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 [RP] Quelques mots avant de partir

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Aliénor
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Messages : 1969
Date d'inscription : 02/03/2011

MessageSujet: [RP] Quelques mots avant de partir   Ven 14 Déc - 16:59

Alienor_vastel a écrit:
Les malles étaient prêtes, ils quitteraient le village bientôt. Ce qui devait n'être à l'origine qu'une tournée des caves entre amis avait tourné au cauchemar, entre les remarques revanchardes à la limite de l'insulte, les menaces à peine déguisées sous prétexte de leur origine et ce bien qu'ils soient sur les routes depuis presque une demi année, et pour couronner le tout la petite scène qui venait de se jouer en taverne.
Sans doute avait-elle été maladroite, elle avait agi une fois de plus sans réfléchir, troublée qu'elle avait été de tant de coïncidences, sans penser aux réactions qui pourraient se faire jour. Elle était venue à La Flêche sans arrière pensées, comment aurait-elle pu savoir ce qu'elle allait y trouver, qui elle allait trouver ?

Les pervenches s'attardèrent un instant sur le parchemin roulé en boule à côté de la table, qu'elle avait couvert des mots par lesquels elle avait tenté de s'expliquer. D'expliquer tout simplement. Mais les mots ne disent pas tout, et l'on peut en oublier.
Un soupir, alors qu'elle suivait du regard les gestes de son fiancé qui terminait de regrouper ses affaires. Et quelques pas pour venir l'embrasser, un regard soucieux et un murmure...
je dois aller les voir, je vous retrouve à la porte du village...

Le froid qui régnait à l'extérieur la prit violemment alors qu'elle quittait l'auberge où ils avaient logé et de laquelle elle s'éloigna sans un regard. Elle avait été jugée sans qu'on prenne la peine de la comprendre, sans lui donner le temps de se justifier, ou était-ce elle qui était partie face à l'impossibilité qu'elle avait ressentie de s'exprimer clairement et calmement, mais à mesure de ses pas, elle réalisait ce que ces paroles avaient pu faire croire, ce qu'elles avaient pu faire craindre.

Elle en venait à regretter cette petite escapade angevine, à regretter d'être entrée dans cette taverne, d'avoir posé les yeux sur ce médaillon, de s'être souvenue de cette vieille lettre qui venait de bouleverser plusieurs vies, d'avoir chantonné à la suite de Cory cette berceuse allemande que sa mère lui fredonnait lorsqu'elle était enfant. Il n'y a pas de hasard lui avait-on dit un jour, mais seulement ce qui doit être, et elle en venait à maudire les circonstances de ces rencontres et discussions.

La petite blonde se fit indiquer la maison où logeaient Esmerald et Odrosan et y porta ses pas. Un arrêt devant la porte, peut-être que finalement laisser une lettre serait mieux ? Elle secoua la tête, non, la fuite dans le silence c'était la solution de facilité pour elle, ce qu'elle avait à dire, elle devait le dire en face. Tenter de les rassurer et leur certifier que les doutes et les peurs qu'ils pouvaient avoir étaient infondés.
Espérant qu'ils acceptent de l'écouter, juste l'écouter quelques instants, Aliénor prit une grande inspiration qui ne réussit pas à chasser la boule qu'elle avait au fond de la gorge et leva la main pour frapper à l'huis.

Odrosan a écrit:
Odrosan était en train de rêvasser devant la cheminer, dans la pièce principal, quand il entendit quelqu'un frapper à la porte. Le bruit le fit sortir de sa rêverie et il entrepris d'allez voir, en se demandant qui cela pourrait t'il être. Une commande qu'a fait esme peut être, il n'était pas au courant, mais peut être avait t'elle acheter quelques choses sans lui en parler.

Il ouvrit la porte, et vit une dame dont le visage lui était vaguement familier.

Bonjour, c'est pour quoi ?
Puis il rappela avoir déjà vu cette dame quelques part.
Oh vous êtes la femme qui pense avoir un lien de parenté avec cory ... Que voulez vous ?

