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 [RP] "En t'attendant..."

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Aliénor
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Messages : 1969
Date d'inscription : 02/03/2011

MessageSujet: [RP] "En t'attendant..."   Sam 18 Mai - 9:43

Alienor_vastel a écrit:

    "... J´ai dessiné le monde à ton image
    Avec des tons plus doux mais pas trop sages
    En tattendant"
    Isabelle Boulay - "En t'attendant"


[Hôtel Di Favara, Reims - Mi avril]

Margauuux !!!

La douce -sisi- voix d'Aliénor passa la porte ouverte des appartements qu'elle occupait avec Aimelin dans l'hôtel Di Favara, résonna à travers les couloirs aux murs couverts de tapisseries. Nulle gêne de la part de la blondinette à crier ainsi, après tout elle ne dérangerait que les serviteurs affairés, les autres occupants quittant les lieux dès potron minet, comme tous les jours depuis le début de leur séjour en la capitale champenoise, et ne rentrant que tard le soir. Au pire, elle aurait en réponse les jappements de Pustule, si lui et sa maîtresse étaient dans le coin, mais rien d'inhabituel en somme.

La jeune fille, quant à elle, traînait son désœuvrement. Si, dans les premiers jours qui avaient suivi leur arrivée, elle avait, conformément à la demande de la maîtresse des lieux, accessoirement sa suzeraine et plus récemment sa mère adoptive, supervisé au ménage de l'hôtel -qui soit dit en passant avait eu bien besoin d'un coup de frais après avoir été déserté aussi longtemps-, si, prise d'une frénésie de propreté, elle avait exigé même que ce fut fait une seconde fois de fond en comble, maintenant que les étains reluisaient, que les coffres et les meubles brillaient d'avoir été cirés encore et encore, que les pièces embaumaient des vases de fleurs qu'elle y avait fait arranger, que les tentures finissaient de sécher à la chaleur du soleil qui s'était installé depuis quelques jours, maintenant donc que tout rutilait et qu'elle n'avait plus rien à faire, elle s'ennuyait.
Elle avait pris du recul sur les événements qui avaient secoué la Champagne, et même passer en grand place de Reims, écouter les âneries que certains détracteurs débitaient comme d'aucuns marchands déballent la même litanie pour tenter de vendre leur camelote faisandée, ne l'amusait plus.

Semblant plongée dans une léthargie, sa vie défilait comme tranquillement. Sauf que, ainsi que l'écrira Voltaire dans quelques siècles, "c'est une belle chose que la tranquillité, mais l'ennui est de sa famille."
Pour tromper cet ennui qui s'installait doucement mais surement, elle avait bien essayé de s'occuper en s'essayant à l'art culinaire. La tentative n'avait pas fait long feu, à la différence de la tourte à la préparation de laquelle elle s'était aventurée et qui avait davantage ressemblé à du charbon qu'à un mets comestible à la sortie du four. Ce qui lui avait valu, de la part de la cuisinière qui lui avait gentiment mais fermement fait observer qu'il serait de mauvais aloi qu'elle empoisonnât la mesnie au vu de ses maigres compétences, la suggestion de s'orienter vers une autre activité moins risquée pour tous.

Alors, depuis, elle usait ses jupons sur les bancs de l'université. Et ce soir là justement, alors qu'elle appelait Margaux de cette si mélodieuse façon, elle revenait du cours du jour. Un cours qu'au demeurant elle aurait été incapable de résumer à qui le lui aurait demandé, ayant somnolé aussi discrètement qu'il en était possible dès le premier tour de sablier. Que c'était agaçant, d'ailleurs, cette propension qu'elle avait dernièrement à piquer du nez dans la journée. A se demander si elle s'était remise tout à fait du truc qu'elle avait couvé le mois précédent, et qui l'avait indisposée au point de ne pouvoir avaler quelqu'aliment au matin sans que celui-ci ne fasse le chemin inverse. Si depuis, l'appétit était revenu, il restait cette fatigue continuelle, même si elle la cachait à ses proches, sa famille, ne voulant pas les inquiéter.

Margaux n'arrivait pas, et Aliénor se décida à bouger pour se rendre elle-même au pigeonnier envoyer la missive qu'elle venait de rédiger. De toute façon, cela ne lui coûterait rien de faire quelques pas, à force d'inactivité et de manque d'exercice elle avait prit quelques formes ces derniers temps. Les hanches s'étaient un peu élargies, la poitrine arrondie au point qu'elle avait quelques difficultés à en fermer sa robe. Aimelin s'en était-il aperçu, était-ce la raison pour laquelle il lui avait offert, quelques jours auparavant, une fibule en argent gravée de ses initiales et qui fermait le haut de son corsage, une façon de lui faire remarquer qu'elle se laissait aller ?

Et c'est en grimaçant à cette pensée qu'elle se dirigea vers le pigeonnier où elle confia sa lettre à un volatile. Quelques instants à le regarder prendre son envol vers sa destinataire, et la petite blonde rebroussa chemin à travers le jardin. Doucement, lentement, profitant de la douceur de l'atmosphère et du silence juste brisé par le chant des oiseaux et le frémissement de l'eau du bassin qu'entourait une nature qui se réveillait de son sommeil hivernal, renaissait de son inertie.
Elle songea un bref instant qu'elle devrait en faire de même, et une petite lueur brillante vint éclairer ses pervenches en même temps que ses pas se portaient vers le point d'eau auprès duquel elle ôta ses chausses, savourant la sensation de l'herbe nouvelle sous ses orteils. Un regard vers la droite, un autre vers la gauche pour s'assurer qu'il n'y avait personne en vue, et elle s'avança encore, relevant le bas de sa robe jusqu'à ce que ses pieds nus pénètrent dans l'onde froide qui la fit frissonner.
Les yeux fermés, un grand sourire sur les lèvres, elle leva alors le visage vers le ciel, l'offrant à la chaleur du soleil couchant.

Stella_di_favara a écrit:
[En revenant]

Des jours déjà que l'Insulaire rempartisait ,du verbe rempartiser: 1er groupe.Verbe bien connue dans le milieu de la Prévôté. Donc comme je le disais, des jours que la Sicilienne rempartisait en la bonne ville de Reims.

