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 Hospice compiègnois

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Aliénor
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MessageSujet: Hospice compiègnois   Sam 5 Mar - 0:46

Sevria de Marbeuil a écrit:
Sevria, avait été formé en tant que soignante chez les loups...aussi dès le lendemain de la bataille, elle réquisitionna un bâtiment de Compiègne et en fit un hospice...

elle battit la ville afin de trouver des médecins de bonne volonté qui pourraient panser les plaies des blessés. Elle irait donner les derniers sacrements aux vaillants soldats qui malheureusement n'auraient pas
survécu à leur blessure.

La maisons prenait vit rapidement, beaucoup d'âme se sentait le courage et l'honneur de venir aider les médecins et soigants.

Il fallait aussi des bras pour aller récupérer les plus blessés.


allez allez...amenez moi les premiers blessés, il faut aller vite avant que les couards ne les fassent prisonniers


Magdeleine* a écrit:
Dormir quelques heures, jusqu'à ce que la lumière blafarde du jour naissant ne vienne la réveiller. Mag ouvrit péniblement les yeux et passa sa main sur son front. La nuit avait été rude, les combats avaient fait rage. Mais Compiègne n'était pas tombée, ses habitants avaient fait preuve d'un courage incroyable afin de repousser l'assaut artésien, elle-même avait blessé un assaillant...

Elle savait que les combats reprendraient bientôt, vu la forte détermination des deux camps.

Mais pour l'heure, il fallait panser les plaies et reprendre des forces. Mag avait entendu l'annonce que Sevria avait organisé un hospice dans un des bâtiments de la ville, elle s'y rendit dès qu'elle se sentit en état d'apporter ses services.

Arrivée sur le seuil, elle avisa la Dame d'Artonges en train de donner ses consignes, et s'avança vers elle.


Bonjour Ma Dame... Rude bataille cette nuit... J'ai entendu que vous organisiez les soins, je viens proposer mon aide. Mes études
de médicastre ne sont point encore terminées, mais j'ai suffisamment de bases pour pouvoir vous assister.


Sans attendre la réponse, elle donna les consigne qu'on fasse chauffer de l'eau et qu'on prépare les bandages...

Tomsz a écrit:
Après s'être longuement renseigné sur le moral et la santé des défenseurs compiégnois, le Vicomte de Chelles rentra au camp de l'armée, où la diaconesse Sevria avait aménagé un hospice de fortune.

Dame Sevria, excellente initiative que celle-ci! Il est important que les vaillants compiégnois qui ont payé de leur personne pour l'honneur de notre village ne soient pas abandonnés. Je pense que tout comme moi, ils vous en seront extrêmement reconnaissant.

Puis le Vicomte vit avec bonheur Dame Magdeleine proposer son aide. L'attaque artésienne avait été si fourbe que les membres de la Grande Maison de Chelles n'avait pu se retrouver suite à l'épisode du zouave
JackFarell.

Certains l'accompagnait, lui, son épouse et le Capitaine Bigbosspower, à l'extérieur des remparts dans cette brumeuse partie de cache-cache avec les bourrins cambrésiens. D'autres s'étaient vaillamment battu aux côtés des maréchaux, face à l'envahisseur. Le Vicomte se dit que lorsque tout ceci serait fini, il devrait les remercier à la juste hauteur de leur engagement, voire de leur sacrifice. D'autres enfin, n'avaient pu être à Compiègne à temps, et leur avait envoyé des messages réconfortants.

Plus le jour avançait, plus la tension remontait. La trahison personnelle qu'avait subi le Vicomte, en plus de celle vécue comme tous les autres compiégnois, inhibait totalement sa peur. Il n'avait jamais été un grand combattant, mais il avait l'impression désormais que rien ne pouvait lui arriver. Restait à savoir si le Très Haut en avait également décidé ainsi...