Alienor_vastel a écrit:
Elle s'attendait... elle ne savait pas trop à quoi en fait. Que la porte reste close, qu'elle se referme sur elle, à ce qu'elle doive argumenter peut-être mais il n'en fut rien. Du moins pour l'instant.
Un léger soupir de soulagement s'échappa de la bouche de la blondinette et un imperceptible sourire vint étirer ses lèvres à s'entendre qualifier de "femme", à dix-sept ans elle était encore à l'âge où l'on est pas pressée de se voir appeler ainsi, mais à l'opposé de ce qu'elle faisait habituellement, elle ne reprit pas son interlocuteur. Après tout, ça n'était pas important, ce qui était important c'était ce qui allait se dire.

Elle acquiesça d'un signe de la tête aux propos de son vis-à-vis


Oui, je le pense, et c'est justement la raison de ma présence ici. Il était difficile tout à l'heure de parler et de s'expliquer sereinement, avec le monde autour et les esprits qui se sont légitimement échauffés. C'était une erreur de ne pas vous parler avant, à vous les parents de Cory, je le reconnais, et de lui raconter sous forme d'histoire ce que je suis venue à soupçonner en parlant avec elle, aussi j'aimerai y remédier maintenant s'il n'est pas trop tard.

Elle aurait bien ajouté qu'elle s'était laissée alors emporter lorsque ces bribes, ces morceaux s'étaient peu à peu emboîtés pour lui laisser entrevoir l'impensable, que cette cousine dont elle connaissait vaguement l'existence pour l'avoir apprise dans les lettres échangées des années auparavant entre sa défunte mère et l'une des soeurs de celle-ci, pouvait se trouver alors face à elle. Impulsivité, spontanéité, ces traits de son caractère qui lui jouaient bien souvent des tours, preuve en était faite une fois de plus. Sauf que cette fois, elle n'était pas la seule concernée.

Nous partons tout à l'heure, puisque nous ne sommes pas les bienvenus ici, mais avant cela, si vous pouviez m'accorder un peu de votre temps, votre épouse et vous, je souhaiterai vous faire part de ce qui m'a fait arriver à cette conclusion. Vous pourrez alors juger par vous-même...

Une rafale de vent parcourant la rue la fit frissonner et elle resserra sa cape autour d'elle, ne pouvant s'empêcher de jeter par la porte entrouverte un coup d'oeil à l'intérieur de la maison où flambait un feu dans la cheminée. Mais si cette conversation devait se tenir sur le pas de la porte, elle s'y plierait.

Esmerald a écrit:
Occupée par Flora , Esmerald ne fit pas attention aux légers coups frappés sur la porte. La voix qu'elle entendit, elle la reconnu de suite et vint vers la porte . Il n'est pas dans les habitudes des Charmnoir de laisser une personne sur le pas de la porte.

Bonsoir Dame! vous désirez nous parler ...

Elle fit le geste de rentrer

Entrez il fait froid ce soir, nous serons mieux a l’intérieur et de plus le froid ne franchira pas le pas de porte.

Elle lui indiqua un tabouret non loin de la cheminée et reposa Flora dans son berceau. Elle la regarda sans aucune agressivité, sachant qu'en taverne les paroles montent, tout le monde veut defendre la veuve et l'orphelin et là c'était défendre Cory - petite fille un peu la mascotte du village qui avait aimé trouver refuge dans la maison des Charmnoirs. La famille était aisée rien ne manquerait à l'enfant tant du point de vue matériel que du point de vue affectif .., et chacun de donner raison , donner tort, dire des mots qui peuvent être regrettés et Esmerald n'aimait pas trop. Un conversation franche avec la dame semblait s'imposer.

Prenez place je vous prie .

Esmerald s'assied aussi sur un tabouret, Odrosan à ses cotés.

Et bien dites nous tout ! Que nous ne restions pas sur un malentendu, une interprétation des évènements et de mauvais sentiments.

...

