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 Petite Aliénor a bien grandi / C’est beau, un jardin, en hiver !

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Aliénor
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MessageSujet: Petite Aliénor a bien grandi / C’est beau, un jardin, en hiver !   Mer 2 Mar - 8:34

Petite Aliénor a bien grandi

Alienor Vastel a écrit:
Cinq ans... cela faisait cinq années qu'elle avait quitté la Champagne. L'enfant de dix ans, à qui l'on avait annoncé par deux fois la mort d'un parent, et que l'on avait envoyé parfaire son éducation dans la famille maternelle en Languedoc (ça pour le coup, ça n'était pas gagné, l'éducation parfaite, mais bon...) était maintenant une belle jeune fille.
L'on disait enfant qu'elle ressemblait à sa mère, dont elle avait la blondeur. Mais de son normand de père, elle avait hérité les yeux bleus. Autant dire que, là bas, chez sa tante du Sud, elle déparait à côté de ses cousins tous plus bruns les uns que les autres.
Et puis la Champagne lui manquait...

A peine avait-elle soufflé ses 15 bougies qu'elle avait annoncé son intention de revenir en Champagne. Au grand soulagement de sa tante, que le caractère bien trempé, parfois un peu garçon manqué, et le verbe tranchant de la blondinette avait tendance à agacer.

Un cheval aux fontes bien remplies, notamment de tous les documents, papiers que sa mère avait couverts quotidiennement de son écriture serrée, et dont la lecture donnait à la jeune fille toute la connaissance d'une époque. Un compagnon de route peu bavard mais dont l'épée, associée à celle d'Aliénor, avaient dissuadé les malandrins. Et de nombreux jours de voyage avant de pouvoir rouvrir la porte et pousser les volets de la vieille chaumière du 6 allée St Georges à Compiègne.

Quelques jours avaient passé, elle avait fait la connaissance de quelques compiégnois, bien peu de ceux qui avaient connu ses parents. Et Aliénor hésitait... Aller se présenter directement à Airain, faire connaître son retour à sa marraine ? Ou attendre, après tout, Ysa ne s'était-elle pas "débarrassée" d'elle en l'envoyant en Languedoc après le décès de ses parents ?

Le hasard, ou le destin, avait voulu que la blondinette rencontre Kévin à Compiègne. Une conversation, une proposition à aller visiter un jardin (Aliénor n'oubliait pas à quel point elle avait aimé se promener dans les jardins de Chelles ou de Pomponne...), et voici la jeune fille devant les grilles.

Une hésitation... une longue hésitation... la main se tend vers la cloche qui annonce les visiteurs. Puis se retire...

Qu'attend-elle ? Après tout, elle ne voudrait pas que Kévin puisse croire qu'elle a profité de sa gentillesse pour s'introduire à Airain. Même si au début, l'idée lui a bien traversé l'esprit, elle a appris à apprécier le jeune homme et souhaite réellement cette promenade des jardins. Même si elle a tendance à souvent apprécier ceux qui lui accordent de l'intérêt (souvenir des sourcils froncés d'Ysabault "cela te jouera un tour un jour, ma fille"...).
Et bizarrement elle en appréhende presque à croiser Ysa. L'appréhender et l'espérer à la fois...

Une inspiration... une longue inspiration... la main se tend à nouveau vers la cloche, et cette fois tire fermement la chaînette, la blondinette se demandant qui du "concierge" ou de Kévin viendra l'accueillir..


Aldric a écrit:
Les arrivées étaient nombreuses ces derniers jours, le vieux garde n'avait aucune idée de ce qui se tramait au sein de la mesnie et cela ne le regardait pas, mais il était tout de même curieux de connaitre le pourquoi du comment d'un tel remue ménage. Mais là c'était légèrement différent puisque la demande ne venait pas directement des maitres des lieux, mais du prévot d'Airain, Kevin. Une jeune demoiselle devait arriver d'ici peu, il l'avait invité à venir visiter le parc du Domaine de Jouarre.

