œil complice à Lancre encadrant lui aussi Ysa, qui n’avait manifestement pas vu plus loin que sa marraine. Il afficha un large sourire tandis que le charpentier le salua à son tour.

Leurs pas étaient sans équivoque en direction de la maîtresse des lieux, laissant Ysa saluer la première, Goli se senti moins à son aise de démonstrations corporelle un tel jour, et s’inclina devant cet autre tourbillon perpétuel.


Bonjour Pip-san se reprit rapidement le vieil homme. Tu ne pouvais obtenir de meilleure allégeance, félicitations, et bonne cérémonie.

Puis ce fut au tour de Jb de se faire morigéner. Laissant le jeune homme reprendre bonne figure il le salua avec ardeur se penchant pour lui glisser quelques mots condescendants. Ba wi, après quand elle est inquiète, tu sais comme c’est difficile de la rassurer…

Ils saluèrent ensuite Wittec, pépé la joua façon virile d’un petit coup dans les côtes. Bonjour cap’taine, content de te voir, moi aussi.

Puis sentant sa main étreinte avec vigueur par Ysa, il remarqua le vendre arrondi de la dame à qui sa douce présentait ses salutations. Il salua ce parfait couple. Madame, mes hommages, monsieur…

Puis BB fit son apparition. Pépé se rendit alors compte que le temps faisait son œuvre, ou les soucis, à voir la mine sévère les traits tirés et le crâne lisse de cet homme. Mais accusa plus sérieusement le coup en voyant la fillette à ses côtés…

Bigre… Ali ? C’est Alienore… Qu’elle a changé… Bonjour demoiselle, je suis charmé de vous revoir. Bonjour bigboss, la route s’est faite sans encombres ? Bienvenu à la maison.

Puis se fut au tour du Maire de faire son apparition, Pépé le salua, une mine sévère qu’il ne pu tenir plus de 8 secondes avant d’afficher un large sourire.

Puis un murmure gagna l’assemblée quand Mag fit son apparition. Ravissante dans ces couleurs décidément à la mode, mais elle eut la coquetterie d’ajouté un carmin fugace à ses pommettes sentant tant de regards attentifs à ses moindres fais et gestes.


Bonne cérémonie Mag … Et bon courage.

Puis il remarqua une silhouette tachant de se faire oublier, il hésitant un instant entre l’interpeller à haute voix, ou simplement un bonjour sonore, puis il se contenta finalement de lever sa main à l’adresse de Beecky dissimulée dans un coin de salle.


Beeky d'Apperault a écrit:
Beeky n'avoit poinct porté une attention soutenue aux personnes presentes en dehors de Mag qui estoit l'invitée, icelieu, celebrée et la vicomtesse de Chelles.
La teste lui tournoit et la faim lui tenailloit l'estomac. Elle savoit qu'elle ne pourroit poinct rester loing d'Attigny plus de trois heures durant, car les jumeaux, qu'elle nourrissoit, contre l'advis de son medicastre, reclameroient leur du.
Soudainement, son regard fut attiré par un geste qui lui sembloit adressé. Sur l'heure, la dame de Nesles ne reconnut poinct le vieil homme, puis ses sens chavirerent. Goli... Goli, par tous les Saincts, cela faisoit des lustres et des lunes qu'elle n'avoit poinct croisé son chemin... Il avoit vieilli, lui sembla-t-il, mais son regard estoit toujours le mesme. Sa gorge se noua et elle lui adressa un triste sourire, puis laissa couler son attention vers le centre de la piece.


Magdeleine a écrit:
"Il se passe quoi maintenant ?" Pfffff, la solennité de l’événement lui avait fait perdre tous ses moyens! Ce n’était pourtant pas la première cérémonie de ce genre à laquelle elle assistait. Même si cette fois, elle était plus directement concernée.
Et puis, ce n’était pas non plus comme si elle devait annoncer le nom du gagnant d’une animation du CDF du temps où elle le présidait, ou négocier un lot auprès d’un CaC retors.
Là, elle était entourée des gens pour qui elle éprouvait une profonde amitié et un grand respect. Avec lesquels elle avait partagé nombre d’événements, agréables comme plus difficiles. Et avec lesquels elle savait qu’elle en partagerait d’autres.

Et elle était heureuse. Heureuse de les voir réunis, des maîtres de maison aux récents arrivants, pas seulement par amitié pour elle, mais surtout parce qu’ils étaient tous partie de sa famille de cœur. Elle nota avec un petit sourire la rose et le chardon portés par Kermor et Coleen, preuve s’il en était que nombre d’entre eux ressentaient la même chose.
Cette cérémonie, première de nombreuses fêtes qui suivraient, était aussi une occasion de rassembler les membres de la Maison, et cela aussi était important à ses yeux.

Elle adressa un petit signe de main à Beeky en réponse au sien, et un sourire à Goli pour le remercier de ses encouragements, il l’avait sentie un peu tendue !
Et un clin d’œil à son époux, qui semblait un peu perdu. Elle n’avait su où lui faire parvenir l’invitation, il était toujours par monts et par vaux, mais la coïncidence de sa présence justement ce jour la troublait.

Hm… manquaient encore quelques invités, qui ne tarderaient pas à arriver l’espérait-elle. Et le héraut. Petit coup d’œil au buffet, elle nota qu’il y avait bien des madeleines au calva, il ne devrait donc pas tarder…


Ysa a écrit:
BB venait de faire son entrée dans la grande salle accompagnée d'une petite demoiselle qu'Ysa n'avait pas vu depuis bien trop longtemps, la cérémonie de remise des médailles du mérite, il y a de ça ... une éternité. Elle avait encore grandi, et ces yeux toujours aussi magnifiques étaient toujours aussi pétillants de malice.

Elle salua son cousin qui paraissait un peu perdu mais qui prêtait un oeil des plus attentifs à sa fille, et se baissa ensuite pour regarder sa filleule dans les yeux.


Bonjour Aliénor ! Comment tu vas princesse ? Ysa déposa un baiser sur le front de sa filleule, toute excitée par l'événement et qui attendait sa mère avec impatience.

A la tête que faisait son pépé, Ysa comprit qu'il venait de prendre un coup de vieux en se rendant compte à quel point la fillette avait grandi.
Ne fais pas cette tête ... ça te donne 10 ans de plus. Elle lui passa doucement la main sur la barbe, elle lui sourit. Bientôt ...

Se retournant pour voir si la Dame du jour était arrivée, Ysa aperçut le bourgmestre qui avait fait le déplacement jusqu'au Chateau malgré ses lourdes charges. Elle le salua d'un petit signe de la main mais n'eut pas le temps d'aller le rejoindre car Mag arriva.

Elle paraissait émue et cela se comprenait, tous ici présents, étaient venus pour elle. Elle ... sa cousine à qui elle tenait temps, elles avaient été maintes fois séparées par les aléas de la vie mais elles se retrouvaient inlassablement, bien souvent autour d'une bonne bouteille d'ailleurs. Quelques souvenirs revinrent à Ysa, elle regarda Pisan et Mag avec un peu de nostalgie ... le tube A ... le tricotage d'un pull rose pour Angel .... le mariage de ses deux amies ... certains coups de pied historiques ... bref elles se connaissaient depuis si longtemps, avaient changé mais le lien qui les unissait, était toujours là et c'était le plus important.

Revenant à la réalité, Ysa n'était pas non plus très à son aise, témoin de son amie, elle ne connaissait que très peu le déroulement de la cérémonie et ne savait donc pas ce qu'elle devait faire. Enfin là si ... elle alla voir Mag.


Alors prête ? Roo tu as vu comme on est belle avec Pisan .... toutes les trois dans des teintes quasi similaires. Ysa tentait de détendre son amie du mieux qu'elle le pouvait, mais à ce stade, seul quelques verres de calva aurait eut de l'effet.

Humm dis moi avant que la cérémonie ne commence, tu veux boire quelque chose ?


[mat2 a écrit:
Mat venait d'arriver à Chelles avec énormément de retard. Son cheval n'ayant point l'habitude de venir au château de griffon il s'était effrayé en voyant la couleur de l'écurie. Enfin passons les détails, essayer de le rattraper avec un cheval entièrement revêtu de rose n'avait pas été chose facile. Puis en arrivant dans le château il s'était aperçut que le coffre d'or avait disparu mais finalement tomsz avait réussi à le ranger dans son oreiller, pas étonnant que ce dernier soit troué...
Puis il pénétra dans la grande salle, habillé de sa robe sur laquelle il avait accroché la rose et le chardon, et s'aperçut qu'il n'était pas encore le dernier, il en profita pour aller saluer tout le monde, et féliciter Mag.


Bonjour Mag,
Alors pas trop le trac pour ce grand jour ?
Bon au moins tu pourras porter ton épée dans tes déplacements...Hum Hum...


Puis il alla aussi voir beeky

Bonjour Beeky,
Pas trop dur le voyage depuis Attigny ?
Je viendrais sûrement te rendre visite sous peu !


Et enfin il alla vers les tonneaux où il trouva, oh miracle !, Wittek. C'est vrai que quand Master est pas là, il y a moins de concurrence !


Magdeleine a écrit:
La douce voix de sa cousine la sortit de ses pensées. Ou était-ce le mot "boire" qu'elle avait prononcé ?
Mag se tourna vers Ysa en souriant. Comme elle l'avait déjà été à son mariage, sa cousine serait aujourd'hui encore témoin d'un engagement. Pas le même genre encore qu'il y avait certaines ressemblances, une parole à donner, un serment à faire, mais un engagement quand même.


Effectivement, le bleu et ses variantes semble être la couleur de la mode automne hiver 1456 ! Quant à ce qui est de boire, comment peux-tu seulement me poser la question ?

Elle fit signe aux serviteurs de commencer à servir les invités déjà présents, cela ferait peut-être arriver les retardataires.

Mat les rejoignit à ce moment.


Bonjour Mag,
Alors pas trop le trac pour ce grand jour ?
Bon au moins tu pourras porter ton épée dans tes déplacements...Hum Hum...


Bonjour Mat ! Oui, pour l'épée, je l'espère... Petit sourire complice à Mat qui était intervenu par deux fois pour lui éviter des tracasseries administratives liées au port de ladite épée.
Et pour le trac... ça va passer...

Joignant le geste à la parole, elle saisit un verre sur un plateau présenté par un valet, et le portant à sa bouche, engloutit d'un trait le breuvage qu'il contenait.
Oui, ça allait mieux !

Wittek a écrit:
De plus en plus de monde apparaissait, wittek ne savait que donner,
des félicitations à mag, un signe de tête à BB , un cri étouffé par la bourrade de Goli, le bisou de Ysa qui le faisait toujours rougir, un salut au maire, un salut à machin et à chose...

N'en pouvant plus il se dirigea vers les tonneaux et se servit un ( :mrgreen: ) verre et fut bientôt rejoint par son ami Mat


Hey Mat!! Un verre


coleen a écrit:
Coleen avait vu arriver vers eux la vi-contesse de Chelles , il la saluat intimidé par cette femme si simple et pourtant si distinguée.
Dame pisan avait gentillement fait assoir Kermor avec un coussin .
Geste adorable d'une noble envers une roturière mais tellement prévisible chez la dame de Chelles .