Magdeleine* a écrit:
Deuxième jour de combats. Cette fois-ci, les artésiens ne s’en étaient pas pris aux défenseurs dans la ville, mais à ceux qui essayaient d’y rentrer pour renforcer les rangs. Sur les murailles, à son poste, Mag avait assisté impuissante à la bataille. Elle avait vu des combattants tomber, des deux côtés, et savait que des soins seraient nécessaires pour ceux, champenois, qui en avaient réchappé.

Pour ceux qui étaient tombés au champ d’honneur, il n’y aurait plus rien à faire, hormis leur préparer des funérailles à la hauteur de leur courage…

Mag avait fait préparer une salle afin d’accueillir les dépouilles, une autre était prête pour les soins. Les défenseurs qui ouvriraient les portes de la ville aux rescapés de l’armée champenoise les amèneraient à l’hospice, la jeune femme avait donné les consignes en ce sens.

La dame d’Artonges était dans les rangs de l’armée de son époux, et Mag se sentait un peu seule et désemparée. C’était une chose que de suivre des cours à l’université, c’en était une autre que de les mettre en pratique dans de telles circonstances.

Certains villageois, qui n’avaient pu se joindre aux défenseurs, l’avait rejointe, elle distribua donc les tâches afin que tout soit prêt quand les premiers blessés seraient amenés. Faire chauffer de l’eau, préparer les bandages, la décoction d’écorce de saule qui calme la douleur… Ses connaissances en médecine n’étaient pas encore totalement abouties, elle espérait simplement ne pas achever l’œuvre des artésiens. Elle secoua la tête, refusant de se laisser aller au défaitisme. Comme pour tout ce qu’elle entreprenait, elle ferait de son mieux.

Un coup d’œil pour vérifier que tout était prêt, ses instruments… Elle espérait ne pas en avoir besoin, mais qui sait…

Des rumeurs dans la rue, l’hospice allait voir arriver ses premiers blessés …

Sevastiana a écrit:
Elle arrivait à l’hospice difficilement, un corps, qu’un homme l’aidait à porter, dans les bras. Ils posèrent l’homme inconscient devant Mag qui se tenait prête à guérir les blessés. Elle regarde celle-ci un instant.

Il semble.. mal en point. Mais j’ai cru apercevoir un clignement de paupière pendant qu’on le transportait…

Sa respiration était courte, et elle pris quelques secondes pour reprendre son souffle. Les yeux rivés sur l’inconnu étendu là. Elle pencha légèrement la tête de côté lorsque Mag commença à nettoyer le visage de l’homme. Elle se hissa sur la pointe des pieds, pour voir et… horreur ! Elle laissa échapper un cri étranglé. Son homme… c’était lui cet inconnu méconnaissable. Son Nk… Elle se retint un moment à l’homme qui l’avait aidé. Puis son regard se reposa sur Mag, les yeux plein d’espoir.

Je … tu…

Elle luttait pour laisser échapper quelques mots.

Fais de ton mieux…

Elle aurait voulu rester mais il y avait d’autres corps à récupérer, un dernier regard à son tendre amour, un soupir, un regard encourageant vers Mag, pour finalement repartir à la recherche d’autres blessés.

Magdeleine* a écrit:
La porte s'ouvrit devant Sev et un autre défenseur de Compiègne, portant un homme. Mag leur indiqua de déposer doucement le blessé sur une paillasse, et trempa un linge dans un seau d'eau avant d'humecter délicatement le visage de l'inconnu.

Au fur et à mesure qu'elle le nettoyait, le visage de Nk apparaissait. Une exclamation à ses côtés, elle leva les yeux vers Sev qui blêmissait en reconnaissant son bien-aimé. Elle essaya de la rassurer du regard, les mots étaient impuissants et surtout inutiles.

Elle savait que Sev devait retourner sur le lieu de la bataille afin d'aider à rechercher les autres. Sourire crispé, regard qui se veut rassurant, bien sûr qu'elle ferait tout son possible pour Nk... Pour tous ceux qui auraient besoin de ses soins d'ailleurs...

