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 [RP] L'aventure, c'est l'aventure *

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Aliénor
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Messages : 1969
Date d'inscription : 02/03/2011

MessageSujet: [RP] L'aventure, c'est l'aventure *    Jeu 28 Juin - 14:39

Alienor_vastel a écrit:
[Craon, 5 juin 1460]

"J'veux profiter des gens qu'j'aime,
J'veux prendre le temps avant qu'le temps m'prenne et m'emmène.
J'ai des centaines de trucs sur le feu,
Mais j'frai juste c'que je veux quand même."
OrelSan - "La Terre est ronde"



Le petit caillou disparut dans l'eau, bientôt suivi par un autre, ne laissant derrière eux que des ronds allant s'élargissant, vaguelettes mourant peu à peu dans le courant de l'Oudon qui s'étirait sous les yeux de la blondinette en un long et paresseux ruban d'argent dans lequel se reflétait le soleil de ce début juin.

Un regard vers l'Est, parcourant en imagination les routes qui menaient à cette Champagne qu'ils avaient quitté deux semaines auparavant répondant à l'appel d'une petite rouquine d'à peine une dizaine d'année aussi horripilante qu'attachante, avant que les pervenches ne reviennent plonger dans l'onde qui leur faisait face.
Une quinzaine seulement, et pourtant cela lui paraissait bien davantage. Un galop à bride abattues, ne faisant halte que pour reposer cavaliers et montures, inquiets du contenu de la missive que Marine avait envoyée à Aimelin, avant d'atteindre enfin le Mans. Et que la gamine ne leur avoue en toute innocence qu'elle leur avait menti pour les faire venir.

Un fin sourire s'étira sur les lèvres de l'adolescente au souvenir de leur discussion alors. Elle n'avait pas été mécontente ou en colère contre la fillette. Non, au contraire, elle avait été heureuse de ce prétexte pour enfin quitter la Champagne, son duché et ses racines certes, mais qui l'avait tellement déçue ces derniers mois. Alors, prendre l'air, profiter d'eux et passer du temps ensemble après ces longs mois où l'ancien connétable et capitaine des douanes champenois qui partageait sa vie avait été pris par ses fonctions, ne pouvait que lui faire du bien, que leur faire du bien.

Et ce qui devait n'être à l'origine qu'un séjour dans la capitale mainoise s'était transformé, au fil des évènements, en le prélude à un plus long voyage. L'Anjou, étape avant la Touraine vers laquelle la petite troupe accompagnaient Ellesya et Yvan. Ils y resteraient sans doute quelques jours, avant de repartir, au gré du vent et surtout de leurs envies.

Dieu qu'ils en avaient parlé, de voyager, le jeune seigneur aux yeux gris et elle ! Depuis la première fois qu'ils l'avaient évoqué, une année s'était écoulée, le destin s'étant amusé à leur faire retarder leur projet à tel point qu'Aliénor avait fini par croire que ce n'était plus qu'un rêve lointain et inaccessible.
Tout était prêt pourtant, lorsqu'enfin ils avaient préparé leurs affaires à la fin de l'été dernier afin d'entreprendre un tour du Royaume. Mais la guerre et la levée de ban en avaient décidé autrement. L'armée, les combats, les blessures, la guerre qui s'éternisait et les retenait en Champagne.

A y bien songer, avec le recul, la blondinette en oubliait peu à peu le mauvais pour n'en garder que le bon côté. Et le bon côté, ça avait été leur présence à Reims, alors que l'année faisait ses premiers pas sous un blanc manteau de neige. Reims, où sur une place, une fillette avait tenté de dérober à Aimelin sa besace, parce que celle-ci faisait un bruit tintinnabulant qui l'attirait. Que s'était-il passé, dans l'esprit des jeunes gens, ce jour là et les suivants, pour qu'il ne voient pas en elle une simple petite voleuse, mais perçoivent au-delà, l'enfant espiègle, effrontée, impertinente, et à laquelle pourtant ils s'étaient attachés au point de la considérer presque immédiatement comme leur petite soeur, de la défendre contre ceux qui ne s'arrêtaient qu'aux apparences, et de la vouloir insouciante et heureuse, ce que l'on souhaite à ceux qu'on aime.