Elle retourna auprès des autres invités avant même que le jeune médicastre ai pu la remercier.

Il était toujours au cotès de Ker quand Knarel son jeune frère arriva.
Col lui fit signe de s'approché sachant que le jeune homme ne serait pas trop à l'aise .
Il restèrent donc là tous les trois saluant les nouveaux arrivants dont Big boss qu'ils avaient eu le plaisir de croiser ayant fait la campagne d'orléans à ces cotés.

Magdeleine a écrit:
Bon, le héraut n'arrivait toujours pas, elle avait donc le temps d'aller saluer les invités déjà présents. D'autant que le verre d'alcool qu'elle avait ingurgité aidant, elle avait enfin retrouvé l'assurance qui lui avait fait défaut en entrant dans la grande salle.

Hm, Wittek était déjà plongé dans le tonneau, elle le verrait une fois qu'il en émergerait.
Elle se dirigea alors vers Jb, fidèle écuyer de Pisan, discret mais efficace. Ils avaient eu l'occasion de travailler ensemble à l'accueil et l'orientation des compiègnois, et elle avait grandement apprécié de pouvoir se reposer sur lui. Quelques mots échangés avec le jeune homme, avant de rejoindre Boccace.


Bonjour monsieur le maire, et merci d'avoir pu te déplacer, je sais combien la mairie demande de travail...

Continuant son tour de la salle, elle arriva auprès du petit groupe des clermontois. Elle avait eu l'occasion de passer à l'hospice de Kermaaron, mais malheureusement le temps lui manquait pour s'y investir comme elle l'aurait souhaité. Cela ne l'empêchait pas d'admirer l'enthousiasme avec lequel ils menaient leur projet.

Dame Kermor, Messire Coleen, Messire Knarel... Je suis touchée de vous voir ici. Puis se tournant vers la jeune femme assise, s'adressant plus précisément à elle. J'espère que votre grossesse ne vous fatigue pas trop. Je vous adresse en tout cas par avance toutes mes félicitations, et j'espère que vous aurez l'occasion de venir à Pomponne avec vos enfants, Aliénor sera ravie d'avoir des compagnons de jeu! Léger voile dans les yeux, ne pas penser à ce qui n'a pas été, qui a été brisé à Orléans, mais ne garder que la joie de ce jour.
Elle s'assura que les valets les servaient convenablement, avant de se diriger vers Nordquay.


Capitaine, j'espère que tout va comme vous le souhaitez ? N'hésitez pas à réclamer, si le service se trouve trop lent !

Et enfin se rapprocher de son époux et de sa fille. Prendre Aliénor dans ses bras *Oufti ma puce, tu commences à peser ton poids !* et saisir la main de son mari. Lui murmurer, espiègle. Alors ?...

atonium a écrit:
Atonium s' était vêtu de ses plus beaux habits et sous vêtements(on ne sait jamais).Il avait mis tant de temps à se réveiller et à se préparer qu' il en avait oublié l' heure de la cérémonie, et arriva comme à son habitude,c' est à dire en retard. D'autant que pour ne rien arranger, il avait été ralenti par une manifestation sur le chemin.D' après ce que lui avait dit le représentant de l' AAP qui couvrait l' affaire,les manifestants demandais une augmentation de salaire,200 grévistes selon la guilde du mais et 50 selon la maréchaussée.
Il courra le long des marches du château afin de paraître le plus essoufflé possible avant de franchir les portes de la grande salle.La plupart des invités étaient déjà là,ce qui le rendit encore plus gêné qu' en entrant.
Il salua rapidement la plupart des convives avant de féliciter Magdeleine pour son anoblissement.


Bonjour Mag,alors enfin le grand jour pour toi.Mes félicitations!!

pisan a écrit:
Arrivée d’Ysa, tourbillon de paroles, de joie, de lumière et d’élégance. La suivant de près, Lancre, charpentier-inventeur de Compiègne avec un air qu’elle ne lui connaissait pas...un peu solennelle et Golitor, fidèle parmi les fidèles…Embrassades, salutations…Elle les accueillit par quelques mots de bienvenus, lorsqu’elle vit entrer Bigbosspower. Le Maréchal de France avait l’air surpris par toute cette foule. Aliénor tenait fermement la main de son père, ouvrant grands les yeux pour ne rien perdre de tout ce spectacle.

- Nous voici donc, aurais-je droit à un indice quelconque sur la cérémonie si mystérieuse qui est en passe de se dérouler ?

Elle allait lui répondre lorsque son époux fit irruption à ce moment-là et prit la parole. Elle jeta un regard rapide sur se tenue et le trouva fort bien mis, se tourna vers Alceste qui la regarda en haussant les épaules. Il l'embrassa et elle trouva qu'il sentait bon et un peu le feu de bois.


- Hum...

A l’invitation du vicomte pour trinquer, tout le monde leva son verre et ceux qui n’en avaient pas, se hâtèrent d’avoir le leur.

Magdeleine, fit son apparition. Elégante silhouette, la future dame de Pomponne avait revêtue les couleurs de son lige et salua l’assistance. Elle s’avança vers eux. Pisan décela une légère anxiété malgré la maîtrise des gestes.


- Et.. Euh… il se passe quoi maintenant ?

Voix et expression trahissant sa nervosité. Pisan lui sourit avec encouragement et regarda son époux.



- Tomsz ?


Maître Boccace, Maire de Compiègne. Elle le salua d’un mouvement de tête et se promit de le féliciter pour ce nouveau mandat, plus tard.
Mais voici venir Beeky. Elle semblait fatiguée par le voyage depuis ses terras d’Attigny. Pisan avait appris la mort du grand Ricoh et la naissance des jumeaux, à son retour d’Orléans seulement.
Cette convalescence avait été plus difficile pour l’esprit que pour le corps. Tant d’amis disparus et la vie avait passé sans elle, si vite. Une brume se leva devant ses yeux. Elle les ferma un instant, sa main se crispa sur le pommeau de sa canne. Elle sourit de nouveau à Beeky et lui murmura.


- Merci d’être là. Nous parlerons plus tard. Elle lui pressa la main en appuyant son regard.
Elle avisa un jeune homme qui avait une certaine allure, près de Coleen et Kermor. Une certaine ressemblance était visible entre les deux hommes.
Tous les invités n'étaient pas encore là, mais l'ambiance était déjà chaleureuse grâce au vin chaud et aux friandises confectionnées par le cuisinier.


Aliénor a écrit:
Yeux aux aguets, les deux! Langue dans la bouche, ne pas parler! Oreilles grandes ouvertes. On s'exclame, on l'embrasse, on lui parle mais on l'ignore aussi car elle a conscience de sa petite taille. Elle est trop petite! Mais Pisan non plus n'est pas très grande! Pis, c'est cette robe pfff...Ysabault n'a pas voulu qu'elle mette du noir mais elle aimait ça le velours noir..ça brille comme une éclipse, c'est doux au doigt et à l'œil...
Elle avait boudé, pleuré, taper du pied et fini par prendre une punition bien méritée. Elle avait en fait envie d'être punie pour passer sa rage.

Elle coula un regard du côté de son père qui n'avait pas l'air de s'amuser et vit, (enfin!), sa mère venir vers elle et la prendre dans ses bras. Elle nicha son nez dans le cou de celle-ci et huma le parfum qui s'en dégageait, tout en jouant avec la médaille qui pendait sur la chaine dorée.

Tomsz a écrit:
Magdeleine a écrit:
- Et.. Euh… il se passe quoi maintenant ?

pisan a écrit:
- Tomsz ?

- Eh bien, il se passe que j'ai déjà fini mon verre et que je vais m'en resservir un. Tu ferais bien d'en faire autant, Mag, crois-moi, ça t'aidera!

Et en effet, le Vicomte avait raison (lui dirait "comme d'habitude"), Magdeleine se descrispa et profita un peu plus de la fête.

La plupart des invités étaient là, et le stock de boissons et de pâtisseries commençait à sérieusement diminuer. Ce n'est pas qu'il n'y avait pas ce qu'il fallait en réserve, mais ses vieilles habitudes de pingre (lui dirait "de bailli consciencieux") lui commandèrent de distraire l'estomac de la foule.

Il attrapa un verre vide et une cuillère sur le plateau que portait Alceste, et s'approcha de Aliénor, haut perchée dans les bras de sa mère. Il lui tendit la cuillère, placa le verre sous son nez, et dans une tentative absurde et désespérée de ne pas se faire entendre de Magdeleine, lui chuchota :


- Allez, fais "cling cling" Aliénor!

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MessageSujet: Re: Cérémonie de vassalité de Magdeleine   Dim 27 Mar - 21:29

jb0007 a écrit:
Les invités arrivaient peu à peu... beaucoup de personnes connues, Jb était content de les revoir après toute ces missions loin de Compiègne pour les loups. Sa marraine vint le voir dès son arrivée:

Rhooo que tu as changé... Tu serais prié de donner plus souvent des nouvelles à ta marraine, tu sais que je me fais vite du souci!

Désolé marainne... mais maintenant que je suis rentrer on pourra se voir plus souvent à Compiègne ou ici... il faudra qu'on trouve un moment pour discuter tranquilement après cette cérémonie.

Puis goli lui parla du même sujet...
Ba wi, après quand elle est inquiète, tu sais comme c’est difficile de la rassurer…
Je sais... elle s'inquiète toujours trop pour ses proches mais je vais essayer d'être plus présent...

Voyant que Pisan s'affairait à saluer tous les invités, Jb se rapprocha du buffet et partagea un verre avec ses amis qu'il n'avait pas vus depuis longtemps... Un oeil vers son verre et un oeil vers Pisan au cas où elle aurait besoin de son escuyer.

Aliénor a écrit:
Un œil dans le cou de sa mère et un œil effectivement aux aguets, elle vit venir vers elle Tomsz et fronça les sourcils. Elle le trouvait bizarre mais drôle, comme s'il était déguisé. Elle aurait bien aimé avoir un jouet comme celui-là. Elle avait un petit lutin en bois qu'on lui avait offert mais il était muet. Quand le vicomte lui tendit la cuillère, elle prit le visage de sa mère dans ses mains pour que celle-ci la regarde et lui demanda, montrant la cuillère:

- Maman! Maman! Je peux?


Jollin de Clermont en Ch. a écrit:
Jollin, qui venait d'arriver à la Porte de Clermont, avait ouï dire qu'une cérémonie se préparait dans la grande salle du Château, mais quand il vit l'état dans lequel il était, vu qu'il avait dû occire un brigand qui l'avait intercepté en chemin, il résolut de prendre encore un temps pour se rendre à nouveau présentable.

Certain que le Seigneur de ce lieu lui pardonnerait son retard, étant donné les circonstances, il se dit que ce serait l'occasion de le rencontrer pour la première fois, ainsi que la vicomtesse, Dame Pisan, dont Matabei, ami et parrain de Jollin, lui avait dit tant de bien.

