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  [RP] Fête du Printemps à Sainte-Ménéhould !

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Aliénor
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Messages : 1966
Date d'inscription : 02/03/2011

MessageSujet: [RP] Fête du Printemps à Sainte-Ménéhould !    Lun 21 Mar - 17:37

Cerberos a écrit:
«Les filles sont les roses de la couronne de la vie. Les roses et les filles font resplendir le printemps».

Et si les proverbes avaient force de loi dans la sagesse des Hommes ? Selon la mythologie Grec, Perséphone, déesse d’une beauté radieuse et fruit de la passion de l’union de Zeus et Déméter, aurait réussit à s’emparer du coeur de glace du morbide Hadès, Dieu des enfers et des morts. Cédant à son ardeur, la belle disparut en Sicile où sa mère l’aurait élevée en secret, loin des regards de tous, afin de la mener dans ses souterrains. Désespérée, Déméter l’aurait cherché neuf jours et neuf nuits durant en vain. Anéantit, celle-ci aurait décrété que la famine serait désormais maitre chez les Hommes tant que sa fille ne lui aurait pas été restitué. Alors, Hélios, Dieu du Soleil, lui indiqua l’endroit où Perséphone était retenue. Exigeant son retour immédiat, Zeus dû intervenir mais ne voulant froisser aucune des deux parties et conscient de la supercherie d’Hadès - ce dernier ayant fait ingérer sept pépins de grenades, le fruit des morts - il trancha en imposant le partage : six mois durant, Perséphone séjournerait en Enfers, les six derniers auprès de Déméter. Ainsi, si l’on en croit la mythologie, l’hiver se traduit par la tristesse de la Déesse à l’oeuvre, regrettant la présence de sa progéniture à ses cotés... Le printemps étant son retour dans le monde des vivants.

Symbole de privation, de chagrin et de mort, l’hiver voit la nature s’assoupir et rentrer en hibernation le temps de la suprématie du froid. Souvent rattachée au vent impétueux, aux eaux glacées et à la neige polaire, sa venue cause le tracas des populations de son image implacable. Insufflant pauvreté et solitude, les consciences s’emplissent de noires pensées, cédant à son hégémonie et à son joug... Les ténèbres s’installent, se liguant contre leur esprit comme des assaillants impitoyable... Mais son départ ravi les coeurs lorsque, laissant les intempéries se retirer, le paysage s’éclaircit pour laisser à nouveau sa liberté à la terre et à Dame Nature. Ainsi, les bourgeons éclosent, la sève des arbres remonte, les feuilles apparaissent et l’herbe se teint d’une couleur oscillant entre jaune et vert, emblème d’une renaissance de la flore. Ainsi, les couleurs font surface et s’installent durablement dans un paysage se dotant d’une diversité agréable au regard. Le soleil, étoile céleste par excellence, impose ses rayons comme une épée dans le ciel afin d’étendre sa lumière sur les terres des Hommes, la pluie parsemant doucement cette étendue devenue stérile... Le cycle naturel passe donc son tour à son successeur afin d’en reprendre quelques mois plus tard le rôle et ce dans une continuation éternelle. Le vingt mars, jour de l’équinoxe de printemps, connait une situation particulière : jour et nuit ont la même durée. Mais il représente aussi le début du printemps et la venue de ses bienfaits ! La joie et la bonne humeur déclament leur retour et sonne la fin du règne des jours sombres et tristes... Les places s’emplissent peu à peu d’étales, les villageois retrouvent le goût de vivre, les semailles peuvent à nouveau retrouver un sol humide et prêt à accueillir de nouvelles récoltes destinées à subir une préparation intensive et soignée afin d’emplir les plats des chaumières laissant peu à peu les cheminées refroidir. Mais ce tableau onirique semble peu à peu vide de sens, car un élément vient à manquer... Vivre pour manger, est-ce là la sagesse des anciens philosophes ? Au Diable ces penseurs et leur morale à deux écus ! Et si la vie n’était dédiée qu’à une existence de plaisir et de fêtes ?!

Les païens autrefois, amassaient des bouts de bois afin d’y mettre le feu, symbolisant le renouveau de la vie et de la protection des récoltes. Le ridicule ne tue pas, la danse est un rituel, un art, une manière d’expression accessible à tous, des plus démunis aux plus fortunés, des plus miséreux aux plus titrés ! Et cela n’était que les prémices d’un long enchainement de coutumes. Qui aurait pensé qu’offrir un oeuf, représentation universelle de la puissance de la lumière, de la naissance et de la renaissance, deviendrait finalement une politesse ?

