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 [RP] Un coin du voile

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Aliénor
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MessageSujet: [RP] Un coin du voile    Sam 27 Oct - 14:46

Alienor_vastel a écrit:
[Quelque part en Champagne - Octobre 1460]

"C'est pas très loin de la ville
C'est pas plus grand qu'un coeur tranquille
C'est nos racines"
Calogero - "Prendre racine"



Juste un aller-retour entre le Maine où ils avaient accompagné la suzeraine d'Aimelin, et la Champagne. Juste l'histoire de récupérer quelques documents familiaux archivés à Lesmont.

Parce que, cet été passé près des rivages normands, la province dont sa famille paternelle était originaire, avait donné à Aliénor l'envie d'en connaître davantage sur sa lignée et son nom, Vastel.
Parce que justement ce nom, elle allait un jour prochain en changer, ou tout du moins en accoler un autre, et qu'il était important pour elle avant cela, de savoir d'où elle venait.
Parce que si, du côté maternel, elle avait les idées assez claires concernant son arbre généalogique, il n'en était pas de même dès lors qu'elle le regardait sous l'angle paternel, elle ignorait même s'il avait eu des frères ou des soeurs.
Parce que finalement, si ses proches avaient connu sa mère et qu'elle l'avait redécouverte à travers leurs récits, son père restait un inconnu pour elle.

Un père absorbé qu'il avait été par ses fonctions, montant progressivement les échelons, connétable de Champagne, Capitaine Royal, Maréchal avant d'atteindre la charge de Connétable de France, cette charge qui l'avait éloigné de son épouse et de ses enfants à tel point que la blondinette n'avait que très peu de souvenirs de lui.
Tout juste se remémorait-elle avoir entendu dire qu'il était venu un jour de Normandie en Champagne, qu'il y avait rencontré sa mère fraîchement débarquée de son Languedoc, et qu'ils s'y étaient installés.
Mi-normande, mi-languedocienne, mais c'est en Champagne qu'Aliénor trouverait réponse à ses questions, dans les parchemins entreposés sur un rayonnage de la bibliothèque de son domaine.

Et puisque c'était important pour elle, puisque pour pouvoir faire sereinement s'épanouir l'arbre de sa vie elle avait besoin de connaître ses racines, et puisqu'Aimelin faisait partie intégrante de cette vie, elle lui en avait parlé.
Ensemble, ils avaient alors pris la décision.

Juste un aller-retour. Juste l'histoire de récupérer ces quelques documents familiaux archivés à Lesmont.

Entre chevauchées sur les chemins au cours desquels ils se faisaient plaisir à galoper et moments de repos, le domaine n'était plus qu'à quelques lieues, mais le soleil, bas sur l'horizon, les incita à ne pas pousser plus loin que le village qu'ils venaient d'atteindre.
Quelques maisons, une auberge, et les deux jeunes gens mirent pied à terre pour conduire leurs montures à l'écurie. Laissant le jeune homme prendre soin des chevaux, la blondinette se dirigea vers l'hostellerie. Porte poussée et seuil franchi, capuche repoussée dans le dos laissant apparaître sa blonde chevelure à la lueur des chandelles allumées, gants de cuir retirés et pas portés vers l'aubergiste.

L'affaire fut promptement réglée, et assurée du fait qu'ils pourraient disposer d'une chambre pour la nuit, Aliénor s'approcha de la cheminée, et tout en laissant son regard vagabonder sur les personnes attablées, tendit les mains à la chaleur émanant des flammes qui se reflétaient dans ses yeux pervenche.

Thybald a écrit:
Une taverne parmi tant d'autres et un ivrogne parmi tant d'autres...ou peut être pas, tout se résumait à des peut être pour l'homme attablé devant une assemblée muette de chopines vides. Peut être n'aurait-il pas dû voyager jusqu'en Champagne depuis les terres bretonnes qui l'avaient accueilli, peut être n'aurait-il pas dû rejoindre cette armée et se retrouver à boiter comme un vieillard, lui qui n'a encore qu'une vingtaine d'années, l'aube d'une vie dont il ne voit maintenant que le crépuscule...Voyager, oui, cela lui semblait être le meilleur remède pour oublier, les amitiés et les amours vont et viennent mais le voyage lui, permet d'oublier toutes les blessures, qu'elles viennent du cœur ou du corps. Ainsi s'était-il lancé dans un voyage sans réelle arrivée, emportant avec lui sa seule bourse, bien garnie au demeurant mais se vidant au fil de son escapade solitaire. Les yeux mi-clos, le regard balaie la taverne avant de reporter son attention vers la dernière chopine ayant un fond de bière. Vite engloutie, un rôt s'échappe du gosier de l'homme, faisant se retourner les clients proches de sa tablée auquel il répond sans dire mot en esquissant sa dentition.

