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 Retrouvailles

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Aliénor
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Date d'inscription : 02/03/2011

MessageSujet: Retrouvailles   Mer 2 Mar - 13:12

Bigbosspower a écrit:
Argentan, las, les longues journées de chevauchée arrivaient enfin à terme, cela n'était pas pour déplaire au cavalier qui s'approchait peu à peu des remparts de la ville. La rigueur de la campagne champenoise avait laissé place à la fraîcheur de l'Alençon, province qu'il ne connaissait que peu. Arrivant près de la place du village, il déposa sa monture chez un maréchal ferrand et se dirigea d'un pas assuré vers l'auberge de la ville, il lui tardait de la revoir même si l'appréhension le gagnait toujours lorsqu'il poussa la porte. Quelques habitués attablés ne prêtaient guère attention au voyageur fourbu qui parcourait des yeux les visages jusqu'à croiser celui de l'aubergiste.

- Le bonjour à vous, sauriez-vous par hasard si une femme portant le nom de Magdeleine d'Assas aurait réservé une chambrée il y a de cela quelques jours ?

Regard en biais pour toute réponse, l'étranger, armée qui plus est, n'était pas le bienvenue depuis la fermeture des frontières du duché, qu'importe, si elle était là, il ne repartirait pas sans l'avoir vue.

- Je suis son époux, cette alliance que je porte au doigt en atteste, je n'ai aucune intention belliqueuse, soyez rassuré.

- Elle est bien là, mais n'est pas encore rentrée.

Hochement de tête en signe de remerciement, il s'accoude à l'une des fenêtres guettant les arrivées. Il ne savait à quoi s'attendre, nulle réponse à sa missive ne lui avait été portée, l'avait-elle bien reçu ou bien comptait-elle déjà repartir en compagnie d'Ysa ? Même si elle n'en parlait qu'à demi-mot dans son courrier, il savait fort bien par contre combien la distance entre eux n'avait fait que s'agrandir depuis des mois maintenant, et cela bien avant qu'elle n'ait décidé de partir.

Regard qui se perd dans le vide en repensant aux événements qu'elle avait soudain fait rejaillir, comme tordre un couteau dans une plaie encore saillante, Orléans, une bataille qui les avait marqué tous deux et sans doute le début de leur séparation involontaire. Son alliance était là pour lui rappeler l'engagement qu'il lui avait fait devant Aristote, ne plus être près d'elle lui était insupportable quoiqu'il puisse dire ou laisser penser, mais le comprenait-elle seulement ? Soupir qui en disait long, nouveau regard qui se porte sur chaque arrivée, qu'allait-il advenir de ces retrouvailles, si tant est qu'elles surviennent, illusion d'un couple à nouveau uni ou désillusion d'une séparation presque consommée, seul Aristote le saurait, avait-elle dit....

Magdeleine a écrit:
Voila, encore une petite retouche au niveau de la manche, et ce sera terminé.

Mag adressa un sourire au tisserand, puis reporta son regard vers la fenêtre à travers laquelle on pouvait apercevoir l'animation du village. L'essayage des robes qu'elle avait décidé de se faire confectionner durant son séjour argentanais touchait à sa fin, l'homme reprenait de ci de là quelques coutures, resserrer un peu sur les hanches, évaser les manches…

Séjour à Argentan qui, d'un détour, d'une petite halte dans son voyage à l'origine, s'était finalement prolongé. Venue en Alençon accompagner sa cousine, et surtout par envie de s'éloigner de la Champagne, elle y était restée. Car une missive reçue avait changé ses plans, lui faisant décliner la proposition de retour émise par sa compagne de voyage qui du coup s'en était retournée seule.
Et les yeux dans le vague, elle se demandait si elle avait eu raison…

Raison d'écrire à son époux à son arrivée en Alençon? Partie sans un mot, sans une explication, sans l'informer non plus de sa destination, elle avait trouvé le courage -l'envie?- au bout de nombreux jours de voyage de lui faire parvenir une missive afin de lui donner quelques nouvelles. Impulsion qu'elle avait après coup qualifiée d'irraisonnée, ne sachant comment son courrier serait accueilli, ni s'il trouverait une lecture attentive, ou aurait réponse. Mais il était à ce moment-là trop tard pour rejoindre le messager.