Aldric était donc sur le qui vive, surveillant le son de la cloche tout en vacant à ses occupations ... la principale étant la formation du jeune Joseph qui lui donnait du fil à retordre. La patience est mère de toutes les vertus ... Le barbu en était à expliquer l'étiquette au jeune nordiste quand la cloche retentit. Se fut sans attendre que le garde alla vérifier qu'il s'agissait bien là de la jeune fille au cheveux blonds dont lui avait parlé Kevin.

C'était bien elle.
Bonjour Damoiselle, entrez donc. Il ouvrit la grille afin de la laisser s'introduire dans l'entrebâillement, inutile d'ouvrir en grand pour cette fois ci. Si je ne fais pas d'erreur, vous devez être Alienor. C'est bien cela ?

Alienor Vastel a écrit:
Elle n'avait pas eu bien long à attendre, juste le temps de resserrer sa cape autour de son corps, et de se demander si elle avait bien fait.
Bien fait de "suggérer" à Kevin de lui proposer de visiter les jardins (car oui, Aliénor avait déjà compris, malgré son jeune âge, comment faire croire aux hommes que les idées ou envies qu'elle pouvait avoir venait d'eux, et non d'elle !), bien fait de taire son identité.
Car après tout, nul hormis quelques très proches, n'avaient connu le véritable nom de son père, Etienne Vastel. Seul le surnom sous lequel il s'était fait connaître était resté, ce surnom dont seul son père aurait pu expliquer l'origine.

Mais l'arrivée du vieux garde chassa ses idées de son esprit. Et vieux, il l'était pour elle du haut de ses quinze automnes !
En le regardant avancer vers la grille, la blondinette se demanda s'il exerçait cette fonction depuis longtemps. Si oui, il avait peut-être connu sa mère... Mais cela datait d'un temps révolu, et malgré la ressemblance physique existante entre Aliénor et sa génitrice, il y avait peu de chances, ou de risques, qu'il fasse la relation avec la blondinette invitée par le prévôt d'Airain.

La grille s'entrouvrit (hého, suis pas grosse d'accord, mais bon !) pour laisser le passage à l'adolescente, le tout accompagné d'un salut fort aimable.


Bonjour Damoiselle, entrez donc. [...]Si je ne fais pas d'erreur, vous devez être Alienor. C'est bien cela ?

Aliénor hocha la tête, avec un grand sourire, tout en se faufilant par l'entrebaillement.

En effet... Arf, flûte, la formule de politesse ? "Maître", il ne l'était pas, "Sieur", ça faisait un peu trop, pas assez... "Mon brave" ? Non, trop condescendant... Bon tant pis, on va s'en passer, nouveau sourire et index qui tortille une mèche blonde pour détourner l'attention. Aliénor Vastel d'Ass... Oups, pas encore, cela ne saurait tarder, mais pas encore... Aliénor Vastel. Je vois que l'on vous a prévenu de ma venue, Kevin... enfin messire prévôt d'icelieu m'a invitée pour visiter les jardins.

Regard pervenche qui englobe le parc alentour, et la voix qui se fait un brin songeuse.

C'est une bien belle propriété...

kevin60330 a écrit:
Il se baladais non loin des grilles comme toujours du château surveillant les alentours dès fois qu'une personne malveillante en voudrais à la sécurité du couple ducale.

La cloche venait de sonner, Kevin attendais quelqu'un mais voyant beaucoup de mouvement c'est derniers temps, on ne sais jamais. Il se dirigea vers la grille et voyait qu'Aldric l'avais devancé. Il resta en retrait légèrement caché et voyait que c'était son invité qui était là.

Aldric invita l'adolescente à entrée ce que cette dernière s'exécuta en regardant le domaine.

Le prévôt du domaine ce demandait comment il allait l'accueillir, il n'avais rien pensé, comme toujours il passe l'action avant la réflexion.

