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 [RP] Qui aime bien, pestouille bien !

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Aliénor
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Messages : 1971
Date d'inscription : 02/03/2011

MessageSujet: [RP] Qui aime bien, pestouille bien !    Mar 17 Juil - 0:00

Marineblanche a écrit:
[ Le 8 Juillet 1460 en fin d'après-midi ]

Les blagues, c'est trop bien !
Surtout quand on n'est pas la victime.

La mioche aime bien faire des blagues à ceux qu'elle adore et malheureusement, ce jour-là, c'est Aliénor qui va en faire les frais. La merveilleuse idée frappa la gosse pendant qu'elle marchait, triste et qu'elle repensait à ce qu'avait fait Pierre Louis en taverne. L'imagination fit le reste. Par malchance, cette dernière est très tordue et développée.

Pour Marine, faire des blagues aux gens, est très amusant certes mais ce n'est pas tout, c'est aussi une preuve d'affection. Idem pour ses provocations. Après tout, qui aime bien, pestouille bien ! Pauvre Aliénor.

La nuit n'était pas encore tombée et la mioche accompagnée de son chien boita jusqu'à un couvent, tranquillement. Les yeux se mirent à pétiller en voyant cet édifice, parce qu'elle approchait de son but ! Pour sûr qu'elle imagine déjà la tête de la blonde quand elle va avoir sa surprise ! Elle attrapa la cloche du mieux qu'elle pût et la fit sonner.

Une sœur arriva et Marine lui dit qu'elle devait absolument voir la Mère supérieur car c'était trop important. La nonne ouvrit la grille, maudissant les enfants impolis et accompagna la fillette jusqu'au bureau la Mère Supérieur où elle tapa à la porte.

Après un "entrez", elles rentrèrent toute les deux.


Que se passe- t ‘il donc ? Que fait cet enfant ici à cette heure si tardive ? Est-ce une orpheline ou cette jeune enfant dont j'ai reçu la missive ce matin et qui doit parfaire son éducation ice-lieu ?

Bonjour Ma Mère, cette fillette a demandé à vous voir de toute urgence.

Bien. Je vous remercie ma Soeur, vous pouvez disposer.

La nonne sortit et Marine resta seule, avec la Mère supérieur, très intriguée par celle-ci. Il faut dire qu'elle ne fait plus tellement la maline, s'imaginant que la vieille pouvait décider de l'enfermer au couvent.

Parlez donc, mon enfant. Quel est donc la raison de votre venue ?

Euh... Bé... C'est que c'est grave m'mère !

La Mère Supérieur ne répondit pas, se contentant de garder son regard naturellement glacial vers l'enfant, attendant qu'elle lui conte la suite.

Voilà euh... Y'a Alienor... Savez... Aliénor Vastel ... Bé elle veut s'pendre à une poutre d'une taverne !

La Mère Supérieur eut un air d'indignation qui traversa son visage ridé et après un léger silence pour se reprendre.

Que dis-tu mon enfant ? Ce geste est très grave. Le Très Haut n'autorise pas ce genre de choses. Une noble, de plus...

Ouaip ! Même que elle fait des bisous à bouche à Aimelin avec la langue et c'est trop beeeeeeeeurrrkkk !

Très-Haut... Ce genre de pratique est purement infâme. Sont-ils mariés au moins ?

L'enfant secoua la tête vivement et la vieille secoua la tête d'exaspération, en se disant que cette Aliénor de Vastel était encore une femme qui se laissait tenter par le Sans-Nom. Se pendre à une poutre ? Morbleu, c'est pire que tout et la Mère Supérieur pensa qu'il était urgent d'agir pour l'intérêt de cette femme.

Z'allez la prendre avec vous, dîtes ? Parce que l'est pô bien du tout !

Absolument, et même si elle ne désire pas rentrer au couvent, nous l'obligerons de force. Une séjour ici lui fera le plus grand bien et lui remettra les idées en place.