Raison d'attendre ? Car réponse avait été reçue. Ambigüe. Il était en route. Mais ce qui n'était pas clair, c'était s'il venait la rejoindre, ou s'il profitait d'une mission, d'une obligation liée à sa charge afin de la croiser. Goût amer à la lecture, ne jamais savoir à quoi s'en tenir.

Malgré tout, elle avait décidé de rester. Quelques jours, pas plus.
Il ne lui avait pas donné de date d'arrivée, elle n'attendrait pas
ad vitam aeternam. Fini le fol espoir de croire que les choses pouvaient changer, advienne que pourra. Malgré cela, lorsqu'elle parcourait les rues du village, il arrivait que son regard le cherche. C'était plus fort qu'elle, l'attente, l'impatience, l'appréhension aussi.

Alors, pour s'occuper, et occuper son esprit, elle avait profité de son séjour pour mettre à profit les services d'un tisserand local. Après tout, elle n'avait pris que peu d'affaires en partant, pourquoi ne pas parfaire sa garde-robe, surtout avec le temps qui s'adoucissait. Le choix des étoffes, des couleurs, les prises de mesure, les essayages détournaient son attention, avant que ne reviennent les idées sombres, le soir, seule dans sa chambre à l'auberge.

L'auberge justement, il était temps d'y retourner. Prendre congé de l'artisan, convenir d'un nouveau rendez-vous pour deux jours plus tard, et la voila à nouveau dans ces rues qu'elle commençait à bien connaître. L'auberge s'offrit à sa vue, grandit à mesure qu'elle s'en approchait. Quelques fleurs sur le bas-côté témoignaient du printemps retrouvé, et elle ne put s'empêcher d'en cueillir quelques tiges. Leur couleur et leur doux parfum égaieraient sa chambre avant son départ. Car sa décision était prise, une fois les robes terminées, elle repartirait.

Elle poussa la porte de l'auberge et se dirigea droit vers l'aubergiste afin de récupérer sa clé, regard distrait aux personnes présentes, pressée de pouvoir mettre les fleurs dans l'eau.
L'aubergiste, la voyant s'approcher, lui tendit le sésame, ajoutant quelques mots.


Bonne journée, Madame? Ah, et on a demandé après vous, l'homme là-bas. avec un signe de tête en direction d'une des fenêtres.
Mag le remercia tout en prenant la clé, et se retourna.

Malgré le contre-jour, elle le reconnut sans peine. Las, fourbu sans nul doute, mais à quelques pas d'elle.
Moment tant espéré et redouté à la fois.
Un pas, puis un autre, envie d'accélérer et de ralentir en même temps, jusqu'à se trouver face à lui, presque à le toucher. Cœur battant mais le visage grave, les mots qui peinent à franchir ses lèvres tandis que ses doigts se resserrent inconsciemment sur les tiges des fleurs.


Bonjour… mon cœur…

Bigbosspower a écrit:
Bonjour… mon cœur…

Quelques mots dont la simplicité ne le touchait point particulièrement jadis, mais qui prenaient un tout autre sens à présent, fin sourire qui se dessine sur ses lèvres avant de se retourner et de l'observer, les années ne semblaient pas avoir prises sur elle à ses yeux, contrairement à lui qui les voyaient trop bien passer. Seul drame à ce portrait exquis semblaît être ce visage froid qui tranchait avec les couleurs printannières des fleurs coupées en ses mains, faire comme si de rien n'était et ne s'occuper que de l'essentiel, elle, sa muse, si longtemps espérée et presque jamais à ses côtés. Paroles qui se veulent réconfortantes, une façon de s'excuser d'avance de lui occasioner trop d'émoi.

Bonjour, bel ange....