Alienor_vastel a écrit:
Dire qu'elle était soulagée de la compréhension des parents de Cory et de leur accueil serait un euphémisme. Avec un sourire de remerciement, Aliénor pénétra dans la demeure, répondant à l'invitation qui lui avait été faite. Elle ne put s'empêcher de balayer la pièce d'un rapide regard curieux, notant les éléments de décoration et le mobilier élégant et de bonne facture qui indiquait une certaine aisance matérielle, avant de prendre place sur le tabouret qui lui avait été indiqué.
La jeune fille écarta alors les pans de sa cape sans toutefois l'ôter afin de montrer qu'elle n'avait nullement l'intention de s'imposer, dégrafant juste un peu son fermail pour dégager son cou, ce fermail qu'elle avait acheté auprès d'un joaillier du village avant de rentrer à l'auberge faire ses malles ; celui qu'il remplaçait était soigneusement rangé dans l'aumônière qui pendait à sa ceinture et en serait sorti ou non selon le tour que prendrait la discussion.

Frottant l'une contre l'autre ses mains froides pour les réchauffer, la petite blonde se donna par la même occasion le temps de chercher ses mots avant d’ouvrir la bouche.


Je vous sais gré de bien vouloir m'écouter, il est nécessaire en effet de dissiper toute équivoque.
Avant toute chose, sachez que je ne suis nullement venue à La Flêche dans l'intention de chercher des parents que je pourrai avoir, nous avons simplement quitté la Champagne depuis plus de six mois maintenant, portant nos pas où le vent les mène, au gré de nos envies. Notre envie justement étant alors de goûter les vins d'Anjou.

Ceci étant posé, je...
une brève interruption, tout se mélangeait encore dans sa tête et mettre de l'ordre dans ses pensées n'était pas chose aisée pour elle, aussi ajouta-telle avec un sourire contrit... pardonnez par avance si mes paroles vous semblent un peu brouillonnes ou désordonnées, mais tout cela tourbillonne encore dans mon esprit.
Quoiqu'il en soit, lors des mes passages en taverne, j'ai eu l'occasion de discuter avec Cory. Au milieu d'autres choses, nous avons aussi parlé de nous, elle m'a raconté son histoire, du moins ce qu'elle en savait. Et puis elle m'a montré son médaillon. Sur le coup, il ne m'a pas particulièrement intrigué si ce n'est ce mot, "Maurienne", qui me disait quelque chose, mais impossible de me rappeler quoi. Ce n'est que le soir, lorsque j'ai raconté ma journée à mon fiancé, qu'il m'a indiqué avoir lu ce nom sur une carte lorsqu'il s'était rendu en Savoie, dont c'est une vallée.
C'est alors que je me suis souvenue où j'avais lu ce mot, dans des nombreuses lettres écrite par une de mes tantes à ma mère, des lettres que cette dernière avait gardées au milieu d'autres documents qui sont maintenant entreposés chez moi. De cette lettre je ne me rappelle pas les détails, juste les grandes lignes. Adeline, ma tante donc, racontait son histoire avec un homme venu de là-bas, de Maurienne donc, l'enfant qui en était née, son déchirement à devoir s'en séparer parce qu'elle n'était pas mariée, la femme qui l'avait emmenée en Anjou et le médaillon qui lui avait été confié.


Aliénor afficha alors une moue amère. Comment avait-on pu obliger une mère à se défaire de son enfant, elle avait du mal à le comprendre, ça la dépassait. Elle reprit néanmoins

Vous me direz, des enfants abandonnés, enlevés, éloignés, il y en a tant de par le Royaume, et je ne pourrai que vous suivre dans cette idée. D'ailleurs, si j'ai alors relevé l'analogie des deux situations, loin de moi alors l'idée que cette enfant aurait pu être Cory, le hasard serait alors bien malicieux.
Mais cette après-midi, il y a eu cette berceuse en allemand, que j'ai reprise avec elle pour la connaître, ma mère me la chantait pour m'endormir lorsque j'étais enfant, elle la tenait de sa propre mère. Et puis ce nom d'Adeline sur lequel j'ai questionnée Cory après cela, troublée que j'avais été que nous connaissions toutes deux cette chanson, et qu'elle m'a dit avoir lu sur des lettres que recevait la femme qui s'est occupée d'elle avant que vous ne la recueilliez.