L'enfant fit un grand sourire, toute contente que son plan marche et elle se dirige lentement vers la porte.

Oh et Aliénor l'aime trop les courgettes ! Elle mange pû que ça... Faut lui interdire ! C'est pô normal, ça. R'voir !

La mioche sortit du bureau en boitant et pendant ce temps-là, la Mère Supérieur prit d'urgence des dispositions pour que la fameuse Aliénor de Vastel soit prise de surprise la nuit et qu'elle soit emmenée de force au couvent.

De son côté, la petite rouquine se cacha dans les buissons avec son chien, attendant de voir arriver Aliénor. Ce sera trop trop drôle d'observer la tête de la femme ! Elle l'imagine en train de se débattre, les cheveux en pétard.

Qu'est-ce qu'elle a hâte !

Alienor_vastel a écrit:
[9 juillet, à l'aube, une auberge de Vendôme]

    "Quand les enfants ne font rien, ils font des bêtises." Henry Fielding


Et Aliénor est bien loin d'imaginer la bêtise concoctée par Marine, et sa façon bien à elle de montrer son affection aux gens qu'elle aime ! Bien loin d'imaginer que cette nuit-là, commencée dans les bras d'Aimelin, va se terminer de façon pour le moins inhabituelle et surtout bien moins agréable.

Un croissant de lune laisse passer à travers la croisée ouverte ses rayons argentés, éclairant la chambre d'une lumière blafarde, lorsque la blondinette ouvre les yeux. La gorge sèche, elle tend la main vers le broc posé sur la table de chevet à ses côtés, et une grimace s'affiche sur son visage en constatant qu'il est vide. Se défaisant doucement du bras qui l'entoure pour ne pas réveiller le jeune homme qui l'enlace, elle se glisse lentement hors du lit, et saisissant la robe qu'elle n'a pas eu le temps de ranger la veille au soir lorsqu'ils ont regagné leur chambre, employés qu'ils ont été à s'occuper autrement, l'enfile tout en laçant rapidement son corselet.

Quelques pas sur la pointe des pieds pour atteindre la porte ouverte silencieusement. Et un sursaut en voyant deux hommes, le corps couvert d'une cape et le visage masqué par la capuche qui retombe sur leurs yeux. Pas bien réveillée, la blondinette ne réalise pas immédiatement l'incongruité de la situation, la raison de la présence de ses hommes dans le couloir de l'auberge. Un fâcheux temps d'hésitation qui l'empêche de réagir, ses réflexes encore endormis.

Elle se sent saisie par un bras et projetée dans le couloir, en même temps qu'une main ferme vient se poser sur sa bouche, interdisant toute parole, tout cri. Elle essaie bien de se débattre, de viser avec son genou les parties sensibles des hommes, de mordre la main qui la baillonne, en vain, elle est entrainée dans l'escalier, hors de l'auberge dans la nuit silencieuse.
Deux chevaux attendent, elle est hissée sur l'un d'eux.

Retrouvant pour un moment l'usage de sa voix, elle crie


Mais lâchez-moiiiiii !!! A l'aide ! Au f...

Bah oui, "au feu", en général, ça attire les foules. Sauf qu'elle n'a pas le temps de finir de le prononcer qu'à nouveau la main vient couvrir sa bouche. L'un des deux hommes est sur la selle derrière elle et lui murmure à l'oreille plus un mot, tiens-toi sage ou je t'assomme !

Elle n'a plus d'autre choix que de se tenir tranquille, c'est qu'elle a la tête fragile et se souvient encore de la rencontre de cette dernière avec une épée artésienne, et qu'elle aimerait éviter un nouveau coup dessus. Les chevaux se mettent en marche, elle est toujours fermement maintenue par son ravisseur. Et elle s'interroge. Pourquoi cet enlèvement ? Une rançon ? Certes elle est noble et les impôts de Lesmont vont bientôt être prélevés, mais qui ici pourrait le savoir ? Un amoureux transi ? Voila longtemps pourtant qu'elle n'a pas éconduit d'opportun...