T'vernier, p'r ici, z'avez enc'r d'la bière p'r mouaa ?

L'aubergiste, ayant grandes discussions avec les quelques habitués des lieux, se tourne vers l'homme vociférant avant d'hausser les épaules et de reprendre là où il en était avec les clients.

Thybald, dont l'humeur était d'ordinaire très apaisée mais à présent hautement imbibée, considéra le mépris de l''aubergiste pour un manque de respect et entreprit de lui parler face à face. La distance entre sa tablée et l'aubergiste semblait courte pour un homme sobre mais pour le champenois, elle semblait aussi longue que la route entre Rennes et Reims. Appui sur la table, se redresser et éviter de réveiller au passage sa blessure à la jambe, progresser de tablée en tablée tout en maugréant, le voilà enfin arrivé à bon port, devant l'aubergiste.

- J'ai dit... léger instant de réflexion...il m'faut enc'r d'vot' bière là...
- Commencez déjà par payer ce que vous me devez, l'ami, la maison ne fait pas d'escompte ! Et puis vous devriez cuver ailleurs, mon auberge est un lieu respectable...

Sur ces mots, le brun mit l'index devant sa bouche comme pour demander le silence tout en cherchant quelque chose sous son mantel. L'aubergiste, pas rassuré pour un sou et ne voyant pas de garde en cette heure tardive, saisit discrètement sa masse, on est jamais trop prudent. Mais à sa grande surprise, ce qu'il pensait être une arme n'était qu'un anneau que Thybald arracha de sa chaînette qu'il portait autour du cou et le posa sur le comptoir.

- J'vous donne ct'anneau p'r une ch'pine de plus et touuuuutes celles qu'j'vous dois, c'tait à mon frère, le grand connes...conneb....contess....

L'aubergiste se radoucit et prit en pitié le pauvre erre devant lui, il ne demandait jamais qui étaient ses clients ni ce qu'il faisait dans son auberge, en espérant qu'ils n'aient commis aucun crime, bien entendu, mais il avait entendu parler d'un connétable de France de la part de deux hommes bien entourés, peut être des officiers royaux. Aussi put-il l'aider à terminer sa tirade.

- Le grand connétable de France, peut être ?
- Vi, v'la, vous l'conn'ssez m'frère ? C't un grand homme...il a fait des tas d'choses p'r l'roi, sauf....sauf...p'r not' soeurette...qu'il a l'ssé M'rir...j'lui p'rdonn'rai pas !

Le regard se fige soudainement, empli de colère, les poings se serrent, avant que l'aubergiste ne lui réponde, lassé d'entendre les élucubrations d'un ivrogne.

- Ecoutez, peu importe que votre frère soit connétable ou le fils de la Reyne Nébisa, cet anneau n'a pas la moindre valeur, payez ce que vous me devez et allez cuver dans une autre auberge.

Maugréant, Thybald reprit l'anneau posé sur le comptoir et reprit son périple, titubant plusieurs fois, jusqu'à sa tablée. Le regard se replongea dans la chopine qu'il avait vidé, espérant que, par magie, elle se remplisse à nouveau et poursuive ainsi son ivresse.

Alienor_vastel a écrit:
La chaleur reprenait peu à peu possession de son corps engourdi par la froideur automnale qui s'était abattue sur la Champagne, et une légère rougeur envahit ses joues. Il était heureux qu'ils aient trouvé cette auberge avant que le soleil n'ait disparu derrière l'horizon, leur évitant ainsi de parcourir dans le froid et l'obscurité le chemin qu'il leur restait pour atteindre Lesmont. Et puis la saison ne se prêtait plus aux nuits à la belle étoile, une chambre, un repas, même modestes, étaient les bienvenus.

Aliénor dégrafa le fermail qui maintenait sa cape fermée et ôta cette dernière, la posant sur le dossier d'une chaise à proximité. Ce faisant, son attention fut attirée par des bruits de voix couvrant le brouhaha des conversations des clients attablés. Un froncement de sourcils, pourtant l'établissement semblait correct, pas un de ces repères de malandrins où une bagarre peut survenir à tout moment. Et un frisson au souvenir de cette soirée dans les bas fonds rémois, lors de son retour en Champagne, lorsque Lanna, Coline et elle s'étaient retrouvées au milieu d'un pugilat duquel elles n'avaient pu s'extirper que grâce à l'intervention de l'ancien Capitaine Royal et de la maréchaussée.
Lentement, la main glissa le long de la robe jusqu'à atteindre le pli dans lequel elle savait trouver sa dague, prête à réagir si le besoin s'en faisait sentir.