Il les salua discrètement tous les deux, et s'empressa d'aller féliciter également Dame Magdeleine. Il fut heureux de retrouver ses amis, s'attardant notamment auprès de Coleen, de Kermor, et d'Atonium, avant de tendre l'oreille pour écouter la suite des événements.


Beeky d'Apperault a écrit:
Mat a écrit:
Bonjour Beeky,
Pas trop dur le voyage depuis Attigny ?
Je viendrais sûrement te rendre visite sous peu !

Le bon jour Mat. Le voyage s'est passé sans encombre, grand'merci. Attigny n'est poinct si loing dès lors que l'on chevauche au galop. J'ay monté Mercedès, la jument de feu mon espoux. La pauvre beste s'ennuie au pré et c'est un puissant destrier que je m'efforce de monter regulierement.
Ce sont surtout les jumeaux qui m'epuisent ainsi que tous les préparatifs de mariage de dame Royal.
Mais je t'attends a Attigny. Tes appartements ne sont poinct encore meublés, les artisans estant quelque peu en retard avec les intemperies. Il faudra bien que nous causions ensemble serieusement...


La vicomtesse d'Attigny s'interrompit lorsque la vicomtesse de Chelles s'avança. Elle fut fort surprise de la veoir appuyée sur une canne et le rose quitta ses joues deja bien pales.

Juste ciel Pisan, comme te voila meurtrie ma rose. Mais que t'est-il arrivé, Tomsz ne m'a rien dit lorsque je suis passée prestement la semaine passée. J'ay cru que tu estais occupée a des tasches d'importance pour ne poinct m'avoir salué...
Il faudra que nous prenions le temps de vivre un peu toutes les deux... Nous avions projeté un pique-nique souviens-toi et n'avons jamais pu nous evader...
Mais, tu as raison, nous parlerons plus tard et plus longtemps.


Kermor a écrit:
Kermor n'avait pas eu le temps de réagir, que déjà, a peine embrassée par Pisan, elle se retrouvait assise sur une chaise, un coussin sous son fessier. Elle se sentit géné d'être ainsi privilégié, mais elle avait les jambes lourdes. Elle profita donc de son privilège de femme enceinte. Elle n'avait eu le temps de remercier Pisan que déjà elle était repartie vers d'autres amis. Cette soirée s'annonçait riche en émotions. Knarel arriva à son tour, élégament vêtu, il les rejoinds rapidement.

_ Bonsoir Knarel, dis moi, tu es très élégant ce soir. Elyra doit venir?^^

La jeune femme rit en voyant son beau frère rougir quelque peu. Il allait rétorquer quelque chose lorsque la dame de la soirée arriva pour les saluer à son tour. Kermor se leva afin de la saluer avec respect en souriant.

_ Merci beaucoup, dame Magdeleine. Et c'est avec plaisir que nous vous rendrons visite dés que nous le pourrons. Ma grossesse se passe très bien, si ce n'est cette envie perpetuelle de manger tout ce qui se trouve sur mon chemin... Je vais pouvoir fournir du lait si je continue ainsi ...

Magdeleine sourit à la plaisanterie, mais la lueur de tristesse qui passa dans ses yeux n'échappa pas à Kermor. Elle préféra ne pas en faire état.
Un valet vint alors lui proposer un plateau de victuaille qu'il plaça juste sous son nez. Par les odeurs ainsi gégagées, Kermor ne put s'empêcher d'avoir une terrible envie. Mais que choisir? Tous lui faisait envie. Mais elle ne pouvait écouter son ventre qui lui criait de prendre le plateau pour aller le déguster dans un endroit tranquile. Elle leva les yeux vers son époux qui la regardait en riant. Il la connaissait si bien, il avait deviné ses pensées.

Magdeleine a écrit:
En voyant Aliénor et Tomsz côte à côte, Mag se disait souvent que sa fille avait, en la personne de son futur officiellement suzerain, un admirable camarade. Il y avait, chez Tomsz un côté joueur presque gamin, à tel point qu’il arrivait à Mag de se demander lequel était le plus enfant des deux.
Et une fois encore, il en faisait la démonstration !


- Allez, fais "cling cling" Aliénor!

Il croyait avoir parlé sur le ton de la confidence, mais la jeune femme avait parfaitement entendu !

Alors que sa fille la regardait d’un air suppliant, espérant que sa mère accepterait qu’elle cède au plaisir de ce jouet si tentant, elle fut prise d’un fou rire, en se remémorant les circonstances de ce fameux "cling cling" qui semblait avoir tant marqué le Vicomte. Un autre instant solennel, le mariage de Pisan et Tomsz, l’attente d’un oui, une si longue attente pour un bébé qui ne trouve qu’un hochet à grelots pour s’occuper, et un silence recueilli troublé par le son des clochettes.

Reprenant un visage plus sérieux, elle adressa un regard noir au Vicomte, lui et ses idées, avant de répondre à Aliénor.


Ma puce, ce n’est vraiment pas une bonne idée, là tout de suite. avant d’ajouter, devant le visage de sa fille qui se renfrognait mais je te propose une chose. Lorsque le héraut arrivera, tu auras le droit de faire plaisir à Tomsz et de faire un peu de bruit avec le verre et la cuillère, comme cela, c’est toi qui annoncera le début de la cérémonie. Tu es d’accord ?

C’était un pis aller pour éviter l’orage, mais elle espérait que cette solution contenterait néanmoins la fillette...


napo76 a écrit:
Le langrois avait suivi "Alceste-au-nez-rouge-à-cause-du-froid" depuis l'entrée. Après quelques péripéties dues au léger trop plus de liqueur ingurgité - le couloir pris trois fois de suite - Napo arriva enfin dans la salle où devait se dérouler la cérémonie.

Comment il savait que c'était ici ? Facile, il y avait le buffet et un certain nombre de personnes bourdonnant autour.

Il n'eût pas même besoin de toussoter pour signaler son arrivée, les regards se tournèrent vers lui. Il était le dernier arrivé semblait-il.


"Parfait" fit-il intérieurement. Il n'aurait pas à attendre et qui plus est, il avait à n'en pas douter rendu un grand service à l'assemblée présente. Comment ? Aucune idée, mais il trouverait sûrement quelque chose à expliquer pour motiver son retard et les bienfaits qu'il avait provoqué.

Un léger bruit lui fit tourner la tête, un mètre quatre-vingt-dix plus bas. Une fillette le regardait, tenant un verre et un couvert entre ses mains. Il avait apparemment oublié que Chelles avait une fille. Enfin, peut-être n'était-ce pas la sienne mais la mémoire de Napo n'avait jamais été très bonne concernant Chelles et ses habitants. C'était seulement depuis les madeleines au calva qu'il se souvenait du nom de la maîtresse des lieux qui les envoyait.
Le Vicomte aux côtés de la fillette ne la quittait pas des yeux et semblait profondément absorbé. Napo se retint de le faire revenir à la réalité en se raclant la gorge, aussi garda-t-il le silence.

Il avança vers un endroit dégagé où la cérémonie se déroulerait bientôt sans doute, tout en cherchant Pisan pour lui présenter ses hommages, son mari étant "en conférence" comme disaient certains pour ne pas être dérangés.


pisan a écrit:
Elle allait et venait parmi les invités, tâchant de ne pas trop hâter le pas pour cacher son léger boitillement, on n’est pas moins coquette même si on se nomme Pisan…La coquetterie...en avait-elle usée ? Même inconsciemment ? Non..certes, non, elle avait trop fait attention dans ce monde d’hommes avides de conquêtes et de femmes sincèrement légères, à ses regards, ses gestes et paroles, pour avoir pu être ambigüe. Cette blessure n’allait décidément pas lui faire du tort, non, au contraire. Dans un monde d’apparence, l’infirmité est une tare. Au mieux, on la plaindrait de loin, au pire, on l’éviterait.

Elle était en train de repasser ses songes, un vague sourire aux lèvres, quand Alceste entra, suivi du héraut de Champagne.
Elle jeta un œil rapide au vicomte de Chelles, occupé à boire avec ses amis, un regard à son fidèle escuyer qui la regarda en retour comme pour attendre un signe. Elle leva simplement son verre de loin en signe d’amitié.

Elle avait toujours considéré la présence d’un héraut comme accessoire dans cette cérémonie d’hommage d’un homme libre à un seigneur, il n’était après tout qu’une sorte de « notaire » qui actait les choses, à l’instar du curé qui ne fait que prendre acte du serment d’amour entre un homme et une femme.

Ici, le « serment d’amour » liait un seigneur et un vassal, serment bien plus fort souvent que d’autres serments dits « éternels ». Le Seigneur ne demande-t-il pas, durant l’hommage, à l’homme libre, « Veux-tu être mon homme ? » et le vassal de répondre « Volo », c'est-à-dire « Oui je le veux » ?

Oui, cette cérémonie était parfois trop expédiée, voire, occasion de mondanités...Pisan savait que les protagonistes la prenaient à cœur, et elle posa un regard aigu, enveloppant toute la grande salle.

Les acteurs essentiels, donc, étaient réunis : le Seigneur, le futur vassal, les témoins…Et un Héraut!

Elle s’avança alors vers Napo ; le regarda un instant, un sourire indéfinissable flottant sur ses lèvres.


- La bienvenue à Chelles, noble héraut! Prenez donc un verre avant d’officier, voulez-vous ? dit-elle de sa voix légèrement voilée avec toujours ce léger accent.
Elle prononçait en effet « ou » au lieu de « u » et le « e » glissait toujours vers le « é ».
Il fallait cependant bien tendre l’oreille pour s’en apercevoir vraiment.

Elle fit signe à un valet qui s’empressa avec un hanap rempli de vin de Touraine, et qui présenta le coffret des fameuses madeleines au calva à l’important convive.

Puis, se tournant vers Aliénor, lui fit un signe de la main en la regardant droit dans les yeux.
Elle alla ensuite vers son époux et lui toucha légèrement le bras.


napo76 a écrit:
La voilà la Rose, l'amie d'Oksana, celle qui l'appelait "ma Duchesse"... Ce n'était pas le moment d'avoir une absence, son nom, son nom... Il le savait, il s'en était souvenu l'autre jour - il avait la signature sous les yeux tout de même, mais c'était presque pareil. N'était-ce pas en définitive étonnant que cette italienne - parce que Napo se souvenait de beaucoup de choses sur la personne qu'il avait en face de lui, si ce n'était son nom, la base, le commencement - lui fasse cet effet là...

Un délicieux accent aurait pu roucouler aux oreilles de Napo si elles n'avaient pas été dérangées par les murmures habituels régnant avant ce genre de cérémonies.


Mes hommages Vicomtesse - de toute façon il n'aurait pas pu dire Pisan pour la saluer... Voilà ! Pisan, c'était cela ! Je suis heureux de vous revoir, cela faisait... Les yeux de Napo s'attardèrent quelque peu sur un mur au loin, il ne parvenait pas à se souvenir décidément...
Peu importe, je suis simplement satisfait de vous revoir, vous et votre mari - Napo balaya son champ de vision d'un rapide coup d'œil pour constater que le maître des lieux était toujours en conférence - aujourd'hui.

Merci, pas de boisson avant le serv...

