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 [RP semi privé] Petite ballade champenoise

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Aliénor
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Messages : 1969
Date d'inscription : 02/03/2011

MessageSujet: [RP semi privé] Petite ballade champenoise   Mar 3 Avr - 10:38

Aimelin a écrit:
[hrp](merci de n'intervenir que si votre perso est invité ou concerné par l'histoire ou a croisé les intervenants, et ne de pas prendre ce RP pour un défouloir. Je demanderai aux censeurs de déplacer tout post ne concernant pas directement ce fait. Merci et bon jeu.) [/hrp]

[Sainte Ménéhould, le 27 mars 1460]

"je tombe
Comme un pantin sans fil
Trop libre et trop fragile"

(Bruel - j'te mentirais)


Ca faisait deux jours que le jeune Etampes était soucieux. Soucieux sur plusieurs points et principalement en pensant à sa sœur, la brune Kawa. Les deux jeunes gens s’étaient retrouvés par hasard, alors qu’ils s’étaient croisés sur une place enneigée aux tous premiers jours de janvier, le jour de leur rencontre commune avec la petite Marine. Des regards, des tentatives de discussions, des questionnements, avant de pouvoir enfin être réunis. *

Alors que K. avait annoncé à son frère qu’elle partait voyager, Alie lui avait fait part d’une discussion qui l’avait contrariée la veille. Souvent dans les nuages et ses préoccupations, le jeune Etampes n’était pas toujours très attentif en taverne, et il laissait les discussions couler. Il avait d’abord été surpris avant de laisser éclater sa colère. Colère contre lui de ne pas avoir entendu, colère contre Wilus de dire de telles choses sans réfléchir et colère contre sa sœur de pouvoir penser ne serait ce qu’une seconde qu'il puisse cautionner de telles paroles à son sujet.

Il avait eu discussion avec Wil qui s’était excusé disant qu’il voulait juste la taquiner et qu’il appréciait fortement la jeune jumelle du seigneur, et le soir même Aimelin avait pris sa plume pour faire missive à K. et lui expliquer le malentendu et lui annoncer leur venue avec Aliénor, afin qu’ils puissent parler de vive voix.

Donc, ce matin, après avoir fait ses douanes, car malgré qu’il ne soit plus connétable, il rendait encore service au Duché, il était allé voir la Duchesse de Brienne son amie, et lui avait parlé vaguement de cette contrariété et de son désir d’aller à Compiègne. Si celle-ci avait sourit sur le pourquoi de ce déplacement, il n’avait pas relevé, se fichant de ce que pouvaient penser les uns et les autres. Il était important pour lui que sa soeur sache qu'il ne laisserait jamais personne lui manquer de respect, qu'elle soit présente ou non, comme il le faisait avec Aliénor, Dotch, et ceux qu'il aimait.
Trop d’années étaient passées, les séparant et les privant de tout ce que des frères et sœurs pouvaient vivre, pour qu’il la laisse dans le doute. Ils s’étaient promis, l’un comme l’autre, d’être toujours là quel que soit le lieu ou le moment. Sa décision était donc prise, ils feraient un rapide aller retour à Compiègne.

Et puis cette rencontre en taverne, après avoir échangé quelques courriers. Deux voyageurs, Neti, une amie qui jouaient à la soule à ses côtés, avec son compagnon Octavian, tout deux impliqués côté église. Le jeune connétable qu’il était encore le 16 mars, leur avait délivré leur lp afin de les laisser prendre la direction de l’Artois. Certes, le bonhomme n’était pas tout blanc mais le jeune homme s’était porté garant, comme il l’avait fait pour Marine ou son Infâme, comme le faisait souvent la grande connétablie pour certains devant franchir les frontières champenoises. Et même si ca n’était pas sans grincement de dents de certains conseillers, l’autorisation était là, les noms étaient affichés sur les listes autorisées. Mais depuis leur arrivée dans le duché, malgré leur lp, le couple de démenait avec la sécurité, pour faire valoir ce lp et pouvoir continuer son voyage sereinement vers les terres artésiennes.

C’est donc naturellement qu’Aimelin leur avait proposé de se joindre à Aliénor et lui, puisqu’ils devaient se rendre à Compiègne. Il avait essayé de les rassurer en disant qu’ils étaient en règle, et que ceux chargés de la sécurité feraient leur travail correctement. Quelques affaires préparées, les montures sellées, les quatre jeunes gens avaient pris la direction de Compiègne. Ce que le jeune Etampes ne savait pas, c'est que ses doutes allaient se révéler bien vrais.





* RP ici et ici

Neti a écrit:
    [La veille au soir, aux portes de Sainte-Ménéhould.]


La soirée s'était finalement bien terminée... La rencontre avec Aimelin et sa douce avait été plus qu'agréable. Il avait même réussi à rassurer la rousse quand au chemin qu'il leur restait à faire pour rejoindre l'Artois. Cette promesse de si longue date allait enfin pouvoir être tenue et réjouissait la religieuse. Elle avait déployé tous les moyens dont elle disposait pour s'assurer que tout se passerait bien, malgré l'incident qu'Octavian avait connu ici-même, dans cette ville. La main dans celle de son blond, le cœur léger de voir la situation se débloquer enfin, ils rejoignirent Aimelin et Aliénor pour prendre la route de Compiègne, comme c'était initialement prévu.

Mais la rousse était loin d'avoir les réflexes d'une soldate... Naïve et confiante, elle n'avait rien vu venir. Un homme la frappe, un réflexe lui fait lever le bras pour protéger sa tête, elle en perd l'équilibre, et c'est le black-out sans même avoir eu le temps de se demander qui, pourquoi ou comment.

Ma grande, tu viens de te prendre une armée dans la tronche ! Mais rassure-toi, tu en verras d'autres...


    [Un dispensaire, quelque part dans Sainte-Ménéhould... Guidez-vous à l'ouïe pour la trouver !]


- LÂCHEZ-MOI !!
- Mais, Dame... !
- J'suis pas dame !
- Ma sœur, vous devez...
- Il faut vous reposer.
- Non !
- De grasce, tenez-vous tranquille...
- Nous avons ordre de vous garder pour la journée.
- C'est un ordre stupide ! Comme tout le reste ici !
- Bon sang... mais assommez-là, qu'elle se taise enfin !
- Qui a dit ça ?? Lâchez-moi !

Et la rousse se débattait comme une sauvage, oubliant complètement la douleur lancinante dans son bras gauche, tandis qu'un vieux malade ronchonnait dans le dispensaire et que les deux infirmières tentaient désespérément de la calmer, de la maîtriser... Peine perdue. Et à se débattre ainsi, la blessure s'était bien sur remise à saigner abondamment, imbibant de sang le bandage de fortune, bande de tissus blanc sur la manche déchirée de la bure noire de son deuil.

Une missive, donc l'écriture la calma quelques instant. Puis une seconde. Et elle explosa d'un rire nerveux à en faire frissonner les mômes. Mais il fallait répondre.


- Du papier ! Je veux de quoi écrire.

Y voyant là un bref instant pour soigner la religieuse pendant qu'elle serait occupée à écrire, l'une des infirmières se précipita pour le lui apporter tandis que l'autre installait la mégère rousse à un petit secrétaire en préparant d'ores et déjà le matériel de suture et des bandages propres.

A la première lettre, elle ne répondit que par quelques lignes. Son écriture était assez hasardeuse, et elle dû bien reconnaître que son bras, sinon endolori puisqu'anesthésié par la colère, était au moins engourdi.


Citation :
Mon Soleil,

Je vais bien. Rien qu'une petite blessure de rien du tout au bras mais ça va, je t'assure.

J'ai reçu ce matin, un courrier daté d'hier, de la connétable : ils nous laissent séjourner sur leur terres... Tu es ravi de le savoir, n'est-ce pas ? Inutile de te dire combien je suis furieuse.

Je n'ai pas de nouvelles d'Aimelin ni d'Alienor...

Je t'Aime.
Neti

Ne ménageant pas son bras, pour changer, elle prit un second parchemin.

Citation :
Dame Catherine,

Les mots me manquent. Je sais que vous ne devriez pas être celle qui reçoit ma colère mais je suis furieuse. Que vaut la parole d'un Duché qui autorise le passage pour ordonner par contre à ses armées d'attaquer ? Doit-on parler de lâcheté ? De traîtrise ? Quelle valeur donnez vous à l'engagement de tous ceux qui se sont portés garants pour nous ? Dois-je vous rappeler leur nombre et leurs fonctions ? Que vous faut-il de plus ? Le Roy ? Le Pape ?