Sainte-Ménéhould, centre de la Champagne et Bourgade sereine et tranquille, avait accueillit depuis quelques jours la Grande Maison d’Armantia en son sein. Le printemps ne saurait s’annoncer impunément, il avait été convenu d’organiser une fête afin de rassembler les Champenois autour de mets et boissons variées, disposées sur tables de fortune. Des tas de planches et de bois récupéré de ci ou de là avaient été disposés au bord du rivage du lac, futur foyer où le feu ferait son office volontier. Au petit matin, la troupe s’était rassemblée, prête à célébrer un évènement joyeux et destiné à amuser voir à divertir l’assistance et à l’éloigner des tracas passés, présents ou à venir et à l’inclure dans un esprit de fête et de partage... Que cela soit dit, le Vicomte n’avait pas su se décider à abandonner sa toge de noire et ses gants légendaires, mais il avait accepté d’abandonner son air austère voir funèbre afin de s’essayer à la sociabilité... Qu’à cela ne tienne, il ne fallait pas non plus appuyer sur ce dernier point...!


Yseault a écrit:
Ce qui fut jadis n’est plus comme ce qui fut hier, s’est déjà éteint. Ce que demain n’est pas encore et ce sera un perpétuel recommencement. Donc peut-on réellement dire que ce qui fut jadis n’est plus ou n’est pas encore ? Elle s’était pourtant jurée que plus jamais elle ne mettrait les pieds en Champagne et pourtant… elle en sillonnait les routes depuis quelques jours déjà. La belle Champagne, le duché entre tous les duchés… nul d’égale que lui-même. Ici on pouvait voir de tout et de tous les genres surtout. Connaitre des moments d’intenses bonheurs mais des plus sombres désespoirs également. Entre le levé du soleil et au détriment de ce dernier pour la nuit, votre vie pouvait avoir complètement chavirée. Elle l’avait vécue… plus d’une fois même dans cette partie du monde qui semblait coupé du reste. Et survivre à cela demandait bien des torrents de larmes, bien des sacrifices et bien des moments de détresses.

Est-ce que la Champagne était fautive de tous ses malheurs ? Bien sur que non, elle avait sa part de tort mais lorsque vous résidez ici, vous pensez et vous agissez comme les gens d’ici. L’anormalité aux yeux de certains extérieurs de Champagne devient la routine pour les gens d’ici. Finalement, en conclusion, tout est dans les yeux de celui qui regarde et qui s’apprête à juger. A-t-il raison ou tort ? Personne n’a de véritable réponse à tout ceci… Mais pour avoir depuis son départ, visiter plus du trois-quarts du royaume, elle pouvait assurément dire que la Champagne était bien différent du reste de la France. Était-elle plus heureuse ailleurs ? Non, elle ne pouvait pas non plus dire cela, mais elle était beaucoup moins malheureuse… c’était un fait indéniable. Et si cela n’avait pas été de vouloir voir Rhémy une dernière fois avant qu’il ne cède à son caprice d’embrasser la faucheuse, elle ne serait jamais revenue. Mais une promesse jadis faites, demeure même après une décennie loin de tout ceci. Elle avait bien des défauts la blondinette mais elle était honnête envers ceux qu’elle aimait. Et pour son ami également le père de son unique enfant, elle était possiblement prête à tout… même d’affronter les démons du passé.

Le premier mais également le plus sympathique n’avait pas tardé à montrer le bout de son nez d’ailleurs à Troyes. Systemeur… son premier amour. Maintenant Maire de Troyes, il n’avait pas changé et bien que celui l’avait rendue nostalgique, de le revoir lui avait fait grand plaisir. L’espace d’un moment, il avait rendu un peu de bonheur à son trait de vie indifférent et austère. Depuis son exil, la blondinette angélique bien que tempétueuse que les Champenois avait connu avait disparue depuis fort longtemps. Pas sans travail sur elle-même, pas sans échappatoire au passé mais maintenant, c’était chose faite…. Comme si elle avait emprisonné tout ce qu’elle avait été ici dans une prison de glace, les souvenirs avec, dans l’espoir de les y laisser à tout jamais. Son caractère s’était endurcit, son cœur aussi et ses yeux avait pris cette teinte plus dure et insouciante également. Si un rien l’ébranlait avant, aujourd’hui, c’était tout autre. Quoique… la glace qu’elle avait longtemps forgé tout autour de ses souvenirs semblait maintenant plus fragile à devoir les affronter en face. Cela l’embêtait un peu mais pour le moment elle tenait le coup…. Jusqu’à quand cela dit ?....

Le véritable tourment se trouvait ici… enfin, le plus gros… elle avait espérer qu’elle ne le croiserait pas, que son aller/retour à Varennes se ferait discrètement et sans tâche mais que surtout, elle ne tomberait pas sur celui qui avait fait de son départ un exil.