Napo s'interrompit en réfléchissant de nouveau aux mots qu'il prononçait... Sujet à moult interprétations quant à sa tenue à la fin de la cérémonie ; enfin peu importait.

Pisan était entre temps partie, pas même le temps de lui demander quels étaient les témoins, enfin.


Magdeleine a écrit:
Le héraut venait de faire son apparition. Mag transféra Aliénor dans les bras de son père. Elle prit le verre et la cuillère des mains de Tomsz et les tendit à sa fille en souriant.

Voila, maintenant tu peux !

Petite caresse sur les cheveux, léger baiser sur la joue, avant de rejoindre Pisan et Napo. Hésitation, comment devait-elle saluer le héraut ? Par son titre de noblesse, Baron, ou alors son nom héraldique, Champagne ? Elle opta pour une solution intermédiaire, celle qui consistait à biaiser et à le nommer par sa fonction.

Bienvenue à Chelles, messire héraut, mais je crois que Pisan vous l’a déjà dit ! Avez-vous besoin de quoi que ce soit ? Regard vers la boite de madeleines au calva auxquelles il n’avait pas touchées, un peu vexée quand même.


Aliénor a écrit:
Sa mère se tourna vers elle enfin mais la réponse ne plut point à la petite fille. Son regard vira au bleu sombre et sombre était son visage. Tomsz avait l'air déçu aussi et faisait presque la même moue qu'elle. Toutes les têtes des adultes se tournèrent alors vers l'entrée de la salle, et des murmures s'élevèrent.

Elle vit un homme très grand, apparaître dans la salle, l'air d'être à l'aise dans ce genre de cérémonie qui l'impressionnait, elle. Sa mise était soignée, il semblait avoir du goût et surtout, c'était le seul qui avait des jouets avec lui. Oh! un parchemin et une boite qui devait contenir l'encrier, un écritoire?
Autorisation maternelle de jouer. Haaaa! enfin!

Aliénor, maintenant dans les bras de son père, attrapa, non sans quitter des yeux, "l'homme aux accessoires", la cuillère et le verre avec un grand sourire radieux et émit un petit gloussement d'aise.
Elle gigota pour qu'on la dépose à terre, jusqu'à ce que son père la lâchât enfin, et se dirigea tout droit vers le nouvel arrivant, se planta près de lui, et leva le nez pour le regarder. lle voulait lui montrer que elle aussi, avait un jeu. Il la vit mais de dit rien. Elle fut un instant déçue...Pfff cette robe impossible! Et cette taille! pffff...Je suis un "bouchon".
Elle s'apprêtait à faire "cling cling" comme le lui avait demandé Tomsz mais vit Pisan avancer et parler à l'homme, puis se tourner vers elle et lui faire signe.
Aliénor suspendit son geste et ne lâcha plus "sa rose" du regard. C'était cela le signe, Pisan jouait au chef d'orchestre et elle, était, un musicien. Elle devait toujours attendre que Pisan fasse LE signe et attendit, non sans trépigner en dansant d'un pied sur l'autre, et en se mordant la lèvre. Sa mère alla aussi parler à l'homme, elle sut alors que c'était ce fameux z'héraut dont tous attendaient la venue comme celle du roy.


napo76 a écrit:
Au son de la voix de la future anoblie, Napo tourna la tête. Il sourit et s'inclina légèrement.

Le bonjour ma Dame. Pas trop inquiète quant au futur proche ? Le sourire du Héraut s'allongea, une ligne courbe traversait désormais le visage trop souvent impassible, comme un juste entre milieu entre l'amabilité et l'imaginaire sérieux de sa charge. Son visage donnait l'impression qu'il pouvait se permettre de sourire légèrement mais surtout pas de découvrir ses dents, qu'il n'avait pas si laides, pourtant.

J'aurais simplement besoin des noms des témoins, et éventuellement que vous me les désigniez si je ne les connais pas... Décidément, Napo était bien rêveur aujourd'hui... Il pensait maintenant qu'à force de fréquenter "hautes sphères" du pouvoir et salle des caducées, il avait peu à peu perdu le contact simple et brut, l'habitude de l'apostrophe amicale en taverne ou le verre offert sans tracas... Ses fidèles amis étaient de son "époque", ou un peu plus jeunes, mais les récents arrivés, les "nouveaux" comme on disait ? Dignité et sérieux semblaient être devenus les maîtres mots de cette période de son existence. Aristote savait qu'il aimait pourtant cette charge, mais où étaient ces plaisirs simples et lointains, plaisirs sacrifiés au bénéfice d'une carrière...

La réflexion n'avait duré que quelques secondes, assez pour saisir le sens de la phrase de Magdeleine et comprendre le dépit qu'elle ressentait en regardant les madeleines au calva. La barre traversant le visage de Napo, disparue le temps de son intermède philosophique, revint plus nuancée, avec un petit air ironique.
Il piocha dans la boîte et croqua dans la madeleine. Ce plaisir là, au moins, n'était pas perdu.


Magdeleine a écrit:
Léger sourire du héraut en réponse à son salut, puis une question. Inquiète, elle ne l'était pas. En tout cas jusqu'à présent. Mais elle en venait maintenant à se demander s'il n'y avait pas des petites lignes en bas du contrat, qu'elle n'aurait pas lues.
Non, elle connaissait trop bien les devoirs auxquels elle allait s'engager, après tout, son père avant elle avait été vassal et lui avait inculqué tout ce qu'il fallait savoir. Son époux aussi l'était...

Puis une demande.


J'aurais simplement besoin des noms des témoins, et éventuellement que vous me les désigniez si je ne les connais pas...

Des témoins, il n'y en aura qu'un, une plutôt, en la personne de ma cousine, maîtresse Ysa d'Airain. Il me semble que vous la connaissez !

Regard qui se tourne vers sa cousine. Témoin, elle l'a été déjà des moments importants de sa vie, et Mag ne concevait pas de ne pas lui demander de l'être à nouveau aujourd'hui.

Et puisque l'on parle de noms, une requête qui vient à son esprit. Elle se penche vers le héraut, légèrement rougissante par avance de sa demande, et ajoute sur le ton de la confidence.


Hm... D'ailleurs, je ne sais si mon nom complet vous a été transmis. Il est d'usage de m'appeler par mon prénom, et je ne m'en formalise guère, mais puisque nous touchons là à l'officiel, serait-il possible que la totalité de mon nom figure ? Magdeleine d'Assas. C'est la seule chose qu'il me reste de mes origines languedociennes... Ca et la dague de son père, mais ce n'était ni le lieu ni le moment d'en faire mention...


Tomsz a écrit:
Ah les femmes! Tomsz s'était totalement perdu dans ce trio improbable Magdeleine-Pisan-Aliénor. Comment un simple jeu avec une fillette avait-il pu tourner comme cela? Le Vicomte ne savait plus vers laquelle des trois se tourner, laquelle des trois détenait les clés de la cérémonie.

Lorsque sa femme lui effleura le bras, un frisson le sortit de son monde parallèle. Il l'interrogea du regard, mais lui même ne savait pas quelle question ce regard était censé contenir. Pour se remettre l'esprit à l'endroit, rien de tel qu'un bon verre, pensa-t-il. En se reconnectant lentement à la réalité et au buffet, il aperçut Napo en compagnie de quelques délicieuses madeleines au calva. Comment avait-il pu se téléporter ici? Etait-ce donc cela la « toute puissance du Héraut »? Décidément, il avait bien besoin d'un verre.

Un valet passa près de lui avec un plateau, Tomsz attrapa un verre à la volée. Il le descendit si vite que le valet était encore à portée de bras pour que le Vicomte puisse redéposer son verre vide sur le plateau, dans la continuité du mouvement. Il regarda de nouveau sa femme, et lui fit signe de la tête qu'il fallait commencer.

Tomsz s'avança au milieu de la salle. D'ici, il aperçut enfin sa vassale, la Dame de Nesles. Les événements elle aussi l'avait changée. Les pensées du Vicomte s'arrêtèrent sur sa tenue vestimentaire. Qu'avait donc bien pu faire Alceste à Jacquotte pour que cette dernière laisse sortir sa Vicomtesse habillée de la sorte? Sans doute y avait-il une forme de jalousie dans ces observations. Car cet étrange accoutrement lui rendait quelque part un petit peu de la jeune rose fougueuse et conquérante qu'elle était il n'y a pas si longtemps.


Ysa a écrit:
Profitant de chaque instant, de chaque personne présente et du copieux buffet, Ysa papillonnait un peu partout, prenant des nouvelles de chacun, ne quittant que très rarement son pépé mais surveillant du coin de l'oeil sa cousine, surveillant ainsi que tout allait bien.

Le héraut arriva enfin, en la personne de Napo ... elle ne le connaissait que peu, avait eu quelques mots avec lui au sujet de morceaux de viande vendus un peu trop cher à son goût. Mais ce dont Ysa se souvenait le plus, enfin ce qui lui avait été rapporté, vu qu'elle était au moment des faits plongé dans un profond sommeil, c'est que ce messire avait aidé à la trac du bandit qui avait agressé et grièvement blessé la diablesse quelques mois plus tôt. Elle en avait été très touchée mais n'avait pu le remercier, elle espérait donc pouvoir le faire ce soir, même si ce n'était pas le moment opportun cela lui tenait à coeur.

Le héraut présent, la cérémonie ne devrait plus tarder à débuter, elle s'approcha donc de Mag, ne sachant trop quoi faire elle resta toutefois légèrement en retrait.
"Maitresse Ysa d'Airain" :rougit Regard entendu vers sa cousine, qui une fois de plus lui avait renouvelé sa confiance, puis petit sourire à Napo qui paraissait un bout coincé ... sans doute sa nouvelle fonction voulait elle cela.



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MessageSujet: Re: Cérémonie de vassalité de Magdeleine   Dim 27 Mar - 21:32

napo76 a écrit:
Que de femmes en ces lieux... Ou de représentantes du beau sexe, plutôt ; Napo avait perdu la fillette de vue. Pas de bruit de vaisselle brisée, enfin un enfant sage semblait-il.

Le héraut, sourire de circonstance affiché, semblait à ses aises dans cette salle. Oubliée la brève interruption philosophique, il était de nouveau dans ce monde de mondanités exagérées. Madeleine... Magdeleine l'informait puis l'interrogeait ; il hochait la tête en signe d'acceptation - oui oui, pas de problème pour le nom - tandis que la dernière part de la gâterie disparaissait entre ses dents.
Ysa arrivait, il reconnut celle-ci et inclina la tête pour la saluer. Par un de ces coups d'œil furtifs jetés au-delà des têtes couronnées ou non des environs, Napo entrevit Tomsz buvant. Il eût une pensée de réprobation, mais son visage resta figé.


Mesdames, je pense qu'il est temps. La manière était peut-être quelque peu cavalière, mais Napo ne tenait pas à aggraver son retard, non seulement par politesse pour ses hôtes, mais aussi pour tenter de concilier les autres cérémonies d'anoblissement à préparer.
Voulez-vous m'accompagner jusqu'au lieu où se déroulera la cérémonie ? J'ai avec moi fit-il en tapotant sa besace restée à son côté tous les documents nécessaires.