C'est pas pour lui déplaire, elle aime ça la blonde, mais la fatigue puis aussi l'ennui se font plus présent chaque jours.
Et ça tombe bien, c'est son jour de repos. Sa Vilénie canine sous le bras, ce dernier humant l'air , elle regagne l'Hôtel Di Favara.
Le pas hésitant, presque somnolant, vue de loin on penserait presque que c'est le Poustoule qui la guide.

Elle rêve déjà à retrouver ses draps, enfin ceux de l'hôtel, retrouver ce lit si confortable...Et pourtant elle jurerait qu'il changeait régulièrement de place ces derniers temps.
Nous mettrons toussa sur le compte de la fatigue.

D'instinct elle porte Poustoule à bout de bras, le forçant, non le faisant ouvrir les loudres portes de l'Hôtel.
Pratique comme bélier cette petite bête. Le chien éternue à plusieurs reprises, qu'elle le lâche sans sommation.

D'un coup de talons elle referme la porte, jettant un regard à son Poustoule...Quand son estomac se met à gargouiller plus que de raison.
Sa main se pose instinctivement dessus, la moue boudeuse.
Faire à manger elle deteste ça. Cela fait des jours qu'elle pleure le manque de la grosse Berthe de Brienne.
Qu'est ce qu'elle est pratique cette bûcheronne...euh Helvète.
Telle une gamine capricieuse...enfin gamine de 27 ans tout de même, elle sert les poings, et tape du pied tout en criant:


MAAAARRRGAUUUUUUUXXX!!!! J'AI FAIIIIIMMMMMMMMMM!!!!

Alienor_vastel a écrit:
Or donc, les pieds dans l'eau et le silence, disions-nous précédemment, à peine troublé par le clapotis de l'eau, le pépiement des oise...

MAAAARRRGAUUUUUUUXXX!!!! J'AI FAIIIIIMMMMMMMMMM!!!!

Ah bah non, côté silence c'était loupé, et finalement ce n'était pas pour déplaire à Aliénor qui reconnut sans peine, dans l'appel vibrant lancé ci-avant, la voix harmonieuse et suave de Stella. Au moins une de rentrée, avec un peu de chance les autres suivraient et l'hôtel résonnerait bientôt des voix et discussions des uns et des autres autour du souper qui mijotait en cuisine. Avec un peu de chance, c'est-à-dire si les artésiens ne se prenaient pas à vouloir faire le siège de Compiègne ou les bourguignons à vouloir s'approprier la mine de Troyes. Ahem.

Les pervenches se dévoilèrent à nouveau, et en toute hâte la petite blonde récupéra ses chausses pour les glisser à ses pieds et prit la direction de la demeure où elle ne put retenir un éclat de rire devant le spectacle qu'offrait la sicilienne, poings serrés et mine d'enfant capricieuse, aux côtés de laquelle se tenait un Pustule pour le moins flegmatique, habitué qu'il était aux réactions explosives de sa maîtresse.

Un petit pincement des joues pour masquer leur pâleur, signe de sa fatigue, par un peu de couleur, et quelques pas encore pour s'approcher, se baisser pour ébouriffer la houppette de la bête sauvage -le chien, précisons-le au cas où- avant de se redresser et de plaquer une bise affectueuse sur la joue de son amie-grande soeur de coeur-cousine d'adoption.


Et ben, ils te nourrissent pas, sur les remparts ?

Et de froncer les sourcils, comme étonnée de ce qu'elle allait dire ensuite.

Moi aussi, j'ai faim ! Étonnée, oui, qu'après plusieurs semaines à chipoter dans son écuelle, voilà que l'appétit se manifestait à nouveau et qu'elle se prenait à saliver à l'avance d'un bon repas. Elle ajouta d'une voix plus basse je serai bien allée chercher quelque chose à grignoter en cuisine, mais la cuisinière peste dès que je mets les pieds dans son domaine, va comprendre pourquoi...

Sans doute ses exploits culinaires y étaient-ils pour quelque chose, mais elle se garda bien de le préciser. Elle se contenta donc de saisir la main de la blonde adorée pour l'entraîner à travers les couloirs, tout en jetant un rapide regard derrière elle pour s'assurer que la boule de poils les suivait.
Et à Margaux qu'elles croisèrent -enfin- elle indiqua de leur faire porter dans la salle à manger, une frugale collation. Pas plus qu'une corbeille de fruit, une grosse miche de pain accompagnée de fromage et de charcuterie, et quelques breuvages pour faire passer. Léger en somme.

Un pensif...
faudra que tu m’expliques comment tu t'y prends pour que toi, elle arrive quand tu l'appelles... à l'intention de Stella, puis Aliénor enchaîna, sautant du coq à l'âne alors qu'elles abordaient le seuil de la salle à manger ça tombe bien que tu sois rentrée, j'avais quelque chose à te demander.

Délaissant les fauteuils, elle s'assit sur la table, les jambes dans le vide, précisant le fond de sa pensée.

Alors voila... Vous êtes tous occupés, Aime, Malt et les autres membres de la mesnie passent leurs journées au château, toi tu patrouilles... j'ai un peu l'impression de tourner en rond, et si tu en avais le temps... que dirais-tu demain de prendre nos chevaux et d'aller profiter du beau temps en allant nous ballader ?
Et elle ajouta à mi-voix, mordillant doucement sa lèvre, un peu gênée, c'est que le sujet était délicat, même abordé entre filles et puis un peu d'exercice ne me fera pas de mal, je crois que j'ai un peu grossi.

Maltea a écrit:
[Mi avril, Hotel particulier des di Favara: Tremblez bonne gens, le maitre rentre!]