Elle avait parcourus une longue distance entre Troyes et Sainte-Ménéhould, à cheval pour éviter de trainer en chemin. Elle s’était attendue à tout mais pas à cela en traversant les murailles de la ville. La gaité semblait encline et au rendez-vous, jumelée par les premiers rayons du soleil c’était tout un spectacle fort attrayant et attirant. Les habitants de cette jolie ville centrale de Champagne s’étaient levés du bon pied ou quoi ? Apparemment, on organisait une fête. Pourquoi ? Trottinant sur son cheval, elle se demandait de quoi il en retournait bien qu’elle n’avait pas demander à s’en informer pour le moment. Gardant ses interrogations et ses réflexions silencieuses pour elle-même. Les étalages gorgeaient d’étoffes soyeuses en décorations, de fleurs cultivées à l’abri des froids glacials de l’hiver, des tables conviviantes les attendaient emplis de nourritures aux aromes des plus alléchantes. Même son ventre qui se contorsionnait sous le parfum de plusieurs d’entre eux était du même avis que ses yeux dévorant.

Intriguée et devant se reposer avant de faire route pour Compiègne, elle descendit de sa monture et l’attacha solidement à un arbre près du lac où un feu allait être érigé éventuellement par l’entassement de bois qui s’y trouvait. Elle s’assura que la bête ne pourrait pas s’échapper et avança prudemment parmi les gens qui déjà commençaient à festoyer aussitôt l’astre solaire en ascension. Il n’était même pas encore à son zénith ! Les gens étaient-ils dont tous devenu fou ici ou la Reyne avait-elle eu un nouvel héritier ? Et soudain malgré une garde à ses talons elle le vit….Son cœur se crispa de douleur, les poings de la blondinette se refermèrent en une poigne de fer jusqu’à en faire blanchir ses doigts nerveusement. Tout ce qu’elle avait fuit, tout ce qu’elle avait espéré, tout ce qu’elle avait maudit, tout ce qu’elle avait des plus chèrement aimé se trouvait à se balader là… en pleine place de Sainte sous ce ciel rayonnant d’une belle journée de printemps. En colère, hargneuse du moins le pensait-elle ne voulant pas s’avouer triste aux méandres du passé, elle le regardait déambuler tranquillement dans la rue. Elle ferma les yeux un court instant pour tenter de garder le contrôle d’elle-même et ne pas pleurer… surtout ne pas pleurer… ne pas repenser à hier… à avant… à lui… surtout pas…. Ce qui avait été jadis doit rester jadis… mais la roue tourne et certaines choses ne s’effacent jamais… certaines brulures continuent d’être douloureuses même après la cicatrisation tout comme un cœur continue d’aimer même s’il devrait d’être fané de cet amour depuis longtemps. Alors colère ne devrait pas être mais chagrin et mélancolie devrait subsister. Elle s’était résignée… jamais plus il ne lui ferait verser une larme… JAMAIS PLUS !!!! Elle l’avait pensée si fort que lorsqu’elle avait ouvert les yeux, les gens autour la regardait étrangement et elle s’était demandée si ses pensées n’avaient pas en flots traversées ses lèvres. Heureusement, cela n’avait pas l’apparence puisque les gens l’entouraient lui souriait gentiment et même chaleureusement.


Malgré elle, elle recherchait son ‘’ trouble ‘’ des yeux sans même accordé un renvoi de sourires aux habitants qui passaient devant elle. Elle le retrouva à une bonne distance d’elle, fort heureusement d’ailleurs en train de serre la main de quelqu’un. C’était bien lui, sans aucun doute possible après de longues minutes à minutieusement le détailler. Où qu’elle soit, elle l’aurait reconnu de suite. Quoique ce n’était pas très difficile. Lui seul arborait une tenue vestimentaires de la sorte, ayant peur de quitter ses satanés gants que plus d’une fois elle avait eu envie de jeter au feu que pour sentir sa main pleinement dans la sienne lorsqu’ils se baladaient ensemble et non entravé de ce cuir froid. Il avait vieillit, tout comme elle bien entendu mais il restait égal à lui-même. Gracieux, beau mais terriblement austère et surtout hautain…. Rien qu’à sa démarche, elle savait qu’il n’avait pas changé… ou pire encore… avait empiré même peut-être.