S'il vous manque un morceau de l'histoire, apprenez que nous nous sommes fait attaqués, en compagnie d'Aimelin et d'Aliénor, par une armée dont l'étendard portait les armes du duché et un griffon.

J'exige que cette bavure soit reconnue publiquement, et que des excuses soient faites à nos garants d'avoir ainsi bafoué leur honneur. Je veux aussi que le nom d'Octavian soit ôté de vos listes. N'en avez vous jamais assez de vous en prendre aux mauvaises personnes ? Vos routes grouillent de chancres et de cafards et vous vous acharnez encore sur lui ! Que vaut votre parole !?

Il est bien ironique de terminer votre courrier en me parlant de patience et de protection... Souffrez que mes salutations ne soient pas des plus cordiales.

Sœur Neti

La seconde lettre lui coûta plus d'efforts, et quelques serrement de dents pendant que l'infirmière plantait son aiguille dans les chairs meurtries par le fil d'une épée. Pour se reconcentrer, la rousse reprenait parfois ses phrases à voix haute...

- Vous ne devriez pas perdre votre sang froid...
- J'perds mon sang tout court, si vous ne me recousez pas ! Est-ce que j'vous apprends à suturer moi ?
- Non, ma sœur...

Furieuse. Et il n'y avait plus sur cette terre qu'un seul être capable de l’apaiser... Malheureusement pour tous, il n'était pas là. Heureusement par contre, il semblait sain et sauf...

- Où sont Aimelin et Aliénor ? Comment vont-ils ?
- Je ne sais pas, ma sœur...
- Eh bien qu'attendez-vous ? Cherchez ! Où je me lève pour le faire moi-même !!

Dieu que la journée d'indisponibilité de la rousse allait être longue... Pour elle, pour les infirmières... Pour tous...
Elle commençait déjà à ruminer... à imaginer le pire pour Aliénor et Aimelin, alors qu'ils n'avaient tout deux que cherché à les aider. Pourvu qu'ils aillent bien... Et ce fichu trou noir... Impossible de revoir la scène de la veille au soir. Comment cela a-t-il pu être possible ? Pourvu qu'Octavian ne lui ai rien caché en disant qu'il allait bien... elle relut une nouvelle fois son courrier pour s'en convaincre, fulminant intérieurement.






[hrp]28-03-2012 04:04 : Sirwiston vous a porté un coup d'épée. Vous avez été légèrement blessé.
28-03-2012 04:04 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph.[/hrp]

Alienor_vastel a écrit:
[Sainte Ménéhould, soir du 27 mars]

"Qui vit d'illusions meurt de désillusions"
Proverbe latino-américain


Bien sûr qu'elle accompagnerait Aimelin à Compiègne ! Lorsqu'il lui avait demandé, elle n'avait pas hésité un instant. Parce qu'elle savait trop bien combien les non dits peuvent mener à des incompréhensions si l'on ne les exprime pas. D'ailleurs, n'était-ce pas la raison de sa propre fuite, près d'un mois plus tôt ? Sa soeur et lui étaient venus la chercher, une discussion, des explications, pour que cessent enfin les doutes et que les choses soient claires, qu'elle comprenne qu'elle s'était alors trompée, qu'elle avait mal interprété son attitude.
Et puis, si Kawa s'était ouverte à elle de ce qui l'avait blessée, au cours de cette conversation qui avait laissée la blondinette perturbée juste avant que la jeune femme ne quitte Sainte Ménéhould, elle devait bien se douter qu'elle en parlerait à Aimelin. Là aussi, ils avaient parlé, il s'était expliqué. Elle avait proposé de le laisser partir seul, ne pas se mettre entre eux, les laisser parler tranquillement sans qu'elle ne soit là, mais un simple "si, viens" en réponse l'avait décidée du contraire.

Ses affaires étaient prêtes, peu fournies après tout il ne s'agissait que d'un aller retour, et ils seraient bientôt rentrés pour reprendre leurs gardes comme à chaque fois que la Champagne était menacée, et qu'ils répondaient présents. A y bien songer, depuis un peu plus d'un an qu'elle était revenue dans le duché qui l'avait vu naître et grandir, elle en avait passé une bonne partie à patrouiller sur les murailles de différentes villes champenoises, quand elle n'était pas dans un campement d'une armée. A se demander d'ailleurs comment, vu sa petite constitution, elle pouvait envisager défendre quoi ou qui que ce soit. Mais ses parents avaient longtemps oeuvré pour la Champagne, et ne dit-on pas que les chiens ne font pas des chats ?

Et Compiègne à nouveau, l'avantage étant qu'elle en connaissait bien la route, la forêt, les bosquets n'avaient plus de secret pour elle à force de parcourir ce chemin. Et nul besoin de demander autorisation de se rendre là bas, après tout, noble champenoise et officier royal, elle était libre de se déplacer sur les terres de son duché.

Et cette soirée, avant de partir, à la taverne de l'auberge. Une rencontre, deux plutôt, une connaissance d'Aimelin et son compagnon. La discussion avait entre autres choses porté sur leurs démélés avec les services de la prévôté malgré leurs laisser-passer. Certes, le dit Octavian avait reconnu avoir fait des bêtises par le passé, ce qui avait un peu inquiété la blondinette, qui s'était du coup fait confirmer plusieurs fois que les dits lp étaient bien en règle et qu'ils étaient donc autorisés à circuler, puisqu'ils allaient voyager ensemble. Elle n'aurait pas accepté sans cela, de toute façon.
Et puis en outre, puisqu'il avait été demandé aux voyageurs de quitter le territoire champenois au plus vite, il n'y avait pas de raisons qu'on les inquiète alors qu'ils obtempéraient, Compiègne où ils se rendaient étant le chemin normal pour se rendre en Artois.
Ca semblait logique après tout, nulle personne un tant soit peu sensée n'allait les retenir en Champagne après leur avoir intimé d'en partir !

Et c'est donc rassurée et sereine que l'adolescente avait mis le pied à l'étrier, et talonné sa monture à l'instar de ses compagnons de voyage.
Peu à peu, les maisons de Sainte avaient disparu dans leur dos, et la route s'était étendue devant eux, au bruit des sabots des chevaux sur la terre, à la lumière de la lune qui donnait au paysage une couleur un peu blafarde. Tout en chevauchant, Aliénor humait cet air si caractéristique de la nuit, empreint d'une légère humidité qui rafraichissait son visage.



[Abords de Compiègne, aube du 28 mars]

La porte de Pierrefond se faisait entrevoir dans la brume nocturne, lorsqu'un bruit la fit tressaillir. Un bruit qu'elle connaissait, qu'elle avait déjà entendu lors de cette guerre contre le Ponant à l'automne précédent.
L'esprit qui se refuse à y croire, à accepter, c'est impossible de toute façon, ils sont en règle, et ils n'auront qu'à décliner leur identité !

Vaine illusion, elle n'en a pas le temps, elle aperçoit devant elle un éclair de métal.
Et un oriflamme, la fleur de lys. Des cris, et ses compagnons, où sont-ils, que leur fait-on ?
Elle ferme les yeux, elle n'a rien pour se défendre, un geste réflexe, le bras qui se lève comme pour se protéger, sans savoir qu'ainsi elle ouvre la voie à l'épée qui va entailler son flanc.

Douleur de la lame qui pénètre sa chair, douleur des os qui se brisent sous le choc, douleur de cette respiration qui se fait pénible, douleur de la chute et de la rencontre brutale de son corps déjà malmené avec le sol.

Pourquoi eux, pourquoi elle ? Elle est si jeune, elle n'a que seize ans, et elle ne veut pas mourir. Pas maintenant, pas comme ça, pas si bêtement et si inutilement...

Une pensée pour ceux qu'elle aime et qu'elle laisse, la dernière avant qu'un voile noir ne vienne s'abattre devant ses yeux.

Illusions perdues.






[hrp]28-03-2012 04:04 : Mouflator vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
28-03-2012 04:04 : Mouflator vous a porté un coup d'épée. Vous avez été sérieusement blessé.
28-03-2012 04:04 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph.[/hrp]

Aimelin a écrit:
[Abords de Compiègne, aube du 28 mars]

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

(V. Hugo - demain dès l'aube)


Le départ de Sainte s'était bien passé et les quatre jeunes gens chevauchaient à bonne allure afin de ralier Compiègne au plus vite. Les chemins n’étaient pas très sûrs ces derniers temps, et l’ancien garde comtal béarnais n’était pas tranquille. Les brigands semblaient prendre la Champagne pour leur terrain de jeu, et Fraise lui avait dit d’être prudent. Peut être avait il tort de penser qu’habitué à patrouiller et se rendre d’un côté et de l’autre pour servir le Duché, plus rien ne pourrait leur arriver. Il s’était placé devant le petit groupe à quelques enjambés de cheval d’eux, préférant s’assurer que le chemin était sans danger. Dire qu’il avait une confiance aveugle en la sécurité du Duché, aurait été mentir. Il n'avait pas été Loup, soldat et Lame béarnaise, sans avoir gardé au fond de lui cette méfiance, cet instinct qui lui disait souvent de prendre garde.