C'est une ombre noire qui fit son apparition de façon silencieuse au manoir. Pas de cris, de hurlement, de voix mélodieuse pour une fois. La Favara en chef était soucieuse, et sa mine était encore plus sombre que ses atours. Les affaires du duché qui la tracassaient? Même pas! Après tout, elle avait déjà arrêté sa décision, si la mine champenoise était offerte à la Bourgogne, elle irait la rechercher. Non ce qui tourmentait son esprit était un sujet caché à tous. L'objet de ses pensées était là, présent quelque part, non loin d'elle, aux aguets, silencieusement tapi dans l'ombre. Le pire c'est qu'il portait un nom... elle avait beau tenter de l'occulter, son visage finissait toujours par s'imposer à elle. Otant sa cape, la jeune femme appuya un instant son front lancinant contre le mur froid.... voilà ce qu'il lui apportait, des maux de tête! Il était pire que la Champagne et ses problèmes! C'est sans crier garde que Sa Garce tapa son poing contre le mur, geste puéril où se mélangeait le dépit mais aussi énormément de frustration. Il était temps qu'elle se reprenne, mais leur discussion en taverne, les regards échangés, les allusions à peine voilées.... elle qui avait toujours eu beaucoup de mal à résister à la tentation devait lutter âprement pour ne pas succomber. Et oui, tout cela pour prouver qu'avant que Papy ne fasse de la résistance, Môman en avait fait aussi! Cependant, elle devait être moins douée, car la seule chose qu'elle réussit à faire c'est de se faire mal.... c'est en gémissant tout en se tenant le poignet qu'elle se dirigea vers la salle à manger.... on lui avait pourtant déjà dit de ne pas laisser son pouce à l'intérieur du poing quand elle frappait, mais non.... ça rentrait d'une oreille et ça sortait de l'autre!

Dio mioooo, sto morendo!

Elle s'effondra sur une chaise avant de poser son regard sur les deux femmes présentes, à savoir sa blonde cousine et vassale et sa vassale/fille adoptive ayant quasi le même âge qu'elle et toute aussi blonde. Dans un certain nombre d'années il y aurait le clan des siciliens et à l'époque nous intéressant, nous avions le clan des blondes.
Son regard passa des jeunes femmes aux mets que Margaux vint déposer sur la table....


Parce que tu vas encore manger? * Dit elle à Aliénor * je ne sais pas si tu le sais, mais tu t'es plus qu'enveloppée.... d'ailleurs, je te serais reconnaissante d'ôter ton séant de la table, je n'ai aucune envie d'en refaire faire une quand tu l'auras brisée en deux. Je sais que l'ouvrage est solide mais j'ai l'impression que ton poids aussi!

Et vlan dans les dents, ça c'était pour le Môman! Mais aussi pour avoir eu le culot de se faire engrosser sans sa permission, oui parce qu'elle pourrait le nier, elle n'était pas sotte la blonde duchesse, elle avait repéré les signes ne trompant pas!.... beh oui bon sang de bon soir, c'est qui qui allait encore devoir débourser pour la progéniture? C'était blondie! D'ailleurs sa décision était prise, plus jamais, elle n'inclurait les descendants dans ses serments, c'est qu'ils seraient bien capables, tous autant qu'ils étaient, de lui faire une triclée de bambins. A croire qu'ils voulaient repeupler ses domaines!
Elle avait cogité au problème que cela posait à ses finances et une seule solution lui était apparue tel un miracle.... faire occire tous les mouflets de ses vassaux et de sa famille. Déjà, elle avait réglé le sien.... elle avait réussi à paumer sa fille, de toute façon, elle était tellement occupée, que ça l'arrangeait grandement. Oui parce qu'en fait il est des plus logique qu'une gamine de quatre ans décide seule de partir par mont et par vaux au lieu de rester avec sa mère.... nouvelle mentalité des gosses d'aujourd'hui, indépendant dès la sortie de l'utérus de leur mère.... donc si c'était comme ça, et bien que Rafaella se débrouille, elle lui coupait les vivres, l'ôtait de son testament, pas de demi mesure pour la blonde briennoise. Quatre ans.... pas encore toutes ses dents que ça jouait déjà les Magellan! - Et oui, elle voit déjà dans l'avenir et alors? -
Enfin bref, elle avait déjà dressé sa liste: les mouflets de Koroseth, elle allait les faire noyer dans l'étang aux grenouilles. Ceux de Clélia, on les collerait en défense du château, y avait peu de chance qu'ils survivent. Celle d'Abeline... oui bon là, ça lui posait un cas de conscience, c'est qu'elle était tout de même sa marraine à cette petiote.... bon celle là on la garderait et on la marierait bien. Pour Aliénor, vu que le diable n'était pas encore né, suffirait de causer sa perte en prenant le mal par la racine! Elle se voyait déjà: sort de là toi, viens ici, viens voir mamy Malty! Et hop collée au four avec une pomme dans la bouche, ça ferait un repas plus qu'honorable au vu de la disette sur Reims!


Petite grimace, nouvelle frustration.... elle ne pourrait pas faire ça.... ça tombe, l'enfant ne serait même comestible et si c'était pour refiler la coulante à toute la mesnie, valait mieux s'abstenir.

Ce qu'il y avait de bien quand elle rentrait chez elle, c'est que ses tourments amoureux la quittaient afin de laisser place à ceux d'argent et familiaux.... que la vie était belle au final! Elle tendit la main vers le plat de fruit et saisit une pomme qu'elle frotta contre sa manche avant de croquer dedans laissant apparaitre une mine dégoutée et jetant la pomme dans la foulée, maugréant entre ses dents...


Et voilà, quand je le dis... suffit d'une pomme gâtée pour pourrir tout le panier.... vous allez causer mon trépas!

Aimelin a écrit:
[Mi Avril… Castel de Reims -  dessine-moi un mouton]

- Dis, Madame (la Vénus de Milo), s'il te plaît, dessine-moi un mouton
- p’tit con
(desproges)



Le mouton est une bestiole à laine. L'animal jeune est l'agneau, la femelle est la brebis et le mâle est le bélier.

Le jeune bailli leva le nez de ses documents, une petite moue sur le visage, et cessa de murmurer pour élever un peu la voix.

mouton, agneau, bélier… l’est quand même difficile notre langue.
Trois noms pour une bestiole qui bêle et qui pue comme dirait Marine.
En plus le bélier ça sert à défoncer les lourdes portes... ça doit être dangereux ces bestioles, bien plus que des lions... quoi que.


Soupir.

Vache....femelle du taureau et mère du veau. Des ruminants appartenant à la famille des bovidés, généralement porteur de cornes sur le front. Petit silence... porteur de cornes sur le front

Il esquissa un petit mouvement de tête amusé. Palsambleu ! il avait été un ruminant en Béarn. Merci Quasi. Et s'il en souriait aujourd'hui contrairement à cette époque, c'était que peut être, par la force des choses et son vécu, il arrivait à regarder en arrière avec un certain détachement, du moins en ce qui concernait certaines affaires.

