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 Car tout finit un jour ...

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Aliénor
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Messages : 1969
Date d'inscription : 02/03/2011

MessageSujet: Car tout finit un jour ...   Mer 2 Mar - 13:08

Magdeleine* a écrit:
[A l’aube du 28 juin 1456 - Campement des Dames Blanches]

C’était devenu une habitude maintenant. Presque machinal. Se préparer pour la bataille.
L’ordre avait circulé au sein du campement, "on attaque".
Encore…

Enfiler la chemise renforcée par devant et qui ne parvient plus à cacher son ventre qui s’arrondit. Puis la cotte de maille, le tabard, les gants de cuir.
Ceindre le baudrier de son épée, accrocher le fourreau, plus petit, qui contient la dague de son père qui ne la quitte jamais.
Un heaume léger, qui cache la pâleur de son visage, l’inquiétude qu’elle ressent en permanence quant à l’état de son époux. En pensant à Lily aussi, à Pisan…

Sourire qui se veut rassurant et confiant à Ladye, sa sœur Dame Blanche et amie après ce qu’elles ont partagé ces derniers jours. Blessures de l’âme à défaut de celles du corps.

L’air est doux, les premiers rayons de ce soleil de début d’été frôlent la terre nue que tant de chevaux, de soldats ont piétinée.
Ce paysage, elle le connaît, voila déjà plusieurs jours qu’elle l’a devant les yeux, mais son regard l’embrasse encore une fois alors qu’elle monte sur son cheval.

Rejoindre le reste des soldats, se ranger derrière le chef de l’armée.
Puis au signal, sortir l’épée de son fourreau, talonner sa monture. Au cri qu’elle lançait à Compiègne, "Force et Honneur !!", elle ajoute celui d’ici. "Fidèle à son Roy !!".
Et se lance en avant, rage au ventre.



[Au cœur de la bataille]

Bruit des fers qui s’entrechoquent, éclat du soleil levant sur les lames. Et encore et toujours ces cris, hennissements des chevaux, clameurs de courage, gémissements des blessés.
L’aube pâle se teintera de rouge une nouvelle fois…

La fatigue, la pensée de ses amis, de ses proches, qui luttent pour rester en vie ?
Les gestes sont mécaniques, trop peut-être. Un moment d’inattention.
L’instinct de survie, celui qui fait toute la différence entre la conscience profonde et l’imprudence inconsciente de nos actions, l’instinct de survie n’y est plus.

Elle se laisse déborder. Un premier coup paré, mais ils sont trop nombreux. Elle ne voit pas les hommes, les gestes offensifs.
Seulement les armes qui s’abattent sur elle.
Elle chute de son cheval. Une douleur à l’épaule, souffle coupé. Les os qui se brisent, puis une autre douleur, fulgurante celle-là, au ventre.

Elle glisse au sol, le temps est comme ralenti. Arrêté.
Silence soudain.
Le regard se voile de rouge, puis de noir. Une pensée pour son époux, leur fille, une larme. La dernière ?

Avant de sombrer.

Magdeleine* a écrit:
Ainsi, c’était donc ça, la mort ? Cette impression de flotter, d’être hors de son corps ? Parce que sûrement, son esprit avait quitté son enveloppe charnelle, elle ne sentait plus rien. Plus de sons, plus d’odeurs, même plus le goût de sa salive dans sa bouche.
Le silence et la nuit.
Juste la conscience de… de quoi au fait ? La conscience d’être. Etrange…
Etrange et agréable, elle aimerait que ça dure. Elle veut que ça dure.