Liens du coeur à défaut du sang, ceux qu'on se choisit, les plus importants aux yeux de l'orpheline dont le seul membre de la famille encore en vie si l'on exceptait un vieil oncle bourru, n'était autre que sa marraine, la cousine de sa mère, qui n'affichait qu'indifférence à son égard.

Tel un oiseau qui a besoin de voler librement, la petite rousse était repartie quelques jours plus tard, mais les échanges épistolaires avaient pris le relais. Missives qui tiraient un sourire amusé à la blondinette tant elles étaient spontanées. A l'image de son expéditrice.
Marine avait-elle senti à travers les réponses que lui envoyait Aliénor, son envie de voyage inassouvi ? Etait-ce pour cela qu'elle les avait fait venir au Mans ? Une question à laquelle la jeune fille n'avait pas de réponse, et au demeurant n'en voulait pas, l'essentiel étaient ces moments passés ensembles, ces discussions, ces rires partagés, tant qu'ils duraient.
Profiter de la vie au jour le jour, et de ce qu'elle offrait, comme toujours. Et continuer de se découvrir et de s'apprivoiser côte à côte.

Nul doute en revanche que le futur immédiat n'allait pas être de tout repos, les chamailleries incessantes de leurs jeunes compagnons de voyage ne laissaient pas présager des moments des plus calmes. Et tant mieux, ennui et monotonie étaient de ce que craignait le plus la blonde adolescente, avec l'abandon.

Aliénor tendit la main vers un des petits cailloux dont elle avait fait un tas auprès d'elle, le faisant rejoindre d'un geste assuré ses prédécesseurs dans la rivière. Sans le quitter du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse dans l'eau. Un peu comme elle-même, comme eux, étaient en train de plonger dans une drôle d'aventure.




---------------------------
* Film de Claude Lelouch

Marineblanche a écrit:
[Sur les chemins, 7 juin 1460]

Les petites mains de l'enfant, aidées par les pattes imposantes du chien, creusent et retournent la terre humide où se dégagent cette odeur boisée du matin. Plus le trou devient profond, plus la fillette met de l'énergie à creuser, sentant que son but approche enfin. Trouver des vers de terre, et surtout les faire goûter aux grands. Voilà la nouvelle lubie de la rousse !

Les grands grimacent et ne disent qu'ils n'en mangeront pas quand elle en parle mais foy de Marine, ils y goûteront, même Minah qui n'est pas une grande chez grande. De plus, elle est certaine que ça fera plaisir à Aimelin et il n'est pas au bout de ses peines, car l'imagination de la rouquine ne s'arrête pas là. Elle a pensé à mettre des vers de terre dans de l'alcool pour voir le goût que ça donnerait ! Pauvres grands qui voyagent avec elle, quand même.

Enfin. C'est surtout à cause de l'idée du voyage et de sa liberté retrouvée qu'elle est surexcitée, parce que c'est bien connu, les voyages, c'est trop bien.
Les voyages, ça permet d'embêter de nouveaux grands !
Bah ouaip, toujours embêter les mêmes adultes, c'est moins amusant.

Les yeux se mettent à pétiller.


Roxy, arrête...!

Elle pousse légèrement son chien pour récupérer son trésor dans ses mains crasseuses de terre. Voilà un autre vers de terre qui vient rejoindre ses compagnons dans le seau. L'enfant se relève, prenant le seau avec elle et elle prend la direction de la charette pour le cacher dans un coin.

La petite rouquine ne réalise pas encore que le voyage ne fait que commencer et elle est impatiente de découvrir de nouvelles choses avec les grands. Quand elle est sur les chemins, c'est vrai qu'elle s'ennuie un peu beaucoup mais elle imagine que des petits êtres montent sur des abeilles ivres ! Des arbres les observant, immobiles comme ils l'ont toujours été, mais avec un air bienveillant. Des fleurs qui ne tourneraient pas rond et qui, au moindre vent, se mettrait à danser. La fillette, quand elle ne cherche pas à tout prix à embêter les adultes, elle rêve de la nature.