Coch.. co... ha...  Porc (du latin porcus) ou cochon ou encore cochon domestique, est resté proche du sanglier avec lequel il peut se croiser. La femelle adulte est la truie ..... le jeune cochon avant le sevrage s’appelle porcelet, cochonnet .. rhaaa les boules.... goret, le jeune porc sevré se nomme nourrain ou nourrin .

Il repoussa le gros livre et s'affala contre le dossier du fauteuil, son regard perplexe posé sur les écrits.

Bon vaches, cochons et moutons tenez vous à carreaux !

Et de prendre un autre gros livre qu'il posa sur le premier.

une vache a besoin de 3 sacs de blé, un mouton presque 2 sacs et demi, un cochon un peu plus de 6 sacs de mais.
il va m'en falloir du blé et du mais pour ces bestioles.


Il s'était proposé pour être bailli, le poste de connétable ayant été déjà attribué, et il avait un peu hésité. Il ne connaissait pas la fonction, du moins juste en ces grandes lignes suite à ses discussions avec Dance lorsqu'elle était elle même Bailli du Béarn.
Il posa son regard sur le petit coffret de bois qu'il avait posé sur le rebord d'un meuble et se leva pour s'y diriger. Un petit cliqueti accompagna le crochet qui libéra le couvercle, laissant apparaitre au regard quelques objets, et parchemins pliés.

Les doigts furetèrent doucement pour en sortir un petit morceau de parchemin découpé sur lequel avait été dessiné rapidement un mouton. Un sourire se dessina au souvenir de cette fin de journée au Casteth de Pau lorsqu'il avait rejoint sa blonde amie dans son bureau, tenant à la main ce petit dessin qu'il avait posé devant elle. Son rire résonnait encore dans sa tête lorsqu'il le reposa en évidence au dessus de la pile avant de refermer le petit coffret et de laisser ses pensées s'envoler vers une autre blondinette, celle qui partageait sa vie et sa couche depuis maintenant mai 59 pour le premier acte et juillet 59 pour la suite. Ben oui, il prenait toujours son temps l'ébouriffé et comme lui disait sa mamée : "chi va piano, va sano, chi va sano va lontano".
Non Mamée n'était pas italienne, bien que méridionale puisque née et vivant dans les environs de Montpellier, mais elle avait du entendre ce dicton de sa mère qui le tenait sans doute elle, de sa mère et dans le lot à force de se déplacer, la frontière italienne ne devait plus être très loin. Alors puisqu'il fallait y aller piano il y allait piano piano, pour que le sano rime avec le lontano.

Depuis leur retour en Champagne et leur venue à Reims, ils avaient élu domicile comme souvent à l'hôtel Di Favara de sa blonde chieuse, suzeraine en titre d'Aliénor et il partageait son temps entre le château où il passait la totalité de ses journées, et l'Hôtel où toute la Mesnie se retrouvait le soir autour du repas concocté par le cordon bleu qui servait de cuisinière à la Duchesse de Brienne.

La belle... enfin la.. bûcheronne ayant un nom à consonance étrangère que personne n'arrivait à retenir, et surtout répéter, dans le genre de Supercalifragilisticexpidélilicieux*, chacun l'appelait à sa façon ou lui donnait un petit surnom affectueux histoire de ne pas se mordre la langue en essayant de prononcer un nom ... imprononçable. Généralement, elle était surnommée la Bucheronne de part son fin physique et son titre de lancer de bûches obtenue à son village, lorsqu'elle s'était confrontée aux gars du coin en abattage d'arbres et lancer de bûches. Avec un jet de plus de 65 pieds** elle avait suscité l'admiration de tous et la crainte en cuisine.

Et en parlant de Supercalifragilisticexpidélilicieux, l'ébouriffé se disait qu'il faudrait peut être qu'il aille en territoire ennemi, non sans se munir d'un drapeau blanc, afin de lui demander d'alléger un peu les menus du soir, sa douce passant bien du temps à grignoter en dehors des repas. Mauvaise habitude oui.

Il décida donc de ranger ses bestioles jusqu'au lendemain après avoir donné ses ordres d'élevage et de rejoindre sa tribu. Adieu moutons, vaches et cochons ! Lui n'avait pas de pot au lait et pas de Perrette***, mais une Aliénor à aller retrouver et c'est d'un air pensif qu'il referma les gros livres... dans une envolée de poussière qui éparpilla en ribambelle ses milliers de petites particules tout autour du livre.


- tsss t'exagères pas un peu là ?
- ahum d'accord, mais c'était joli non ?


re soupir.

Encore une petite chose à voir du côté du bureau de son amie Yunab et la suite du travail pourrait attendre le lendemain.






*merci Mary Poppins... je sais que vous avez essayé ^^
**  un peu plus de 20 m
*** La Fontaine  

Alienor_vastel a écrit:
[Hôtel Di Favara, Reims - Mi avril - Ou d'un bel exemple de complicité môman-fifille]

A peine le murmure s'était-il éteint sur les lèvres d'Aliénor que Maltea fit alors son entrée pour s'affaler dans un fauteuil avec sa mine des bons jours. Sisi, des bons jours, dans les mauvais jours elle n'aurait pas attendu d'être assise pour que fleurissent les gentillesses.

Comment ça, encore ?! Je te signale, puisque tu ne l'as pas remarqué en mère indigne que tu es, que j'ai couvé un truc le mois dernier qui m'a empêché d’ingurgiter quoi que ce soit ! Et vu que je n'ai pas avalé grand chose alors oui, je me rattrape !

Et comme, s'il y a un sujet sur lequel une femme peut être bien susceptible, c'est celui de sa ligne, la blondinette ne pouvait pas ne pas prendre la mouche. Ce qu'elle fit, donc, s'insurgeant des allégations prononcées par môman.

Et je ne me suis pas enveloppée, j'ai dix-sept ans et je suis encore en pleine croissance, namého !

Si seulement. Si seulement cette croissance qui lui donnait ces formes arrondies qu'avait remarquées Maltea -et si elle l'avait remarqué, elle ne devait pas être la seule- pouvait aussi la faire grandir de quelques pouces. Du haut de ses cinq pieds, elle était toujours obligée de lever la tête pour s'adresser à ses interlocuteurs, sûr que ce n'était pas une bonne chose pour ses cervicales. L'avantage cependant à ne pas être grande, c'était que lorsqu'elle se prenait les pieds dans l'ourlet de sa robe, au moins ne tombait-elle pas de très haut.