S'approcher un peu plus et goûter un bref instant à ses lèvres légèrement rafraîchies par le temps printannier, s'il en reconnaissait la douceur, la passion ne semblait décidément plus y être en la voyant baisser légèrement la tête, il fallait s'en contenter, lui prouver malgré tout qu'ils ne tenaient qu'à eux de la faire renaître, aussi bien que le printemps fait retrouver couleurs et saveurs aux campagnes blanchies par l'hiver. Regard qui se porte à nouveau vers les fleurs coupées, rôles inversés, lui qui n'avait apporté de présent pour l'occasion se trouvait fort bête, légère moue avant de reprendre posément :

Je suis heureux de te retrouver enfin, je n'avais encore reçu réponse à la missive que je t'avais renvoyé, j'ai épuisé plus d'une monture pour venir aussitôt que je le pouvais, mais je dois bien avouer que cela vaut toutes les peines du monde sourire qui se veut flatteur suivi d'un regard qui se pose sur sa taille cette robe te va à ravir, il ne me semble pas te l'avoir déjà vue porter...

Entame des plus périlleuses, s'avancer en terra incognita, les robes et autres folies vestimentaires dont elle raffolait mais que lui, il fallait bien l'avouer, ne prêtait pas ou peu attention, exception faite en de rares occasions, bien sûr, au temps jadis. Prétexte tout trouvé pour éviter d'en venir à la pomme de discorde, ce lien rompu entre eux qu'il redoutait d'aborder, pas ici ni maintenant.

La jour n'est pas encore tombé, je ne connais guère Argentan, que dirais-tu d'une promenade ? Tu dois sûrement en connaître les moindres recoins depuis ton arrivée...
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Aliénor
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MessageSujet: Re: Retrouvailles   Mer 2 Mar - 13:13

Magdeleine a écrit:
Humpf… Cette boule dans l’estomac, comme un coup de poing donné dans son ventre, quand il se retourna et que ses yeux croisèrent les siens. Rester impassible malgré les sentiments qui l’assaillirent, et encore davantage lorsque ses lèvres déposèrent un baiser sur les siennes. Tête qui se baisse légèrement pour masquer le trouble qui l'envahit alors, tout en rageant intérieurement de cette faiblesse. Pourquoi fallait-il qu'elle ressente encore cette émotion à son contact ? Tout serait tellement plus facile s'il n'y avait plus que de l'indifférence entre eux, ils ne seraient pas le premier couple, ni le dernier, à qui cela arriverait.

Alors, se taire, jouer machinalement avec sa longue natte qu'elle avait ramenée devant elle et l'écouter briser le silence tout en pesant chacune de ses paroles.


Je suis heureux de te retrouver enfin
*Moui… En même temps il était venu la rejoindre, non, personne ne l'avait forcé ?
Bref, laissons là l'entrée en matière, écoutons la suite.*


je n'avais encore reçu réponse à la missive que je t'avais renvoyé
*Bin tiens, qu'est-ce qu'il croyait ? Qu'elle allait lui répondre alors qu'il lui avait écrit qu'il était déjà en route ? Un messager n'aurait su le trouver, en revanche, lui savait où se rendre.*

j'ai épuisé plus d'une monture pour venir aussitôt que je le pouvais
*Petite pensée pour les pauvres bêtes sacrifiées à sa hâte, et pour les palefreniers des relais de postes qui avaient sûrement dû subir le caractère fougueux de son époux.*

mais je dois bien avouer que cela vaut toutes les peines du monde
*arghh, combien de fois elle avait entendu ce genre de phrases, et combien pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'y croire.*

cette robe te va à ravir, il ne me semble pas te l'avoir déjà vue porter...

Le tout agrémenté d'un regard approbateur.

Petite moue de Mag qui retient à grand peine un éclat de rire. C'est que cette dernière phrase est tellement… maladroite.
Evidemment qu'il ne la lui a pas vue porter. Parce que d'une, il n'a jamais fait particulièrement attention aux toilettes qu'elle pouvait mettre. Et de deux… ce n'est que pour mieux lui rappeler à quel point ils se sont fort peu croisés ces derniers temps.
Alors maladroite la phrase, oui. Mais tellement attendrissante de par les efforts déployés pour être prévenant.