Finalement il alla accueillir la jeune femme à son tour.

Bonjour Alienor, je vous attendais. Vous avez fait bonne route?

Kevin attendait réponse de la Compiègnoise tout en l'invitant à le suivre direction les jardins.

Alienor Vastel a écrit:
Son regard, qui parcourait songeusement la propriété, enfin ce qu'elle pouvait en voir, s'arrêta sur celui qui venait en sa direction. Un léger sourire sur les lèvres, Aliénor attendit qu'il la rejoigne, hésitant sur la façon de le saluer. Lui tendre la main était, soit trop familier, soit appelait à un baise-main qu'elle ne voulait imposer au jeune homme et qui en outre était trop protocolaire. Une bise sur la joue ? Euuh... vraiment trop familier pour le coup !
Elle opta donc pour un sourire élargi et un signe de la tête, comme une légère, ô très légère révérence.


Bonjour Kevin, je suis heureuse de vous revoir, merci encore pour votre invitation !
La route a été bonne, oui, sans encombres !


Et la blondinette de cette fois glisser son bras sous celui du prévôt qui lui indique la direction des jardins.

J'ai hâte de découvrir ce parc !

C'est beau un jardin en hiver

Alienor Vastel a écrit:
En hiver, oui. Car si les journées commençaient à rallonger depuis la saint Noël (à quelques jours près !), le froid et la végétation ne cessaient de rappeler que les beaux jours étaient encore loin.

Et pourtant, Aliénor avait toujours aimé les jardins, quel que soit le temps. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou que la chaleur soit étouffante, il y avait toujours quelque chose qui l’attirait, dans la nature. Sa mère, qui cultivait à Pomponne les simples dont elle avait besoin pour officier comme médicastre, lui avait appris à différencier les différents végétaux. Mais c’était il y avait longtemps maintenant, l’enfant d’alors n’avait retenu que peu de choses.
Un escargot, à Chelles, ou une cérémonie d’hommage au cours de laquelle elle avait passé son temps à faire un bouquet des fleurs du parterre de l’octroyant (l’octroyé était son père, mais ça elle s’en fichait, les fleurs étaient tellement plus attirantes !)

Bref, accrochée au bras de Kevin, plus pour l’accompagner parmi les méandres des allées (oui, parce qu’encore maintenant, Aliénor était du genre à se perdre dans la contemplation d’un papillon volant de fleur en fleur, à en oublier la notion du temps. Même si en hiver, il n’y a pas de papillons, mais ne nous attardons pas à ce genre de détails) que par quelconque coquetterie, Aliénor contemplait en silence les herbes folles et la végétation endormie.
Silence vite rompu par l’émerveillement de la jeune fille, qui de toute façon ne savait pas garder le silence trop longtemps, devant quelques bourgeons apparaissant sur les branches d’un petit arbuste.


Oooh ! Tu as vu ça !! Sans s’apercevoir que, dans l’excitation du moment, le voussoiement avait fait place au tutoiement, elle continua Voila le signe que le printemps arrive !!

Lâchant le bras de son chevalier servant du moment, elle se dirigea d’un pas rapide vers le végétal, oubliant dans sa hâte qu’il avait plu la veille et que le sol détrempé ressemblait davantage à de la boue qu’aux pavés de Compiègne !

kevin60330 a écrit:
Après avoir accueillit la jeune Alienor_Vastel aux grilles du domaine d'Airain, il était temps d'aller visiter les jardins. C'est avec Alienor accroché a son bras que Kevin marchait dans les jardins du domaine d'Airain.

L'hiver touchait bientôt à sa fin laissant petit à petit sa place au printemps, et qui dit printemps dit les fleurs et tout ce qui va avec.

La marche était silencieuse, comme si cette visite semblait canalisé l'énergie d'Alienor tellement elle semblait calme.

Le calme justement, rompu totalement en voyant un arbuste dont les bourgeons commençaient à fleurir.