Pisan et Tomsz se rendraient bien compte de la manœuvre, la cérémonie pouvait débuter.


Aliénor a écrit:
Pisan avait touché le bras de Tomsz. Tomsz avait fait signe à Pisan, Pisan fit signe à Aliénor.
Ses yeux mobiles, grands ouverts avaient intercepté les signaux...Drôle de tribu, avare en paroles...Il falait toujours qu'elle guette leurs gestes, leurs regards. Elle regarda sa mère qui ne la regardait pas et vit le "z'héraut" qui tapotait sa besace pleine de jouets...Elle n'eut plus une hésitation, on allait enfin jouer!


CLING! CLING!

Elle avait cogné la cuillère contre le verre en fermant les yeux.
Le brouhaha avait cessé.

Elle ouvrit un, œil, regarda sans voir la voir, l'assistance, comme si ses yeux n'accommodaient plus très bien.

Elle n'entendait que son cœur qui battait dans le silence de la grande salle.


Magdeleine a écrit:
Le hérait avait acquiescé à sa requête, elle lui sourit en remerciement. Etait-ce de la vanité, de vouloir voir figurer son nom dans son entier ? Non, plutôt un hommage à son père, cet homme qu’elle avait tant admiré et qui lui manquait si douloureusement aujourd’hui.

Un bruit aigü la sortit de ses réflexions. Ainsi, Aliénor avait-elle enfin pu satisfaire sa lubie, et celle de Tomsz par la même occasion.
Et signal était donné du début de la cérémonie, ce qui ne saurait déplaire au héraut qui semblait vouloir excuser son retard en officiant sans délai. Enfin, sans délai... Mag avait tout de même noté avec satisfaction qu’il avait pris le temps de déguster une madeleine !

La jeune femme fit un clin d’oeil à sa fille et s’avança vers le centre de la salle, rejoignant celui qui allait devenir officiellement son suzerain.

Ainsi donc, le moment était arrivé. Lorsque Tomsz lui avait proposé d’être sa vassale, quelques mois auparavant, elle avait accepté, comme un gage de l’amitié et du respect qu’elle avait pour lui. Mais les aléas de la vie, en l’occurence une armée artésienne plantant ses tentes au pied des murs de Compiègne, puis la détention et la disparition du Vicomte, en avaient repoussé la concrétisation officielle.
Ce délai n’avait fait que renforcer ses sentiments. Plus que jamais, elle se mettait au service de Chelles et de ses suzerains. Point n’était besoin de signer un papier devant témoins pour qu’elle se sente déjà engagée, au service de Tomsz et Pisan envers et contre tout.

Mais maintenant, en présence de ses amis et du héraut de Champagne, qui allait acter la chose, elle allait l’affirmer haut et fort. Et à dire vrai, elle n’était pas très à l’aise. Elle préférait les actes aux paroles, et avait toujours eu des difficultés à trouver les mots justes pour exprimer ce qu’elle ressentait au fond d’elle.

Un regard vers Tomsz, un sourire, et le coeur qui se remet à battre intensément dans sa poitrine...


Tomsz a écrit:
Tomsz, planté au milieu des invités, sursauta lorsque la sonnerie cristalline d'Aliénor résonna dans la grande salle. Il en avait déjà oublié qu'il avait lui même « commandé » ce signal à la fillette. Mais assez rêvassé, il était temps...

Mes amis! Avant de commencer cette cérémonie proprement dite, je tiens tout d'abord à vous remercier chaleureusement d'être venu. Même si comme beaucoup d'entre vous, je ne suis pas un grand adepte des mondanités, ce moment est important pour Dame Magdeleine, pour moi et mon épouse, pour Chelles. Je vous demande également d'avoir une pensée et de lever votre verre... arf... euh... enfin, ceux qui ont la chance d'en avoir un, au Seigneur de Baron, mon ami et vassal Bourguigon, qui n'a malheureusement pas pu faire le déplacement. Nous espérons tous ici qu'il se remettra bien vite. La splendide vue qu'il doit avoir jour et nuit sur le carnag... euh... le chantier dans son jardin doit l'aider, j'en suis certain, à recouvrer ses forces plus rapidement.

Bon, commençons. Je demande à Dame Magdeleine de s'avancer vers le centre de la pièce.


Le Vicomte se rendit compte un peu tard que celle-ci était déjà là.

Hum parfait... mais il va falloir que j'explore cette histoire de gens qui se téléportent à tire l'artigo, quelque chose ne tourne pas rond...

Tomsz chercha dans ses poches un discours qui n'existait pas, puis se redressa et regarda Magdeleine droit dans les yeux, accompagné d'un sourire qui avait l'ambition d'être rassurant. L'habitude de ce genre de cérémonie commençait à faire son effet, et l'anxiété apparente de l'intendante de la Maison l'amusait quelque peu.

Thop a écrit:
En retard, encore une fois... Il ne le faisait pas exprès pourtant: il avait noté consciencieusement la date de la cérémonie, il s'était levé tôt le matin même en prévision du trajet pédestre qui l'attendait, avait protégé du mieux possible ses plus beaux habits sous un grand mantel de voyage puis était parti du monastère où il passait désormais la plus grande partie de son temps. Seulement voilà, il est bien difficile de résister à l'appel d'une auberge de bord de route, surtout quand vous n'avez pas bu depuis un bon moment. Et très vite le "juste un verre, le temps de faire une petite pause" s'étire à travers les conversations de comptoirs. Ce n'est qu'après avoir échappé à cette dangereuse situation que Thop se remit en chemin, du plus vite que lui permettait ses jambes, quelque peu moins alertes ces derniers temps par manque d'exercice. Quand enfin il arrive devant les grilles de Chelles, l'heure du début de la cérémonie était passée depuis longtemps. Agnan l'ayant vu arriver de loin avait entrouvert la grille mais c'est à peine s'il eu droit à un grognement au passage du jeune homme.

C'est donc le souffle coupé que Thop déboula au bout du couloir menant à la grande salle. Il prit le temps de faire une pause pour reprendre haleine et rajuster sa tenue quand il entendit au loin un verre tinter. Les éclats de voie qui lui parvenaient jusqu'à présent se turent et celle ( reconnaissable entre toutes) de Tomsz se fit entendre. Thop lacha un juron dans sa moustache avant de parcourir le couloir qui le séparait encore de la grande salle. Profitant que tout les invités fixent leur attention sur le vicomte il se glissa discrètement dans un coin de la salle, cherchant à repérer des visages familiers.


Tomsz a écrit:
La foule s'évanouit alors autour d'eux, laissant Magdeleine et Tomsz voguer vers leur destin. Parce qu'il s'agissait de l'attribution de sa troisième et dernière seigneurie, le vicomte fut loin d'être effrayé par ce moment si singulier et si court, celui où un suzerain et un vassal, enfermés dans leur bulle, se lient jusqu'à la mort, comme un mari et une épouse. Tomsz avait vu quelques fameux donneurs de leçons attribuer des terres à la va-vite et le regretter ensuite, qu'il s'était promis que cela ne lui arriverait jamais. Il y avait tant de personnes méritantes autour de lui, et si peu d'honneurs à leur attribuer, mais à ce moment précis, une joie et une fierté immense l'envahirent. Oui, il en était certain désormais, quelque soit le temps que tout ceci avait pris, il pouvait être heureux et fier de ses choix.

Magdeleine, parce que tu as érigé la loyauté et l'humilité en véritables dogmes, parce que tu as élevé la patience et la fidélité à des niveaux rarement atteints, parce que tu protèges désormais Chelles de ton immense bienveillance comme tu l'as toujours fait pour Compiègne et la Champagne, parce que tu es une brillante intendante et une indispensable dame de parage, parce que ta fille doit savoir que sa mère est aussi extraordinaire que son père, parce que toutes ces personnes ici présentes ne sont pas là par hasard, j'ai aujourd'hui l'extrême honneur de te demander de devenir ma vassale, en t'attribuant la propriété de mes terres de Pomponne.


Magdeleine a écrit:
Un mouvement près de la porte la détourna un instant de Tomsz. Léger sourire en apercevant son filleul qui se glissait dans la salle, heureuse qu’il ait pu venir malgré ses périodes si fréquentes et si longues de retraite chez les moines.
Puis le regard et l’attention qui reviennent vers le maître des lieux. Et une légère gêne en l’entendant parler ainsi d’elle. Méritait-elle tous ces éloges ? Après tout, elle n’avait jamais agi que selon ce qui lui paraissait juste, ce que lui dictaient sa conscience et son sens du devoir.
Et une immense émotion en l’entendant parler de sa fille, et de ses amis qui l’entourent et qui sont venus partager ce moment important de sa vie.
Elle hocha la tête, puis plongea ses yeux dans ceux de Tomsz. Instant de silence, pendant qu’elle réfléchissait à la formulation de sa réponse.


Tomsz… Hm… il fallait peut-être y mettre les formes. En même temps, jamais encore elle ne lui avait servi du "Vicomte", et ce n’était pas aujourd’hui, malgré la solennité de l’affaire et le profond respect qu’elle avait pour lui qu’elle allait commencer. Donc, reprenons…
Tomsz, l’honneur est pour moi, dans la confiance que tu me témoignes en me demandant d’être ta vassale. Confiance dont je ferai tout pour être digne.
Alors, oui j’accepte, que le lien qui nous unisse aille au-delà de l’amitié que nous nous portons déjà.
Petit sourire malicieux en même temps que la voix devient murmure complice En même temps, en doutais-tu ?
Et, je fais ici et maintenant, devant tous réunis et le Très Haut, le serment de te servir, loyalement et fidèlement, avec respect et honneur, de te porter aide, conseil et protection, ainsi qu’à Pisan et à Chelles, avec le dévouement dont j’ai toujours fait preuve.


Voila, c’était dit. Bon, c’était peut-être un peu grandiloquent, mais c’était surtout sincère, chaque mot avait été soigneusement pesé et pensé…

pisan a écrit:
Lourde responsabilité que les serments éternels; car la nécessite nous rendra tous parjures trois mille fois durant ces trois ans. Car tout homme naît avec des penchants que seule peut maitriser, non la volonté, mais une grâce spéciale.*
Magdeleine avait cette grâce certainement. Cet esprit de sacrifice du bonheur personnel au profit de la communauté. Pisan regarda tour à tour le seigneur et le vassal, reporta son regard vers la fenêtre. Le crépuscule prenait son tour de garde, et les éclats des flambeaux maintenant allumés faisaient briller de mille feux, les bijoux des femmes, les décorations et les armures des preux guerriers assemblés.

Elle se remémora un serment ancien, qu'elle avait presque oublié et en mesura à cet instant la valeur.
"Je vous servirai jusqu'au delà de ma mort, car ce qui est lié ici bas, le ciel le liera à jamais et ce qui est délié ici bas, sera aussi délié par delà le temps"...Non, la mort ne sépare pas, elle entrouvre juste une autre porte. Elle secoua légèrement la tête. C'est jour de liesse à Chelles, car son seigneur a trouvé appui sur la plus aimante parmi les fidèles. Pisan était fière et heureuse, et elle approuvait un ce choix. Son époux considéraient ses vassaux comme ses égaux. Elle le soupçonnait d'être gêné de devoir être leur lige. Il n'était pas fait pour ce monde et elle savait pourquoi il avait fait tout cela.



