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 Quousque tandem ...

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Aliénor
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MessageSujet: Quousque tandem ...    Mer 2 Mar - 13:04

Magdeleine* a écrit:
La jeune femme entra dans la taverne et alla s’asseoir à une table, après avoir été commander une chope au tavernier.
Elle s’appuya contre le dossier de la chaise, et posa un soupir de soulagement. Un moment de repos, enfin.

Depuis qu’elle avait quitté Compiègne pour venir s’établir en orléanais, elle n’avait profité que de peu de moments de quiétude. L’attelage avait mené bon train jusqu’à Gien, où les nouvelles inquiétantes en provenance de la capitale leur avaient fait rebrousser chemin jusqu’à Montargis, ses compagnons de voyage et elle. Juste le temps de serrer sa fille dans ses bras avant de la laisser à sa nourrice et de repartir.

Non pas fuir, mais au contraire des ordres bien précis. Une Dame Blanche proche d’un front de guerre sait ce qu’elle doit faire, quel est son rôle. Et là, a fortiori, elles étaient trois !
Donc Montargis, et installation, au sein du campement de l’armée, de la tente devant laquelle flottait l’oriflamme vert et argent des Dames Blanches.

Si l’ambiance était tendue, Mag avait néanmoins un sujet de satisfaction. Celle d’être, pour la première fois depuis longtemps, au même endroit que son époux. Celui-ci l’avait précédée à Gien, mais avait dû repartir rapidement, ils n’avaient donc pu s’y croiser à son arrivée.
En fait même, ils ne s’étaient pas vus depuis longtemps. Moments rapides d’échanges, au cours desquels Mag n’avait jamais trouvé le temps de lui faire part d’une nouvelle qui pourtant les concernait tous deux.

Aussi, ce matin, elle avait déposé un mot dans la tente de commandement. Court, succinct. Si ses obligations lui en laissaient le temps, elle souhaitait qu’ils puissent se voir, elle serait en taverne pour ce faire. Un comble quand même, devoir proposer un rendez-vous à son propre époux ! Mais elle savait à quel point il pouvait être occupé, et s’effaçait, comme toujours.

Elle ignorait donc s’il aurait loisir de la rejoindre. Elle avait cependant pour l’occasion délaissé sa tenue d’armée, et enfilé une robe dont une habile couturière avait placé les plis de façon à ce qu’ils masquent certaines formes et rondeurs qu’elle ne pourrait bientôt plus cacher.

Regard aigu et interrogateur à chaque fois que la porte s’ouvrait, espoir qu’il puisse venir…

bigbosspower a écrit:
Fuir son destin pour mieux le retrouver sur son chemin, voilà bien ce qui aurait pu décrire le mieux la situation dans lequel il se trouvait. Prendre à peine le temps de s'installer en Orléannais, quittant la Champagne avec une certaine nostalgie pour mieux la retrouver quelque temps plus tard. Et tout cela pour les raisons même qui l'avaient poussé à la quitter, ironie du sort ou signe d'Aristote qui sait. Mais depuis, cette réflexion l'avait quitté, les armures avaient remplacé les mantels soyeux, les épées au flanc les simples bâtons, et tout cela dans des henissements suivis de tremblements au sol, la guerre allait encore faire rage...

Une chaude après midi, l'arrivée à Montargis s'était faite sans encombre, mais Bigboss lisait dans le regard des quelques villageois s'aventurant dans les ruelles une certaine peur, les nouvelles venant de la capitale n'étaient pas des plus rassurantes. La capitale prise, un nouveau conseil ducal s'était mis en place, édictant une liberté absolue sur le commerce.
Il ne tarda pas à voir ses effets sur les étals du marché, les marchands n'avaient de cesse de renchérir sur leurs produits. Sitôt passé les remparts de la ville, Bigboss ordonna de monter le camp, cavaliers et montures au repos.