Citation :
Oooh ! Tu as vu ça !!

Kevin souriant en voyant la jeune fille s'exclamer de cette manière mais à côté était fort surprit du tutoiement soudain alors que le vouvoiement était plutôt de mise.

Oui j'ai vu....

Le prévôt du domaine n'eut pas le temps de finir sa phrase que Alienor lui coupait la chique et complétait même sa phrase par ..

Citation :
Voila le signe que le printemps arrive !!

La jeune femme courra alors voir l'arbuste alors que le prévôt la rejoignait lentement puis se pencha vers elle pour en savoir un peu plus sur certaines chose qui l'intriguait.

Les jardins de Chelles étaient comment?

La question pouvait paraitre étonnante mais Kevin ayant peu voir pas connu le vicomte et la vicomtesse de Chelles contrairement a Alienor, il est alors forcément intrigué et sa curiosité en prenait un coup.

Alienor Vastel a écrit:
Kevin l’avait rejointe alors qu’elle était en train de se demander quel arbre pouvait déjà ainsi tendre ses bourgeons alors que des gelées matinales n’étaient pas encore un lointain souvenir. Un amandier ? Hm… dans le Languedoc, cela sera surement, mais là, en Champagne, elle avait comme un doute. Un cerisier… euh… En fait, elle n’en savait rien, si cela se trouvait ce n’était même pas un fruitier !

Une voix derrière elle la sortit de sa contemplation, et une question, pour le moins inattendue.


Les jardins de Chelles étaient comment?

L’adolescente se retourna lentement vers Kevin. Chelles ? C’était vrai qu’elle avait donné quelques indices quant à son histoire, il avait deviné qui elle était, mais de là à en parler ouvertement… Et il y avait eu Pomponne, aussi…

Les yeux pervenche se perdent dans le vide, comme si devant eux se dressaient à nouveau les arbres centenaires chellois, le jardin de millefleurs ou encore le verger. Et c’est d’une voix empreinte de nostalgie qu’elle répond.


Chelles ? Et bien comment expliquer… J’y ai passé du temps, certes, ma mère, ma nourrice et moi logions indifféremment à Chelles ou à Pomponne, mais tout se mélange un peu.

Réfléchit un peu avant de continuer Alors, il y avait d’un côté quelque chose de très ordonné, de très régulier, de grandes allées aux abords bien entretenus, des roses… ca, c’était Pisan ! Et puis, de l’autre côté, c’était tout fouilli, enfin c’était l’impression que ça donnait, mais il y avait une logique. Enfin il y en avait surement une, même si ceux qui arrivaient à saisir la logique de Tomsz étaient peu nombreux ! D’ailleurs c’était ça qui était amusant, et pour ça que l’enfant qu’elle était alors et l’homme en rose s’entendaient si bien … Et peut-être aussi pour cette raison que sa si raisonnée de mère avait accepté de devenir la vassale de cet homme si fantasque, jusqu’à en trouver la mort, car les contraires ne s’attirent-ils pas ?

Tiens d’ailleurs, attends… Et oui, finalement le tutoiement était resté, on mettra ça sur le compte de l’exubérance de la jeunesse, ou de l’émotion des souvenirs.
Aliénor entrouvrit sa cape, et portant la main à con cou, tira sur la chaîne qui l’ornait. Elle prit dans sa main la médaille qui y pendait, et se penchant vers Kevin, la lui montra.


Cette médaille, je la porte depuis la mort de ma mère, c’est un des objets dont j’ai hérité d’elle. Regarde ce qui y est gravé ! Et la jeune fille de désigner une gravure, à peine effacée, et sur laquelle on pouvait reconnaître une rose et un chardon entrelacés. C’était leur symbole, la rose et le chardon… Et leur jardin était un peu à cette image, à leur image !