Elle ne comprend pas, elle sait juste qu'elle doit trouver le moyen de s'enfuir. Et puis Aimelin, et Marine, et Marc, Minah, Ellesya... ils vont s'inquiéter en ne la voyant pas.

Les chevaux ralentissent leur allure, et les pervenches distinguent le bâtiment vers lequel ils approchent. Un... couvent ?!
Et une tentative deséspérée pour échapper à l'étreinte de son ravisseur qui s'est desserrée alors que la porte de la construction n'est plus qu'à quelques toises. Un coup de coude dans les côtes lui rend une liberté qu'elle met à profit pour sauter de selle, et faisant fi des cailloux du chemin qui viennent heurter ses pieds nus, relevant le bas de sa robe pour plus de mobilité, elle s'élance en direction des bois.
Le bruit des pas derrière elle se rapproche, et elle est rapidement rattrapée par les deux hommes et qui l'entrainent vers l'huis en chêne qui vient de s'ouvrir.

Se débattant comme un beau diable, invectivant ses ravisseurs de noms d'oiseaux exotiques pas encore découverts, elle passe la porte bien malgré elle.

Marineblanche a écrit:
[ 9 Juillet - à l'aube - Dans les buissons du Couvent ]

De l'attente, la pestouille rousse avait finir par s'endormir, la tête blottie sur le pelage de son chien. Eveillée, elle était excitée et impatiente de voir Alienor se débattre ou crier ! Elle avait même un peu ma au ventre à cause de son impatience mais le temps passa et elle ne vit toujours personne. La frustration vient s'ajouter à tous les autres sentiments et elle décida de jouer avec les cailloux en attendant que le temps passe. Très vite, elle sombra dans les bras de Morphée d'elle et elle dormit en ronflant, la bave coulant sur le coin de la lèvre.

Des bruits de sabots la réveillent en sursaut et elle se redresse légèrement pour voir ce qu'il se passe. Deux hommes poursuivent une femme qui n'est que... Alienor ?! L'enfant ouvre de gros yeux en se mordant les lèvres pour ne pas rire. Elle semble affolée et ça, ça fait rire la mioche qui n'a vraiment aucune conscience de ce que peut vivre la jeune blonde à cet instant là. Fort heureusement, elle est vite rattrapée par les deux hommes et elle passa la porte, malgré elle. Pendant ce temps-là, la peste enrichit son vocabulaire de gros mots qu'elle ne connaissait pas !

Curieuse, la fillette ne pût s'empêcher de vouloir savoir ce qu'il allait se passer pour sa grande soeur de coeur ! Parce que ouaîp, c'était quand même trop marrant ! Lentement, elle se faufila - avec son chien - à travers les jardins en boitant. Pourvu qu'ils ne croisent personne, pourvu ! Fort heureusement, tout le monde semblait dormir et la fillette s'approcha de la fenêtre du bureau de la Mère Supérieur et sa cacha dans un autre buisson, non sans lever la tête pour essayer de voir si Alienor était présente ou si elle pouvait entendre ce qu'il se disait !

Marine Blanche espérait entendre la Mère Supérieur engueulait Alienor ! Ce serait trop drôle ! Ou alors l'obliger à manger tout pleins de carottes pour la soigner des courgettes !
Une montagne de carotte, même !

Sacré bêtise, quand même !

Alienor_vastel a écrit:
Un couvent ! Sûr que c'est un coup de ses parents, ça, elle ne voit pas autre chose. Même si elle ne sait pas comment ils ont pu se débrouiller, vu qu'ils sont au paradis solaire, quoiqu'au moment présent elle les aurait bien envoyés sur la lune !
Non qu'ils souhaitaient de leur vivant qu'elle entre dans les ordres, mais elle doit bien reconnaître que certaines décisions qu'elle a prises, certains choix qu'elle a faits ont dû bien les contrarier. Mais c'est leur faute aussi, ils avaient qu'à pas être morts, ils auraient dû rester veiller sur elle comme tout parent se doit de le faire !