[* Shakespeare revisité (pardon) dans Peines d'amour perdues (1604)]


Beeky d'Apperault a écrit:
Beeky s'estoit approchée de la scene qui se derouloit sous ses yeulx. Tomsz comme a son habitude, savoit trouver les mots justes. A croire que sa maladresse coutumiere estoit le pendant, poinct pour poinct, de son adresse a manier le verbe.

Les ceremonies d'ennoblissement , Beeky avoit assisté a toutes celles de la maison Chelles. Elle avoit esté la premiere, Mag seroit la derniere. Le ceremonial lui estoit pour l'heure coutumier, nonobstant, c'estoit toujours la mesme emotion qu'elle ressentoit.

Le serment entre un suzerain et son vassal estoit comme un serment entre espoux. On se juroit fidelite, amour et soutien dans les moments difficiles de son existence. On partageoit les joies, les succès. On tomboit les uns après les autres dans les mesmes batailles et tous unis autour d'un pere rassembleur, on appartenoit a la mesme famille.

La dame de Nesles esquissa un sourire bienveillant qu'elle adressa a la nouvelle dame et leur suzerain. Onc, elle n'eut pu imaginer des années auparavant, que cela pu estre reel...


napo76 a écrit:
Si Napo tenait à garder un ton sérieux et neutre, il se reprit en voyant que les intéressés comptaient rester à distance. L'usage n'était pas réellement ainsi, aussi s'approcha-t-il le plus discrètement possible - mais comment être discret lorsque tous les regards sont posés sur vous ? - prenant les mains de Magdeleine pour les placer dans celles de Tomsz. Cela faisait déjà un brin plus sérieux si les serments étaient prononcés dans les règles.

La forme du discours n'était pas des plus réglementaires, mais le fond était là. Le Héraut appréciait la séparation franche qu'opéraient les "habitants" de Chelles en toute circonstance. Pourquoi en aurait-il été différent ici ?

Le baiser de paix devait arriver, puis le serment sur un objet saint, la remise d'un objet symbolisant le fief puis, ce que Napo appelait la signature des registres, c'est-à-dire de l'acte.


Tomsz a écrit:
Alors que Magdeleine était figée, sans doute par sincèrité, Tomsz sourit lorsqu'il vit le Héraut apporter une "touche réglementaire" à la cérémonie. Il ne faisait aucun doute pour Tomsz que l'arrivée de Napo à ce poste prestigieux et trop nouvent négligé ne pouvait que faire du bien à la noblesse champenoise. Une preuve supplémentaire venait d'être apportée.

Tomsz ferma ses mains sur celles de Magdeleine. Une fois le serment de cette dernière prononcé, le Vicomte avança lentement sa tête vers celle de sa vassale, et l'embrassa timidement (bah oui, y'a des enfants qui regardent, tout de même!). Avaient-ils réellement besoin de cet infime contact fugace de leur bouche, de ce "baiser de paix", pour se jurer éternellement fidélité et assistance? Probablement pas, mais les symboles gravés au fond des crânes sont toujours importants.


AlcesteAVotreService a écrit:
Alceste qui avait attendu patiemment son heure de gloire en cuisine avec la margot,( ho ben oui faut bien passer l'temps hein), fut appelé par le majordome dans la grande salle.

Oh ventrediou, le livre des vertus!

Il fonça droit dans la grande salle, prit au passage à la bibliothèque le livre saint posé sur un guéridon, glissa de façon artisitique sur le parquet de chêne et dans un dernier virage, arriva dans la grande salle, légèrement rouge mais à temps.

Il avança d'un pas qu'il voulait cérémonieux et se plaça près de son maître, en présentant le livre dans es mains tendues.

Pfiou! Elle drôlement bien attifée Dame Mag!remarqua-t-il silencieusement avec un sourire au coin des lèvres. Le vicomte embrassa sa vassale et Alceste regretta juste un instant son statut de gueux...Mas bon, s'il fallait donner des terres pour embrasser des jolies filles...


napo76 a écrit:
Le langrois aurait bien rêvassé à la symbolique du baiser et aux histoires qui en avaient découlé auprès d'Oksana et de ses vassaux, mais l'heure était au travail.

Il fit signe au domestique d'avancer - le nez semblait quelque peu moins rouge - afin de présenter le livre à Magdeleine. Il prononça ensuite :


Dame Magdeleine d'Assas, veuillez jurer sur le Livre Saint que vous respecterez votre serment, apporterez aide et conseil à votre suzerain, et que vous vous montrerez digne de cette noblesse qui est désormais vôtre.


Magdeleine a écrit:
Lorsque le héraut s’était approché et avait pris ses mains pour les placer dans celles de Tomsz, Mag avait compris qu’il serait plus scrupuleux sur la forme qu’allait prendre son hommage et le respect des différentes étapes que… enfin bref…

Donc la suite, le baiser de paix si ses souvenirs étaient exacts. Un "baiser de paix" d’ailleurs, drôle de nom, elle n’était pas en guerre…
Et au fond d’elle-même, un certain embarras pour ce qui s’apprête à se dérouler. Mais après tout, ce n’était pas le geste d’une femme envers un homme, mais celui d’une vassale à son suzerain, la signification en était toute autre.
Les visages se rapprochèrent. Echange de souffle, contact rapide et fugitif. Et un regard vers sa fille, songeant qu’il faudrait qu’elle lui explique la symbolique de cet acte.

Puis, sans qu’elle sache comment, Alceste se retrouva à leurs côtés, le Livre des Vertus entre les mains, encore que l’haleine de l’intendant indiquait clairement à Mag où ce dernier avait passé les instants précédents.
Réflexe, regard désapprobateur, avant de se reprendre.

Elle posa sa main sur le saint ouvrage, regard qui se porte à nouveau vers Tomsz, et sa voix s’éleva, forte et claire.


Moi, Magdeleine d’Assas, jure fidélité, loyauté et assistance à mon suzerain Tomsz d’Harcourt. Je voue ma vie et mon honneur à son service, à celui de sa famille et de sa maison.


Tomsz a écrit:
Tomsz fit alors signe à Alceste de lui apporter "l'objet", bien plus encombrant que le livre des vertus cette fois.

Que désormais, Dame Magdeleine d'Assas soit reconnue comme Dame de Pomponne. Elle portera le Blason "D'azur au chevron d'or, accorté de deux palmes sur un rocher, le tout d'or".



Messire Napo, ici présent en tant que Héraut de Champagne en est témoin, ainsi que vous tous icilieu.

Alceste déposa "l'objet" aux pieds de son maître avec la délicatesse d'un bourreau artésien. Tomsz sursauta, plus inquiet pour l'état du parquet qu'autre chose. Il lança un regard de travers à son homme à tout faire, décidément, ce dernier avait agrandit notablement sa collection aujourd'hui.

Magdeleine, comme je l'ai déjà mentionné, enfin il me semble... bref, tu veilles sur Chelles et les Chellois, mais qui veillera sur toi? En matière d'efficacité au combat, tu as prouvé que tu étais bien plus douée que moi, les compiégnois s'en souviennent. Alors, puisque je ne suis pas certain de savoir te protéger correctement, accepte ce présent qui saura certainement se montrer plus fiable que moi. Que cet écu soit le symbole de ton investiture!


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MessageSujet: Re: Cérémonie de vassalité de Magdeleine   Dim 27 Mar - 21:35

pisan a écrit:
Pisan s'avança à son tour et prit une bourse de velours sombre accrochée à sa ceinture. Elle en sortit un objet, qu'elle tendit à la désormais dame de Pomponne.



Magdeleine d'Assas, dame de Pomponne, puisse cette bague témoigner de notre attachement et de mémoire de rose, qu'en chaque chose éclose, la plus belle soit l'amitié.

Puis, elle l'embrassa affectueusement.


napo76 a écrit:
Napo faillit bondir devant l'irrégularité totale d'une représentation semblable sur un bouclier. Ce n'était décidément pas aux normes. Il se retint toutefois d'interrompre la cérémonie pour faire connaître la législation à ce sujet, il en toucherait un mot à Tomsz plus tard.
Pour l'instant, il tenta de se focaliser sur le bouclier, et sur ce qu'il représentait seulement, pas sur ce qui était dessiné dessus.

Le Héraut prit sur une table proche un papier qu'il avait sorti de sa besace un peu plus tôt. L'acte était prêt, il ne restait plus qu'à signer. Il invita les divers intervenants à le remplir, après qu'il ait apposé son sceau au document attestant la validité de la noblesse de Magdeleine.

Citation :
Au nom de la sainte et indivisible Trinité, Tomsz, Vicomte de Chelles, nous faisons savoir à tous ceux qui sont fidèles à la Saincte Parole d’Aristote et à notre règne en cette Vicomté, que nous concédons à Dame Magdeleine d'Assas tous les bénéfices afférant au Fief de Pomponne.



Description : ED'azur au chevron d'or, accorté de deux palmes sur un rocher, le tout d'or.

Fait à Chelles, le 27 du moy de septembre 1456

***

[sceaux ou signatures des témoins]

***

Moi, Napo, Baron de Choiseul, Héraut d'Armes de la Marche Héraldique de Champagne, déclare avoir été témoin de cet hommage entre le Vicomte Tomsz et la Dame Magdeleine d'Assas. Que nul ne puisse à présent remettre cette parole en doute, l'hommage ayant été prononcé sur les sainctes écritures, devant témoin.




Tomsz a écrit:
Citation :
Au nom de la sainte et indivisible Trinité, Tomsz, Vicomte de Chelles, nous faisons savoir à tous ceux qui sont fidèles à la Saincte Parole d’Aristote et à notre règne en cette Vicomté, que nous concédons à Dame Magdeleine d'Assas tous les bénéfices afférant au Fief de Pomponne.



Description : ED'azur au chevron d'or, accorté de deux palmes sur un rocher, le tout d'or.

Fait à Chelles, le 27 du moy de septembre 1456

Tomsz d'Harcourt, Vicomte de Chelles.



***

[sceaux ou signatures des témoins]

***

Moi, Napo, Baron de Choiseul, Héraut d'Armes de la Marche Héraldique de Champagne, déclare avoir été témoin de cet hommage entre le Vicomte Tomsz et la Dame Magdeleine d'Assas. Que nul ne puisse à présent remettre cette parole en doute, l'hommage ayant été prononcé sur les sainctes écritures, devant témoin.



Magdeleine a écrit:
Dame de Pomponne… Vassale du Vicomte de Chelles... Ces mots résonnaient dans sa tête comme irréels. Rêverie interrompue par le bruit perçant d’un objet "discrètement" posé à terre. Bruit du métal sur le plancher en bois, puis découverte dudit objet.
Mag écarquilla les yeux en voyant l’écu flambant neuf marqué de ses armes, puis releva le visage, dirigeant son regard vers Tomsz, les yeux brillants, la boule à nouveau au fond de la gorge.
Pour ne rien arranger, Pisan se présenta à son tour, découvrant une bague qui laissa Mag sans voix. Dans l’embrassade qui suivit, elle ne put que murmurer un
Merci avec toute la sincérité et l’émotion qu’elle ressentait.