La blondinette sourit. Après tout, cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas évoqué ces moments, qui avaient été des moments de bonheur. Malgré les absences répétées de son père, Chelles, comme Pomponne, étaient des refuges pour sa mère et elle.
Elle se redressa et referma sa cape, c’est que décidemment le froid se faisait cinglant avec l’arrivée d’un petit vent bien frais.

Et c’est à ce moment qu’elle remarqua qu’ils s’étaient éloignés du chemin et se trouvaient maintenant dans l’herbe détrempée et boueuse. Qui dit boueuse dit glissante, et ce qui devait arriver compte tenu de la maladresse tenace d’Aliénor, arriva ! Son pied glissa, et elle n’eut que le temps de se rattraper au bras de Kevin, seul soutien à sa portée !


kevin60330 a écrit:
Le fait qu'Alienor était la fille de Magdeleine d'Assas était leur petit secret, personne aux alentours pour cela que Kevin osa parler des jardins de Chelles où la jeune fille avait passé une petite partie de son enfance. La discussion autour des jardins prenait place et le prévôt écouta paisiblement, lui qui par moment était un peu trop au four et au moulin a force de vouloir en faire trop il en finissait par se perdre par moment et à péter les plombs.

Depuis le temps et ses voyages qui lui ont fait le plus grand il semblait s'apaiser petit à petit et l'écoute qu'il accordait a sa jeune amie symbolisait cela.



Citation :
Alors, il y avait d’un côté quelque chose de très ordonné, de très régulier, de grandes allées aux abords bien entretenus, des roses… ca, c’était Pisan ! Et puis, de l’autre côté, c’était tout fouilli, enfin c’était l’impression que ça donnait, mais il y avait une logique. Enfin il y en avait surement une, même si ceux qui arrivaient à saisir la logique de Tomsz étaient peu nombreux !

Kevin se retenait de rire au vu de la dernière phrase n'ayant jamais fait la connaissance de Tomsz donc il ne se permettrait pas de juger ou de dire des choses sur le vicomte mais son envi et sa curiosité faisait foi. La curiosité grandissait quand Alienor lui montra une médaille.

Citation :
Cette médaille, je la porte depuis la mort de ma mère, c’est un des objets dont j’ai hérité d’elle. Regarde ce qui y est gravé !

Kevin regarda et voyait une rose et un chardon entrelacés dont l'explication lui venait pas en tête mais la jeune fille s'en chargeait déjà

Citation :
C’était leur symbole, la rose et le chardon… Et leur jardin était un peu à cette image, à leur image !

L'explication fini, alors qu'il se trouvait dans l'herbe, Alienor glissa et se retenait au bras de Kevin. Ce dernier entraîné glissait à son tour et faisait un vol-plané sur l'herbe éclaboussant par la même occasion la blonde.

Il se retrouvait ainsi tout couvert de boue et se dit qu'il risque encore une fois de se faire engueulé par Ysa pour son état et l'état de l'herbe aussi, au pire c'est le jardinier qui gueulera.

Il se redressa lentement puis releva Alienor et poursuivait la visite des jardins avec des vêtements couverts de boues

Alienor Vastel a écrit:
Ca n'avait pas traîné, l'étourderie de la blondinette avait une fois de plus opéré. A croire qu'à trop avoir côtoyé le Vicomte de Chelles, réputé pour sa légendaire maladresse, cela avait fini par déteindre sur elle.

Bref, glissade, vol plané de celui auquel elle s'était retenu par réflexe, et voila le jeune homme couvert de boue. Et comme il y avait visiblement un Très Haut pour les malchanceux, Aliénor ne reçut quand à elle que quelques éclaboussures sur sa cape.

La blondinette retint un fou rire qui grandissait en elle, et sortant un mouchoir de son aumônière, le tendit au jeune homme pour qu'au moins il se débarbouille,se confondant en excuses.


Ooohh, je suis navrée, ça m'arrive tout le temps, ça m'agace à un point ! J'espère que personne ne trouvera à redire à ta tenue, c'est entièrement de ma faute, je suis désolée ...