Compiègne était déjà à portée de regards. Les sombres murailles se découpaient légèrement dans la nuit qui allait bientôt laisser place à une nouvelle journée, une de plus. Vivre au présent, chaque jour, avancer toujours, profiter et ne pas penser à ce que sera ou ne sera pas demain.

Pour l’heure, il ne pensait qu’à une chose, arriver à bon port tous les quatre, retrouver Kawa, et lui dire tout ce qu’ils s’étaient dit il y a quelques jours, lui confirmer ces choses importantes, et qui avait resséré ce lien si fort entre eux deux. Comment pouvait elle douter de ça, elle était son double.
Ses pensées fûrent interrompues lorsque son fidèle Altaïr montra des signes de nervosité et qu’il le fit ralentir en apercevant non loin d’eux l’étendard orné d’un griffon, celui d’une armée champenoise dont il connaissait la présence. Leurs noms étaient connus, le lp était en règle, il n'y aurait pas de problème, les soldats les laisseraient passer. Il obligea néanmoins son étalon à ralentir l’allure pour que ses compagnons le rattrapent.

Mais à peine le temps d'un regard vers sa blondinette, que le ciel leur tombait dessus. L'armée les prenait pour cible.
Plus le temps de réfléchir, il fallait se défendre à tout prix, frapper pour protéger les autres. Les cris, le bruit des fers qui se croisaient s’étaient mêlés aux hennissements des chevaux et avaient remplacé le silence paisible de la nuit que n'avaient troublé que le galop des quatre montures sur le chemin.

Frapper mais ne pas tuer, lever son bouclier pour parer les coups les plus puissants sans pouvoir dire qui ils étaient tant le rafus couvrait le bruit des voix. Et puis la peur en voyant leur petit groupe face à une armée, les souvenirs de Vae et du dernier combat qui avait décimé le minuscule groupe qu'ils étaient... quatre, comme en ce moment.

Le cri que poussa Aliénor le fit se tourner vers elle avant de sentir un choc le projeter au bas de sa monture et de plonger dans le noir. Tout recommençait, et en sombrant il était pourtant certain d’entendre une petite voix lui murmurer qu'il tenait la forme aujourd'hui.




[hrp]28-03-2012 04:04 : Votre bouclier a été détruit.
28-03-2012 04:04 : Votre arme a été détruite.
28-03-2012 04:04 : Mouflator vous a porté un coup d'épée. Vous avez été légèrement blessé.
28-03-2012 04:04 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph.
[/hrp]
[hrp]humour quand tu nous tiens....
28-03-2012 04:12 : Vous tenez une de ces formes aujourd'hui ! Vous sentez que vous pourrez accomplir de grandes choses !
[/hrp]

Octavian a écrit:
[Une nuit bien mouvementée...]

La nuit s’annonçait des meilleures, main dans la main avec sa Compagne ils marchaient sur le chemin qui menait à Compiègne. Un regard à sa rousse et ses pensées se tournèrent vers sa soirée…

La journée n’avait pas été des plus reposantes pour le couple, avoir un LP en Champagne c’était avoir une échelle pour la Lune et Neti avait du user de sa plume pour enfin avoir une réponse positive malgré des garants tous aussi réputés les uns que les autres. Ce Duché était une erreur en lui-même. Déjà lors de son dernier passage il avait eu le droit à 45 jours de repos alors qu’il était ambassadeur et en fonction ! Et là, un Cardinal et deux Archevêques ne suffisaient pas… c’était se moquer des gens… la réputation de la Champagne n’était plus à faire. Mais la soirée à Sainte Ménéhould s’était tout de même bien terminée puisqu’à la surprise des deux amoureux une option s’offrait à eux pour continuer leur voyage. Entre temps Neti lui avait présenté un de ses amis du nom d’Aimelin et une jeune femme nommée Aliénor, bien agréables ils avaient convaincu le blond et la rousse de faire le chemin avec eux pour Compiègne.

C’était donc sur ce chemin qu’ils étaient en train de marcher, la nuit était fraîche mais plaisante et le crissement des brindilles sous leurs chausses apportait un brin d’aventure. La lune brillait de mille lumières là-haut et semblait narguer les voyageurs en contrebas. Seuls leurs pas se faisaient entendre dans la pénombre avant… avant des cris et un fracas d’armes assourdissant que le blond connaissait si bien. Pas le temps de prendre la hache pour défendre son couple qu’il devait parer de son bouclier… bouclier qu’il avait pour habitude de ne jamais lâcher en chemin.

Craaaac!

Son bras? Le bois du bouclier? la douleur n'était pas là en tout cas... ou peu présente.

L’impact de l’acier, en plus du bruit spectaculaire, lui intima de baisser son bras meurtri par le choc. L’assaillant n’était plus là et dans la cohue son seul regard tentait d’apercevoir sa seule raison d’espérer, son Amour. L’acier scintillait de toute part et les cris perçaient avec violence la nuit, la surprise était totale… Une armée ici ? Pourquoi faire ? Pour faucher tous les voyageurs ? Il y en avait quelques uns en plus, quelques âmes avaient marchées avec eux sur le chemin cette nuit là. A présent chacun d’entre eux devait de se battre pour survivre. Le Blond tenta de retrouver l’endroit ou il avait vu sa rousse pour la dernière fois… pas une seule trace d’elle… le coup au cœur, l’incompréhension, le désarroi… tout cela du jouer en la faveur d’un assaillant qui lui asséna un coup, probablement de gourdin dans le dos.

Le calme environnant et un rayon de soleil qui flatte le visage du Diacre… Se redressant avec difficulté il est là dans l’herbe, sur le bas coté du chemin… seul. D’une grimace il se met debout, tanguant dangereusement. La tête lui tourne et le soleil l’aveugle avec férocité mais peu importe seul le visage de sa douce le hante. Ou est-elle ? Ou sont-ils ?

Le chemin laisse apercevoir la violence de la nuit et une angoisse le surprend alors… se ressaisissant il décide de faire chemin inverse pour retrouver Neti, Aliénor et Aimelin…

Kawa a écrit:
Quelques jours plus tôt

    Elle avait annoncé à son frère son désir de voyage, peu lui importait où, mais la voyageuse avait envie de se dégourdir les jambes, elle avait du mal à tenir en place et était en Champagne depuis fin décembre, un siècle pour elle…

    Son frère allait lui manquer ainsi que sa compagne, mais son désir impérieux de voyager lui tiraillait les entrailles…

    Ils avaient eu une discussion plus ou moins houleuse, Aimelin était un peu réticent à l’idée de voir la jeune demoiselle arpenter les routes, comme souvent ce soir là ce fameux Wil et elle étaient entre chiens et chats, entre griffes et morsures, la jeune femme avait fini par prendre habitude des maladresses plus ou moins agréables de Wil, de plus elle avait côtoyé bien pire durant la dernière guerre, l’ami de son frère était un enfant de cœur à coté des mercenaires qu’elle avait eu à croiser…
    Un mot en entrainant un autre, l’homme avait eu des propos déplacés et k s’était étonnée de voir son frère impassible, la soirée avait pris fin et il était convenu que la demoiselle prendrait la route le lendemain.

    Ce qu’elle fit non sans avoir dit au revoir à Alienor l’après-midi de son départ, elle lui expliqua alors ce qu'elle avait ressenti la veille concernant son frère, sa non réaction, elle en était contrariée, touchée, ne comprenait pas…
    K s'était contenue ce soir là par égard pour son frère, après tout cet homme était son ami.
    Elle se jura bien de ne plus se contenir à l’avenir, l'homme en autre situation et hors contexte aurait eu à manger de la soupe pour le restant de sa vie...
    En même temps ce frère qu’elle découvrait, ce lien qui brisait sa solitude et ses habitudes, ça l’avait fortement déstabilisée, elle se sentait par moment mal à l'aise et était incapable de mettre des mots sur ce qu'elle ressentait. Se rendait-il compte que sa vie toute entière était bouleversée.
    Elles en discutèrent toutes les deux et k décida de partir juste après…

    Elle arriva le lendemain à Compiègne et s’occupa de son LP pour les Flandres, elle avait changé de destination au dernier moment, elle devait se rendre en Bourgogne mais avait envie de voir la mer et d’y tremper ses pieds, pourquoi pas… le passage en Artois alors qu’elle pensait les frontières ouvertes fut décevant, on ne pouvait être plus mal accueillit, un LP dans les 24h avec un garant sinon retour chez vous… charmant ces Artésiens… vraiment…


Compiègne à l’aube du 28 Mars

    Retour donc à Compiègne en rageant tout ce qu’elle pouvait, entre temps son frère lui avait écrit pour lui expliquer ce qu’il s’était passé ce soir là, un malentendu… ou pour le coup un malentendant… elle en fut un peu soulagée mais ne préféra pas répondre à ce sujet, elle voulait voir son frère et avoir une explication avec lui directement.