Je ne m'enveloppe pas, je m'arrondis, nuance, mais sois rassurée, je doute d'être un jour en concurrence avec toi le doigt se leva pour désigner la poitrine ducale à ce niveau-là, pas demain la veille que je pourrai te piquer tes robes.
Et puis au moins j'arrive encore à voir mes pieds, y'a rien qui gêne la vue, et c'est quand même vachement pratique pour vérifier qu'on n'a pas enfilé des chausses de couleur différente.


N'importe quoi, oui, mais l'expression du vécu pour la petite blonde jamais très réveillée lorsqu'elle se vêtait de bon matin. Quoique ces derniers temps, vu l'heure à laquelle elle daignait sortir du lit, la lumière du soleil déjà haut dans le ciel lui avait épargné pareille distraction.

D'un mouvement léger, elle sauta au bas de la table, pas tant pour obtempérer à sa suzeraine que parce que tourner le dos aux mets appétissants que Margaux venait d'y déposer n'était pas des plus pratiques pour pouvoir piocher dedans. Ne s'en privant pas, elle saisit une épaisse tranche de pain de laquelle elle porta un morceau à sa bouche tout en continuant


T'inquiète pas pour la table, elle peut largement supporter mon poids plume. Et si elle se brise quand même, alors c'est que tu t'es faite avoir par l'artisan qui te l'a vendue, j'y suis pour rien.

Un regard vers Stella pour qu'elle appuie ses dires, puis qui revint vers Maltea. Et un sourire innocent en même temps qu'elle conclut

Tu testes une nouvelle animation pour le Comité des Fêtes ? Le lancer de pommes ? Méfie-toi quand même, on n'est jamais à l'abri d'avaler un pépin.

Maltea a écrit:
Indigne? Allons donc, ce n'était pas nouveau ça, elle n'avait jamais eu la fibre maternelle pour un sou! Par contre la blondinette avait raté l'occasion de sa taire, car si, la Brienne l'avait remarqué.... lors de la cérémonie chez les Jouarre, alors qu'elle même n'était pas au milieu de sa forme. Elle en avait même discuté un soir en taverne avec son cher époux qui lui avait fait la surprise de sa présence. Et voilà qu'elle enchainait sur sa propre poitrine.... bon, il était temps de mettre les pendules à l'heure, parce que soit, Aliénor se fichait de sa poire, soit elle n'avait vraiment pas conscience de son état.... étrangement, elle penchait plus sur la seconde solution... après tout, elle même n'avait pas prêté attention à ce genre de chose avant qu'on ne la mette au courant... bon comment annoncer cela surtout? Avec toute la diplomatie dont elle était capable bien entendu! - c'est à dire très peu pour ceux ne la connaissant pas...-

Ma chère fille, je vais devoir te reprendre.... * comme c'était étrange de l'appeler ma chère fille alors que seules quelques années les séparaient, en faisant plutôt une soeur qu'autre chose, mais autorité oblige....*
J'avais remarqué ton état, ne t'en fais pas pour ça, mais j'attendais que tu viennes m'en parler.... certes tu es en pleine croissance, mais j'ai la désagréable responsabilité de t'annoncer que celle-ci ne se fera, malheureusement, qu'en largeur.... enfin je me comprends...
Mais tu as raison pour une chose, personne n'est à l'abri d'avaler un pépin, et je peux te dire que tu en as avalé un gros, un énorme même.... enfin avaler c'est une façon de parler... en effet si tu t'étais contentée d'avaler sans rien faire d'autre, on serait tranquille!
* Elle leva les yeux vers le plafond, se disant que si ça c'était de la diplomatie. Non décidément, elle n'était pas douée du tout dans cette branche et en parlant de branche, il y allait bientôt en avoir une nouvelle sur son fichu arbre généalogique.... *
Aliénor, as tu une idée de tes dernières menstrues? Non je te demande ça parce que tu vois le fichu pépin, et bien de petit, il aura tôt fait de prendre de la place et tu n'auras plus à te soucier de remplir le corsage de mes robes, parce que ton ventre sera tellement proéminent, que tu ne rentreras plus dans rien du tout! La nouvelle animation, ce sera toi, pas un vulgaire lancé de pomme, je te le dis!

Son regard se planta dans les azurs de la jeune fille.... si avec ça, elle ne comprenait pas, elle ne pouvait plus rien faire pour elle, hormis lui mettre la vérité sous le nez de façon encore moins diplomatique qu'elle ne l'avait déjà fait.... C'est alors qu'elle grommela dans ses dents... lui je vais le tuer, l'étriper, le pendre par ses coglioni!
Bon sang de bon soir, elle n'avait déjà pas assez de problème comme ça pour encore devoir gérer un pépin de ce genre? Un enfant, ils lui avaient fait un enfant dans le dos! Le hic c'est que ça allait se voir dans peu de temps si son intuition était bonne.... une belle insulte fusa... elle était belle la duchesse, elle aurait fait fureur dans un salon mondain avec son vocabulaire châtié et fleuri.....


Dio cane, vous allez tous me tuer!

La blonde tragédienne finit par se positionner sur son siège, un bras replié sur son front, le visage d'un martyre en pleine souffrance.... C'est qu'il n'avait pas tord son époux, elle aurait franchement pu postuler à la commedia dell'arte!

Alienor_vastel a écrit:
Maltea était lancée, et Aliénor perdue. Elle adressa un regard à Stella d'un air de lui demander si celle-ci y comprenait quelque chose, avant de revenir vers la maternelle-à-peine-plus-âgée-qu'elle.
Mais qu'est-ce qu'elle racontait ?! Et qu'est-ce qu'elle aurait dû avaler, la blondinette, qu'est-ce que c'était que cette histoire de pépin ? D'incompréhension, elle secoua la tête à ce moment là, faisant écho au levage des yeux briennois vers le plafond, et la suite des paroles de Maltea lui parvint comme étouffée à travers un épais brouillard.
Les sourcils froncés, elle l'écoutait sans vraiment l'entendre, jusqu'à ce que les émeraudes se fichent dans les pervenches et qu'un grommellement se fasse entendre des lèvres ducales.

C'est alors que son neurone de blonde se connecta dans son cerveau, et les pièces du puzzle verbal énoncé par la jeune femme se remirent peu à peu en place.
Et parce que l'énoncer à haute voix rendait la chose tangible, Aliénor lança d'une voix ébahie


Je suis enceinte ?