Le lendemain, des villageois curieux s'était présentés devant les tentes qui se présentaient, signe que l'arrivée la veille avait mobilisé l'attention du village, femmes et enfants observaient parfois les allées et venues des soldats. Bigboss eut un soupir en les voyant, il n'avait pu revoir sa fille depuis qu'il était reparti, sa femme encore moins même s'il savait qu'elle était à présent dans les rangs, à la fois proche et éloignée de lui.
Il alla néanmoins à leur rencontre, s'efforçant de prévenir des dangers ceux qui s'installaient dans le campement, et de rassurer les familles qui laissaient qui de leurs fils ou leurs époux partir en guerre. Après un long moment, il se dirigea vers la tente de commandement, des missives restaient à envoyer et des ordres à donner. Quelques mots écrits sur une missive, sa femme lui donnait rendez vous, il prit la missive et s'adressa à un des soldats le secondant.


- Je ne pourrais répondre aux missives et autres demandes qui me seront faites ce matin, vous vous en chargerez et me ferez part de vos actions à mon retour, entendu ?

Sur un dernier signe de tête, il partit en direction du village, pas le temps de se changer et les tavernes lui étaient inconnues, mais pour retrouver sa femme il ferait tout son possible. Enfin il la vit, adossé contre une chaise, tant de jours passés sans se voir, il s'installa sur la chaise devant elle, prononçant quelques mots presque murmurés tout en serrant une de ses mains dans la sienne.

Bonjour, mon coeur...

Magdeleine* a écrit:
Pour la énième fois, elle leva les yeux lorsque la porte s’ouvrit. Mais cette fois, ce n’était pas un inconnu, mais la silhouette familière qu’elle attendait.
Cet homme droit et d’apparence si sûr de lui. Et ce léger boitement, souvenir de la grave blessure qu’il avait reçue sous les murs de Compiègne.

Elle le regarda s’approcher en souriant. Le cœur battant un peu plus, cependant. Comme au premier jour de leur rencontre, il y a longtemps. Malgré les épreuves qu’ils avaient traversées, ou à cause d’elles, peut-être. Se séparer pour mieux se retrouver…

Il prit place face à elle et saisit sa main. Bienveillante chaleur du contact, légère pression rassurante.
Elle se redressa et se pencha par-dessus la table qui les séparait. Déposer un léger baiser sur ses lèvres, avant de se rasseoir et de le regarder.
Ils n’avaient été éloignés l’un de l’autre que quelques semaines, et pourtant elle le trouvait changé. Une ride supplémentaire sur le front, peut-être. Ou alors cet air grave que son visage affichait…

Ils avaient cru tourner le dos à la guerre, en quittant la Champagne pour l’Orléanais, et voila qu’en fait, ils se trouvaient face à une autre. Finalement, peut-être était-ce là leur destin. Après avoir tenté d’y résister, elle avait fini par l’accepter. Par le devancer, même, en décidant de rejoindre les Dames Blanches quelques temps auparavant. Décision qu’il avait eu du mal à accepter d’ailleurs, alors que lui-même menait une armée. Source supplémentaire de conflits entre eux, et qui pourtant les faisait se rejoindre aujourd’hui.

Mais pour l’instant, l’heure n’était pas aux pensées sombres. Elle savait qu’il ne pourrait pas lui accorder beaucoup de temps, moins qu’elle ne le souhaiterait en tout cas. Alors, profiter de son attention, de sa présence tant qu’elle le pouvait, avant que ses obligations ne se rappellent à lui.
Elle se pencha vers lui une nouvelle fois, rapprochant son visage du sien.