    Ils devaient donc se rejoindre à Compiègne et la demoiselle s’était rendue à la porte Sud, elle n’avait pas pris le temps de se reposer, espérant les accueillir, étrangement elle ne se sentait pas très bien, ne savait pas trop pourquoi, un mauvais pressentiment… quelque chose d’étrange, elle avait parfois ressenti ça par le passé sans ne savoir se l’expliquer…


    Elle attendit un moment… puis n’y pouvant plus talonna sa monture en direction de Sainte-Menehould, ils allaient forcement se croiser, la demoiselle remarqua malgré la pénombre que la poussière du chemin semblait se soulever, des chevaux étaient passés là… la voyageuse se mit à grimacer, de mauvais souvenirs lui revinrent en mémoire.

    Alors qu’elle s’approchait elle vit un étendard…

    Elle soupira de soulagement, certainement des soldats en exercice, elle resta néanmoins sur ses gardes et avait discrètement rapproché son Arc devant elle.


    Elle dépassa les hommes en armes et ce qu’elle vit la laissa stupéfaite, là au sol… gisait son frère, Alienor et d’autres personnes…

    Mais vous êtes fous à lier ma parole !!!!

    Elle sauta de sa monture et se dirigea vers son frère qui était à terre, posant sa main sur son cou elle vérifia qu’il était en vie … un peu plus loin elle vit Alienor et se retourna vers les soldats, elle était furieuse…

    Lequel d’entre vous ?

    Qui a fait ça … répondez !!!


    Elle alla ensuite vérifier si Aliénor était elle aussi en vie et grimaça à la vue du sang

    Répondez ou je vous fends le crâne un à un bande de bons à rien !!!!

    Joignant le geste à la parole elle se saisi de son Arc et le pointa vers les soldats, réaction tout à fait inconsciente mais elle n’en avait rien à faire sur le moment…

    Trouvez moi des secours et vite !!!

    Bougez-vous !!!!


    C’est l’ancien Connétable et sa compagne là… faites prévenir la duchesse de… la … pffff .. Maltea, dites lui que sa vassale est blessée…

    Elle ne voyait pas qui d’autre prévenir… puis se rendant enfin compte qu’elle tenait une armée de soldats en joug, elle posa son Arc et souleva légèrement le chemisier d’Aliénor, ce n’était pas beau à voir et il fallait rapidement stopper l’hémorragie, elle déchira sa cape à l’aide d’un couteau et fit plusieurs bandelettes de tissus, elle serra le torse de la demoiselle au niveau des côtes… avec le reste du tissus elle comprima sa blessure se doutant bien qu’elle allait souffrir…

    Elle regarda son frère du coin de l’œil…
    AIMELIN … Aimelin réveilles-toi…

Catherine.v.enorig a écrit:
Au castel ducal, bureau du connétable

Catherine était assise derrière son bureau, plume à la main elle écrivait, elle écrivait.
Mettre des listes de nom dans tout les bureaux, quel beau métier.
bon ce matin, elle avait reçu l'aval du duc pour autoriser le groupe de Neti et d'Octavian à rester en champagne jusqu’au 1er avril. Autorisation qui ne se fit pas non sans mal mais bon...

Jaques, son fidèle aide, vient lui apporter un courrier. Tient encore une lettre de Neti, sûrement pour la remercier se dit Catherine


Citation :
Dame Catherine,

Les mots me manquent. Je sais que vous ne devriez pas être celle qui reçoit ma colère mais je suis furieuse. Que vaut la parole d'un Duché qui autorise le passage pour ordonner par contre à ses armées d'attaquer ? Doit-on parler de lâcheté ? De traîtrise ? Quelle valeur donnez vous à l'engagement de tous ceux qui se sont portés garants pour nous ? Dois-je vous rappeler leur nombre et leurs fonctions ? Que vous faut-il de plus ? Le Roy ? Le Pape ?

S'il vous manque un morceau de l'histoire, apprenez que nous nous sommes fait attaqués, en compagnie d'Aimelin et d'Aliénor, par une armée dont l'étendard portait les armes du duché et un griffon.

J'exige que cette bavure soit reconnue publiquement, et que des excuses soient faites à nos garants d'avoir ainsi bafoué leur honneur. Je veux aussi que le nom d'Octavian soit ôté de vos listes. N'en avez vous jamais assez de vous en prendre aux mauvaises personnes ? Vos routes grouillent de chancres et de cafards et vous vous acharnez encore sur lui ! Que vaut votre parole !?

Il est bien ironique de terminer votre courrier en me parlant de patience et de protection... Souffrez que mes salutations ne soient pas des plus cordiales.

Sœur Neti

QUOI? qui a osé! bon sang...Jacques , tu peux te renseigner sur leurs accompagnateurs? Aimelin et Alienor Vastel les accompagner.


relis la lettre
Bon pas de doute, ils se sont fait attaquer par une de nos armées.
Par la barbe de merlin, ce matin même je lui disais toute guillerette que c'était bon...


Prend sa plume pour écrire un courrier à la jeune femme. Des excuses, un début d'explication...en fait la jeune fille était perdue et ne savait que faire.

Elle se rendit ensuite dans la salle des visas et tenta d'obtenir plus d'explication de la part de tout ceux qui y étaient.
Mais, elle ne pouvait s"empêcher de se sentir mal à l'aise. Tout le monde parlait, mais c'était elle qui avait reçu le courrier plein de légitime amertume de Neti, c'était elle le connétable en charge.
Démission du poste de connétable? oui voilà, Catherine ne c'était jamais senti à l'aise dans ce rôle et là n'en voulait plus.


[/b]

Maltea a écrit:
Ça n'arrêtait plus, toujours un souci à régler... elle attendait impatiemment que Ced revienne afin de partir à la cour de justice mettre de l'ordre dans ses dossiers. Alors qu'elle discutait sur un sujet de débat au castel ducal, la nouvelle tomba comme un couperet... Aliénor et Aimelin avaient été blessés par l'armée sur Compiègne... l'heure de faire les comptes avait sonné. La duchesse alla vérifier le pourquoi du comment de cette histoire. La nouvelle avait vite fait le tour du château et les dysfonctionnements une fois de plus pointé du doigt. Les débats s'étaient animés autour de qui était le responsable alors que le but était de comment palier au problème. Réparation du préjudice, jérémiades des uns, jérémiades des autres, énervement d'un, énervement de l'autre.... côté positif, on ne s'y endormait pas au final à ce conseil, sauf qu'à force de palier aux boulettes passées, ça avançait plus lentement côté projet, ce qui n'arrangeait pas l'humeur de la blonde duchesse. Si en prime on gardait à l'esprit qu'elle s'inquiétait pour Aimelin mais surtout pour Aliénor qui était bien plus frêle que son robuste compagnon, et qu'elle ne pouvait quitter Reims dans l'immédiat, on avait vite compris qu'il valait mieux éviter de l'enquiquiner.
Les heures s'écoulaient et malgré l'arrivée du duc de Champagne, elle n'avait pu claquer la porte pour aller les rejoindre, s'occupant à défendre les intérêts des deux autres personnes incriminées, enfin plutôt une que deux mais bon, cherchant solution au problème qui s'était posé pour ne plus que cela arrivée. Mauvaise compréhension des uns, idées précises pour d'autres, mais niveau communication..... le dessin prenait forme, solution finirait par être trouvées mais à quel prix? A croire que seul le sang imprégnant le territoire champenois permettait de s'en rendre compte des soucis qui se posaient au sein du duché. Relever ses manches une fois de plus, le choix n'existait plus, c'était devenu impératif pour que ce duché puisse fonctionner de nouveau correctement... si maintenant à eux douze, ils n'y arrivaient pas, alors que venait s'ajouter au conseil, les acteurs du duché, ils n'y arriveraient plus jamais.
Alors que le calme revenait petit à petit, Maltea prit le temps d'aller rejoindre le duc dans son bureau. Elle voulait qu'il l'accompagne à Sainte-Ménehould afin de prendre des nouvelles, mais surtout constater que la vie d'Alie et Aime ne leur serait pas arrachée. Certes elle s'était tenue au courant mais préférait le voir de ses yeux.