Le lendemain, ils iront à Tours déposer Ellesya et Yvan et où ils se reposeront un peu.
Elle a hâte.

--meme_glaviotte a écrit:


[Le 8 juin de l'an de grâce 1460 – Tours]


Ils étaient arrivés en ville.
Bras résolument croisés, mémé Glaviotte était assise à l'arrière de la charrette.
Elle n'avait pas voulu en descendre.


J'va pas où s'que j'connais pas, d'abord ! Avait-elle grinché quand Minah lui avait posé la question.

Puis, reconnaissant la ville, elle s'était fendu d'un :


Pas la peine qu'j'y aille, j'connais déjà !


Et elle était restée là, à attendre. Pouvait attendre longtemps, la vieille. Très longtemps.
Son esprit vagabondait par-ci par-là, parfois très loin, et ne revenait pas avant un long moment.
Elle divaguait, parlait toute seule comme le font immanquablement les gens de son âge.
De temps à autre, elle remarquait la présence d'un membre du petit groupe qui voyageait avec la charrette.
Là, elle gueulait « Au voleur ! Au voleur ! » avant de reconnaître le gus ou la gussette.
Faut dire elle les connaissait pas bien, ces gens-là. Mémé les voyait jamais. Elle était toujours à la traîne, à cueillir des champignons.

Des fois, elle oubliait qu'elle voyageait et voulait rentrer chez elle.
C'était la faute à la Minah, le voyage. Quelle idée d'se mettre à suivre un tas d'gens qu'elle connaissait que d'puis la veille ?
La môme s'était ramenée la bouche en cœur pour le lui annoncer, à la vieille. Un type lui avait proposé d'les accompagner, qu'elle avait dit.
Sale mioche. Ça suivrait n'importe qui, ces bestioles. Enfin ! La Glaviotte avait été soulagée d'entendre parler d'un type !
L'aïeule pouvait fonder l'espoir que son arrière-petite-fille crèverait pas pucelle... Pas dégourdie sur ce plan-là, la tête de châtaigne. À son âge, mémé était déjà mère de triplés.

Tandis que ses pensées partaient à la dérive, mémé Glaviotte renifla.
Y'avait une drôle odeur de terre dans c'te charrette !

Marineblanche a écrit:
[Le 8 juin – Tours]

Ils étaient arrivés à Tours !

La mioche est trop contente car elle adore cette ville et dès que la charette s'arrêta, elle descendit de son poulain pour aller gambader et jouer. Il faut dire que les chemins, c'est chouette pour trouver des vers de terre mais après, c'est nul ! Parce que les grands, ils veulent jamais rester sur les chemins alors il faut les suivre ! Là, elle peut jouer tant qu'elle veut.

Enfin... Jouer avec des bâtons pour battre des dragons dans la ville, ça ne va qu'un temps...

D'ailleurs, elle a une meilleure idée !
Et si elle devenait marchande de vers de terre ? Comme ça, les grands voudront en manger et ils lui donneront des écus ! En plus, les vers de terre ont pleins de terre dessus donc elle pourra toujours dire que c'est meilleur et si les grands veulent pas, elle dira que ce sont des épices ! Et hop, dans la boîte !
Si petite et déjà escroc, ça va donner...

Bref, il faut qu'elle aille chercher ses vers de terre qui sont dans la charette bien cachés. Elle se dirige alors vers l'endroit où elle est quand elle aperçoit la vieille bizarre. Humpf, une vieille... C'est nul, les vieux ! Ca pue, en plus ! Marine ne comprend pas pourquoi les grands demandent à ce qu'on respectent les vieux !
C'est même pas marrant et ça râle tout le temps.