Et des mots qui s'enchaînent, légers, comme pour éviter d'aborder le sujet sensible entre eux.


La jour n'est pas encore tombé, je ne connais guère Argentan, que dirais-tu d'une promenade ? Tu dois sûrement en connaître les moindres recoins depuis ton arrivée...

Hochement de tête de la jeune femme, dont les doigts autour des fleurs se décrispent. Oui, une promenade, tout était mieux que rester enfermés pour parler. Parce qu'ils parleraient, ils le devaient. Si ce n'était pour eux, cela devait l'être pour leur fille. Et quelle que soit l'issue de cette discussion, au moins les choses seraient-elles enfin réglées. Dans un sens ou dans un autre. Mais quoi qu'il en soit, elle ne lui faciliterait pas la tâche, les torts étaient en grande partie de son côté.

Elle se dirigea à nouveau vers l'aubergiste. Quelques mots échangés, la clé qui passe d'une main à une autre, les fleurs posées sur le comptoir avec l'assurance de les retrouver dans un vase dans sa chambre à son retour, et elle retourna auprès de son époux.

Bras passé sous le sien avec un sourire, alors qu'elle l'entraînait vers l'extérieur.


Allons-y ! Je n'aurai pas la prétention d'affirmer que je connais le village aussi bien que Compiègne, mais il recèle quelques endroits agréables où nous pourrons deviser et nous promener en paix. Une petite pause avant de reprendre à mi-voix Il y a un peu plus loin un charmant verger, en cette saison les arbres se parent de fleurs…

La remarque n'était pas anodine, et elle se demandait alors qu'ils parcouraient les rues dans la direction qu'elle lui avait indiquée, s'il saisirait l'allusion…

bigbosspower a écrit:
Arrivés près du verger en question, un fin sourire parcoura son visage, oui, il avait compris où elle voulait en venir, il y avait si longtemps maintenant, près de la capitale rémoise, le temps avait passé, les sentiments également, nouveau départ ou fin d'un tourment dont il ne pourrait jamais se défaire quoiqu'elle puisse en dire ? Tout dépendrait d'elle, se jeter à l'eau pendant qu'il en était encore temps, il s'arrête un instant, la regarde, cachant au mieux la gêne qu'il éprouve, finit par briser le silence de la nature environnante :

- Il y avait si longtemps que nous n'avions pas pris le temps d'être ensemble, à nouveau, je sais combien tu souffres de ces absences répétées que je t'inflige, je ne puis les ignorer tout comme je ne peux me soustraire à ma charge mais j'ai conscience que cette situation ne peut durer éternellement jusqu'à ce qu'Aristote nous sépare, ce n'est point ce dont nous nous sommes promis l'un l'autre lors de notre mariage...

Pause, le mot avait été lâché, mariage, Aliénor ne connaissait presque pas son père, son épouse elle même à peine plus, que restait-il donc de cette promesse, de ce serment qu'il avait tenu alors qu'il convolait en justes noces ? Tête baissée, il s'agenouille devant elle, prenant ses mains entre les siennes et les appliquant sur sa joue, cachant les larmes qui commençaient à couler le long de son visage. Ce devait être un moment heureux, la tristesse l'avait obscurci, lui le "Grand" Connétable, simple homme devant sa moitié, sa mie, n'opposant plus aucune résistance à tous les coups qu'elle pourrait lui porter.

- Puisses-tu me pardonner ou bien me chasser, tu en es la seule juge désormais, je ne te promets pas l'impossible, juste la tendresse et l'amour d'un époux qui n'a jamais connu d'amour aussi grand que celui que je t'ai porté depuis notre première rencontre, pardonne-moi, je ne suis plus que l'ombre de moi même sans toi...

Mains relâchés de son emprise, sa tête reste baissée, prêt à connaître le verdict du bourreau de son coeur...

Magdeleine a écrit:
Les arbres exhalaient le doux parfum de leurs fleurs à mesure qu'ils se rapprochaient du verger. Un verger, comme lors de leur premier voyage ensemble.
Mag ne pouvait s'empêcher de se reporter des années en arrière, le temps où il venaient juste de se déclarer les sentiments qu'ils ressentaient l'un pour l'autre, le temps de l'insouciance
Mais le temps avait passé, l'insouciance aussi. Seuls restaient les sentiments.