Elle s'interrompit à ce moment de ce récit et les regarda tour à tour.

Le hasard là encore peut-être, mais cela fait quand même beaucoup de coïncidences, ne trouvez-vous pas ?

Et le silence, ses pervenches passant de l'un à l'autre dans l'attente de leur réaction et des questions qu'ils pourraient lui poser.

Esmerald a écrit:
Esmerald laissa à la damoiselle le temps de prendre respiration de faire partir une certaine nervosité. Elle comprenait qu'il n'était pas facile de s'exprimer devant des gens avec qui elle avait eu quelques mots un peu désagréables. Esmerald avec un sourire essayait de la mettre à l'aise. Elle voulait connaitre cette histoire.

Elle la lassa terminer et puis reprit des points qui l'étonnaient .

Vous me parlez d'une dame Adeline ! le seul nom que j'ai entendu de la bouche de Cory est celui de la dame âgée qui s'est occupé d'elle " dame Eugénie" . Mais depuis combien de temps était-elle avec cette femme Cory n'est pas capable de le dire ... enfin je ne le pense pas. A quel age lui a-t-on remis l'enfant , Cory ne peut pas le savoir puisqu'elle était bébé selon ses dires. Elle dit elle même qu'on ne peut se souvenir de ce qu'on était quand on était enfant . Elle a eu une discussion âpre avec le maire .. Le traitant de menteur parce qu'il disait se souvenir de sa petite enfance .
Alors vous voyez sur ce point je dois dire que je ne comprends pas la suite logique des faits!


Autre point . Je dois dire que m'a curiosité n'est pas allée à regarder de près le médaillon , il est a Cory pas a moi . Je lui avais demandé pour ne pas le perdre de le mettre dans un coffret ... elle a refusé ... et donc je ne l'ai jamais eu en main et lors ce qui est écrit dessus je n'en sais rien .

Esmerald reflechissait pour essayer de dénouer tout cet imbroglio de dires de faits qui s'entrechoquaient qui étaient quasiment intemporels ...

En ce qui concerne la berceuse , elle est vraiment particulière effectivement. Moi qui suis du Bourbonnais je ne l'ai jamais entendu. Et quelle berceuse ma mère me chantait quand j'étais enfant , je n'en ai aucun souvenir ... mes parents sont toujours vivants et je pourrait demander a ma mère si elle chantait des berceuses ... je ne le crois pas ... mon plus jeune frère doit avoir environ votre age il va sur ses 16 ans et moi en ayant 23 , je pourrais me souvenir de chansons de notre mère mais c'est le vide !

Dernier point qui je pense ne donnera aucune réponse et qui laissera dans l'expectative.

Cory vous aurait dit qu'elle avait lu sur des lettres ! j'en suis fort étonnée. C'est son père Odrosan qui a commencé à lui apprendre à lire et à écrire.

Esmerald se tut à nouveau et reprit

Je ne sais que penser de cette histoire. Si vous êtes effectivement sa cousine , et bien qu'elles sont vos intentions ? Pour moi il ne fait aucune différences entre Flora et Cory.
Et comme vous pouvez le voir je ne manque de rien. J'ai été élevé dans une famille bourgeoise ... vous me direz ça n'est peut être pas une référence ... je vous le concède ... mais je pense être loin d’être pauvre . Tout ce qui se trouve dans cette maison a été acheté par Odrosan et moi même. La petite a sa propre chambre, ce qui est quand même la marque d'une certaine aisance.
Cory est ma fille. Et je me battrais pour la garder dans la famille ... car je suis certaine que tel est le désir de Cory.


...

Coralyne a écrit:
Cachée dans les escaliers, prête à aller se cacher, si Alienor cherchait à la prendre avec elle, Coralyne écoutait se que ses parents disaient, ils lui avaient promis de la garder avec eux.

Sa maman ne savait pas qu'elle connaissait déjà les lettres avant que son papa lui apprenne, mais peut être que son papa allait le dire ou pas, c'était surement mieux qu'il ne dise rien, pour ne pas qu'on la prenne de force.