Aliénor lui proposa alors d'écourter la visite, il ne faudra pas en plus qu'il tombe malade à cause d'elle, mais il refusa.
Elle décida cependant de ne pas faire durer trop la promenade alors qu'il insistait pour continuer, et lui demanda à se rendre à un point d'eau, après tout, ils pourraient y trouver de quoi se nettoyer un peu.

La blondinette repris alors le bras de Kevin, sans s'occuper de la mise boueuse.


Tu sais beaucoup de choses sur moi, plus même que d'aucuns... abrège sa phrase, après tout c'était sa faute à elle, elle aurait aussi bien pu aller sonner directement à la grille d'Airain sans passer par un prétexte, aussi agréable soit-il. Enfin bref, parle moi de toi !

kevin60330 a écrit:
Alors qu'ils faisaient route vers un point d'eau pour se nettoyer un peu voila qu'Alienor ce mis à posé des question sur le prévôt d'Airain. C'est que la jeune fille en plus d'avoir un sacré caractère, d'être une pipelette se trouvait être curieuse, peu être qu'elle tenait cela de sa mère enfin certainement car la curiosité est une des qualités pour la prévôté dont la mère d'Alienor a fait parti de la Grande Prévôté de France bien avant Kevin.

La question dérangeait un peu Kevin aussi bien par ce qu'il n'aimais pas trop parler de lui mais plutôt écouter les autres parler d'eux, mais ensuite par ce que la question était vague.

Citation :
Enfin bref, parle moi de toi !

Voila qu'il ne savait pas trop quoi répondre et se retrouvait fort confus. Pendant un léger moment il resta alors silencieux par ce que son passé n'a pas toujours été joyeux et il en conserve une petite douleur sur le cœur puis se mit à parler.

Je n'ai pas du tout eu la même enfance que toi Alienor. Je n'ai pour ainsi dire pas connu mes parents, je suis parti très jeune de chez eux pour travailler et gagner de l'argent, ils étaient très pauvre et avec mon salaire j'aurais pu les aidés. Seulement j'ai été enlever par des brigands et trainer comme un esclave. Je me souviens pas de la suite, la seule chose c'est qu'un jour je me suis réveiller à Langres, a l'hospice de Langres et j'ai rencontré des gens formidable que je garderais toujours en mémoire, où j'ai commencé à m'épanouir même si au départ ce n'étais pas facile j'ai eu le culot d'aller voir le maire de l'époque et lui dire que je voulais aidé la ville et il m'a donné ma chance et maintenant je dois dire que je n'ai pas à me plaindre de ma condition sociale ni financière surtout en sachant d'où je viens et sa je l'oublierais jamais.

Le point d'eau était en vue et le visage de Kevin venait de se refermé un peu, pour lui pas évident de parler de choses qui l'ont profondément marqué. Il ne voulais pas parler de son épouse totalement absente , de son comportement des derniers mois rien de cela , des choses qu'il souhaitait totalement oublié.

Il alla se nettoyer un peu prêt du point d'eau puis alla débarbouillé Alienor.

Alienor Vastel a écrit:
La blondinette l’avait écouté parler, bras gauche sous celui du jeune homme, relevant précautionneusement le bas de sa robe avec sa main droite, faisant cette fois attention où elle posait les pieds.
Elle avait bien noté qu’il lui avait été difficile de se confier, et qu’il gardait encore des choses par devers lui, mais ne voulait pas le brusquer, ni le pousser à des confidences qu’il n’avait pas envie de faire.

Elle raffermit sa pression sur le bras de son compagnon, légèrement et rapidement, pour lui faire comprendre qu’elle était son amie et serait là s’il avait besoin de se confier.
Puis un sourire éclaira son visage.
Tu as raison, il faut se souvenir d’où l’on vient, pour mieux savoir jusqu’où l’on veut aller !