Kawa a écrit:
à l'aube ... toujours sur le chemin entre Compiègne et Sainte

    K était à genoux près d'Alienor, elle parait au mieux et n'avait pas vraiment les moyens de faire ce qu'il y avait à faire n'ayant aucune aide, elle ne savait pas ce que les soldats faisaient, entendait vaguement quelques personnes qui parlaient, des bruits de sabots, des ...

    Mais peu importe, elle était seule là devant Alienor étendue et personne ne lui venait en aide.

    Sa blessure venait de s'arrêter de saigner à force de compression sur la plaie, il faudrait rapidement la transporter et vérifier à ce que rien ne s'infecte, bonjour la solidarité se disait-elle...

    La pénombre avait empêché la jeune femme de se rendre vraiment compte de la gravité de la blessure, elle avait serré, fait un bandage avec les moyens dont elle disposait.

    Elle regarda au sol et vit son arc avec cette flèche qu'elle avait bien failli décocher, elle portait encore son carquois et sa besace en bandoulière, elle jeta les tissus imprégnés de sang mais il lui restait peu du tissus de sa cape aussi l'utilisa-t-elle pour renforcer le bandage qui entourait la demoiselle. Elle espérait que ça allait tenir...

    Elle regardait la jeune femme et tournait régulièrement la tête vers son frère, elle n'avait pas vu de blessures ouvertes sur lui mais ne pouvait s'empêcher d'être inquiète...

    Les problèmes que ça allait poser quant à cet indicent elle s'en contrefichait, ce qui lui importait en l'instant c'était d'emmener son frère et sa compagne chez eux et en toute sécurité...

    Elle s'adressa de nouveau aux soldats mais cette fois sur un ton plus calme, la surprise était passée, maintenant il s’agissait de s’occuper d’eux…
    Elle se disait que si elle n'avait pas rebroussé chemin...

    Elle secoua la tête...


    Vous avez bien une charette quelque part... apportez m'en une et aidez moi à transporter cette jeune femme... ainsi que mon frère... et je ne sais qui d'autre vous avez encore blessé...
    Si ce n'est pas trop vous demander bien entendu !

    Personne n'allait donc se bouger les fesses pour les aider, mais c'était quoi cet endroit ?
    Consternée, elle était consternée…

--Chef_oui_chef a écrit:
Ahhh ! La discipline militaire... Une grande histoire. L'armée, pour un soldat, ça n'est pas compliqué : on attend les ordres et on ne les discute pas. Alors quand le chef vous dit "Ceux-là ne rentrent pas !" ben... ils ne passent pas, les ceusses. Tout nobles qu'ils soient. Un soldat, ça agit, et ça réfléchit après... D'ailleurs, ça n'est même pas payé pour réfléchir. Ca obéit. Point.

Alors quand une brunette au caractère de chien, inconnue au bataillon, vous menace en hurlant des ordres qui ne viennent pas du chef, ça donne...

Bah...

... des soldats hébétés dont les neurones turbinent encore pour se demander ce qu'il faut faire... Puis la taloche d'un supérieur tombe, venant sans ménagement remettre les neurones en place, rappelant au troufion qu'il ne doit pas réfléchir mais obéir.

Ben qu'est-ce 't'attends !? Toi, la charrette !
Oui chef !
Et ramène l'infirmier de service. Au pas d'course ! Et toi, tu sais écrire ?
Oui chef.
Alors le message à la Duchesse de Brienne et au Conseil.
Oui chef !


Voyant ses gars d'activer, le soldat à peine plus gradé que ces derniers - mais ça suffisait pour donner des ordres et ça, c'est chouette - souleva de terre la mignonnette au pansement de fortune en tentant, si ce n'est d'être délicat - 'fallait pas trop lui en demander - mais au moins de ne pas être brusque. Déjà qu'ils allaient se faire souffler dans les bronches, alors autant ne pas aggraver leur cas. Puis il la déposa dans la charrette qui revenait. Il en fit de même pour l'homme et se retourna vers le reste de ce que la nuit avait transformé en un champs de bataille pour chercher des yeux les pécores qui accompagnaient les champenois... Norf... Combien y'en avait déjà... ? Un ? Deux ? Trois ? Il n'aurait su dire, il s'était contenté d'abattre à vrai dire... Puis avec jour qui se levait à peine, on n'y voyait rien !

V'là la dernière, en ramenant la curetone et en espérant que ça suffirait à calmer la furie armée d'un arc. Pas envie d'finir la journée avec une flèche dans l'cul. 'Pis si c'était pas vraiment la dernière, tant pis. Les charognes nettoieront les restes.

Clelia a écrit:
[Castel Ducal de bon matin]

Prête à défendre ses idées quant à la défense du Duché, la nouvelle tomba, brutale.

Ce fut Maltea qui, indignée, vint faire part d'une attaque survenue dans la nuit. Affolée, la jeune fille se rua dans son bureau, pensant que c'était elle, la juge, qui avait été touchée.

Soulagement quand la Duchesse lui répondit que ce n'était pas elle. Un sourire narquois quand elle apprend que c'est Aimelin qui a rencontré une armée... sourire qui s'efface au fur et à mesure qu'elle apprend les circonstances du drame.

D'Aliénor, elle ne sait que ce que Maltea lui a dit à savoir qu'elle est sa vassale. D'Aimelin, elle ne sait que ce qu'elle a vu. Un mauvais caractère mais quelqu'un qui travaille beaucoup, très investi pour son Duché. Ces choses-là, au moins, elle les reconnait, cela force le respect.

Un rapide tour au service des visas pour comprendre. Il est question de laissez-passer, d'accord, de refus, d'armée, de listes, de manque de communication.. Et les esprits s'échauffent et les langues se délient.

Désavouer sa future suzeraine? Non, cela serait difficile pour Clelia.. condamner le système actuel? Oui, cela lui semble être la meilleure façon d'aborder le problème, en l'éloignant des débats passionnels entre personnes. Mais avant de se lancer dans tout cela, elle commence par la question de la réparation.


Après les évènements de cette nuit, je pense qu'il est important de se montrer unis pour répondre à ce qu'il s'est passé.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, il y a eu poutrage de plusieurs personnes, parmi lesquelles Dame Alienor_vastel et Messire Aimelin. Ils appartenaient à un groupe dans lequel figurait une personne listée, qui avait obtenu un LP et dont le cas était en discussion au service des visas.

Nous tirerons les conséquences de ce manque de communication entre nos services dans un autre [lieu] je pense... Mais là, je souhaitais demander qu'un geste particulier soit fait en faveur de ces deux personnes qui ont été poutrées par erreur et dont le dévouement pour notre Duché n'est plus à démontrer.

Est-il possible d'envisager une indemnisation de ces deux personnes, de leur fournir de quoi remonter leurs caractéristiques au niveau auquel elles étaient avant et de leur fournir de nouveau des armes?


Puis elle prit la plume pour prendre des nouvelles d'Aimelin.

Citation :
A l'ancien connétable détesté,

Aimelin,
J'ai été informée de ce qu'il s'est passé cette nuit. Il se trouve que j'avais justement lancé une discussion sur le listage des personnes en situation irrégulière au sein de notre Duché. Il est apparu qu'il y avait quelques soucis.

Ce qu'il s'est passé cette nuit ne fait que confirmer qu'il nous faut réorganiser les services.

J'ai su que vos jours ne sont pas en danger, j'espère qu'il en est de même pour votre compagne, la vassale de la Duchesse de Brienne.

Tous mes voeux de bon rétablissement vous accompagnent. J'irai porter en l'église de Troyes une bougie pour qu'Aristote vous garde sous sa protection et ne vous rappelle pas à lui.

Je vous remercie pour le travail que vous avez fourni pour le Duché, sous ce nouveau mandat, et que vous continuez à fournir malgré ce qu'il vous est arrivé.

Bon courage,

Clelia


Aimelin a écrit:
[à l'aube ... toujours sur le chemin entre Compiègne et Sainte]

Parfois on ne devrait pas écouter les poètes
Parce qu’en plus la campagne n’avait pas blanchie.



Ce n’était peut être pas la saison des cougourdes * mais sa tête en avait la résonnance. Des bruits, des cris qu’il n’arrivait pas à discerner tandis qu’il essayait d’ouvrir les yeux et de reprendre ses esprits, la face la première sur le sable du chemin.