Petit moment de flottement, cherchant la confirmation dans le regard qui lui faisait face, avant de reprendre

Mais c'est pas possible ! Enfin si, techniquement ça l'est oui enfin elle n'allait quand même pas entrer dans les détails et puis de toute façon jouer les vierges innocentes et effarouchées ne tromperait aucune des présentes mais...

Elle s'interrompit, réfléchissant à la question posée par Maltea. Ses dernières menstrues ? Comme si elle faisait attention à ces choses là ! Elle pestait quand ça lui arrivait et puis c'était tout. D'ailleurs, c'était vrai qu'elle n'avait pas pesté -du moins à ce sujet là- depuis quelques temps. Depuis... elle fouilla dans sa mémoire et blêmit en se souvenant que la dernière fois, c'était au moment où ils préparaient les joutes qu'ils avaient souhaité organiser à Etampes afin d'officialiser leurs fiançailles. Soit début février.

Reposant sur la table le reste de pain qu'elle avait à la main, elle avança de quelques pas telle une automate avant de se laisser tomber dans un fauteuil, consternée.

Oh bien sûr, Aimelin et elle avaient déjà évoqué la possibilité de fonder une famille ; mais dans un avenir lointain, comme la suite logique de leur relation. D'abord les fiançailles, ensuite le mariage, même si pour ce qui était du devoir conjugal -qui au demeurant n'avait rien d'un devoir avec lui- ils avaient pris les devants.

Oh bien sûr aussi, elle s'était déjà demandée par avant comment il se faisait que leurs galipettes n'aient pas eu de conséquences. Après tout, cela faisait maintenant presque deux ans qu'ils faisaient vie et couche commune, mais devant son ventre toujours vide, elle en avait conclu qu'elle ne devait pas être de ces femmes fertiles. Et elle avait oublié, après tout elle était encore jeune. Elle avait d'ailleurs tellement oublié, que la découverte que ce qu'elle avait cru couver n'était pas un mauvais refroidissement mais un héritier fut comme un coup de massue.

Pourquoi maintenant ? Et surtout, comment Aimelin réagirait-il ? Si Maltea avait raison, et comment pourrait-il en être autrement puisqu'à y bien réfléchir les symptômes concordaient, alors la surprise serait aussi de son côté. Et comment le lui annoncer ?

Ses pervenches passèrent tour à tour de l'une à l'autre des deux blondes sans pour autant s'attarder sur l'attitude théâtrale de Maltea, puis elle brisa le silence qui s'était installé, prononçant d'une voix blanche


Je suis enceinte !

Soudainement prise d'un fou rire nerveux en prenant conscience de tout ce que cela allait impliquer, pour son couple mais aussi pour sa famille, elle hoqueta

Tu vas... être... grand-mère !

Pour un pépin, c'en était un gros effectivement. Et qui allait avoir du mal à passer.

Cedmisc a écrit:
C'est pas bientôt fi... Hein?!!!

Il s'arrêta net sur le pas de la porte quand les paroles d'Alienor lui parvinrent aux oreilles. Il était à l’hôtel depuis un bon moment déjà. N'ayant pas trop de travail au château, il lui arrivait souvent de rentrer tôt. Et ce jour tandis qu'il lisait certaines missives, il avait été dérangé par les jacassements des blondes couronnées. Après avoir tenté par tous les moyens de diminuer le niveau sonore (ce qui inclus les bouchons de cire dans les oreilles) il s'était résolu à intervenir auprès de ces dames.

Il était donc là, interdit, devant l'annonce faite par sa fille adoptive. Et puis une image lui vint en tête, fugace mais qui déclencha aussitôt chez lui un fou rire irrépressible.

"WHA HA ! HA ! HA ! HA ! HA ! HA!!! Maltea... AHAHAHAHAH ! Grand mère!  OH ! OH ! Je l'imagine déjà... HI ! HI ! HI ! avec le bébé! AH ! AH ! AH ! "

Pleurant de rire, il s'essuya les yeux. Avisant qu'il n'y avait pas qu'une seule blonde qui risquait de voir sa vie chamboulée, il tenta de se calmer.

"Désolé Alienor... *snif, snif* Toutes mes félicitations à toi et à Aimelin."

Il se moucha et en rangeant son mouchoir, son regard croisa celui de sa femme. Il ne put s'empêcher de dire à voix basse:


"Mamy Malty..."


Cette dernière parole acheva de relancer le fou rire...

Aimelin a écrit:
[Hôtel Di Favara, Reims - Mi avril - Ô douceur reposante de la famille... j'arrive !]


La tête remplie de bestioles qui beuglaient et bêlaient tels des moutons… quoi que pour ces dernières c’était normal, il avait parcouru le trajet le menant du Castel jusqu'au manoir de  Maltea. Un court répit jusqu’au lendemain matin, où il pourrait goûter à la tranquillité de sa famille. Un petit mouvement de tête en pensant à elle. Les di Favara Fontanaz étaient devenus les siens et se ressourcer en leur compagnie lui faisait du bien.
Ce soir il pourrait goûter à un peu de calme après l’agitation fébrile du Castel, et bien moins fébrile et reposante de la place publique où le Conseil de Régence était sans cesse pris à partie.
C’était donc avec soulagement, vous disais-je,  qu’il avait gravi d’un pas rapide, les escaliers du perron menant aux grandes portes du manoir, et s’était débarrassé de sa lourde cape et ses gants de cuir, tout en saluant de la tête Supercalifragilisticexpidélilicieux* qui allait entrer dans le couloir qui menait vers les cuisines, et le regardait d’un drôle d’air.

Petit haussement de sourcils de l’ébouriffé qui ouvrit la bouche et se ravisa remarquant la lourde spatule de bois de la chef des cuisines. Un lancer de bûche à plus de 65 pieds, ça imposait la crainte et une spatule de bois, aussi lourde fût elle, devrait bien arriver au milieu de la place de Reims.


Bonsoir supercalifr.. hum hum .. super journée finie j’en suis heureux.