D'où elle était, elle ne pouvait entendre ce qui se disait, mais il était apparent que l'homme qui parlait avec l'aubergiste avait fait honneur aux alcools proposés par celui-ci. Un peu trop même, si l'on considérait sa progression irrégulière en direction du tenancier de l'établissement. Un froncement de sourcils, et un regard aux autres personnes présentes, visiblement il n'y avait pas danger, et les doigts se desserrèrent autour du manche de la dague.

Les pervenches s'attardèrent sur l'homme qui se donnait ainsi en spectacle. Une légère boiterie, qui ne semblait pas seulement due à son état alcoolisé, lui posa devant les yeux l'image de Marine, cette petite rouquine qu'ils considéraient comme leur petite soeur de coeur et qui avait, depuis son agression par une armée royale, la même démarche claudiquante quoiqu'un peu plus appuyée. Une blessure peut-être, des brigands, une armée ?...

Elle reporta son regard vers les flammes qui dansaient dans la cheminée, ne pouvant s'empêcher de jeter des coups d'oeil en direction du comptoir, observant le petit manège de l'homme arrachant un objet de ce qui semblait être une chaînette à son cou. Et les doigts d'Aliénor se portèrent machinalement au médaillon posé dans le creux de son décolleté ; elle aussi avait eu ce geste autrefois, vouloir s'en défaire, le faire disparaître dans le courant d'un ruisseau de la forêt de Troyes. Et pourtant, elle l'avait gardé, et jamais plus l'idée de s'en séparer ne l'avait effleurée, il représentait bien trop pour elle. Etait-ce aussi un symbole, un souvenir, dont l'homme semblait vouloir négocier la valeur contre la bienveillance de l'aubergiste ?

La jeune fille secoua la tête, au diable sa curiosité, surtout mal placée dans le cas présent. Qu'importait au fond le pourquoi du comportement de cet homme, de cet étranger. Même si tenter de noyer ses démons dans l'alcool -car dans son esprit, ce ne pouvait être que cela- n'était pas la meilleure chose à faire selon elle qui préférait les affronter avec plus ou moins de succès, qui était-elle pour juger ? D'autant qu'elle ignorait tout de ce qui avait bien pu pousser l'homme à en arriver là.

Elle détourna donc son attention et héla la servante qui passait entre les tables pour lui commander deux souper et de quoi boire. Avant de s'installer confortablement contre le dossier de la chaise et de reporter son regard vers la porte, s'attendant à la voir s'ouvrir sur Aimelin qui devait en avoir terminé avec les chevaux.

Aimelin a écrit:
Ce passé qui nous obligeait malgré tout à avancer tout en regardant en arrière, comme si l’on avait peur d’avoir oublié quelque chose sur les ailes du temps. Si depuis quelques semaines le jeune gars voyait un peu plus loin que les quelques jours devant lui, il n’en restait pas moins très attaché à tout ce qui s’était passé dans sa jeune vie, tout ce qui l’avait construit au fil des années, pour en faire ce qu’il était aujourd’hui.

Et lorsque sa blonde lui avait parlé de ce qui la tracassait, ils avaient décidé de faire un petit aller retour à son Domaine de Lesmont, afin qu’elle puisse récupérer des documents.

Un dernier regard à Altaïr tandis qu’il venait de poser sa main sur sa croupe et que ses mirettes grises finissaient d’examiner soigneusement les pieds de l’étalon. Ils étaient souvent sur les chemins depuis ces derniers mois, et il se devait de veiller à ce que rien ne blesse celui qui avait partagé avec lui tant de choses.
Un coup d’œil sur la jument dont il s’était occupé également et après s’être assuré que tout était en ordre, et après s’être saisi de ses fontes, il sortit des écuries pour rejoindre la chaleur bienveillante de l’auberge où ils venaient de faire halte, dans l’espoir de pouvoir y trouver logis pour la nuit.

Le froid commençait à mordre en ce milieu d’automne et le sol ne tarderait plus à geler sous les pas et la bouffée de chaleur qui lui sauta au visage lorsqu’il ouvrit la porte le réconforta. Il balaya du regard la grande salle, où quelques rares personnes avaient trouvé refuge, tout en faisant glisser derrière sa tête la capuche de sa cape et passa la main dans ses cheveux pour les remettre un peu en ordre, puis se dirigea vers la table où s’était installée Aliénor.