Son médaillon elle ne l avait plus maintenant, sa maman l'avait caché dans le coffre. Elle ne voulait plus le voir , pourtant elle l'avait toujours eut autour du cou, c'était la seule chose que Eugénie lui avait dit de ne jamais perdre.

Alienor disait vrai, il y avait eut des lettres reçues pleins de lettres, la vieille dame lui avait toujours dit que c'était une veille amie, qui prenait des nouvelles. Jamais la petite n'avait lu les lettres, trop de lettres trop de mots, mais la signature ça oui elle l'avait vu c'était écrit plus gros elle avait reconnu le A, le D, le E, le L, le I, le N et le E, mais elle n'avait jamais remis les lettres ensemble, parce que cela lui semblait sans importance, surtout que les lettres avait cessées d'arriver depuis très longtemps, plusieurs mois, enfin une éternité pour la gamine, et la petite n'avait pas compté, cela ne l'avait même pas choqué.

Puis si Alienor disait vrai pourquoi sa "vrai" maman n'était pas venue la chercher. Elle écoutait elle aussi voulait savoir quand sa maman l'avait laissée, la seule chose qui avait interpelé la petite c'était la chanson, personne ne la connaissait, même pas sa maman.

La petite ne savait pas si elle devait sortir de sa cachette ou pas. Elle voulait dire a Alienor qu'elle voulait rester avec son papa et sa maman. Le curé avait dit qu'elle pouvait. Son papa lui avait promis que personne ne la prendrait. Mais l'armée de Salebete était parti comment son papa allait faire si elle la prenait ils étaient au moins 3, non fallait pas se montrer c'était mieux. Elle garda sa poupée contre son cœur et continua d’écouter, ceux que les grandes personnes disaient.

Alienor_vastel a écrit:
Et les questions ne tardèrent pas, fort logiquement. Si Aliénor avait été troublée, s'était interrogée, il était inévitable que les parents de Cory ne réagissent pas également de la même façon de leur côté après ce qu'elle venait de leur dire.

Un hochement de tête, et la jeune blonde reprit une à une les remarque qu'Esmerald venait de formuler.


Je ne fait que vous narrer ce qui s'est dit entre Cory et moi. Ce nom d'Adeline ne lui disait rien au début, et puis je l'ai vue réfléchir assez longuement, comme si le fait que je prononce ce nom lui refaisait remonter des souvenirs enfouis au fond de sa mémoire. et un regard un peu perdu Elle m'a dit l'avoir lu, oui, sur des lettres adressées par Adeline à cette Eugénie, et là je n'en sais davantage, surtout si vous me dites qu'elle ne savait pas lire avant que votre époux ne commence à le lui apprendre. Sur ce point je ne sais que dire sinon que ce nom semblait lui rappeler quelque chose...

Aliénor les regarda, une lueur d'incompréhension au fond de ses pervenches. Cory aurait-elle voulu lui faire plaisir en lui disant qu'elle avait déjà entendu ou vu ce prénom ? Non, c'était quand même difficile à croire, d'autant qu'Aliénor avait prononcé d'autres mots alors, et que seul le nom de la tante de la blondinette avait fait réagir la fillette avec les précisions qu'elle avait données.
Elle secoua la tête, avant de reprendre


Pour ce qui est du médaillon et de pourquoi je sais ce qui y est gravé, l'explication en est simple. Aliénor porta alors la main à son cou et saisit la chaine qui y pendait, leur montrant par là même le bijou qui y pendait.

Comme vous le constatez, j'en ai un également. un petit sourire sur les lèvres pour continuer Oh, ce n'est pas le même, le mien est gravé d'une rose et d'un chardon entrelacés et me vient de ma mère, il lui avait été offert par sa suzeraine. Mais j'ai le défaut de jouer avec sans même m'en rendre compte, et le regard de Cory a été attiré par ce tic, c'est ainsi qu'elle m'a parlé du sien et que nous avons... comparé en quelque sorte ce qui était représenté sur nos bijoux.