Des images devant ses yeux fermés, des visages. Ses cousines, son oncle. Ses amis. Ses sœurs. Sa sœur de cœur.
Et un homme. Si son cœur n’était pas arrêté, nul doute qu’il se mettrait à battre plus vite. Mais son cœur est-il vraiment arrêté?
Et une enfant. Une petite fille, au regard radieux et au rire si pur. Aliénor.
Cet homme et cette enfant…

Alors, violemment, ses sens qui reviennent. Bruit assourdissant et lumière aveuglante, comme le tonnerre et la foudre. Un spasme, et la douleur extrême. Elle n’est plus que souffrance à nouveau, son corps entier n’est que supplice. Même l’air qu’elle inspire brûle ses poumons, principe de vie, source de tourments.

Elle sent qu’on la soulève, qu’on la transporte. Elle veut bouger, elle veut parler. Mais en vain. Nul mouvement, nulle parole. Même pas un gémissement. Son corps refuse ce que son esprit voudrait.
Et cette sensation d’humidité sur son visage. Des larmes ? Du sang ?

Un élancement plus brutal que les autres. Au ventre. Ses souvenirs sont si flous, si difficiles à faire revenir, et pourtant…
Elle se souvient, quelques années auparavant, une froide nuit de début d’hiver, le domaine familial, une chambre chaleureuse, une couche confortable, cette même souffrance qui lui déchire les entrailles, ces mêmes sensations, mais au bout…

Et elle comprend. Mais non ! Pas maintenant, ça ne doit pas se faire maintenant ! C’est trop tôt !

Magdeleine* a écrit:
Une secousse, on vient de la déposer sur une paillasse. Où ? Elle n’en a aucune idée, mais la contraction s’est calmée. Le ventre durci s’est relâché, cependant elle ne respire pas mieux pour autant.
La douleur reste, de même que celle qu’elle ressent à l’épaule. Os brisés sans nul doute, le sang peine à arriver jusqu’à sa main.

Elle sent qu’on lui retire ses effets. Le tabard glisse doucement, mais la cotte de maille, ajustée à son corps, lui tirerait des gémissements de souffrance si elle pouvait réagir.

Des odeurs, de plantes et d’herbes, de fumigations, de sang et de mort. Des cris, des gémissements, et des voix à ses côtés. Elle ne comprend pas ce qui se dit, elle sent juste l’inquiétude dans le ton employé.
Une boisson chaude qui coule dans sa gorge asséchée. Décoction de valériane. Pour sa part, elle utiliserait plutôt un mélange de camomille et d’écorce de saule séchée pour calmer la douleur.
Esprit clair et détaché, réflexes de médicastre. Se concentrer sur ses connaissances et sa pratique pour oublier qu’elle a mal. Ironie aussi, d’être pour cette fois, "de l’autre côté".

Du monde autour d’elle, et un liquide chaud et poisseux qui s’écoule entre ses jambes.
Ont-ils compris qu’elle est en train d’accoucher ? Mais accouche t’on à seulement six mois de grossesse ?
Ont-ils compris qu’elle est en train de perdre l’enfant qu’elle portait, mais que dans l’état semi inconscient où elle est, elle ne peut rien faire, qu’ils devront aller fouiller ses entrailles pour en sortir cet être sans vie ?

Car elle sait, que le coup brutal et violent qu’elle a reçu à l’abdomen, s’il ne l’a pas tuée, a touché mortellement son bébé, et que son corps cherche à expulser cet enfant mort.

Comme si cet enfant, par sa présence en son ventre, et son sacrifice, avait sauvé la vie de sa mère…
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Aliénor
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MessageSujet: Re: Car tout finit un jour ...   Mer 2 Mar - 13:09

bigbosspower a écrit:
La mort à nouveau, en avait-il conscience ? Plus vraiment à présent, l'esprit semblait se détourner des inquiétudes subies jour après jour, semaine après semaine, seul importait ce rire enfantin, pur et vif qui lui rappelait tant de souvenirs heureux qu'il avait ou pas pu passé avec sa femme et sa fille, les voyages sans retour, les bêtises de sa fille, les joies des retrouvailles...les retrouvailles... le rire finit par prendre les traits d'une fillette s'approchant près de lui, un pantin à la main qu'elle prenait plaisir à désarticuler avant de tourner la tête vers lui.