Aliénor cesse de se débattre, ses efforts étant vains, et elle frissonne alors qu'ils traversent le cloître, lorsque ses pieds rencontrent l'herbe recouverte de rosée. S'apercevant brusquement combien ce début de journée est frais. Maugréant à l'attention des hommes qui la tiennent fermement
z'auriez au moins pu me laisser prendre une cape !
Ils s'arrêtent devant une porte, un coup est frappé, et la porte poussée à l'invitation qui leur est faite.

Pervenches qui balayent la pièce, notant l'aménagement austère, un coffre, une table dénuée de désordre hormis quelques vélins soigneusement rangés en tas, avant de s'arrêter sur la femme assise derrière. Et une légère grimace en observant le visage parcheminé et sévère de celle qui lui fait maintenant face.

La Mère Supérieure, car cela ne peut être qu'elle, donne congé à ses ravisseurs, avant de regarder Aliénor en silence. Ce n'est pas seulement l'air qui est frais, mais l'ambiance qui régne alors, et tout en soutenant le regard de la religieuse, la blonde adolescente croise ses bras autour de sa poitrine, cherchant par ce geste retrouver un peu de chaleur.

Le silence s'éternise, et c'est Aliénor qui prend l'initiative de le rompre.


Bon c'est pas tout ça, il est charmant votre couvent, mais j'aimerai assez connaître la raison pour laquelle vous en avez prévu une visite de si bon matin. Et puis vos rabatteurs ne sont pas des plus conviviaux, loin de là, je suis sure d'avoir des bleus aux bras pour plusieurs jours maintenant !

Un regard cinglant en réponse, et la nonne se lève lentement, contourne la table et vient se positionnner face à elle, plongeant ses yeux dans les pervenches comme pour y sonder l'âme de la blondinette qui n'en mène pas bien large quand bien même elle tente de ne pas le montrer.

Taisez-vous ! Vous n'êtes pas ici pour une visite, mais pour le salut de votre âme, savez-vous seulement que l'acédie est un pêché ?!

Regard éberlué d'Aliénor. Euh... on l'a enlevée pour une pastorale, à cette heure en plus ? Là c'est carrément surréaliste, le clergé tourangeau a vraiment de curieuses coutumes. En plus elle n'est pas tourangelle, elle est champenoise, alors de quoi ils se mèlent, namého !

Rassemblant ses souvenirs, bénissant sa gouvernante qui avait tenu à ce qu'elle lise et relise le Livre des Vertus, elle récite machinalement sa réponse à ce qu'elle croit être un examen, bien que -très- matinal.

L'acédie est le vice de celui qui entre en dépression spirituelle et qui n’a plus goût à la vie. Elle s'oppose au plaisir qui est la faculté de l'homme d’œuvrer à réunir les conditions de son propre bonheur.

Une petite pause et un grand sourire J'ai bon ?

La Mère Supérieure lui rend un regard inexpressif avant de briser à nouveau le silence pesant qui s'installe.

Si vous savez ça, pourquoi allez-vous contre les volontés du Très Haut en voulant vous pendre à une poutre ? Sans compter la luxure dans laquelle vous vous complaisez ?!

La luxure faut pas exagérer non plus, hein, selon le point de vue où l'on se place, on peut plutôt ranger ça dans la catégorie plaisir ou don de soi, des vertus donc.
Par contre, se pendre ?! Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? C'est un cauchemar, oui voila, un simple cauchemar, et elle va se réveiller bientôt, dans la chambre de l'auberge où ils séjournent, et dans les bras d'Aimelin, comme tous les matins.

Perdue, là elle est complètement perdue.

Marineblanche a écrit:
Alienor est là !