Puis la dernière étape, la signature de l’acte…


Citation :
Au nom de la sainte et indivisible Trinité, Tomsz, Vicomte de Chelles, nous faisons savoir à tous ceux qui sont fidèles à la Saincte Parole d’Aristote et à notre règne en cette Vicomté, que nous concédons à Dame Magdeleine d'Assas tous les bénéfices afférant au Fief de Pomponne.



Description : ED'azur au chevron d'or, accorté de deux palmes sur un rocher, le tout d'or.

Fait à Chelles, le 27 du moy de septembre 1456

Tomsz d'Harcourt, Vicomte de Chelles.



***
Fait le 27ème jour du moy de Septembre 1456, en le Château du Griffon à Chelles

Magdeleine d’Assas



[sceaux ou signatures des témoins]

***

Moi, Napo, Baron de Choiseul, Héraut d'Armes de la Marche Héraldique de Champagne, déclare avoir été témoin de cet hommage entre le Vicomte Tomsz et la Dame Magdeleine d'Assas. Que nul ne puisse à présent remettre cette parole en doute, l'hommage ayant été prononcé sur les sainctes écritures, devant témoin.




Ysa a écrit:
La cérémonie suivit son cours sans encombre, sans pour une fois un geste malencontreux du Vicomte. L'émotion était palpable, tous présents ici pour saluer les qualités innombrables de sa cousine ... son écoute toujours attentive, sa loyauté, son travail acharné, sa gentillesse, sa patience et pour elle tout simplement.

Ysa particulièrement émue d'avoir une nouvelle fois était choisie comme témoin par son amie s'avança. Tomsz et la Dame de Pomponne avaient tous deux signés le parchemin préparé par Napo, c'était à présent à son tour.

La main tremblante, elle se saisit de la plume..


Citation :
Au nom de la sainte et indivisible Trinité, Tomsz, Vicomte de Chelles, nous faisons savoir à tous ceux qui sont fidèles à la Saincte Parole d’Aristote et à notre règne en cette Vicomté, que nous concédons à Dame Magdeleine d'Assas tous les bénéfices afférant au Fief de Pomponne.



Description : ED'azur au chevron d'or, accorté de deux palmes sur un rocher, le tout d'or.

Fait à Chelles, le 27 du moy de septembre 1456

Tomsz d'Harcourt, Vicomte de Chelles.



***
Fait le 27ème jour du moy de Septembre 1456, en le Château du Griffon à Chelles

Magdeleine d’Assas


***

Fait à Chelles, le 27ème jour du moy de Septembre 1456,

Ysa d'Airain



***

Moi, Napo, Baron de Choiseul, Héraut d'Armes de la Marche Héraldique de Champagne, déclare avoir été témoin de cet hommage entre le Vicomte Tomsz et la Dame Magdeleine d'Assas. Que nul ne puisse à présent remettre cette parole en doute, l'hommage ayant été prononcé sur les sainctes écritures, devant témoin.



Une fois signé et la plume doucement reposée, Ysa se tourna vers Mag et ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras. Elle lui dit tout bas .... Et voilà, Dame de Pomponne. Elle l'embrassa puis la laissa se remettre doucement de ses émotions ... émotions qui d'ailleurs avaient donné soif à Ysa qui retourna auprès de son pépé, bien trop silencieux depuis un certain temps. A quoi pouvait-il bien songer ?

Magdeleine a écrit:
Pendant que sa cousine signait l’acte qui témoignait de l’hommage qu’elle venait de prêter, Mag glissa la bague offerte par Pisan à son annulaire, où elle alla rejoindre son alliance. Deux anneaux, les symboles de deux engagements qu’elle avait pris et qu’elle entendait bien tenir, envers et contre tout.

Puis un regard encore vers l’écu miroitant à la lueur des chandeliers. Elle se rapprocha alors de Tomsz, quelques mots presque chuchotés.


Tomsz, mon suzerain… Je te remercie pour ce bouclier. Je ne peux pas te promettre d’en prendre soin, cela signifierait que je ne l’utiliserais pas. Au contraire, qu’il soit avec moi lors de chaque bataille que je pourrais mener, pour Chelles, pour la Champagne et pour le Roy.

Elle se hissa sur la pointe des pieds, et lui donna un chaste baiser, sur la joue cette fois, avant d’ajouter Merci.

Un merci qu'elle renouvela lorsqu'Ysa vint la serrer dans ses bras avant de la regarder rejoindre Goli avec un sourire.

Wittek a écrit:
Dès le début de la cérémonie , wittek avait émergé du bar les joues légèrement rouges. C'était les Cling cling de la petite Alienor qui l'avait sortit de sa torpeur, il lui fit un gentil sourire puis s'installa où il pu, sur une chaise près d'une fenêtre.
Le héraut avait fait son apparition tout d'un coup et tout s'étaitacceleré.
Les signatures battaient leur plein...


napo76 a écrit:
Citation :
Au nom de la sainte et indivisible Trinité, Tomsz, Vicomte de Chelles, nous faisons savoir à tous ceux qui sont fidèles à la Saincte Parole d’Aristote et à notre règne en cette Vicomté, que nous concédons à Dame Magdeleine d'Assas tous les bénéfices afférant au Fief de Pomponne.



Description : D'azur au chevron d'or, accorté de deux palmes sur un rocher, le tout d'or.

Fait à Chelles, le 27 du moy de septembre 1456

Tomsz d'Harcourt, Vicomte de Chelles.



***
Fait le 27ème jour du moy de Septembre 1456, en le Château du Griffon à Chelles

Magdeleine d’Assas


***

Fait à Chelles, le 27ème jour du moy de Septembre 1456,

Ysa d'Airain



***

Moi, Napo, Baron de Choiseul, Héraut d'Armes de la Marche Héraldique de Champagne, déclare avoir été témoin de cet hommage entre le Vicomte Tomsz et la Dame Magdeleine d'Assas. Que nul ne puisse à présent remettre cette parole en doute, l'hommage ayant été prononcé sur les sainctes écritures, devant témoin.



Napo récupéra les exemplaires des précieux documents des mains d'Ysa en la gratifiant d'un signe de tête, puis effaça soigneusement un malencontreux "E" qui traînait. Après avoir posé sa plume, il confia deux exemplaires à Tomsz qui avait les mains libres en murmurant : L'un pour vous, l'autre pour Magdeleine.

Il plia soigneusement le dernier parchemin et le plaça dans sa besace, posée à proximité. Il se tourna enfin vers la foule des invités et annonça d'une voix forte :

Accueillez parmi vous Magdeleine d'Assas, Dame de Pomponne.

Cette parole clorait la cérémonie officielle, faisant ainsi place aux félicitations usuelles et aux ruades sur le buffet.

bigbosspower a écrit:
C'était donc cela, son annoblissement, sa visite imprévue avait finaleùent eu du bon, même s'il aurait préféré l'avoir su plus tôt, par coursier ou pigeon, mais qu'importe, il savait combien cela tenait à coeur à sa femme depuis un certain temps. Avec l'arrivée du héraut et les tintements de la cuillère que se plaisait à agiter sa fille, la cérémonie commençait enfin, dans ses rituels les plus immuables qu'il soit, mais qui n'en restaient pas moins marquants pour ceux qui en étaient les participants, le vicomte et sa femme devenant à présent sa vassale. Vassal, une fois encore mais l'attachement n'y était pas le même que le sien, il n'avait eu que peu de nouvelles de son suzerain à Reims, les voyages effrénés ces derniers temps ne l'y avaient pas aidé.

Vinrent le serment et la proclamation faite devant tous les invités réunis, sa fille revenue à ses côtés, pour cette fois obéissante, il revint vers sa femme pour la féliciter comme il se devait.

Félicitations mon coeur, ou plutôt dame de Pomponne léger sourire, je sais ce que cela signifie pour toi, la maison de Chelles aura sans cesse besoin de tes services.

Tomsz a écrit:
Le Vicomte transmis aussitôt l'exemplaire que le Héraut lui avait remis à Alceste, afin qu'il le place en lui sûr, à l'abri des attaques sournoises des liquides et autre tâches de graisse qui peuplaient le buffet. Tandis que tour à tour, les invités venaient féliciter Magdeleine, il annonca distinctement :

Pour les plus sages d'entre vous qui n'ont pas encore attaqué le buffet, je vous propose de vous y atteler des maintenant! Pour les autres... euh... gardez le rythme! Et encore merci à tous pour votre présence.

Puis il s'approcha de nouveau du Héraut.

Napo, merci pour ton office. Que dirais-tu maintenant d'aller boire un verre, comme au bon vieux temps?

[mat2 a écrit:
Mat suivait attentivement le buffet, enfin l'anoblissement aussi hein !, depuis le début de la cérémonie. Puis vint la fin de lu protocole habituel avec les signatures. Enfin il entendit Tomsz demander à tout le monde de s'approcher du buffet, mat s'essaya donc sur une barrique, pour avoir quelque chose à boire, et se mit un plateau sur les genoux.


coleen a écrit:
Col avait suvit avec attention l'anoblissement de dame Magdeleine.Il était temps d'aller arroser celà et d'aller gouter à ce qu'offrait ce beau buffet.
Il aida Ker à se lever et la tenant par la taille l'accompagna vers les grandes tables sachant combien son épouse en serait ravis de se délecter de tous ses mets.


Magdeleine a écrit:
Cérémonie avait été close par la phrase du héraut.
Son époux l’avait rejointe, premier à la féliciter. Petit sourire, pression de la main, tandis qu’elle lui murmure
Merci… Seigneur de Pomponne ! Je suis d’autant plus contente que tu sois là, que je ne savais comment t’informer du fait que je pars après la cérémonie, pour une mission d’escorte avec les Dames Blanches. Je pensais qu’Aliénor pourrait justement demeurer à Pomponne avec Ysabault, le temps de mon absence…
Regard levé vers le sien, supplique muette. Il était toujours par monts et par vaux, elle ne savait jamais où lui faire adresser missive et s’était habituée à prendre seule les décisions concernant leur fille. Alors, pour une fois qu’il se trouvait présent, elle ne souhaitait pas qu’il se sente mis de côté.

Puis Tomsz donna le signal des rafraîchissements. Mag toussota, elle avait encore quelque chose à dire.


Avant que nous ne fassions honneur aux breuvages, et aux mets préparés par notre talentueux Maître Queue, je tenais à vous remercier, vous tous qui vous êtes déplacés. Votre présence me touche énormément, et prouve une chose s’il en était besoin, que chacun d’entre nous a à cœur de partager les événements qui rythment la vie de Chelles.
Et je n’ajouterai plus qu’une chose : que vive Chelles ! Et maintenant, buvons !


Pendant que certains prenaient déjà place près du buffet, elle se dirigea verx le héraut.