Bonjour mon amour, je suis heureuse que tu aies pu te libérer un peu. Pression de sa main qu’elle n’avait pas lâché, puis impulsion subite. Léger recul du corps tandis qu’elle plonge ses yeux dans ceux de son époux. En fait…Une taverne n’est pas forcément l’endroit le plus approprié pour des retrouvailles, que dirais-tu si nous allions faire quelques pas dans la forêt, cela nous rappellera les promenades que nous faisions à Compiègne ? Voix hésitante mais pleine d'espoir Si tu peux, bien sûr…

bigbosspower a écrit:
Ces douces lèvres, elles lui avaient bien manqué ces dernières semaines, loin d'elle. Assis devant elle, il se contentait de la regarder en souriant presque béatement, qu'importe ce qui pouvait arriver dans les prochains jours, l'avoir à ses côtés suffisait à son bonheur, si tant que l'on pouvait être heureux à l'aube d'une guerre. Néanmoins, il lui semblait que quelque chose avait changé en elle sans qu'il ne sache quelle en était la cause, peut être allait-il d'ailleurs le savoir à ses paroles...

En fait…Une taverne n’est pas forcément l’endroit le plus approprié pour des retrouvailles, que dirais-tu si nous allions faire quelques pas dans la forêt, cela nous rappellera les promenades que nous faisions à Compiègne ?

Une promenade, voilà bien longtemps qu'ils n'avaient plus eu l'occasion d'en faire, depuis...depuis fort longtemps selon ses souvenirs. Posan sa main sur la sienne, il lui répondit en souriant à nouveau :

Eh bien, si tel est ton désir, je m'en voudrais de t'en priver, la taverne est assez bruyante, je te l'accorde, allons donc dans la forêt....les ordres ont déjà été donnés, tu n'as pas à t'inquiéter....

Le chemin n'avait pas été bien long jusqu'à la forêt, forêt qui d'ailleurs n'avait rien à envier à celle de Compiègne, tant par la beauté des arbres qui déployaient leurs feuillages que par les coups de haches des bûcherons entendus par intermittences. Il n'avait pipé mot depuis le départ de la taverne, savourant l'instant présent en sa compagnie. C'est finalement au détour d'un chemin qu'il rompit le silence.

Avais-tu quelque chose de particulier à me dire ?

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Aliénor
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MessageSujet: Re: Quousque tandem ...    Mer 2 Mar - 13:05

Magdeleine* a écrit:
Pour un peu, elle aurait oublié où ils étaient, et pourquoi ils y étaient. Eloigné de son esprit qu’à quelques centaines de pieds de là où ils se trouvaient, le campement de l’armée avait été dressé, prêt à être démonté de nouveau, troupes bientôt en mouvement vers Orléans et ses combats inévitables.
Le calme avant la tempête…

L’ombre des feuillages apaisait de la chaleur de la journée, une légère brise accentuait la sensation bienfaisante de fraîcheur et faisait bruisser les feuilles.
Point de mots entre eux, seul le plaisir d’être à nouveau ensemble. Et finalement, ça l’arrangeait, retarder le plus possible l’annonce qu’elle devait lui faire.

Ce fut lui qui prit l’initiative de la parole.


Avais-tu quelque chose de particulier à me dire ?

Plus possible de reculer… Elle s’assit, dos contre un arbre, et tirant légèrement la main de son époux, l’invita à en faire autant.

Et bien… Aliénor t’embrasse, j’ai pu passer quelques jours à Gien avec elle avant de venir à Montargis. Elle fait un peu tourner sa nourrice en bourrique, mais tu la connais, elle a son petit caractère !
D’ailleurs, lorsque nous reviendrons, il faudra nous mettre à la recherche d’une propriété, elles ne peuvent loger indéfiniment à l’auberge.


Un flot de paroles, avant d’avouer à son époux ce qu’elle cache depuis quelque temps déjà. Une nouvelle qui devrait être heureuse en temps normal, mais elle redoute sa réaction, lui qui a tendance à s’inquiéter pour elle. Souvent. Trop souvent à son goût.
Alors elle prend sa main et la pose sur son ventre, plongeant son regard mordoré dans le sien.

bigbosspower a écrit:
S'asseyant près d'elle, il la regarde, ce pourrait être bientôt le dernier moment heureux qu'ils pourraient passer ensemble, la guerre allait reprendre ses droits, et quelque soit les événements qui allaient se produire, ils devraient y faire face chacun de leur côté.