Les yeux de l'enfant se mettent à pétiller quand la blonde fit son apparition dans la pièce, parce qu'elle a vraiment hâte qu'elle se fasse gronder ! Bah ouaip, sinon ce n'est pas drôle du tout ! Une grande qui se fait engueuler par une nonne, ce n'est du jamais vu pour la mioche ! Elle se baisse légèrement pour éviter de se faire repérer et essaye d'écouter ce qui se dit.

Le silence règne et la mioche s'excite sur place, ayant mal au ventre et avec une seule hâte : Qu'Alienor se fasse engueuler vite et bien surtout ! Qu'on entende les murs trembler et qu'elle tremble de peur ! Et, bien évidemment, le début des festivités fit esquisser un grand sourire à la mioche quand elle entendit les brides mais elle savait qu'Alienor était en train de râler et la peste se mit à ricaner légèrement.

Se tenant contre le mur froid, elle releva la tête pour regarder la scène et le "taisez-vous " la fit se mordiller les lèvres pour ne pas rire ! La gamine est aux anges ! Seulement la suite la frustra quelque peu. Forcément, comme tout enfant, elle attend un spectable qui lui en met pleins la vue et elle ne sait pas encore apprécier certaines... discussions d'adultes.


'tain ! Engueule-là, chiabrena ! Allez...! Humpf...

Alienor répond et Marine fait une moue, parce qu'elle ne comprend rien à ce qu'elle dit. Trop compliqué ! Pourquoi les grands, c'est toujours compliqué, d'ailleurs ?

Fort heureusement que la suite est trop bien et la mioche ne pût s'empêcher pouffe dans ses deux mains, devenant toute rouge et ne pouvait pas s'empêcher de continuer de regarder, comme la petite commère qu'elle est ! Pour sûr qu'elle racontera ça aux autres, tiens ! Elle a envie de se courrir et d'aller raaconter à qui veut l'entendre qu'Alienor se fait engueuler par une vieille nonne tout en sautillant nerveusement mais seulement, elle ne peut pas ! Donc elle reste à regarder.

Seulement, la petite mioche eut une idée et elle se redressa pour regarder si la Mère Supérieur ne regardait pas par la fenêtre. Avec un grand sourire, elle fait un coucou à Alienor, toute contente de sa bêtise.

A vu ? Pas vu ?

Alienor_vastel a écrit:
Aïe !

La blondinette vient de se pincer violemment le dos de la main, puisqu'il paraît que ça aide à savoir si on rêve ou non. Et vu la douleur ressentie... ce n'est ni un rêve ni un cauchemar, elle est bien là, debout, devant la Mère Supérieure qui l'accuse d'un fait qu'elle n'a même pas envisagé. Enfin si, ça lui est arrivé d'avoir envie d'une corde, face à la trahison, une blessure, une déception ou encore un mortel ennui, mais pas dernièrement. Et puis, c'est une chose d'y songer, c'en est une autre de vouloir passer à l'acte.

Elle grimace en portant la main à son cou, imaginant une corde à la place de ses doigts et ne peut s'empêcher de frissoner à cette pensée. Une large inspiration pour tenter de retrouver une respiration calme, et surtout les idées claires. Trouver les arguments pour convaincre le cerbère qui lui fait face que non, elle n'a aucune intention de se pendre -à une poutre en plus ! y'a quand même mieux comme endroit, la branche d'un chêne centenaire par exemple au hasard-, le tout en laissant de côté l'autre partie de l'accusation à laquelle elle serait bien en peine de trouver une défense plausible et convaincante.

Et Aliénor de plonger ses pervenches dans les yeux de son vis-à-vis, répondant sur un ton dans lequel pointe une touche d'indignation qu'elle espère ne pas être trop affecté.


Me pendre ?! Je ne sais pas d'où vous tenez pareille fadaise, mais je puis vous assurer que c'est une pensée qui est au plus loin de ce que j'envisage ! J'ai 16 ans, la vie devant moi et bien l'intention d'en profiter , des amis, des proches et aucune envie de les priver de ma présence. Je sais trop bien combien l'absence fait souffrir, je l'ai vécu moi-même à la mort de mes parents.