Quant à la berceuse... cela faisait partie des moments de partage avec ma mère, de ces moments que l'on garde précieusement lorsque l'on a perdu ses parents bien trop tôt, il m'arrive encore parfois de la fredonner lorsque cela ne va pas, une façon comme une autre de retrouver ceux que j'aimais et qui me manquent, et de reprendre courage... Où Cory l'a-t-elle entendue, pourquoi s'en souvient-elle... encore une question sans réponse et sans doute n'aurais-je pas fait le rapprochement si autant d'éléments ne concordaient pas. Parce que oui, tous ces éléments pris l'un indépendamment de l'autre ne signifient rien, mais tous ensemble, il me semble de plus en plus difficile de croire au hasard.


Elle laissa passer un temps de silence, puis reprit la parole

Si je suis sa cousine... je reconnais qu'il peut y avoir des doutes encore, mais pour ma part j'en ai l'intime conviction, trop de coïncidences, peut-être qu'en relisant cette lettre d'autres détails apparaîtraient. Mais elle est à Lesmont, chez moi...
Quant à mes intentions...
son regard passa à nouveau de l'un à l'autre tout à l'heure dans la taverne, vous avez dit que si tel était le cas, Cory devrait partir, que les liens du sang sont plus forts que ceux du coeur, que sachant où elle est, j'écrirais à sa mère pour le lui dire et qu'elle viendra la chercher, et je n'ai pas pu me défendre. C'est pourquoi je veux vous rassurer et un petit sourire amusé il n'y aura pas besoin de se battre.
A la mort de mes parents, contact a été perdu avec ma tante Adeline. Et quand bien même je saurai où la trouver... Vous êtes les parents de Cory, elle a auprès de vous l'affection, l'amour même que tout enfant devrait avoir, cela j'ai pu le constater tout comme j'ai pu constater combien elle tient à vous. Elle ne manque de rien, elle a sa place ici, et quand je dis ici, c'est aussi bien avec vous qu'au sein du village. Qui serais-je si je l'arrachais à ça ?!
Ce n'est aucunement mon dessein. En revanche
une légère hésitation, presque timide, inhabituelle chez la blondinette si après avoir réfléchi, peut-être avoir parlé avec Cory des éléments que je viens de fournir... si vous acceptiez de ne pas me couper de sa vie, qu'elle sache que quelque part, une cousine pense à elle, que je puisse lui écrire de temps à autre ou revenir parfois.
Et si elle se pose plus tard des questions sur ses origines, que je puisse lui donner les réponses dont je dispose...


Aliénor plongea alors la main dans son aumônière et en sortit un objet dans sa main fermée qu'elle tendit vers eux et ouvrit, découvrant un fermail. Celui qu'elle portait pour attacher les pans de sa cape depuis des années.

Ce fermail appartenait à ma.... à notre grand-mère, ma mère étant l’aînée l'avait en sa possession, puis il m'est revenu à sa mort. Avec votre permission, je souhaiterai que Cory en dispose a son tour, comme fermail ou comme broche quand elle ne portera pas de cape. Pour l'instant, ce peut être un simple cadeau d'anniversaire, je vous laisse lui en dire la signification le jour où vous le jugerez bon. Ou pas...

Esmerald a écrit:
Esmerald avait écouté dame Alienor. Le doute planait toujours dans son esprit et elle avait connu cette état d'esprit à une période où elle croyait qu'Odrosan était son demi-frère, bien des coïncidences qui avaient été que des coïncidences. Mais elle ne voulait pas fermer la porte d'un éventuel lien de famille entre sa fille Cory et dame Alienor .

Il se peut que Cory soit votre cousine et rien ne l'affirme vraiment et rien ne l'infirme vraiment aussi. Quelle attitude avoir ?

Elle réfléchit.

Dois-je voir en vous une menace ... je ne le pense pas...
je suis très souvent enclin à la confiance.
C'est à Cory de décider de continuer à avoir relation avec vous. Si vous lui envoyé messages , ils lui seront remis.


Elle regarda l'objet que lui présentait Alienor.