Pisan a écrit:
Précédant les villageois qui transportaient les corps, Pisan pénétra dans l'hospice. Une atmosphère lourde s'y faisait sentir et une forte odeur de plantes lui agressa les narines.
L'odeur du sang séché, elle y était habituée maintenant mais elle s'arrêta un instant, et se passa la main sur le visage. Sa vue se brouilla un instant et ses mains étaient glacées. Elle vit Mag qui s'affairaient près des blessés, s'apporcha d'elle et lui toucha l'épaule. La jeune femme se retourna et Pisan vit combien elle était pâle. Elle lui dit doucement.


"Mag? ....BB, là bas, sur la permière litière.
Va!"

Elle alla vers son époux, d'un pas chancelant. Pisan eut un regard triste pour tous les deux et se dirigea vers Lancre qu'on avait allongé sur un lit de paille. Il s'était endormi d'épuisement. Avant de repartir prendre son poste, elle demanda aux soignants de le signaler à Magdeleine et sortit.

Magdeleine* a écrit:
Laver les blessures, panser, soigner, soulager la douleur… Les volontaires à l’hospice ne cessaient de s’activer au service des blessés qui arrivaient après la terrible bataille.
Mag donnait les consignes, jugeant d’un coup d’œil la gravité des plaies.

On lui avait appris la mort d’Alcrapone et de Sevria, chacun reposant maintenant dans sa demeure en attendant le dernier hommage que leur feraient les compiégnois. Deux grandes figures s’en étaient allées, comme elles avaient vécues, avec honneur et courage. Compiègne ne les oublierait jamais, Mag s’en était fait le serment …

Nk, Bourguigon, Lancre, ses amis, va et vient incessant des hommes et femmes partis porter secours à ceux qui étaient tombés sur le champ de bataille…

Mais il en manquait un, le plus cher à son cœur. Elle s’efforçait de ne pas y penser, serrant les dents de rage à chaque fois que des hommes portant une litière déposaient un nouveau blessé.

La porte du bâtiment s’ouvrit une fois de plus, laissant la place à Pisan que suivaient deux homme porteurs d’un brancard. Regard de son amie, déterminé, qui se veut rassurant, mais la même fatigue que ce qu’elle ressent... Le cœur de Mag qui semble s’arrêter à la vue de l’homme allongé…

Des images qui lui reviennent, des années de cela, son père dans la même situation. Tombé au combat. Définitivement… L’histoire ne pouvait se répéter, c’était impossible, le Très Haut ne pouvait être cruel au point de lui enlever ceux qu’elle aimait…

Ne sachant comment ses jambes la portent encore, Mag s’avance vers la table où son époux a été déposé. La poitrine se soulève légèrement, mais il est inconscient, visage couvert de sang et de terre.
Nettoyer doucement son visage, sentir le souffle de vie émanant de ses lèvres…

Se pencher vers lui et caresser son visage, déposer un baiser sur ses paupières fermées, ses lèvres…


Tiens bon, mon cœur… Ne nous lâche pas, tu dois rester avec nous, tu n’as pas le droit d’abandonner… Je t’aime…

Elle se redressa, et regarda autour d’elle. Sa voix se fit alors forte, toute de rage contenue…

"Ils" ont attaqué les nôtres, mais nous tiendrons face à eux. Nous vengerons ceux qui sont tombés, nous leur montrerons qu’ils ont face à eux une Compiègne unie, forte, et champenoise. Nous sommes chaque jour plus nombreux sur les remparts, plus déterminés…

Force et Honneur !! Ils ne passeront pas !!

Bourguigon a écrit:
Bourguigon ouvrit un œil et fut surpris de ce qu'il vit : il n'était vraisemblablement pas chez lui....

Il tenta de bougé en vain car une violente douleur lui rappela les récents évènements.

Aristote soit loué, il en avait réchappé miraculeusement.

Bourguigon parvint à tourner la tête vers les sons qu'il entendait. Il aperçu Mag qui soignait un patient.

Elle faisait un travail remarquable et lui devait très probablement la vie.