Une petite hésitation, et puis non, elle ne va quand même pas lui raconter sa vie, que sa mère est allée au devant de sa mort et que son père a suivi son épouse quelques jours plus tard. Cela ne regarde qu'elle et ceux à qui elle s'ouvre de son histoire.
Elle ajoute

C'est pas parce que je dis parfois qu'il faut vivre comme si on allait mourir demain que je vais mettre la seconde partie de la phrase à exécution, hein, c'est juste une expression !
Et puis j'ai des projets, un voyage et...


Elle s'interrompt brutalement. Parce qu'elle n'a aucun désir d'exposer l'autre de ces projets à la Mère Supérieure. D'abord parce que depuis ces murmures échangés près d'un mois plus tôt lors du mariage de Maltea, nul n'en a su la teneur, ils n'en ont parlé à personne. Ils n'en ont d'ailleurs même pas parlé entre eux depuis lors, au point qu'il arrive à Aliénor de douter de ce qui s'est dit alors, ou de se demander si Aimelin n'a pas changé d'avis ou s'il ne regrette pas d'avoir laissé échapper cette demande. C'est que c'est quand même un sacré virage à 180° pour eux, après qu'ils se soient affirmé au début de leur relation, plus d'un an auparavant, ne pas vouloir envisager demain et simplement profiter du jour présent.
Ils n'en ont pas parlé depuis... Pas qu'elle soit pressée, loin de là, on n'est pas aux pièces non plus, mais ce silence lui pèse parfois.
Quoi qu'il en soit, elle se tait sur le sujet, et elle conclut


Bref... si vous ne croyez pas mes paroles, je suis tout à fait prête à jurer sur le Livre des Vertus que vos craintes à mon sujet sont bien vaines.
Et après, je pourrai partir ?


Un grand sourire qui se veut innocent, avec un peu de chance la religieuse ne retiendra que la soit disant volonté de se pendre, oubliant le reste.
La couventine la scrute, déchiffrant la sincérité qui émane du regard d'Aliénor, puis se tourne pour aller chercher sur la table, le Livre Saint qui y est posé.


Vous allez jurer que vos paroles sont franches et vraies, et que vos actes suivent vos mots. Si j'estime ce serment sincère, alors, et seulement alors, vous serez libre de partir.

Un léger soupir s'échappe des lèvres vasteliennes en même temps que les pervenches sont attirées par un mouvement du côté de la croisée. Il fait encore sombre dehors, elle aperçoit simplement une silhouette... et fronce les sourcils en reconnaissant la couleur de la chevelure. Des rousses, y'en a pas des masses dans les environs...

Main posée sur le Livre tendu par la Mère Supérieure, serment prêté en toute franchise, et un rapide remerciement in petto au Très Haut que la religieuse n'ait pas approfondi le fait qu'elle partage la vie d'Aimelin, et pas que ça d'ailleurs.
Un dernier échange
N'oubliez pas que le Très Haut vous voit et vous observe, et que vous devez résister aux tentations du Sans Nom afin de pouvoir prétendre au soleil lorsque votre heure sera venue !

Un hochement de la tête tout en assurant qu'elle n'est pas pressée que son heure vienne, et un appel de la couventine fait venir une soeur qui l'accompagne jusqu'à la porte qu'elle a franchi un peu auparavant, un moment qu'elle a cru être une éternité.

Pestant contre sa mise, sa robe froissée, ses cheveux en bataille et ses pieds nus, songeant qu'elle va avoir piètre allure en regagnant Vendôme, Aliénor fait quelques pas, s'avance de quelques toises sur le chemin. Se retourne pour s'assurer qu'elle est maintenant à distance respectable du couvent et parcourt du regard la forêt sombre.


Avant que sa voix ne s'élève

Mariiiiiiine !!!!
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