Elle avait eu ouï-dire qu’après son départ, il avait réussit à force de travailler d’arrache pied à obtenir ce qu’il avait toujours voulu. Sa noblesse… Apparemment, il était même Vicomte aujourd’hui. Ravie, elle l’aurait dû l’être pour lui mais pas du tout! Elle était fière de lui, certes bien que jamais elle ne lui avouerait. Il l’avait mérité et jamais personne ne pourrait dire le contraire. Mais heureuse pour lui, jamais ! Son désir de noblesse avait réussit surtout à mettre un terme tranquillement à leur relation… ça et autre chose bien sûr. Elle avait également ses fautes dans cette histoire tout comme lui. Mais de tous ses démons à affronter… Cerberos... Cerb… resterait à jamais le plus gros. Loin d’être prête à y faire face au moment dit ici, elle s’adossa contre le mur d’une boulangerie tout en l’observant de loin bavarder avec les paysans qui le saluaient fièrement, heureux de cette journée en quelque sorte en son honneur et au renouveau de la ville.

Alienor_vastel a écrit:
Après tout ce blanc vient le vert,
Le printemps vient après l’hiver
(*)


Et au blanc, couleur du deuil, de la vie endormie sous la neige et le froid, la saison nouvelle laissait enfin apparaître le vert, couleur de la renaissance, de l'éveil de la vie et de sa pérennité. Car toujours la nature reprenait ses droits, ronde éternelle des saisons, cycle éternel de la fertilité ; car tout germe, tout fleurit, tout fane et tout meurt, puis renaît, dans une explosion de couleurs et d'odeurs.
Le printemps, donc, avec son cortège d'images, toujours les mêmes. Les jours qui rallongent, le travail des champs qui recommence, les hommes et les femmes qui ressortent après tant de mois passés au coin du feu, joie au coeur des beaux jours en devenir...

La Grande Maison d'Armantia avait décidé de fêter cette renaissance de la vie. Le choix de l'endroit avait été sujet à moults tergiversations, Châlons ne s'y prêtant pas pour l'instant. La décision s'était finalement portée sur Sainte-Ménéhould, dont la position géographique au sein du Duché permettrait d'attirer le plus grand nombre de champenois.
Renouant avec d'ancestrales coutumes, il avait été décidé d'un grand feu à l'aube, sur les rives du lac. Nourritures et boissons seraient aussi proposées. Du vin de Châlons, bien entendu, apporté avec eux, mais aussi des productions locales, pour faire honneur au village qui les accueillait.

Dans sa chambre à l'auberge où ils s'étaient installés quelques jours auparavant, Aliénor terminait de se préparer pour l'occasion qui se présentait. Le coq n'avait chanté que depuis peu, le soleil commençait à peine sa course dans le ciel, mais la petite blonde était réveillée depuis quelques temps déjà. Non que le sommeil de l'adolescente ait été troublé par la fête qui s'anonçait, mais l'Argentier de la GM avait tenu à mettre à jour les comptes avec les achats réalisés sur place. Budget avait été fixé, budget avait été tenu. Bien !

Regard pervenche par la fenêtre, essayant de deviner, à l'avancée de l'astre solaire dans la voûte céleste, l'heure qu'il pouvait être. La jeune blonde paracheva les derniers détails de son habillement ; le banolier soulignant sa taille et ajusté haut sur son surcot ; la chevelure brossée et laissée tombante dans son dos, juste recouverte d'un voile léger et retenue par un fin cercle en métal posé sur son front.
Avant de poser son mantel sur ses épaules, et d'y agrafer le fermail qui permettait d'en relier les deux pans.

Et d'un pas léger, sortir de l'auberge et se diriger vers le lac, point d'orgue des festivités. A mesure qu'elle approchait, l'animation se faisait plus vive, les bruits plus intenses, la foule plus nombreuse. Des enfants qui couraient la bousculèrent, manquant de la faire tomber. Sourcils froncés avant que de sourire. Après tout, aujourd'hui était jour de fête...
Passant par le marché, elle s'arrêta un instant devant l'étal d'un maraîcher, lui achetant une pomme dans laquelle elle croqua à pleines dents, avant de continuer son chemin, longeant des parterres de jacinthes et de jonquilles dont les couleurs vives égayaient la vue et contrastaient avec le vert pâle de l'herbe nouvelle.

Puis le lac. Arrêt de la petite blonde, le temps d'embrasser le rivage de son regard bleu. Tout semblait prêt, même le Vicomte était présent.
Petite moue de la blondinette ; arf, était-ce lui qui était en avance, ou elle qui était en retard ?
Dents plantées à nouveau dans la pomme pour un croquer un morceau, essuyant du doigt un peu de jus qui avait glissé au coin de ses lèvres, Aliénor s'avança pour rejoindre le lieu de la fête.




(*) Claude Roy - "Farandoles et fariboles"


Dernière édition par Aliénor le Ven 16 Sep - 15:41, édité 1 fois
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