AIMELIN … Aimelin réveilles-toi…

Se réveiller ? mais où était il et que faisait sa frangine à côté ? Et puis la mémoire qui lui revint. Le chemin vers Compiègne pour la retrouver et cette armée qui leur était tombée dessus comme elle serait tombée sur une armée d'artésien voulant prendre la ville. Si Kawa était là c’est qu’ils étaient arrivés alors. Tout se mélangeait tandis qu’il essayait difficilement d’ouvrir les yeux. Et puis des éclats de voix, sa soeur qui n'énervait, et quelqu’un qui le soulevait sans ménagement.

Hééé !

L’ennemi voulait l’achever, c’était pratiquement sûr. L’ébouriffé essaya bien de se débattre, mais il se sentit soulevé et se contenta de pester contre cet inconnu qui voulait attenter à sa vie sans doute encore une fois.

mais lâchez moi ! .. puis j'peux marcher tout … aiee.. seul.

Didiou voila qu’il l’avait déposé dans une charrette avec autant de douceur que l’aurait fait le lieutenant Raduss. Les pensées emmêlées et colériques du jeune Etampes fûrent interrompues lorsqu’il aperçut dans la pénombre sa sœur, penchée sur Aliénor allongée dans le chariot. Il se redressa d’un bond. Poussé le soldat et oublié la douleur en s’agenouillant à leurs côtés.

Alie ? Alie réveilles toi

C’était les premiers mots qui lui venaient à l’esprit. Un regard affolé vers Kawa en découvrant les bandages qu'elle avait dû poser, vu qu’il n’y avait qu’elle de présente. Un regard vers le soldat tenant les rênes.

direction Sainte Ménéhould l’auberge des petits cailloux !
et que l’un de vous aille prévenir Wilus, le médicastre pour qu’il vienne nous y rejoindre.


Il savait que la blondinette voulait que ce soit Wil qui soit averti s'il lui arrivait quelque chose en Champagne. Une hésitation.. et si ce n’est pas déjà fait qu’un soldat aille au château avertir la Duchesse de Brienne que sa vassale est blessée.

Il n’avait rien oublié ? il ne savait pas et sans doute que Kawa avait déjà pris des initiatives, il la connaissait suffisamment pour la savoir à la hauteur. Un regard vers Neti sans se rendre compte de l'absence d'Octavian, des ordres pour faire suivre les chevaux avant que la troupe ne se mette en marche direction Sainte.



* courge.. mais expression de chez nous


Dernière édition par Aliénor le Jeu 6 Juin - 10:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [RP semi privé] Petite ballade champenoise   Mar 3 Avr - 10:40

Alienor_vastel a écrit:
[Sur le chemin entre Sainte et Compiègne, aube du 28 mars]

"Et danser encore.
Avancer toute voile dehors.
Et danser encore.
Envoyer valser la mort,
Dans le décor."
Calogero - "Danser encore"



Et dans son inconscience, ses sens anesthésiés par la brutalité de ce qu'elle vient de subir, une voix lui parvient quand même, de loin, de si loin, étouffée mais elle en reconnait les intonations. Kawa ? Les questions sur sa présence là et maintenant se poseront, plus tard.
Pour l'heure, l'esprit se détache lentement du corps meurtri, ne pas souffrir. Se laisser partir, ça semble si facile, et puis au moins elle ne ressent plus la douleur.

Et un bourdonnement, un souffle qui vient caresser son oreille.


- Et bien Aliénor, tu baisses les bras ? Ce n'est pourtant pas ainsi que je t'ai élevée !...
- ... Maman ?...
- Qui d'autre ? Qui pour te rappeler mes derniers mots pour toi ? Souviens-toi... "Vis"...
- J'ai si mal... Et vous me manquez tellement, toi... papa... Lily...
- Je sais, petite princesse, et lorsque sera venu le moment, nous serons là à l'attendre. Mais d'autres t'aiment, et ils sont vivants, eux.

Rêve t'elle cet échange, est-ce son instinct de survie, son désir de vivre qui lui fait imaginer sa mère ? Quelle importance au fond... Juste une dernière question...

- Je ne comprend pas... Pourquoi cette agression, pourquoi les notres nous ont-ils attaqués ?
- Tu ne le sauras jamais si tu ne te réveilles pas...

Se réveiller. Comme ce que cette voix, qui arrive jusqu'à son esprit, vient de lui demander. Et la douleur qui revient en même temps que la conscience, violente, implacable. Son flanc, ses côtes sont douloureux, la moindre respiration est une torture et lui tire un gémissement. Sous son corps, ce n'est plus la terre meuble du chemin, c'est dur, rigide, ça bouge et le mouvement amplifie la souffrance. On l'a déplacée, où l'emmène t'on ? Elle se sent oppressée, et la main se meut lentement jusqu'à sentir qu'on lui a bandé l'abdomen.
Les yeux s'entrouvrent juste assez pour lui laisser deviner des visages dans le brouillard. Aimelin, et Kawa. "D'autres t'aiment, et ils sont vivants, eux."

Un léger murmure qui s'échappe alors de ses lèvres.


Et Neti... Octavian ?...
Wil... que ce soit lui... qui me soigne... Et prévenir... Maltea... et Ysabault... à Lesmont... qu'elle vienne.


Quelques mots seulement, et l'effort est si grand pour elle dans son état, qu'elle ressombre à nouveau. Juste après avoir ajouté, l'esprit déjà reparti ailleurs Je crois que... les soldats champenois... n'aiment pas les blondes...

Wilus a écrit:
[Sainte, quelques heures plus tard à l'auberge des p'tits cailloux]


C’était un jour comme les autres , Wilus avait pris l’habitude d’arpenter la forêt le long du lac de Ste Ménehould pour tuer le temps , il ne savait pas encore ou du moins il avait pas le courage de pratiquer son métier de Médicastre depuis qu’il avait fermé son cabinet à Compiègne . Le vioc avait pris de mauvaises habitudes à trainer en taverne pour s’enfiler quelque pintes et rentrer ivre à ne plus savoir le chemin de sa cabane .
La vie à Ste était plutôt calme , ce n’était pas foule dans la ville , les habitants se cloitraient dans leur demeure ou il se demandait parfois si il n’ y avait pas eu une épidémie qui avait éradiqué tout êtres vivants.

Les seul personnes qu’il voyait s’était Aimelin , Alie et durant un temps « la brunette «  la sœur du seigneur , une sacrée bonne femme celle- la .Enfin , elle était plutôt charmante avec un sacré caractère , il trouvait amusant de la taquiner et même qu’il exagérait des soirs …

Quand il avait appris que la Brunette avait quitté la ville , Wilus était triste , le vioc n’est pas si dur et carne comme il le prétend , il a des sentiments .

Un soir , il rencontra Aime en taverne qui lui avait demandé des explications sur ses paroles , Wilus se sentait coupable , il ne pensait point un mot de ce qu’il avait dit , il aurait dù se taire avec ses maudites taquineries , lui qui pensait faire bien pour retenir la Brunette , c’était raté.

Sa promenade terminait Wilus décida d’aller se remplir le gosier , à peine qu’il eu ouvert la porte , un soldat affolé le stoppa .

Messire Wiluuuss…. Il y ‘a eu…un terrible accident …

Calmez vous mon cher ! Expliquez moi ce qu’il se passe ?

C’est vos amis , ils ont été attaqués par une Armée entre Ste Ménehould et Compiègne , ils vont être transportés à l'auberge des petits cailloux.

Après les explications du soldat , il devait préparer une chambre d’où il serait à l’aise pour soigner .
Des gouttes commencèrent à couler le long de son front , il se reprit pour se concentrer pour ne rien oublier et il demanda au soldat de l’accompagner jusqu’’à chez lui .


Vous pouvez m’emmener jusqu’à ma demeure messire ? J‘ai un léger soucis , mon bougre d‘âne enfin..
Ce n’était vraiment pas le moment de se plaindre de son âne , il était partit et il devait se faire une idée .

Le soldat le transporta sans se poser de question avec un air étonné …
Un âne , pff.. Il doit être fou celui la

Cedmisc a écrit:
le duc était bien occupé par ses dossiers quand il fut dérangé par un brouhaha dans les couloirs. Tâchant de ce renseigner sur ce vacarme qui troublait son travail, il apprit la terrible nouvelle: Aimelin et Alienor blessés par une armée le soir précédent.

Des réunions avaient eu lieu, les esprits s'étaient échauffés et il avait eu du mal à les calmer. Les dysfonctionnement étaient apparus et il fallait trouver des solutions. Alors il se remit au travail, l'esprit néanmoins occupé par les deux malheureux.