Avant qu’un nuage ne passe sur ses yeux pervenche, et qu’elle ne rajoute, voix plus basse. Nous n’avons pas eu la même enfance, certes… mais tu ne connais rien de la mienne…

Et pour le coup, la bavarde qu’elle était n’avait pas envie de s’étendre. Certes, elle avait eu une enfance aisée et sans soucis matériels. Mais un père toujours absent, une mère multipliant des charges auxquelles elle consacrait tant de temps, au détriment de l’enfant qu’elle était alors.
Sa mère justement, qui avait préféré son devoir de vassale à son rôle de mère, jusqu’à l’abandonner et suivre son suzerain dans cette armée pour un combat illusoire où elle avait trouvé la mort.
Son père qui s’était alors laissé mourir de désespoir plutôt que de prendre soin de l’enfant qui comptait tellement sur lui.
Aliénor avait ressenti ces deux pertes comme des trahisons, et encore parfois…
Et son éloignement de Champagne. Souhait de sa mère, ou envie du seul membre encore en vie de sa famille champenoise de se débarrasser d’elle alors qu’elle recommençait une nouvelle vie ?

La vie en Languedoc lui avait laissé un goût amer, sa tante étant plus préoccupée par l’éducation de ses propres enfants que par compléter celle d’Aliénor. Heureusement qu’on lui avait jusqu’alors proposé des bases solides dans différents domaines, qu’elle s’était attachée à compléter au gré de diverses bibliothèques.

Ils approchaient d’un petit ruisseau et Kevin put nettoyer la plus grande partie de la boue qui maculait ses vêtements. Il proposa un mouchoir humide à Aliénor, qui s’était entre-temps assise sur un rocher, pour qu’elle puisse également s’essuyer.

Le soleil était apparu et offrait une chaleur bienvenue quoique toute relative en cette fin d’hiver. Mais l’on pouvait au moins espérer qu’ainsi les deux jeunes gens n’attraperaient pas froid.
Encore que… Aliénor retint un léger frisson, petite brise avait soulevé ses cheveux et caressé son cou.
Elle resserra sa cape autour d’elle et baissa les yeux sur ses chaussures que sa position assise laissait apparaître sous sa robe.
Petite moue, elles aussi avaient souffert de leur passage dans la boue. Elle se pencha alors, se déchaussa, et pieds nus, tenant d’une main ses chaussures qu’elle voulait profiter pour nettoyer, de l’autre relevant robe et cape, s’avança vers le ruisseau, s’y engageant courageusement.

Avant d’en ressortir nettement plus rapidement qu’elle y était entrée, ne pouvant retenir un cri de surprise.


Foutr… Par la malepeste, c’est d’un froid !!!

En même temps, elle s’attendait à quoi, la blondinette ? En Champagne fin février ?!

kevin60330 a écrit:
Le froid était là malgré le soleil et Kevin ne pouvait se retenir de rire aux dires de la jeune fille après son petit saut dans le ruisseau.

Citation :
Foutr… Par la malepeste, c’est d’un froid !!!

Quelle idée en même temps et une belle crise de fou rire le prit mais Alienor elle ne rigolais pas ce qui le calma quelques instants après.

Il la regarde se rechaussée se maitrisant de rire toujours, et se dire que décidément quelle journée et se demandais ce qui allait encore se passé par la suite mais l'heure tournait et il ne voulais pas la voire partir malheureusement cela devenait une obligation. Mais une idée lui vint à l'esprit alors qu'il l'invita a poursuivre le chemin.

Alienor! Le soleil va bientôt se coucher et tu va devoir repartir, mais si tu veux on peut rester ici tous les 2 toute la nuit a se balader et discuter tranquillement ou alors je te raccompagne jusqu'aux grilles.

Kevin soupira légèrement a l'idée de voir son amie partir mais il se doute que de toute façon ils vont être amenée a se voir souvent tant leur complicité devenait naissante.

Côté gaffeur totalement maladroit il ne l'étais pas mal non plus et avec les 2 le jardin risquait de finir saccager ou pas !