Bourguigon se dit alors qu'il avait eu beaucoup de chance sur ce coup là car Aristote lui avait envoyé deux anges gardiens : Pisan et Magdeleine

quasi a écrit:
Au sortir de l'église Quasi rejoint l'hospice pour y apporter son aide. En entrant l'odeur des plantes médicinales envahissait l'air. Peu de cris de douleur mais des rales, des gémissements faisaient trembler la jeune femme. Les larmes coulaient silencieusement devant tant de detresse, de souffrance. Quasi pensait à celle qui avait mis cet hospice en place. Sevria. Aujourd'hui morte, elle n'avait pu voir ce qu'elle avait accomplit.

Quasi fit le tour des paillasses pour trouver une personne responsable.

Magdeleine* a écrit:
Un gémissement émanant de la couche où reposait Bourguigon… Mag se dirigea vers lui, passant machinalement sa main sur son front pour écarter une mèche de cheveux, y déposant une traînée de sang.

Elle se pencha vers le blessé, faisant signe qu’on lui apporte un bol contenant une décoction d’écorce de saule. Elle souleva doucement la tête de son ami, portant le récipient à ses lèvres afin de l’aider à avaler le liquide.


Tout va bien, Bourgui… Enfin ça aurait pu aller mieux, mais compte tenu des circonstances, tu t’en sors bien…

Tiens, avale ça, c’est un peu âpre, ça ne vaut pas une bonne bière, mais ça va calmer un peu la douleur…

Pour la bière, on verra plus tard, hein. Quand Compiègne sera libérée et toi à nouveau sur pieds, je t’en paierai une !


Une fois qu’il eut fini, elle vérifia ses bandages, puis le laissa afin qu’il put se reposer, tout en lui adressant un sourire encourageant.

Jess l’assistait du mieux qu’elle pouvait, suivant ses consignes avec application et courage. Nul n’était préparé à une telle chose, mais la solidarité dont les habitants de Compiègne faisaient preuve en ces moments difficiles n’était pas un vain mot.

Alors qu’elle nettoyait ses mains dans un seau d’eau, Mag vit du coin de l’œil Quasi pénétrer dans le bâtiment. Elle s’approcha d’elle…

*crepuscule* a écrit:
Crépuscule arriva à l'hospice, ou les paillasses, étaient remplies de personnes souffrantes. Sur sa tête un énorme panier de linge blanchit, écrasait son Bonnet. Elle déposa le tout vers dame Magdeleine, puis ramassa le linge sale entreposé dans un coin de la pièce et s'en retourna au lavoir.

quasi a écrit:
Quasi vit Dame Magdeleine venir vers elle. Elle semblait épuisée et pourtant ne cessait de s'occuper de tous.

Bonjour Dame, je suis ici pour proposer mon aide. Je ne connais rien en soin mais je peux nettoyer, cuisiner et refaire des bandages.
Dites moi où je puis me rendre utile.

Dame Magdeleine, vous devriez vous reposer un peu...

Magdeleine* a écrit:
Du coin de l’œil, Mag vit une lavandière qu’elle ne connaissait pas déposer un panier de linge propre et repartir avec celui, souillé, qui avait été déposé dans un coin. Aucun mot échangé, seulement un regard. Gratitude dans celui de Mag, la solidarité en ces temps difficiles n’était pas un vain mot.

Sentiment renforcé encore par les mots de Dame Quasi. Mag se força à lui sourire à travers sa fatigue


Merci de votre proposition, Dame Quasi, il est vrai que toute aide est la bienvenue ici. Les plaies les plus importantes ont été soignées, il n’y a plus maintenant qu’à changer régulièrement les bandages. Et surtout assurer une présence auprès des blessés, les rassurer, soulager leur douleur, cela compte autant que les soins que j’ai pu leur apporter. Si cela vous convient de vous en charger …

Et pour ce qui était de se reposer … Elle en aurait tout le temps une fois que tout ceci serait terminé…
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