As-tu pu la voir ? Je n'ai rien mangé et j'ai faim, penses-tu qu'elle puisse venir me voir ? Quand ?

La petite fille serrait le pantin contre elle, ses yeux tournés vers celui à qui elle parlait, espérant des réponses qu'il ne pouvait fournir, quand bien même il le voulait....

- Oui, j'ai pu la voir, mais elle ne m'a rien dit sur sa venue prochaine, j'ai quelques madeleines avec moi, voudrais-tu en manger avec moi ?

La fillette croisa alors les bras et s'éloigna sans dire mot, cela ressemblait bien à son caractère, têtue et capricieuse quand il ne cédait pas à ses moindres désirs. Un soupir plus tard, une autre forme apparut, plus petite, un nouveau né dont la taille grandissait peu à peu, jusqu'à ce qu'il puisse distinguer un jeune garçon s'avançant vers lui. Etrange ballet des apparitions se succédant, mais il semblait que les rôles avaient déjà été donnés, ce fut à son tour d'interpeller l'enfant.

- Bonjour mon garçon, qu'attends-tu donc, ne reste pas là les bras ballants, viens avec moi, nous avons encore une longue route à faire ensemble. Tu sais combien nous avons tous attendu ce moment, il ne faudrait pas le gâcher....

Mais le garçon semblait sourd à ces paroles, sa seule réponse était un cri, cri se faisant de plus en plus lointain, il semblait s'éloigner..

Sauvez-moi....sauvez-moi.....père.....

A ce dernier mot, le rêve se meut en cauchemar, le garçon disparaît dans la pénombre, tendant une dernière fois sa main vers celui qu'il appelle, des larmes et des sanglotements, non il ne peut pas partir, tendre une main vers lui, mais une nouvelle vision se présente, ces formes et cette église, cela lui était familier, comment oublier...
Un rayon de soleil perce à travers les nuages, dissipant les brumes, ces tombes étaient plus nombreuses qu'il n'y paraissait, deux de plus, regard passant rapidement vers les formes floues qui se distinguent peu à peu. Cette jeune femme pleurant et ces pierres tombales, non, cela ne se pouvait, elle ne pouvait pas, pas maintenant, pas avec ce bonheur si proche.... Cloche qui résonnait, course dans les bois, il fallait la retrouver, elle ne pouvait pas le laisser ainsi, puis au bout du bois errer près de ce champ de bataille, une ville après une autre, la mort enlève les êtres aimés.


Mais pas cette fois-ci, elle ne pourrait pas le contraindre à subir pareille douleur, il lui fallait quitter tout cela, s'échapper à nouveau de ce rêve éternel, une seule seconde lui suffirait pour savoir.... Paupières qui s'entrouvrent péniblement, une lumière violente et des bruits parvenant à ses oreilles comme le bourdonnement des abeilles, tenter de bouger bien que le corps refuse encore d'obéir à l'esprit, se résoudre à prononcer quelques mots faute de pouvoir faire davantage :

Mag....bébé....

Magdeleine* a écrit:
Vide… Elle se sentait si vide…
Depuis combien de temps errait-elle dans cet entre deux mondes, entre revenir et se laisser partir ? Impression d’être hors du temps, son esprit vagabonde et revient, pour repartir de plus belle.

Elle avait senti qu’on l’avait soignée, attelle qui maintient son épaule et son bras.
Elle avait senti surtout, durement, les gestes qui avaient mis fin à sa grossesse, comme une partie d’elle-même qu’on lui avait ôtée.

Et elle mesurait enfin l’énormité de son inconscience. Aller au combat alors qu’elle était enceinte. Risquer sa vie, mais aussi celle de l’enfant.
L’enfant… tant d’espoirs portés sur lui, qui ne seraient jamais. Aurait-ce été un garçon, une fille ? L’héritier que son époux espérait ?