Les politesses d’usage furent abrégées rapidement et les éclats de voix qu’il ne parvint pas néanmoins à distinguer lui signalèrent la présence de vie dans le salon.
Un grand sourire pour faire diversion, à Superca en montrant les portes du doigt et il s’y dirigea en chantonnant avant d’en franchir le seuil, lançant d’un ton enjoué :


Bonsoir tout l’monde !
Hé bien il ne fait pas ch…  


et de s’arrêter brutalement en voyant la scène posée sous ses yeux. Aliénor et Maltea affalées chacune dans un fauteuil avec un air des plus soucieux, Stella à côté qui ne disait mot, et Ced, debout, qui semblait pris d’un fou rire qui soutira une légère mimique amusée à Aimelin.

Hé bien que se passe t il ?

Une pensée pour celle qu’il venait de croiser dans le couloir

je viens de croiser la bûcher... enfin supercalifr..  armée d'une spatule. Le repas du soir a brûlé ?
Ha je sais … les remparts de Reims se sont effondrés et nous sommes volontaires pour les reconstruire en urgence !


Et de rire à sa boutade qui ne faisait rire que lui, mais il était bon public. Et de s’avancer vers Alie pour se pencher et lui déposer un baiser, avant de claquer la bise à la Reyne des Feuilles, et de se pencher vers Malt pour faire de même, et d’ensuite saluer Ced.

S’il ne les connaissait pas il aurait pu penser à une catastrophe, mais là, il était perplexe et son regard se posa sur Ced et son fou rire, en essayant de retenir le sien, car la scène était plutôt amusante… du moins pour le moment.




*merci encore Mary Poppins

Maltea a écrit:
Tu vas... être... grand-mère!

Un grognement sourd en réponse à cette déclaration, grognement ne laissant rien présager de bon, et alors qu'elle allait mordre, un rire tonitruant lui perça les tympans, suivi d'un mamy Malty et là.... son sang ne fit qu'un tour et sa colère se retourna contre le gugus qui se tordait de rire juste devant elle. Son pied s'éloigna rapidement afin de venir buter contre le tibia ducal de son cher époux mais le geste fut arrêté par une nouvelle arrivée. Le responsable de ce drame! Le pire c'est qu'il se ramenait comme si de rien était, blaguant et osant même lui claquer la bise. Non mais! En réaction à cela, le pied qui s'était retenu de pourfendre le tibia de Miscus finit par se réveiller et vint taper contre le tibia d'Aimelin... après tout, un tibia reste un tibia et du moment que ça défoule, peu importe son possesseur! La blonde duchesse se releva de son siège, et la tragédie recommença.... acte I scène 2

Alors toi! Comment oses tu faire semblant de rien!? Tu m'as trahie, moi, une de tes plus vieilles.... euh.... jeunes amies, enfin bref, tu m'as comprise! Il t'étais si difficile de semer hors Aliénor? Bon sang mais tu aurais du prendre tes précautions, mais non au lieu de ça, je vais me retrouver avec une bouche de plus à nourrir, fichu serment à la con! L'amour c'est comme les bains de bouches, on crache à coté, dans le crachoir, on avale pas la potion, nom de non! À croire que je dois tout vous apprendre!
Je vais t'étriper Millelieues, je t'aime beaucoup ça tu le sais, mais là c'est au dessus de mes forces... mais comment vais-je faire? Comment vais-je gérer ça?


Ah si elle avait pu se voir en pleine action, elle en aurait eu un fou rire... ou pas d'ailleurs. Non mais, c'est qu'elle ne semblait pas se rendre compte du ridicule de la situation. A l'entendre, elle donnait l'impression d'être la future mère du mouflet à venir et non la future grand-maman aux confitures... empoisonnées.

C'est une catastrophe, un braillard.... je veux mourir, laissez moi mourir en paix!

Et de se laisser retomber une fois de plus sur son siège, se cognant au passage la hanche sur l'accoudoir, ce qui lui arracha un cri de douleur.

Voyez, vous me martyrisez qui plus est, aie j'ai maaal....
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MessageSujet: Re: [RP] "En t'attendant..."   Ven 5 Juil - 10:32

Stella_di_favara a écrit:
[ Un énorme, un immense blanc dans la tête de l'insulaire]

Pendant ce temps dans la tête de la Sicilienne...

- J'ai faim j'ai faim j'ai faim j'ai faim bon sang que j'ai faim...Hum mais qui c'est qui braille comme ça? J'ai faim j'ai faim j'ai faim arghhh j'ai faim...Dio porco je pourrai engloutir Poustoule...J'ai faim j'ai faim j'ai faim...Mais pourquoi ils me regardent comme ça...J'ai faim j'ai faim j'ai faim j'ai faim...QUOI ENCEINTE? J'ai faim! Non mais sérieusement j'ai faim! ENCEINTE! faim faim faim faim ! Mamie Malty...Ouf c'est pas moi qui suis enceinte...n'empêche j'ai faim...Hummm mais ça sent la charcuterie...j'ai faim!

Alors oui, quant l'insulaire crève de faim elle ne peux plus analyser grand chose ni même parler, elle ne pense qu'à son estomac et son estomac ne pense qu'à se remplir.
L'odeur de la charcutaille lui montant rapidement au nez, derechef la pupille se resserre la mâchoire se referme laissant dépasser les canines, la main se tend instinctivement, laissant place à son instinct le plus primaire!
Un grognement mêlé d'un son se manifeste.

GrrrRRRrr Faim!

Elle pioche l'insulaire, elle en prend ptet même plus qu'il n'en faut...La terre peux cesser de tourner...Alie peux accoucher à ce moment même, sa Suzy redevenir vierge...Nafout! C'est soit elle mange soit c'est la crise d'apoplexie.
Et une tartine charcut/fromage cerises.
Une fois sauvagement engloutie, elle se rend compte de son manque de manière quand il s'agit de nourriture. Il se raconte même qu'elle aurait vendu son père à l'ennemi sur les terre des deux Sicile...pour un peu de pain et de salame...Enfin me direz vous il se raconte beaucoup de chose sur les Di Favara...

Un sourire timide se dessine, des miettes pleins le balcon...

Euh....Je peux être le Parrain???

Alienor_vastel a écrit:
[Hôtel Di Favara, Reims - Mi avril... parce qu'on n'est pas rapides à l'écrire, ce RP !]