Et bien… Aliénor t’embrasse, j’ai pu passer quelques jours à Gien avec elle avant de venir à Montargis. Elle fait un peu tourner sa nourrice en bourrique, mais tu la connais, elle a son petit caractère !
D’ailleurs, lorsque nous reviendrons, il faudra nous mettre à la recherche d’une propriété, elles ne peuvent loger indéfiniment à l’auberge.


Puis apposant sa main sur son ventre, elle se tait, échange de regards, instant de surprise et choc qui s'en suit, il allait donc être à nouveau père...mais dans quelles conditions. Très vite des questions fusent dans son esprit, le regard se crispe, la main glisse le long du ventre maternel.

Je...est-ce vrai ? C'est merveilleux, mon coeur....mais pourquoi ne pas m'en avoir parlé plus tôt ? Sais-tu les risques que tu as pris en me le cachant ? Et depuis quand d'ailleurs me le caches-tu ?

Lui tournant le dos, quelques mots à peine murmurés

Je pensais que nous pouvions tout nous dire sans artifice...

Magdeleine* a écrit:
Elle avait appréhendé sa réaction, à l’arrondi de son ventre, il avait dû comprendre qu’elle n’en était pas au début de sa grossesse, ce que confirmèrent ses paroles.

mais pourquoi ne pas m'en avoir parlé plus tôt ? Sais-tu les risques que tu as pris en me le cachant ? Et depuis quand d'ailleurs me le caches-tu ?

Elle attendait de la colère, mais c’était de la déception qu’elle lut dans ses yeux avant qu’il ne se détourne.
Elle devait lui expliquer. Qu’il comprenne pourquoi elle avait attendu aussi longtemps, pourquoi elle n’avait pas osé lui en parler avant. Pourquoi elle n’avait pas pu.

Elle le prit par le bras pour l’obliger à se retourner vers elle.


Oui bien sûr que nous pouvons tout nous dire. Mais encore faut-il trouver le moment.
Ce n’est pas le genre de nouvelles que l’on peut annoncer par missive, enfin moi je ne peux pas…
Et ces derniers temps, nous avons été si peu souvent ensemble, et jamais dans des conditions propices à des confidences.


Geste las, une pause avant de reprendre, à voix plus basse.

Je ne voulais pas non plus que tu prennes prétexte de mon état pour m’éloigner. Ni pour refuser la mobilisation des Dames Blanches, j’aurai eu l’impression de fuir mon devoir.
Cela, tu peux le comprendre, et tu ne peux pas me le reprocher.


La main sur le bras renforce sa pression alors qu’elle continue d’un ton plus assuré.

Mais je te promets une chose. D’ici peu, je demanderai ma démobilisation en raison de cette grossesse. Je ne monterai plus au combat, je resterai à l’arrière afin de porter les soins à ceux qui en auront besoin, là où je pourrai aussi me rendre utile.
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Aliénor
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MessageSujet: Re: Quousque tandem ...    Mer 2 Mar - 13:05

bigbosspower a écrit:
Chercher à comprendre tout en attendant sa réaction, lui tourner le dos n'y aidait pas, mais il ne pouvait supporter de lui faire face sans un début d'explications : pourquoi ?

Oui bien sûr que nous pouvons tout nous dire. Mais encore faut-il trouver le moment. Ce n’est pas le genre de nouvelles que l’on peut annoncer par missive, enfin moi je ne peux pas…
Et ces derniers temps, nous avons été si peu souvent ensemble, et jamais dans des conditions propices à des confidences.


Le moment, le moment ! Elle se figurait peut être que de confier ce genre de nouvelles était propice alors que des combats, où chacun allait risquer sa vie, allaient bientôt s'engager. Cela lui semblait plus de la folie ou de l'inconscience qu'autre chose, en pouvait-il être autrement d'ailleurs ? Et à nouveau des reproches, contenir la colère qui le rongeait en serrant le poing et repousser cette main l'attirant vers elle. Comme si les conditions étaient plus propices maintenant, un soupir s'échappa de ses lèvres tout en continuant d'écouter sa tirade qui l'agaçait plus qu'elle le tempérait...