Envie de ne plus lutter, de se laisser glisser vers cette lumière éblouissante. Tout serait tellement plus facile…
Et de cette lumière, une silhouette se dirige vers elle. S’arrête devant elle. Père…. Il lui semble si jeune, tel qu’il était lorsqu’il est mort. Au combat lui aussi…
Echange de regards, elle s’avance vers lui, il hoche négativement la tête.
Elle sent une petite main fraîche se glisser dans la sienne, nul besoin de tourner la tête pour savoir de qui il s’agit. La main la tire vers l’arrière, veut l’éloigner de cette lumière.
Mais elle hésite, elle résiste.

Une voix résonne alors * Mag....bébé....*
Son époux.
Elle se sent si coupable. Leur couple avait déjà traversé nombre d’épreuves, mais celle-ci était de loin la plus terrible. Lui pardonnerait-il jamais son imprudence ?
Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir…

Regard alors vers son père qui lui sourit et dont l’image s’efface peu à peu, alors qu’elle se laisse emmener par Aliénor.

La lumière disparaît, le noir à nouveau. Visage humide, larmes qui glissent. Main qui se porte lentement à ses yeux pour les essuyer. Et un soupir…

bigbosspower a écrit:
[Quelque temps plus tard, près de l'infirmerie...]

Le temps avait fait son oeuvre, les plaies lors des coups portés au combat s'étaient refermées, aidées en cela par les soins réguliers des médicatres du campement. Certes l'homme n'était plus aussi frais que dans sa jeunesse, mais il était déterminé à reprendre le dessus, son choix avait été fait, il ne rejoindrait pas Aristote sans la savoir saine et sauve. Il avait cru entendre son nom de la bouche d'un soldat blessé, mais à peine commença t'il à l'interroger que celui-ci s'évanouissa.

Non, elle ne pouvait être tombée, pas elle, elle ne pouvait pas, pas après la promesse qu'elle lui avait faite à Montargis, quelques jours avant les premiers combats devant Orléans. Soupir s'échappant de ses lèvres alors qu'un médicastre vient auprès de lui pour s'enquérir de son état, qui sait où elle se trouvait en ce moment, les blessés affluaient au campement, les médicastres débordés détournaient le regard lorsqu'il tentait e les questionner.


Merci de votre sollicitude, je me porte bien, et me porterai mieux si je n'avais ces bandages qui me gênent pour me mouvoir...

Tentant de prouver ses dires, Bigboss se releva sur le bord de la litière afin de se relever, s'aidant des bords et tâtonnant pour trouver le meilleur appui. Vacillant sur ses deux jambes, la blessure aux côtes lui fit cruellement rappeler combien sa témérité n'était d'aucune aide à présent, l'obligeant à rester assis alors que le médicaste s'employait à refaire le bandage.

Hum, je vois cela en effet messire, mais je vous conseille de réfléchir à deux fois avant de tenter à nouveau ce genre d'exercice, vos blessures ne vous ont pas ôté la vie, grâce soit rendue à Aristote, de nombreux soldats n'ont pas eu votre chance...

Grimaçant de douleur lorsque le bandage était reserré, Bigboss baissa la tête, oui, des soldats avaient dû encore tomber devant ces remparts qui semblaient imprenables, si seulement il savait où elle se trouvait. Si elle était blessée ou tuée, ou pire emprisonnée, il ne se le pardonnerait jamais. Relevant la tête vers le médicastre, il le questionna :

- Vous qui semblez être bien renseigné, pourriez-vous me dire si ma femme.... pause avant de reprendre ..... l'avez-vous vu depuis ces derniers jours ? Elle était présente au sein d'une des armées, et est également médicastre....et...portait un enfant.