Un sourire en s’approchant..


les chevaux sont à l’abri… il passa derrière elle et se pencha pour lui déposer un baiser dans le cou avant de prendre place en face d’elle

je suppose que nous pouvons rester là pour la nuit.
Il commence à faire très froid et j’ai un peu bouchonné les chevaux pour les délasser de notre chevauchée.
Et un bon repas chaud sera le bienvenu.

Alienor_vastel a écrit:
Un large sourire lorsque la porte s'ouvrit effectivement sur Aimelin, et les pervenches qui le suivirent jusqu'à ce qu'il passe derrière elle. Aliénor pencha légèrement la tête sur le côté, dévoilant son cou pour accueillir le baiser, ce geste de tendresse qu'elle affectionnait aussi à faire lorsqu'elle le retrouvait parfois plongé dans ses missives.

La jeune fille s'accouda à la table, le regardant s'installer face à elle.


Tu sais qu'à part toi, celui de mes gens chargé de la préparer lors des joutes, et moi, Etoile ne laisse personne d'autre s'occuper d'elle ? C'est qu'elle a un sacré caractère, ma frisone, un peu comme sa maîtresse, non ?!

Les lèvres s'étirèrent en un petit sourire espiègle, et la blondinette continua.

Il y a une chambre pour nous, oui, nous pouvons passer la nuit ici. Cela sera toujours mieux que de faire le reste du chemin maintenant. Si nous repartons à l'aube, nous devrions arriver à Lesmont en fin de matinée, j'en profiterai aussi pour faire un point de la gestion du Domaine avec Ysabault.

Du bout du doigt, elle caressa un noeud dans le bois de la table, fixant son geste de ses pervenches pensives. Ysabault... un témoin de son passé, celle qui avait été sa gouvernante, l'intendante de Pomponne auprès de sa mère, et qui avait accepté de se mettre maintenant à son service.
Avant de relever la tête et de glisser sa main vers celle du jeune homme.


Je suis heureuse que tu sois avec moi, tu as toujours été là pour m'aider à faire face à ce qui pouvait me préoccuper.

Et ce depuis qu'il était venu en Champagne, à y bien songer. Depuis cette discussion au bord d'une petite rivière de Troyes au cours de laquelle ils avaient commencé à s'ouvrir l'un à l'autre. Et elle savait qu'il en était de même pour lui, que sa présence était importante lorsque quelque chose le tracassait, même s'ils avaient l'un et l'autre des façons bien différentes de le montrer. Pour sa part, elle parlait beaucoup, exprimait ses doutes, ses interrogations, alors que de son côté, il était plus secret, plus réservé, mettait davantage de retenue, ce qui avait d'ailleurs provoqué des malentendus lorsqu'il était parti rechercher Kawa, sa soeur jumelle, sans lui en faire part, et qu'elle avait cru alors ne plus faire partie de sa vie. Il avait fallu une fuite et des explications pour qu'elle comprenne enfin que le silence dans lequel il se murait parfois n'était pas une façon de l'évincer de sa vie, et qu'elle en prenne son parti.

Un instant de silence, et elle reprit, d'une voix plus enjouée.


Et puis c'est plus agréable de ne pas voyager seule !
Pour le repas chaud, je l'ai demandé, cela ne devrait pas tarder. En revanche, j'ai soif, attends-moi je reviens !


Aliénor se leva et se dirigea vers le comptoir. Quelques mots échangés avec l'aubergiste, et elle rebroussa chemin, un broc et deux gobelets dans les mains, un sourire au coin des lèvres, la situation n'était pas sans lui rappeler lorsqu'elle jouait à la tavernière dans l'auberge de Sainte-Ménéhould.

Ondoyant entre les tables, la blondinette passa derrière celui qui, peu auparavant, avait attiré son attention de par sa discussion avec le tenancier. Regard amusé sur la posture de l'homme qui semblait concentré sur sa chope vide, espérant peut-être qu'elle se remplisse par un quelconque charme. Et un pas malheureux, son pied qui vint heurter la chaise sur laquelle l'homme était assis.
Elle allait s'excuser de son étourderie lorsque ses yeux s'arrêtèrent sur un anneau posé sur la table. Un haussement de sourcils, était-ce donc cela qu'elle lui avait vu ôter de son cou, l'objet de la négociation de tout l'heure ? Et une étrange sensation de déjà vu, mais sans pouvoir en définir l'origine, elle murmura pour elle-même...
cet anneau...

Avant de revenir à la réalité et d'afficher un sourire contrit

Je suis navrée, un faux pas

Et de s'éloigner pour rejoindre Aimelin, ne pouvant néanmoins s'empêcher de diriger furtivement son regard vers l'homme en même temps qu'elle s'asseyait, posant sur la table broc et verres.
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