Maltea vint le trouver pour qu'ils partent retrouver les victimes à Sainte-Ménéhould. Après avoir donner des consignes pour leur absence, écrit une lettre à Aimelin et Alienor, ils s'élancèrent sur les chemins.

Wilus a écrit:
[Dans l'attente du retour des blessés]

Arrivé chez lui , Wilus se rendit à son Apothicairerie , il regarda les potions dont il disposait pour la douleur et désinfecter les plaies .
La saison ne permettait pas de trouver certaines plantes et pour cela un maitre Herboriste lui avait enseigné la méthode de conserver et de préparer des remèdes pour les utiliser plus tard..


Il se doutait de voir des plaies causées par des lames , de la fièvre et de fortes douleurs que pouvait engendrer un coup d‘épée.

Le vioc avait deux façons de soigner un patient, la méthode dite » douce » et la méthode dite « on guérit le mal par le mal ! » Dans tout les cas , il n’était toujours pas évident de ne pas faire souffrir une personne en désinfectant une plaie .

Il aimait avant tout réconforter ses patients soit avec des alcoolats pour les adultes et pour les enfants , il avait toujours un paquet de guimauve dans sa besace. Comme son père disait toujours :
« Un petite goute d’alcool * ne fait jamais de mal , au contraire ça endort la douleur et pour ne point voir un patient hurler , il faut le souler* «
Ces paroles étaient gravées dans sa tête et il n’avait jamais oublié la disparition de son père , un médicastre modeste tout comme lui .

Après avoir rassemblé ses affaires , il reprit la route en direction de la taverne en espérant ne pas arriver trop tard…


*[hrp l'abus d'alcool est dangereux pour la santé ...bon je sais ...je sors lol]

Aimelin a écrit:
[Ste Ménéhould, le retour, Auberge des Petits cailloux]


Ce que l’on pouvait dire c’est qu’ils ne s’étaient pas absentés longtemps de Sainte, comme ils l’avaient promis à Fraise. A peine le temps d’un aller retour lui avait il dit. Grimaçant sous la douleur que lui procurait chaque mouvement tant il avait été roué de coups malgré qu’il se soit défendu comme un diable, le jeune homme sauta au bas de la charrette qui venait de faire halte devant l’auberge.

Un regard vers la brave Lénonie sortie sur le pas de la porte en entendant le rafut, et qui regardait tout ce petit monde d’un air effaré.


- Aimelin que s’est ..
- Leonie préparez la chambre Aliénor est blessée. Ensuite faites chauffer un maximum d’eau et sortez nous des linges propres.


Des blessés il en avait vu, des soins il en avait donnés lorsqu'il avait aidé Bel à l'hospice, où s'était occupé lui même de ses proches, et il avait gardé pour habitude d'avoir toujours avec lui et chez lui, des plantes de toutes sortes. Quelques ordres pour qu’on mette les chevaux à l’abri dans l’écurie avant de revenir vers les deux jeunes femmes et de s’adresser à la blondinette à voix basse.

Alie nous sommes à Sainte, à l’auberge. Wilus va s’occuper de toi courage. Nous restons là.

Un baiser déposé sur son front et un regard soucieux à sa sœur.

Je vais la porter jusqu’à l’étage. Tu pourras rester à ses côtés le temps que je prépare quelques affaires ?
j’ai toujours de quoi faire des tisanes et des compresses et Wil en aura surement besoin.


Il venait de perdre ses armes, il savait qu’il ne pourrait assurer la garde de la nuit comme il le faisait, mais pour l’instant il ne pensait pas à tout ce qui s’était passé, sa priorité était que l’on soigne Aliénor au plus vite. Il prit la blondinette dans ses bras, essayant de la bouger le moins possible, et se dirigea vers la porte pour gravir les escaliers de bois menant à l’étage, et la déposer sur le lit préparé par Léonie.

Quelques paroles murmurées à celle qui s’occupait de l’auberge, veillait à ce qu’il ne manque rien, surveillait la préparation des repas et des chambres, et en qui le jeune Etampes avait une totale confiance. Et c'est avec soulagement qu’il entendit arriver Wilus alors qu’il descendait préparer quelques concoctions et tisanes.

Kawa a écrit:
Auberge des Petits cailloux

    K était toujours en colère, heureusement que les soldats finirent par apporter la charrette et que les blessés furent transportés, elle eut toute la route du retour pour tenter de se calmer un peu, ce qui était loin d’être gagné…

    La brune n’étant pas vraiment connue pour avoir un caractère conciliant…

    Bientôt ils furent en vue de Sainte-Menehould, Alienor avait repris conscience un bref instant, ce qui était bon signe, elle regardait son frère, il était inquiet et grimaçait de temps à autre, elle se mit à songer qu’elle aurait pu le perdre ainsi que sa jeune compagne qu’elle avait appris à apprécier, le destin avait mis sur leur route quelques soldats et de ce fait la demoiselle avait fait demi-tour… le destin se jouait-il d’elle qu’elle ne puisse quitter ce duché…

    Enfin l’auberge… l’arrêt … un regard vers son étalon qui suivait


    Je vais la porter jusqu’à l’étage. Tu pourras rester à ses côtés le temps que je prépare quelques affaires ?
    J’ai toujours de quoi faire des tisanes et des compresses et Wil en aura surement besoin.


    Un hochement de tête pour toute réponse…

    K monta l’escalier à sa suite et prit place aux cotés de la victime, découvrant par la même la chambre qui se trouvait face à la sienne, elle n’était pas vraiment différente…
    Une décoration simple mais accueillante, un endroit agréable.

    Elle posa sa main sur le front d’Alienor et regarda une dernière fois le bandage, puis lui ôta ses chausses avant de glisser un drap et une couverture légère sur la jeune demoiselle…

    C’est à cet instant qu’elle vit ses mains couvertes de sang, Léonie arriva, elle apportait bassines et linge propre


    Léonie, restez un petit moment, je… je vais aller dans ma chambre, je dois…
    Elle regarda ses mains de nouveau…
    Je dois aller me … nettoyer

    Elle quitta l’endroit, entra dans sa chambre et versa de l’eau dans sa bassine y plongea ses mains, les frotta avec vigueur avant de se perdre dans ses songes en voyant l’eau changer de couleur, l’eau rouge… un moment d’absence pour un souvenir qui la fit pourtant sourire, elle regarda les cicatrices blanches entourant certains de ses doigts aux deux mains… un piège qu’elle avait écarté et qui avait meurtri ses chairs pour libérer un animal blessé… ses amis à ses cotés essayant de la dissuader, lui criant qu’elle était folle… la panique qu’ils avaient eu en voyant le sang couler de ses mains… ce petit ruisseau, cette forêt… cet endroit paisible, ce village du sud… cette maison à reconstruire, la seule qu’elle s’était autorisée à posséder… depuis c’était une vie d’errance…
    Ses mains, souvenirs de cette époque hélas révolue… un long soupir… peut-être avait-elle déjà trouvé sa terre par le passé et peut-être que jamais ailleurs elle n’aurait envie de rester… une résonnance…
    Quand on a trouvé son antre, son bonheur, peut-on tout reconstruire ailleurs…

    Elle baissa la tête un instant et s’appuya sur le rebord de la fenêtre.

    Un retour à la réalité lorsqu’elle entendit des bruits de pas dans l’escalier…
    Elle s’essuya longuement les mains comme pour chasser cette nostalgie qui soudain s’était emparée d’elle, elle posa ses armes sur le lit ainsi que sa besace, ses baluchons étaient restés sur sa monture…

    Un retour dans la chambre de la blessée, elle resta en retrait le dos appuyée contre le mur à fixer le regard d’Aliénor…

Wilus a écrit:
De retour à l’auberge des cailloux , Wilus remercia le soldat qu’il l' avait accompagné et se précipita à l’étage d’où Alie avait été transporté auparavant .
Le regard sur le corps étendu sur le lit, il se rendit compte que s’était son Amie et son visage se ferma d’un trait.

Il aperçu la brunette qui se portait le long du mur le regard dans le vague puis s’approcha prêt d’Alie tout en déposant une main sur son front pour sentir la température de son corps.


Kawa , vous pouvez m’aider s’il vous plait ? Nous allons devoir ôter le bandage pour que je puisse l’examiner .

Elle n'avait pas trop le choix de l'aider de toute façon et d’un geste , il prit un linge propre qu’il trempa dans l’eau tiède et il se pencha avec l’aide de la brunette pour retirer le bandage qui caché la plaie.

Avec le linge humidifié , il commença à nettoyer le contour de la plaie sans trop appuyer.
Une plaie importante qu’il devait immédiatement désinfecter mais avant tout il voulait savoir si Alie était consciente et il lui glissa quelques mots.