Voilà un bien joli bijou. Ce bijou vous été offert par votre mère et je ne comprends pas votre désir de vous en défaire. Laissez moi avoir des réserves.
De même si il plait à Cory de l'avoir, alors ce sera un cadeau non de famille ... mais un simple cadeau comme en ferait une amie à une autre.


Il commençait à se faire tard , Cory devait dormir et elle n'allait pas la réveiller. Il sera toujours temps de lui parler de la conversation avec Alienor et qu'elle lui envoie un message écrit en sa présence , ce qui paraissait indispensable , ne maîtrisant, loin de là , l'écriture et cela si c'était son voeu.

Je vous remercie d'être venue et vous souhaite bonne route. Faites attention, la guerre est a nos portes. Que le très-Haut vous protege , vous êtes une de ses enfants ....
...

--Alienor.Vastel a écrit:



Passant sa langue sur ses lèvres sèches d'avoir tant parlé, Aliénor garda le silence afin de laisser à Esmerald et Odrosan le temps de réfléchir. Elle ne voyait plus que rajouter d'autre, et comprenait aisément leur incrédulité devant ses explications. Elle-même oscillait encore entre doutes et certitudes, même si les dernières avaient tendance à prendre le pas sur les premiers.

Elle opina du chef lorsque la jeune femme qui lui faisait face l'informa de sa conclusion.


Vous pouvez avoir confiance en moi, je n'ai aucunement l'intention d'enlever à Cory la vie que vous construisez avec elle. Tout comme j'ai confiance en le fait que vous lui remettrez les lettres que je pourrai lui envoyer.

Se promettant in petto de cette fois être plus mesurée dans ses affirmations et surtout de ne pas prendre les devants à moins que la fillette ne l'interroge.
Un regard vers le fermail, comment expliquer l'impulsion qui lui avait fait vouloir l'offrir à Cory ? Des objets de sa mère, elle en avait d'autres, pour la plupart chez elle, ce bijou était en fait le seul souvenir de sa famille maternelle qui ne la quittait pas. Mais les souvenirs sont dans le coeur davantage que dans les choses, et ce cadeau lui avait semblé naturel.


Le cadeau d'une amie, soit, cela me convient. Une amie avec qui elle choisira seule de rester en contact ou non, je me plierai à sa décision.

La blondinette se leva alors qu'Esmerald lui donnait congé par ses paroles, indiquant que l'entretien était terminé. Cet entretien qu'elle avait redouté alors qu'elle frappait à la porte et qui finalement trouvait un dénouement honnête et qui semblait convenir à tous.
Son visage se rembrunit à l'évocation des rumeurs de guerre évoquées par la jeune femme, et qui risquaient une fois de plus de faire voler en éclat l'insouciance de ses voyages. Une petite moue amère s'afficha brièvement alors sur ses lèvres avant qu'elle ne chasse ces pensées de son esprit, ne voulant songer qu'au présent.

Aliénor se dirigea alors vers la porte, enfilant ses gants et relevant la capuche de sa cape sur ses cheveux.


Que le Très Haut vous ait aussi en sa garde, tous les quatre. Rajouter "prenez soin de Cory" aurait été leur dénier la capacité de le faire, et de ce qu'elle avait pu observer, ce n'était pas le cas, elle ne l'ajouta donc pas.

Alors qu'elle franchissait le seuil, elle marqua un temps d'arrêt alors qu'un détail lui revenait. Elle se tourna vers les parents de Cory, hésitante.


Faites-en ce que vous voulez, mais l'amant d'Adeline, le père de C... de ma cousine donc, ne venait pas seulement de Maurienne, il en était le Duc.

Avait-elle eu raison de l'évoquer, elle ne le savait pas, mais le souvenir de la couronne gravée sur le médaillon de Cory et qui accompagnait la référence à cette région de Savoie s'était imposée à elle. Cela ne changerait rien de toute façon à l'affection et l'amour dont ils entouraient celle qu'il considéraient comme leur fille.
Et refermant sa cape, Aliénor les salua, son regard dirigé dans la direction de la porte du village où on l'attendait pour partir.



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