Etranges et incontrôlables sentiments. Si Mag avait aimé Guilhem à en croire mourir en même temps que lui, si elle avait alors mis une carapace sur son cœur, son époux lui avait fait redécouvrir à force de patience et de tendresse la douceur d'être aimée, la chaleur de la présence de celui à qui l'on a offert son cœur comme son bien le plus précieux.

Et justement, c'était cette présence qui faisait défaut depuis bien longtemps maintenant. Une impression de vide, la sensation d'être incomplète…

Toujours accrochée à son bras, elle le sentit s'arrêter. Alors ça y était, c'était pour maintenant, la discussion trop longtemps repoussée ?
Une boule dans le ventre, à nouveau. Ils le savaient, sans se l'être dit jusqu'à présent (mais quand auraient-ils pu le faire ?), que la situation ne pouvait durer, écartelés qu'ils étaient entre leur devoir et l'amour qu'ils se portaient. Et que ces retrouvailles allaient sceller leur avenir.

Elle se tourna face à lui, soutenant son regard. Première paroles, constat de leur situation. Oui, ils étaient par trop souvent séparés. Oui, ses responsabilités, elle les connaissait.
Elle avait même pressenti ce qu'il risquait d'advenir d'eux, elle aurait pu lui demander de refuser, après tout il l'avait consultée avant d'accepter sa charge. Mais elle savait aussi à quel point cela comptait pour lui, alors elle l'avait encouragée, à regrets. Et l'espoir que, malgré tout, leur mariage n'en pâtirait pas
Leur mariage. Lui aussi venait de prononcer ce mot. Serments échangés sans savoir ce que l'avenir réserve. Pari sur l'avenir, en somme.

Elle s'apprête à répondre, mais il ne lui en laisse pas le temps. S'agenouillant devant elle, voix brisée par la tristesse, qui remet son sort, leur sort, entre ses mains.
Les mains se séparent, un long silence à peine troublé par le chant des oiseaux.
Elle est décontenancée, le regarde, à ses pieds, tête baissée. Lui, un des puissants du Royaume, chef des armées de France, ainsi à la merci de ce qu'elle ce dire…

Et ce qu'elle va dire, elle le sait. Elle l'a su dès qu'elle a à nouveau croisé son regard. Malgré les paroles de sa cousine lorsqu'elle lui a annoncé qu'elle restait encore un peu à Argentan, et surtout pourquoi *"Ne te laisse pas avoir, tu sais que ça ne peut pas durer comme ça"*, malgré cette petite voix en elle qui sait très bien que les responsabilités de son époux passeront toujours avant elle, avant les attentions qu'elle aimerait tant lui voir avoir envers elle, malgré ses résolutions de ne pas lui faciliter la tâche, elle le sait.
Parce qu'il est là, parce qu'il lui ouvre son cœur, parce qu'elle n'a plus devant elle que le jeune homme tendre qui n'hésite pas à lui montrer ses faiblesses. Et parce qu'elle a besoin de lui, il est comme une partie d'elle.

Alors, elle s'agenouille aussi à ses côté, et passe sa main sur la joue de son époux en une légère caresse avant de prendre à son tour ses mains.


Mon cœur… Cette expression, comme une habitude. Et pourtant, jamais elle n'avait été plus appropriée, il était dans son cœur comme un autre elle-même
Je n'ai rien à te pardonner, nous savions tous deux ce qu'être Grand Officier impliquerait. Je suis fière de toi, fière de ce que tu fais, fière d'être ton épouse. Malgré tout ce que cela comporte pour nous deux, et pour Aliénor.
C'est à toi de me pardonner au contraire. D'avoir quitté la Champagne sans t'en parler auparavant. Je ne sais pas ce que je souhaitais, mesurer ton attachement pour moi peut-être, de par ta réaction à ce départ. J'ai douté de toi, je te demande pardon.


Un silence à nouveau, et un murmure. Je t'aime…
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