Je ne voulais pas non plus que tu prennes prétexte de mon état pour m’éloigner. Ni pour refuser la mobilisation des Dames Blanches, j’aurai eu l’impression de fuir mon devoir.
Cela, tu peux le comprendre, et tu ne peux pas me le reprocher


S'éloigner, son devoir... le poing restait fermé mais se détendait peu à peu, après tout elle était dans un ordre royal à présent, il fallait se résoudre à cette idée, elle n'était plus l'épouse restant au foyer en compagnie de sa fille à guetter son arrivée, elle était là, prête à faire face à l'ennemi comme tous les autres soldats du campement, à la différence qu'elle portait un enfant, leur enfant. Verrait-il le jour, et dans quelles conditions ? Dans une tente de commandement en plein hiver avec comme seules langes d'anciennes cartes d'état major, était-ce cela ce qu'il avait souhaité comme vie en quittant Compiègne pour Gien ?Après tout, peut être, les voies d'Aristote sont connues pour être impénétrables, ce ne serait pas la première fois, et sûrement pas la dernière, que le destin se jouait ainsi de lui...
Sa femme, sa fille, il ferait tout pour elles, jusqu'à y sacrifier sa propre vie, se retourner pour plonger son regard dans le sien tout en continuant à l'écouter, la colère n'est plus, il n'est plus temps de pleurer mais de savourer chaque instant, carpe diem, une devise qu'une certaine cousine aimait à répéter, oui, le bonheur tant qu'il est présent doit être partagé, aussi fugace soit-il...

Mais je te promets une chose. D’ici peu, je demanderai ma démobilisation en raison de cette grossesse. Je ne monterai plus au combat, je resterai à l’arrière afin de porter les soins à ceux qui en auront besoin, là où je pourrai aussi me rendre utile.

Seul le mot "grossesse" est capté par son esprit, comme s'il revivait le moment où elle lui annonçait qu'elle était enceinte de leur premier enfant...

Et.....comment l'appelerons-nous ?

Magdeleine* a écrit:
Ses arguments avaient-ils porté, s’était-elle montré suffisamment convaincante ? Elle se doutait qu’il pesait chaque mot qu’elle disait, que l’idée qu’il allait devenir père pour la deuxième fois faisait son chemin dans son esprit.

Sous sa main, elle le sentait se détendre, colère qui s’effaçait pour laisser la place à ce qui de toute façon était inéluctable, elle portait leur enfant.
Quelles que soient les circonstances, quel que soit l’avenir que le Très Haut leur destinait.
Et une question, peut-être pour rendre la situation encore plus tangible ?


Et.....comment l'appelerons-nous ?

Mag sut alors que le premier réflexe de ressentiment était passé, que seul importait désormais, non ce qui n’avait pas été dit avant, mais ce qui serait.
Un sourire, rassuré, confiant, et sa main qui se pose tendrement sur la joue de son époux.


Nous avons encore le temps d’y réfléchir, le bébé ne sera pas là avant quelques mois encore. Le sourire se changea en un petit rire taquin En même temps, nous pouvons effectivement commencer à y songer, vu le mal que nous avons eu à nous accorder pour Aliénor !

Elle rapprocha son visage du sien, lui murmurant quelques mots Je t’aime, mon cœur, et mes sentiments pour toi ne changeront jamais, souviens t’en quoi qu’il advienne…

Quelle impulsion l’avait incité à cette déclaration spontanée, elle n’aurait su le dire.
Conscience que le moment présent, d’intimité et de complicité, trop rare, était bientôt terminé ?
Qu’il faudrait bientôt regagner le campement de l’armée, reprendre le cours des choses, celui où ils se voyaient si peu, si proches et si éloignés à la fois ?
Que très prochainement, l’armée qu’il menait prendrait la route d’Orléans, que des combats s’engageraient, auxquels ils participeraient ?
L’inconnu…

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