Alienor Vastel a écrit:
Le même rocher l’avait à nouveau accueillie, cette fois pour l’opération inverse. Ses chaussures posées à ses côtés, le corps penché vers le bas de son corps, l’adolescente séchait ses pieds mouillés à l’aide du bas de sa chainse lorsqu’elle aperçut du coin de l’œil Kevin pris d’un fou rire.

Son visage se leva vers le jeune homme, regard en apparence outré que sa mésaventure l’amuse à ce point, ce qui eut pour effet de calmer son hilarité.
Dommage, ou heureusement… Aliénor était prête à se joindre à son rire, et elle lui adressa alors un grand sourire accompagné d’un clin d’œil. Pas très bien élevé, auraient dit Ysabault ou sa mère, mais elle n’en avait cure !

Les pieds secs, elle les glissa à nouveau dans ses chaussures, chainse, cotte et surcot reprenant leur place à ras de terre. Puis se redressa, assise bien droite, comme si le rocher n’était autre qu’un trône depuis lequel elle observait alentour, étalant robe et cape autour d’elle.

Ses pervenches se dirigèrent vers Kevin, et elle nota qu’il semblait… pensif… regard interrogatif, et l’explication vint.


Alienor! Le soleil va bientôt se coucher et tu va devoir repartir, mais si tu veux on peut rester ici tous les 2 toute la nuit a se balader et discuter tranquillement ou alors je te raccompagne jusqu'aux grilles.

Et la blondinette de remarquer qu’effectivement, les rais du soleil se faisaient moins vifs et que celui-ci avait bien baissé sur l’horizon. L’absence de feuilles sur les arbres permettait encore une clarté toute correcte, mais la nuit ne tarderait plus.

Elle hésita devant les deux options proposées par le prévôt d’Airain. A savoir rentrer chez elle, ou continuer la promenade de nuit. S’il avait fait meilleur temps, elle aurait peut-être opté pour la seconde, mais là…

Son regard vagabondait alors qu’elle réfléchissait, et s’arrêta un moment sur une tour de pierre qui dépassait des arbres, au loin.
Hm… D’ option, il y en avait peut-être une troisième. Profiter de sa présence ce jour pour demander audience à la maîtresse des lieux, et se faire reconnaître d’elle. La cousine de sa mère, du sang commun coulait dans leurs veines. La marraine à laquelle cette dernière l’avait confiée avant de partir vers son destin…
Et pour chasser les doutes qu’il pourrait rester quant à son identité, il y avait cette médaille accrochée à son cou, et surtout cette ressemblance troublante entre la mère et la fille pour qui avait connu la Dame de Pomponne.

Mais en même temps, à quoi bon ?... Si Ysa avait souhaité sa présence, elle l’aurait fait revenir du Languedoc où elle l’avait envoyée. Ou simplement, elle ne l’y aurait pas éloignée…
Alors à quoi bon chercher à se rapprocher d’un passé qui ne voulait pas d’elle ?

Un sourire revint sur ses lèvres, décision prise, et elle tendit la main à Kevin pour qu’il l’aide à se relever du rocher.


Tu as raison, je dois rentrer. Il se fait tard et il ne faudrait pas que la nuit me surprenne avant que je n’ai rejoint ma demeure.
Sans compter que j’ai fait suffisamment de dégâts pour aujourd’hui, il serait dommage que le jardinier n’ait encore davantage d’ouvrage par ma faute !


Elle glissa une nouvelle fois son bras sous celui du jeune homme qui la raccompagna jusqu’à la grille.
Là, elle se retourna. Dernier au revoir, et une petite lueur dans les yeux. Songeant que la vie offrait parfois bien des surprises ; au moins, si elle devait tirer un trait sur une partie de sa famille, avait-elle trouvé un ami.

Elle se dressa sur la pointe des pieds, et déposa un léger baiser sur la joue du jeune homme.

Avant de franchir la grille sans plus un regard derrière elle.



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