La mioche s'approche discrètement de la charette pour prendre le seau où sont les bestioles avant de regarder la vieille.
Et si les vieux, ça mangent des vers de terre ? Ah tiens, bonne question ! Il faut qu'elle sache, la Marine.


Euh... B'jour !
Z'avez faim m'dame ?


Et un grand sourire malicieux se dessine sur les lèvres de l'enfant.

--meme_glaviotte a écrit:


Gnnn... Le mouton, le mouton, le mouton... Rattrapez l'mouton, bordel de foutredieu !

Silence.


C'est la faute au tabouret. Pfffrrrt...! Sale bête.

Silence.


La plus belle paire d'mamelles du Royaume ! Vi, m'ssire ! Tâtez don' !

Mémé était partie loin dans sa cervelle.
Allez savoir quelles strates de son passé elle explorait.
Un bruit la tira de ses divagations. Elle tourna la tête. Ne vit rien.
Puis baissa les yeux et aperçut une très petite chose avec des cheveux roux.

Lentement, parce qu'il fallait que toutes les rides se mettent d'accord sur le chemin à suivre, la Glaviotte sourit.
Il se trouvait que la vieille aimait bien ce genre de bestioles (les très petites choses rousses, pas les rides !). Lui rappelaient elle au même âge, près de soixante-treize ans plus tôt.
Elle mit un moment à percuter.


Faim...? T'as un truc à grailler ? M'ont laissée toute seule, c'te bande de chiens.

Marineblanche a écrit:
Pourquoi les vieux, c'est toujours lents ?

Marine ne comprend pas mais devant la vieille, elle ne fait pas des masses la maline, sait-on jamais. L'enfant se met légèrement à rougir quand la femme lui sourit. Oups. Pourvu que personne ne la voit rougir, car tout le monde va croire qu'elle aime bien les personnes âgée, ce qui est un peu vrai quelque part. L'enfant attend que la vieillarde se mette à parler, parce que bon, peut-être qu'elle va manger des vers de terre et rien de plus, ne ferait plaisir à la mioche !

Ils l'ont laissé toute seule ? L'enfant se mord les lèvres en se disant que ce n'est pas bien du tout de laisser une vieille toute seule.

Un truc à grailler ? Bien évidemment que la mioche a un truc à grailler et même pleins ! Elle va être contente la vieille !
Ou pas.


J'ai à manger, ouaip !

Un grand sourire se dessine sur les lèvres de l'enfant, comme si elle avait fait un exploit et qu'elle attendait qu'un signe pour qu'elle le raconte. Elle serre un peu le seau, se souvenant de la première fois qu'elle a goûté un verre de terre. C'était dans une forêt où elle creusait pour récupérer de la terre pour une bataille de boue et c'est là qu'elle les a vu ! Les vers de terre. Elle ne savait pas vraiment ce que c'était et ses petits yeux se sont mis à pétiller de curiosité, elle en attrapa un et le mit à sa bouche.

Elle vomit.
Beurk.

Ce n'était vraiment pas bon.


Z'allez voir, c'est trop trop bon !

Elle attrapa une bonne poignée de vers de terre et la tendit à la verre, avec un petit sourire malicieux sur les lèvres.

--meme_glaviotte a écrit:


À manger... Ah voui ! Et c'est trop trop bon... Ben ça !

Mémé Glaviotte avait cette désagréable tendance de répéter tout ce qu'on venait de lui dire.
Ça donnait le temps de comprendre ce que son interlocuteur déblatérait et ce sans ce grand silence embarrassant entre chaque réponse.
C'est qu'elle voudrait pas qu'on la prenne pour lente d'esprit ! La vieillesse est une chose terrible...

De nouveau, un large sourire se fraya un chemin entre les plis et les replis de sa peau.
À tâton, parce qu'en plus d'avoir la cervelle qui partait en balade l'aïeule était bigleuse, elle tendit la main.
Ses doigts mous attrapèrent une matière non-identifiée et qui bougeait beaucoup.
Elle gloussa, ravie.


Ooooh...! Mais... Mais... ça s'échappe !