La scène était... surréaliste aux yeux d'Aliénor. Pour un peu, elle se serait cru dans un de ces rêves confus, sans queue ni tête. Un rêve ou un cauchemar, dans l'état de confusion dans lequel elle était, elle ne savait plus trop.
Stella semblait ailleurs, le regard fixé sur la nourriture comme si sa survie en dépendait. Et d'ailleurs, peut-être était-ce le cas.
Maltea gardait cette attitude qui ferait passer, quelques siècles plus tard, Sarah Bernhardt pour une tragédienne de seconde zone.
Quant à Cedmisc qui venait de faire son apparition, loin de tenter d’apaiser son épouse comme tout mari attentionné se devrait de le faire-oué enfin ça c'est la théorie-, il en remettait au contraire une couche, et pas des moindres.

Le fou rire d'Aliénor s'éteignit sur ses lèvres à mesure que celui de pôpa par alliance et par adoption s'amplifiait. Bon sang, on était déjà au bord de l'explosion, là, et il venait d'allumer la mèche ! Ne manquait plus qu'Aimelin se pointe la bouche en coeur, et bientôt l'hôtel di Favara ne serait plus qu'un champ de ruines !

Et d'ailleurs... justement, son beau brun fit son apparition, inconscient, dans tous les sens du terme, de l'effet que pourrait provoquer son ignorance de la situation. Le baiser qu'il lui déposa avant d'aller embrasser Stella et Maltea et saluer Cedmisc, fut comme une courte accalmie avant la tempête qui n'allait pas manquer de se réveiller à nouveau.
Une grimace lorsque le pied de la blonde Duchesse vint frapper le tibia de son fiancé, et Aliénor se leva en même temps que les invectives ducales repartaient de plus belles. Par ses gestes, elle tenta de faire comprendre à Aimelin l'objet du courroux de Maltea et ses mains mimèrent ainsi un arrondi devant son ventre. Bon sang, comment lui expliquer qu'elle était enceinte, et qu'il allait être père ?

L'intervention de Stella, enfin repue, lui donna enfin la clé, et elle rétorqua à cette dernière


Pour ma part, je n'y vois pas d'inconvénients, mais il faut aussi l'accord du futur papa.

Et d'adresser au jeune homme un regard entendu, qui signifiait en substance... "c'est de toi que je parle, là !"

Aimelin a écrit:
[Hôtel Di Favara, Reims - Mi avril... parce qu'on n'est pas rapides à l'écrire, ce RP ! mais on le vaut bien ]


Une blonde ça va, deux blondes… ça pourrait aller… mais trois blondes c’était la cata et là le Très Haut priait très fort pour Ced et Aimelin… et il avait plutôt intérêt parce que parfois l’ébouriffé ne croyait presque… j’ai bien dit presque… plus en lui. Le fou rire de Ced avait un effet terrible sur le jeune Etampes qui malgré sa curiosité devant la scène avait bien du mal à se retenir. Et c’est le traitre coup de pied dans son tibia qui lui coupa net le sifflet.

Aieuuuuuuu ! mais qu.. mais ca v.. non mais !

Une grimace en se reculant. A n’en pas douter un vent de folie s’était glissé dans le manoir et avait fait de nombreuses victimes alors qu’il l’avait échappé belle apparemment.

Comment ça je t’ai trahi ?

Mais de quoi parlait elle ? Il chercha comment il aurait pu la trahir et pour lui elle était encore en train de se pencher sur un passé révolu. Peut être avait elle encore appris le nom d'une de ses amantes de l'époque où elle voulait épouser ce mou du chapeau qui sentait le poisson, et se vengeait elle à retardement ? Il compta vite fait mentalement... Petitangelot, Bel... hum c'était tout, il n'en voyait pas d'autre. Deux amantes en même temps sur Compiègne, ça n'avait pas été facile à gérer, et il avait eu de la chance que Malt soit occupée à Sainte avec son prétendant à chapeau mou. C’était vrai que la première moitié de l'an 56 avait vu l’ébouriffé crouler sous quelques jolies femmes parce que sa blonde chieuse croulait sous les pas beaux. Ben voui ils étaient tous pas beaux.

Mais j’ai rien fait. Enfin il n’avait pas l’impression d’avoir fait quelque chose hormis compter des moutons, des cochons et des vaches accompagné d’une pincée d’écus. Et pourquoi elle voulait l’étriper le Millelieues ?

Mais gérer quoi ? un braillard ?

Il se frotta la joue, perplexe…. et puis je ne braille pas… enfin pas plus que d’autres

Son regard glissa vers la porte, avant de revenir sur Malt puis Ced et de se poser sur Stella qui semblait elle aussi dans un état second. Pourquoi voulait elle être le Parrain ? on baptisait qui ?

Avant de se rendre compte des gestes d’Aliénor et de froncer les sourcils en essayant de deviner pourquoi elle lui disait avoir grossi parce que sans nul doute la cuisine de Supercalifragilisticexpidélilicieux* était pour quelque chose dans sa petite prise de poids. Quoi d’autre pourrait la faire grossir hormis attendre un enfant, pensait il.


Pour ma part, je n'y vois pas d'inconvénients, mais il faut aussi l'accord du futur papa.

Le futur papa... Et le monde s’arrêta de tourner.

Du fu.. parr.. de

Un regard circulaire à la recherche d’un godet qu’il trouva sur la table et vida d'une traite, avant de faire un tour sur lui-même et de les regarder tous, pour revenir faire face à Aliénor.

Tu veux dire que.. qu’on.. que tu .. enfin que

Et de stopper en regardant son ventre, avant qu’un sourire n'illumine son visage et fasse pétiller ses prunelles grises.
Le bonheur de cette nouvelle lui fit totalement oublier le danger qui planait du côté de Maltea, et dieu sait qu'il fallait être inconscient, et il attrapa sa douce par la taille avant de l’entrainer dans une danse et de chanter.


Je vais être papa je vais être papa !

Et tout à sa joie, de s’arrêter et de revenir vers Malt un sourire de ravi sur les lèvres

tu vas être grand-mère

Tout bien réfléchi, ce n’était peut être pas la chose à dire mais les mots étaient sortis naturellement. Et il réalisa que déjà ne voulant pas qu’elle l’appelle jolie maman il venait peut être de signer son arrêt de mort avec le mot grand-mère.
Diantre mais réfléchis vite Aimelin dis quelque chose d'autre.

Aie…


Alors il ajouta d'un air angélique, et un sourire irrésistible.. si si... tout en lui déposant un baiser affectueux sur la joue.

une très jeune grand-mère cela va de soit.



* merci encore Mary Poppins my friend.
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