Posant la dernière couche de bandage avec soin, le médicastre releva les yeux vers le blessé en soupirant, ainsi c'était donc lui le père, mari et femme s'engageant dans le même combat, et cela alors qu'il allait voir le jour, triste présent dans ces jours de combat. Hésitant à dévoiler la vérité, il fit signe à Bigboss de s'allonger, davantage préoccupé par la santé du blessé que par son état d'esprit.Le soupir n'avait pas laissé de doute pour Bigboss, il savait, mais rester sans savoir était la pire des souffrances, bien pire que celle qu'il vivait à présent, le visage tiré, il bredouilla quelques mots, presque inaudibles :

Dites-moi si vous le savez, je vous en prie.....

Le médicastre finit par se pencher près de lui, murmurant la nouvelle à la fois terrifiante et salvatrice : elle était vivante, mais il avait succombé... La nuit suivante, au son des armures et des soldats riant autour d'un feu vint s'ajouter un cri mêlé de sanglots, faire éclater sa douleur, quitte à en mourir de chagrin.

Le lendemain, alors que l'aube se dessinait à l'horizon, Bigboss parcourait les tentes des blessés, cachant ses blessures sous son mantel au prix de douleurs, mais il en avait cure à présent, seul importait de la retrouver. Au détour d'une tente, un éclat attira son regard, une broche, celle qu'il lui avait offert. Timidement, il entra sous la tente, s'agenouillant près du corps allongé sur la litière, la gorge serrée, il s'agenouilla, prenant une des mains dans les siennes. Le contact frais pour toute réponse, quelques larmes coulèrent le long de sa joue, guetter une réaction devant ce corps qui semble sans vie...

Magdeleine* a écrit:
La lumière éblouissante avait disparu, elle ne l’avait plus jamais vue. Elle était vivante, elle le savait, mais à quel prix ?
Se réfugier dans une somnolence constante, ni éveil ni sommeil, sans rêves, sans cauchemars. Accepter la réalité de ce qui ne serait plus.
Et espérer.

Son état n’inspirait plus d’alarmes, ses plaies se refermaient, son épaule était maintenue solidement par une attelle afin de permettre aux os de se ressouder.
On continuait de lui apporter des soins appropriés, seule inquiétude restant à son sujet, son inconscience voulue, et l’impossibilité qu’elle avait de se nourrir.

Les nuits succédaient aux jours, elle gardait les yeux fermés. Conscience cependant de ce qui se passait autour d’elle. Les bavardages des soignants lui apprenaient que dehors la guerre continuait, qu’on attendait des renforts, bientôt Orléans serait libérée, que les compagnons avec lesquels elle était arrivée dans l’armée se remettaient de leurs blessures. Son époux, Pisan, Jo, Fiona, Ladye. Nouvelles incohérentes concernant Lily.

Envie d’ouvrir les yeux, mais la peur plus forte qui lui faisait repousser le moment où elle devrait émerger. Faire face à son époux. Lui dire qu’elle avait voulu honorer la promesse qu’elle lui avait faite à Montargis, mais que le temps l’avait rattrapée avant qu’elle ne puisse le faire.

Une lumière pâle filtre à travers ses paupières presque closes. Peu de bruits, peu de mouvements autour d’elle, ce doit être le début d’une nouvelle journée. Une silhouette pénètre dans la tente, s’agenouille à ses côtés, glisse sa main dans la sienne. Inutile de regarder pour savoir de qui il s’agit, et pourtant…
Elle ne peut plus reculer. Et de toute façon, elle en a besoin. Besoin de revenir au monde, besoin de le voir, besoin de lui dire, besoin de lui parler. De savoir…

La tête se tourne doucement, elle se sent si faible, malgré tout sa voix est assurée pour les premiers mots qu’elle prononce.


Je suis désolée…

Ce mot si banal, et qui pourtant résumait toute la palette de ce qu’elle ressentait à l’instant présent. La joie de le savoir près d’elle, la chaleur de sa main tenant la sienne. Et tant de regrets, de remords, de honte, de culpabilité …
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