Alie, tu m’entends ? C’est wilus .

Il serra la main de son amie pour voir sa réaction et la réconforter en même temps .Il releva la tête pour s’adresser à Kawa.

Vous pourriez me préparer une tasse ?il y a une petite fiole d’alcoolat de sureau et de coquelicot pour faire tomber la fièvre dans ma besace .

En regardant de nouveaux l'entaille Wilus allait surement devoir suturer la plaie , il avait déjà vu son père exécuter cet acte quand il le suivait dans ces déplacements pour porter secours aux soldats lors de la première bataille de Compiègne .

Il avait gardé la trousse de son père avec les aiguilles en bronze et le nécessaire pour pouvoir intervenir.
Un surjet simple suffira pour cette blessure qui laisserait surement une belle cicatrice.

Kawa a écrit:
    K aida Wilus à enlever le bandage, puis elle alla chercher ce dont il avait besoin

    Tenez voilà votre tasse…

    Elle regarda Léonie puis Wilus… son frère n’allait certainement pas tarder à remonter, elle préféra s’éclipser, les émotions avaient été rudes et la jeune femme avait besoin de prendre l’air

    Alienor semblait entre de bonnes mains, de plus elle se doutait qu’elle aurait besoin d’être recousue et n’avait pas vraiment envie d’assister à ça...
    Elle n’avait plus grand-chose à faire à part les laisser…


    Je vous laisse vous occuper d’elle… je… m'en vais...

    Un regard vers Alienor et elle quitta la chambre pour retourner dans la sienne, elle ne sortait jamais sans ses armes ni sa besace, sans doute une vielle habitude...
    Elle récupéra donc le tout, referma la porte doucement et descendit l’escalier avant de se retrouver dehors…

    Sa monture était là, ses baluchons aussi, elle possédait peu mais y tenait quand même…


    Bon au moins il n’y a pas de voleurs ici, c’est toujours ça…

    Elle se mit à sourire et monta en selle, un bon galop pour évacuer les derniers événements voilà ce qu’il lui fallait…
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MessageSujet: Re: [RP semi privé] Petite ballade champenoise   Jeu 26 Avr - 9:38

Alienor_vastel a écrit:
[Sainte-Ménéhould – Auberge des Petits Cailloux]

Le sommeil a les avantages de la mort sans son petit inconvénient
Albert Cohen – "Le livre de ma mère"


Elle est comme dans un sommeil. Un sommeil dont elle ne veut pas se réveiller, parce qu’elle pressent qu'alors elle ressentira pleinement ce que son corps a souffert.
Un sommeil dont elle doit se réveiller pourtant… Mais pas tout de suite, parce que dans ce sommeil, elle n'a pas mal.

C’est d’abord un contact sur son front, si léger et tendre qu’elle en aurait souri et s’en serait gentiment moquée si elle était un tant soit peu consciente, tant le geste semble paternel. Protecteur.
Et les paroles qui l’accompagnent. Sainte, l’auberge… Alors ils sont chez eux, tout ceci n’était qu’un mauvais rêve, un cauchemar dont elle va sortir ! Rêve, réalité, tout se mélange dans son esprit confus.

Ce sont ensuite ses bras qui la portent. Comme un marié porterait sa jeune épouse au soir de leurs noces. Même s'ils ne sont pas mariés, mais l'image lui tirerait presque un sourire dans son engourdissement.
Comme il le fait parfois, après une soirée passée en taverne avec leurs amis, pour la ramener dans leur chambre.
Mais ces soirs-là, elle n’est pas comme maintenant poupée semi-inconsciente, tête reposant contre son épaule pour mieux se réconforter de sa chaleur.

C'est ensuite la sensation du matelas de plumes sous son dos, et dans lequel elle s'enfonce. Et puis... le froid à nouveau, elle est seule.
Elle veut ouvrir les yeux, dire, crier qu'elle ne veut pas qu'on la laisse maintenant. Comme lorsqu'elle était enfant, et que, malade et fiévreuse, elle réclamait à ce qu'Ysabault reste à ses côtés. Peur de l'abandon, et puis elle est blessée, elle s'en souvient à présent, les évènements de la nuit reviennent en sa mémoire.

Et on ne la laisse pas.
Une main sur son front, chaude et légère. Ses chausses sont retirées, son corps recouvert. Les gestes sont doux, attentionnés, celle qui fait ça a t'elle compris qu'elle avait froid ?
Et la douleur se rappelle à elle, lentement mais surement à mesure que l'éveil prend insensiblement le pas sur le sommeil. Sourde, âpre, brutale, dans son flanc, et amplifiée encore par la moindre de ses respirations.

Des gémissements, surement, lorsqu'on lui retire ses bandages et qu'un linge humide vient nettoyer la plaie. Des voix autour d'elle, et celle de Wilus qui s'adresse à elle... Oui, elle l'entend, un faible clignement de ses paupières fermées, un imperceptible mouvement des doigts en réponse.

Un sommeil dont elle doit se réveiller, mais pas complètement, pas encore totalement.

Wilus a écrit:
Il prit la tasse que kawa avait préparé avec l’alcoolat , il se mit sur le côté du lit de façon à lever la tête d’Alie et glissa le liquide dans la bouche pour qu’elle puisse avaler.
Dans sa besace il sortit un pansement de fibres végétale absorbantes , il enduit un peu de graisse de porc avec de la cire d’abeille pour adoucir et désinfecter la plaie béante .
Avec délicatesse , il posa le pansement sur la plaie ,Ali commença à bouger légèrement au contact de celui-ci et il demanda à Léonie de maintenir les mains de la jeune femme pour qu’elle ne puisse toucher son ventre.


Le plus difficile était passé , du moins c’est-ce qu’il croyait quand il commença à palper la peau coloré au niveau de l’abdomen qui lui indiqua deux côtes cassés…

Wilus se gratta la tête un instant pour réfléchir , il n’avait pas penser à prendre de bandage dans la précipitation .

Mais quel bougre que je suis ! Ronchonna-t-il .

Que se passe t’il messire Wilus? Demanda Léonie

Ben voilà , je suis partit si vite pour aller chercher quelques affaires que j’en ai oublié les bandages .

Ne vous inquiétez pas messire Wilus , Maitre Aimelin va revenir , il aura surement pensé à apporter ce que vous voulez.


Un bandage évitera les points de suture et assura la contention de la plaie , Alie évitera finalement la torture de l’aiguille…
Il finit d’ausculter Alie sans rien découvrir de plus en espérant revoir revenir Aimelin très vite.

Aimelin a écrit:
Celui là, celui-là et celui-là

Farfouillant dans le coffre de bois posé dans un coin des cuisines, le jeune Etampes s’était emparé de trois petits sacs de toile qu’il ouvrit avant d’en mettre quelques feuilles de chaque à infuser.
Thym, millepertuis, de quoi calmer les douleurs et lui donner quelques forces... et celui là des orties pour arrêter les saignements.
Une fois les tisanes prêtes il les versa dans trois pots et grimaça en essayant d’attraper le tout non sans avoir glissé dans sa poche sa fiole de mandragore dont les vertus anesthésiantes atténueraient la douleur avant de mettre les bandages si besoin était.

Il savait que Wil avait ce qu’il lui fallait et il avait une totale confiance en ses talents de médicastre, comme il en avait en ceux de Bel qui lui avait appris tant de chose pendant Compiègne 56. Un regard vers la porte de l’auberge qui venait de se refermer et il grimpa les escaliers pour rejoindre la chambre, remarquant l’absence de Kawa.


tiens Wil voici des bandages propres et des infusions thym et millepertuis pour les forces et la douleur.
J’ai aussi fait infuser des orties pour arrêter les saignements si c’était nécessaire.


Il posa le tout sur la table servant de bureau et sorti la fiole de sa poche… et de la mandragore... deux gouttes avant de poser les bandages atténueront un peu la douleur.

Il se força à sourire tout en posant ses mirettes sur sa blondinette et contournant le lit pour venir prendre sa main et s’agenouiller.

Alie tiens bon... Wil s'occupe de toi... nous sommes chez nous, à l'auberge

Avant de lever son regard vers le médicastre.

Maltea doit avoir été prévenue j'espère.. demain j'irai jusqu'au château, j'ai des explications à demander.
Le jeune couple avait son lp, l'armée n'aurait jamais dû les attaquer.


Après la peur, la colère commençait à monter insidueusement. Tout en suivant les gestes de Wil il jouait avec la bague d'Aliénor, celle que lui avait donnée Malt.
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