Messire héraut, tous mes remerciements pour vos bons offices. J’espère que vous trouverez le temps de boire un verre avec nous avant que vos fonctions ne vous appellent en d’autres lieux…

pisan a écrit:
Elle laissa la place aux amis venus féliciter la dame de Pomponne, regarda si le buffet avait été regarni et vit Coleen qui prenait soin de son épouse...Elle les enroba d'un regard bienveillant. Cette journée avait été chargée en émotion. C'était la première grande fête donnée depuis leur retour d'Orléans. Tomsz avait l'air d'être en forme mais elle se sentait lasse. Ses pieds étaient douloureux et la blessure à son flanc la lançait un peu. Elle alla saluer le héraut et le remercier chaleureusement. Elle prit place sur son siège, et posa la canne à ses pieds. Des gouttes de sueur perlèrent sur son front et un goût acide envahit sa bouche.
Elle fit signe à un valet d'approcher et prit un verre de vin qui lui brûla la gorge.
Arf! Du frelon! Lancre a dû passer par là...

Curieusement, cela lui donna un coup de fouet et les couleurs lui revinrent. Elle était heureuse de les voir tous (ou presque) réunis.

Magdeleine a écrit:
Le malaise de Pisan n'avait pas échappé à l'œil de Mag. Elle la savait encore fatiguée, à peine remise de ses lourdes blessures. Le fait qu'elle ait tenu à superviser elle-même les préparatifs, la cérémonie elle-même, n'avaient pas dû arranger les choses.

Elle s'excusa auprès de ses interlocuteurs et se rapprocha de Pisan. Posant la main sur l'accoudoir, elle se pencha vers son amie avant de lui murmurer
Tu devrais aller te reposer un peu, tu as présumé de tes forces...
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MessageSujet: Re: Cérémonie de vassalité de Magdeleine   Dim 27 Mar - 21:36

napo76 a écrit:
Si Napo souriait, cela ne se voyait pas. Non pas qu'il était d'une si grande avarice en débauche de sentiments, mais il n'était pas homme à trop laisser paraître ses émotions.
Il était heureux pour Magdeleine, mais aussi pour lui-même, de voir que l'une de ses premières cérémonies avait satisfait les intéressés, comme s'il s'agissait d'une prouesse technique. Mais Napo savait qu'il ne s'agissait là que de remerciements ordinaires parmi les gens de cette maison.

Tomsz avait donné un exemplaire au domestique, Napo intrigué se demandait se qu'il comptait faire du deuxième qu'il lui avait remis. Une félicitations, deux, trois ; autant de sourires rendus, mais n'était-ce pas plutôt à la nouvelle Dame de Pomponne qu'il fallait attribuer ces chaleureux encouragements ? Il irait voir l'anoblie et son mari, tout à l'heure peut-être, s'ils n'étaient pas trop occupés.
Tomsz parlait de "bon vieux temps". Le langrois n'avait pas souvenir d'avoir souvent trinqué avec le compiègnois, ni de l'avoir tutoyé régulièrement, mais la cérémonie était terminée, il était fatigué et il aimait bien Tomsz, malgré quelques fantaisies loufoques, comme le "cochondrome" dont il lui arrivait de parler en des termes plus qu'élogieux.
Mais pas trop longtemps, il avait encore du travail et certains s'impatientaient déjà sans doute.


Je te suis. Heureux d'en avoir enfin fini avec tous ces cérémoniaux ? J'imagine que tu as choisi avec soin tes trois vassaux, car c'en est fini désormais... Le lien est trop fort pour être brisé.


Tomsz a écrit:
Le bon vieux temps était finalement qu'un concept bien vague. Tomsz associait Napo à ce "bon vieux temps", bien qu'en fait, il n'ait pas vraiment le souvenir d'avoir partagé beaucoup de verres avec lui, ou même d'avoir travillé en étroite collaboration. Le politique et le temps ont le don d'aigrir les gens, de casser leurs amitiés ou de les rendre impossible. Lorsque Tomsz fit son entrée dans le milieu politique Champenois, Napo était déjà là. Pas vraiment un novice ni un vieux aigri.

La politique et le temps ont donc fait leur "oeuvre", mais Napo les traversait avec un constance et une objectivité désarmante. L'expérience était en lui, mais l'arrogance quasi-systématique qui l'accompagne ne l'avait pas suivit. Oui, Napo était ce symbole du bon vieux temps, ce temps introuvable mais dont on sait qu'émergent les personnes les plus honnêtes.


Oui je suis content. Pas nécessairement d'en avoir terminé, mais parce que je suis fier de mes choix. Tu sais bien que beaucoup de bien pensants s'indignent de mon titre. Je n'ai pas vraiment le droit de faire les mêmes erreurs qu'eux, si tu préfères. En tout cas, je suis ravi que ça soit toi qui officie désormais. J'espère que tu sauras guider notre noblesse vers des routes moins affligeantes et plus glorieuses.

Le Vicomte attrapa deux verres sur un plateau volant (à moins que ça ne soit le valet qui ne soit tout petit), en distribua un au Héraut, et trinqua. Il se rendit alors compte avec surprise qu'il avait toujours un parchemin dans l'autre main, et qu'il allait surement le salir avec la maladresse caractéristique. Il le posa discètement sur un coin de table en faisant un signe de la tête à Alceste pour qu'il récupère cet exemplaire également.

napo76 a écrit:
Napo ne répondit pas. Si les différents nobles lui ayant parlé rehaussaient son mérite, ce n'était qu'en abaissant celui de sa prédécesseur. Et cela le gênait. Yla et lui, c'était... Un peu une relation mentor-élève. Et même si l'élève avait pris la place du maître, il n'en restait pas moins une grande dose de respect pour ses connaissances et son poste : il savait d'où cela provenait et pourquoi il les avait.

Il avala lentement une gorgée de la boisson que lui avait tendu Tomsz, tandis qu'ils marchaient ensemble, s'approchant subrepticement de Magdeleine.


golitor a écrit:
Pépé n’avait suivi la fin de la cérémonie que distraitement, n’ayant d’yeux que pour sa belle, qu’elle signait bien… Chacun à son rôle et à son petit mot, pépé se leva rejoindre sa douce lui prendre distraitement la main et participer aux félicitations.

Sa douce le tira de sa méditation contemplative, il lui répondit d’un simple sourire goûtant à la beauté de la cérémonie.
Tu as très bien signé Ysa, magnifiquement…
A l’œil sombre lancé par l’élégante jeune femme, il comprit rapidement que le fait de ne pas user de diminutifs affectifs la chagrinait à son oreille il la rassura de mots tendres.

Puis le couple s’approchant de Mag, pépé lui lança un sourire radieux et lui glissa un gentil
« Félicitations Mag… Vive la mariée ? ha non suis-je bête… » Il fini sa boutade d’un clin d’œil complice.

Alors les grands et force était de constater les vieux aussi, se retrouvaient autour d’un verre à échanger quelques mots plus ou moins protocolaires. Un geste caractéristique de Tomsz que Goli avait pu remarquer, il regarda Ysa et sur un ton moralisateur lui dit :


Regarde moi ça, si personne ne veille sur lui Arsistote seul sait ce qu’il adviendra de ce parchemin… Alala, il a vraiment besoin d’une tête notre Tomsz hein…

Il quitta Ysa pour récupérer le dit parchemin que le vicomte avait troqué contre deux autres verres de liqueur. Echange on ne peut plus légitime quand on connaissait la qualité du breuvage tout à fait propice aux bavardages. Un instant sa main hésita voyant une verre se profiler non loin, mais par un effort de volonté il parvint à d’abord prendre le parchemin, le glisser dans la doublure de sa livrée d’apparat, puis pris un verre une immense sensation de responsabilité, de maturité aussi peut être d’avoir su privilégier l’écrit au délieur de verbe.

Kermor a écrit:
Lorsque la dame de Pomponne fit son discour, Kermor prise dans un élans, faillit applaudire. Elle se retint en voyant les autres convives la saluer d'un verre. Elle sourit à son époux qui la prenait par la taille afin de la conduire au buffet. Elle avait une grande fain, mais se devait d'aller féliciter la dame d'honneur de la soirée. Elle glissa son bras sous celui de Coleen et lui murmura : Allons féliciter dame Magdeleine.

Ils se dirigèrent tous deux vers la Dame en souriant .
_ Toutes mes félicitations Dame De Pomponne! Cette cérémonie fut particulièrement émouvante.

Kermor loucha alors sur le buffet, sa gourmandise et sa faim étant plus tenace. Elle vit du coin de l'oeil la dame de Chelles s'installer sur un siège. Elle était pâle et n'avait pas l'air de se sentir bien. Magdeleine la rejoint après les avoir remercier. Coleen avait également observé la scène, mais ils ne firent pas de geste vers elle afin de na pas attirer l'attention sur son malaise. Elle reprenait déjà des couleurs après avoir savouré un verre.
Kermor regarda son époux et lui sourit tendrement.

_ Alors mon coeur, tu m'offre un verre? Et je mangerais bien quelque chose^^

Après lui avoir déposé un baiser sur les lèvrtout en riant, il la conduisit de nouveau au buffet. Tous les mets avaient l'air plus délicieux les uns que les autres. Par quoi commencer? Voyons voir...

napo76 a écrit:
Magdeleine était trop occupée à recevoir les félicitations habituelles pour entendre celles de Napo, aussi posa-t-il son verre sur une table et alla saluer les maîtres de maisons. D'autres cérémonies l'attendaient...

Tomsz, eh bien mes félicitations pour cette nouvelle vassale, je ne doute pas qu'elle te procure tout ce qu'elle t'a promis.
Pisan, ma "Rose"... Eh bien je vous souhaite une bonne continuation. Au plaisir de vous revoir prochainement.
Il n'osa rien dire sur son air un peu pâlot, étrange pour la femme de Tomsz le Rose. Et sur ces réflexions philosophiques, il partit récupérer Llamrei.


Magdeleine a écrit:
Des félicitations... Elle n'avait pourtant pas l'impression d'avoir accompli un acte extraordinaire. Peut-être parce que le long délai entre la première fois où Tomsz lui en avait parlé, et la concrétisation officielle, lui avait fait pleinement prendre conscience des devoirs auxquels elle venait de s'engager, et qu'elle avait déjà eu le temps et la possibilité de les mettre en oeuvre.

Elle avait aperçu le geste de Golitor qui mettait en sécurité le parchemin qui actait de l'hommage qu'elle venait de faire, mais ne voulait pas s'éloigner de Pisan pour l'heure. Elle irait récupérer le précieux document plus tard, une fois que tout serait redevenu plus calme...

Napo et Tomsz se rapprochèrent, le premier pour les saluer avant de prendre congé. Elle ne put s'empêcher de sourire en entendant les paroles du héraut, oui, elle ne s'était pas engagée à la légère...
Dernier remerciement, un salut à celui qui s'en retournait aux obligations de sa fonction.

Puis elle se pencha vers Tomsz.

Pisan est fatiguée, je vais la raccompagner dans ses appartements, excuse-moi auprès des invités, veux-tu ?

Main qui se tend pour inviter Pisan à se lever, regard qui se fait insistant, elle passe son bras sous celui de son amie, avant qu'elles ne disparaissent toutes deux.
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Cérémonie de vassalité de Magdeleine
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