Pas plus étonnée que ça ?
Mémé avait quitté la réalité depuis trop longtemps pour s'émouvoir de quoi que ce soit.
Elle porta sa trouvaille à la bouche tandis que certains vers, glissant entre ses mains, se faisaient la malle.
Ses mâchoires édentées se refermèrent avec un grand bruit de succion.


J'connais c'goût... Tout pareil que sur mes champignons marrants !

Vivement, elle attrapa la rouquine par les épaules et la secoua, enthousiaste.

C'est délicieux !

Marineblanche a écrit:
Les yeux pétillant, l'enfant trépigne presque sur place car elle imagine que la vieille mange ses vers de terre. Le large sourire entraina une certaine confusion dans l'esprit de Marine car elle ne s'attendait pas vraiment à ça ! La vieille femme veut en manger alors ? Chaque mouvement est observé, surtout celui où la vieille tend la main et que ses doigts se renferment dans sur les vers de terre.

La mioche a le souffle coupé quand la vieille glousse comme quoi ça s'échappe, parce qu'elle n'arrive pas à y croire. Une grande va manger des vers de terre, enfin ? Une vieille, en plus ? Là, pour le coup, elle comprend pourquoi les grands disent qu'il faut respecter les vieux, parce que c'est trop chouette finalement ! Ca aime les vers de terre et l'enfant ne s'imagine pas un instant que la Mémé n'a pas toute sa tête.

Les mirettes s'ouvrent en grand quand elle la voit en train de commencer de manger les vers de terre.
Oups.
Et si la vieille n'aime pas ça ?

L'enfant déglutit et elle fait un pas en arrière pour prendre les jambes à son coup quand soudainement la Mémé lui dit que le goût est pareil que ses champignons marrants. Des champignons ?! Quel goût, ça a ces trucs-là, d'abord ?! Comme les normaux qu'on peut manger dans la forêt ? C'est bon, au moins ?! Parce que si c'est pas bon, ça craint ! Marine Blanche allait poser la question lorsque la vieille l'attrape vivement et la secoue.


Aaaaaaah ! Naaaaaaaaaaaa ! M'tapez pas !

C'est délicieux ? L'enfant n'en croit pas ses oreilles.

Ouiii ! Z'avez raison, rhaaaaaa !

Mouarf ! Il faut qu'elle trouve quelque chose pour que la vieille ne la secoue plus, parce que sinon, ça va pas le faire.

Pourquoii z'avez des riiiides ?

Bah oui, pourquoi ? C'est toujours un truc qui a intrigué la gamine !

--meme_glaviotte a écrit:


S'avisant au bout d'un long moment que la rousse n'appréciait pas être secouée, la Glaviotte la lâcha.
Les enfants d'nos jours étaient pas très résistants. Petite, mémé pouvait se faire maltraiter par sa propre grand-mère pendant des heures avant de rendre son repas !
Mais maintenant, plus personne ne prenait la peine de leur apprendre à se faire malmener. Si cette mollesse envers les morveux continuait, on finirait même par interdire de les frapper ! Quelle honte !

À cette pensée, mémé secoua la tête avec un « tss tss tss » désapprobateur.
Elle replongeait déjà dans ses divagations quand la petite voix de la fillette la surprit.
La vieille loucha dessus un instant. Elle semblait familière. L'avait-elle déjà vue ?
Elle était presque sûre de lui avoir déjà parlé une fois ! Mais où, quand ?

Quand je vous dis que la Glaviotte perdait la tête...
Avec aigreur, elle répondit :


J'ai pas d'rides ! Chuis pas assez vieille pour ça, nan mais oh ! R'garde...


Tirant sur la peau de son visage pour le démontrer, elle s'aperçut que la petite impertinente avait raison.


Ah ben si. Comment ça s'fait ? Moi j'va t'dire c'que j'en pense... les gens c'comme des bougies. Quand ils s'usent, ils fondent et ça dégouline de partout.

Regardant autour d'elle, hébétée.

On est où, là ?

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